‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 3)Chapitre 141 sur 204 · ODI · texte numérisé non relu

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toucher les dents : oo Q*en entendra plus le balancier, ou raème la sonnerie, si Ton s'est fermé les oreilles. De même, ainsi que Tobserre Esser, qu'on applique la montre sur la joue soulevée par 1 air accumulé dans la bouche, on n'entendra rien absolument ( les oreilles bouchées), tandis qu'on entendra à merveille dès qu'on la pressera sur Tos molaire ou sur les arcades dentaires, à travers la joue affaissée. On sait, d'ailleurs, que le conduit gutturo-tympanique est pourvu de umscles dilatateurs , les péristaphylins externes; on peut s'exercer à les mettre volontairement en mouvement ; on entend alors une sorte de craquement intérieur, et aussitôt ou peut faire bourdonner dans l'oreille sa propre voix, ou seulement un souffle renforcé, ce qui n'avait pas lieu auparavant. Si, durant cette expérience, on ouvre la bouche devant un miroir, on. verra que dans les efforts destinés à ouvrir le conduit dont il s'agit, la partie la plus antérieure du voile du palais s'élève, se creuse d'une double fossette; c'est le lieu qui répond à l'insertion des muscles susdits, qui, en partie attachés à «'os, ne peuvent prendre là un point d'appui que pour agir en arrière sur la trompe d'Eustache ; c'est donc à tort que Boyer révoque en doute cette fonction du muscle péristaphylin externe, qui nous prouve que les sons ne peuvent habituellement pénétrer dans le tympan par cette voie. Il est une ex-

Eérience du même genre qui pourrait sera- 1er contraire à nos assertions, mais qui, loin de là, va nous conduire à d'autres considérations physiologiques. Sans faire l'effort dont il vient d'être parlé, sans ouvrir la trompe d'Eustache, si I on bouche les deux oreilles, on entend également sa propre voix îésonner dans la caisse du tympan; mais cet effet se soutient, bien qu'à un moindre degré, lors même que, soulevant fortement tout le voile du palais, on en fait une cloison transversale qui intercepte toute communication directe entre la glotte et le haut du pharynx, où sont les pavillons de la trompe d'Eustache. Ce n'est donc plus la même chose que dans le cas précédent, c'est une résonnance dont il a déjà été question dans l'uu des précédents paragraphes, un retentissement dû aux surfaces caverneuses de la bouche et du nez. 'Mais pourquoi a-t-il lieu quand on a obturé l'oreille et non auparavant? c'est qu'auparavant il se confondait avec le son pénétrant par la voie ordinaire» et c'est aussi parce que, lors de l'expérience, on a emprisonné dans le conduit une masse d'air qui ajoute beaucoup à la sonorité du rocher.

* Ainsi cette expérience nous explique tout d'un coup l'utilité de l'air contenu dans la caisse du tympan et dans les cellules mastoïdiennes, indépendamment même de ce qui concerne la leuêtre ronde ou cochléenne^ comme l'appelle Cuvier. On a donc eu raison de dire que ces cellules renforcent les sons. C'est pour cela, en partie, qu'elles sont si développées chez les Oiseaux de nuit; de luêiue c^ue» chez les Mammifères nocturnes^

la caisse du tympan est renflée eo udc osseuse à plusieurs enfoncemeDls ( Lion, etc.). Chez le Tarsier, les deai sont si grandes qu'elles se touchent, base du crâne; elles sont fort grandes chez les Loris, les Nycticèbes, selon froy Saint-Hilaire. Nul doute que ce m là le véritable usage des rapports quel'o des poissons osseux a manifesteœeot la vessie natatoire, d'après les obs de Weber, de Breschet et autres. Donc ïréviranus s'est trompé en donnant^ fonction aux cellules mastoïdiennes de tourner, d'absorber les sons pour prfi l'écho dans les cavités auditives. Mit reste, Esser n'était pas mieux fondé à la trompe d'Eustache destinée à dérin écho imaginaire : on comprendra sans qu'il ne saurait y avoir écQO, ou répéti son, là où les oscillations sont si coori raison de Tétroitesse des lieui : il bi l'espaqp pour que l'écho se produise,' les vibrations répercutées se cooi s'identifient.

En résumé» la trompe d'Eujtock i usage unique de donner der»ri9(.aB| mais lentement, par portions, Wil M été absorbé ou chassé une partit w i ' nécessaire qu'il existât une gran^' dans le passage de cet air; Tei^érm montre tous les jours le contraire; ' gines ou des coryzas, dans lesquels Fi mation s'est étendue à la trompe, prouvent la douleur d'oreille, les eipl' quand on se mouche, etc., ne sootqM rarement accompagnés de dureté d*' pour que la suraite ait liea.par une ae ce genre, il faut que le tube soit e ment oblitéré ou bouché, de (elle&çofl l'aime puisse plus pénétrer, mêmed* en loin, dans la caisse du tympan. L"* cité de cet air intérieur doit, selon la des physiologistes, varier parallèl celle de l'air extérieur; selon Savarl, drait, au contraire, qu'elle fût consta la même ; et la membrane du tympan terait ainsi, parmi ses fonctions les pli sentielles, scelle de conserver à cet température constante. Eh bieni rem ou videz en partie la caisse par les pi indiqués olusbaut, et vous entenJrei la môme racilité les mêmes sons. Cest bulle à bulle et selon le besoin, que entre dans la cavité tympanique, proW ment à chaque déglutition de la saiiîS provoque la contraction des muscles de rière-bouche. Le renforcement des sons un premier effet de sa présence ; il f;|[' car il est le seul chez les GrenouJlfi Crapauds , puisqu'ils n'ont point defe^ cocnUenne. Le deuxième effet, c'est M en branle de cette fenêtre ou tympan $« daire, et du limaçon, chez les aniflM»»* en sont pourvus.

La membrane de la fenêtre ronde oo' chléenne répond à l'une des raoïp^ limaçon seulemerU , à la rampe tymi^wj!

Une cloison, partie osseuse, part'J ^ braneuse ou cartilagineuse, sépare cliecwi

tl

OUI

POISSONS, ETC

OUI

un

fil, dans Coûte sa longueur, la cavité spi-

0 da limaçon en deux rampes » dont Tauest uommée yestibulaire ; toutes deux

Brouniquent au sommet de Thélice par B absence de la cloison ; toutes deux sont iplies d*ane humeur limpide et ténue » la me qui entoure les sacs et les canaux [Dbraneux du labyrinthe. 11 suit de là que» M part» les trémoussements du tympan ODdaire peuvent être propagés en partie restibule, aux canaux demi-circulaires»

se confondre avec ceux que ces parties ûfent d'ailleurs par la cnatne des osseet la fenêtre ovale; et» d*autre part»

J peut y avoir réciprocité» non-seulement r les ? ibrations» mais aussi pour la commn que le vestibule reçoit de la base 'étrier, et qui » refoulant le liquide dans le labyrinthe, peut et doit rendre le pan secondaire cnaque fois que le tymproprement dit est tendu lui-même , t-à-dire enfoncé de dehors en dedans.

est le double usage du liquide que Co- K) a le premier signalé àVatlenlJon des omistes ; harmoniser dans tout le labyhe et les tensions et les ondulations ; e que toutes les qualités d*un même son MA simultanément senties» quoique dans' s otpes multipliés.

Miis le limaçon n'a-t-il pas des usages éeiiDi comme les canaux demi-circulaires <f reslibule? La forme singulière de cette "tie, si bien rappelée par son nom chez ViffliDifères, a dû frapper naturellement (ceux qui se sont occupés de Taudition : u,soitqu'on y supposât contenu de Tair»

ne Lecat et autres ; soit qu*on y eût rem de I eau» comme Cotugno» on n*en lias moins disposé à voir» surtout dans oison en forme de longue bande gradueliDt élrécie» une série de cordes ou de (osseux de grandeur successivement déttaote, propres» en conséquence, à vibrer aissoQ de tous les tons possibles» et

1 à communiquer leurs secousses aux tents nerveux qui s'épanouissent sur ( rétendue de cette bande osseuse. Sans titre celte théorie que Tanatomie cornt repousse, on pourrait admettre le cotre avec quelques additions, et le lima* serait alors le principal organe appréciables /oiM» et surtout l'organe propre à reir les sons formés dans l'air, ayant un ^« aérien et des modifications que l'air comporte bien ; en un mot, les voix et Tliculations. Cette théorie différerait de dont il- vient d'être question en ceci»

l'on accorderait la faculté vibratile, et» )Dséquent, l'aptitude à impressionner les

plutôt à la portion membraneuse de la E>n qu*k la portion osseuse » celle-ci ne >nt vibrer que comme le reste de l'os. 't ^ la bandelette molle» tendue entre la [>n osseuse et la lame des contours, elle «rtoul d'une largeur à peu près égale»

n rétrécie de la base au sommet de T'haoù elle s'élargit au contraire (Breschel);

donc selon qu'elle vibrera dans une ou moins grande Tongueur» et se parta-

gera par des nœuds plus ou moins rapprochés, qu'elle -produira, sur telle ou telle étendue de la frange nerveuse, telle ou telle impression qui nous donnera l'idée de tel ton musical; les tons les plus bas et les plus graves devront seuls la faire vibrer dans toute sa longueur, qu'on peut estimer chez l'homme à près de deux pouces. Remarquons que ce ruban cochlém commence tout près du tympan secondaire ; qu'il le touche» et que ses ondulations pourront fort bien reproduire» en conséquence» celles des deux membranes tympaniques que l'air a mises en mouvement. C'est donc là que se feront surr tout sentir les particularités du chant et de la déclamation , l'accent, la prosodie, toutes qualités que le sou vocal perdrait en se transmettant à travers des corps durs. Car» si tou5 les corps peuvent plus ou moins bien^ comme nous l'avons dit plus haut» pro|)ager le son pourvu de toutes ses qualités, il est certain aussi que telle de ces qualités est plus purement transmise que telle autre par telle nature» telle consistance» dans le corps conducteur : par exemple si» étant couché» je couvre mes oreilles et du bonnet et de la couverture à la fois je ne distingue plus ni le ton ni le timbre de ma pendule; j'en compte pourtant fort bien les coups; mais ce n*est plus qu'un bruit sourd» grave» tel que le produirait le choc de deux morceaux de bois volumineux ; le son n'a rien perdu de sa force» ou n'en a perdu que fort peu, en perdant ses autres qualités à travers des tissus épais et mous.

* Achevons de prouver que le limaçon est favorablement disposé pour recevoir les modifications aériennes» en ajoutant à ce qui précède quelques arguments empruntés de l'anatomie comparée.

D'après les observations les plus exactes» le limaçon est grand et les canaux demicirculaires médiocres chez les Chauves-Souris» dont la vie est presque toute aérienne et dont le cornet acoustique est très-développé ; il est petit, comparativement aux canaux, chez la Taupe» qui vit dans la terre, et dont l'oreille externe ne fait aucune saillie. D'après les figures de Scarpa, le limaçon l'emporte chez le Chat, qui vit à Tair et

Î;rimpp volontiers» comme on sait; ce sont es canaux chez le Lièvre. Veut-on» d'ailleurs» une mesure comparative? qu'on prenne la proi)ortion des deux fenêtres» comme l'a fait Cuvier : elle donne des rapports exacts entre le limaçon et le reste du labyrinthe. Aussi est-ce la fenêtre cochléenne qui est plus grande chez les Chauves-^uris, les Chats et les Carnassiers en général ; la vestibulaire chez la Taupe et le Lapin. Il est juste d'avouer qu'on tirerait difficilement des conséquences pour ou contre celte opinion de ce qui se voit chez d'autres Quadrupèdes» et qu'on trouverait même des faits jusqu'à un certain point contradictoires» puisque le Cochon» l'Hippopotame et les cétacés ont la fenêtre cochléenne plus grande que la vestibulaire.

Mais une objection bien plus grave» à la-

U'JS OUI Rf^

quelle nous aurons à répondre, est cello-ci : les oiseaui, qui ccrinitietnent entendent et dislinguent les Ions el les voii, puisqu'ils tt|,|ipennenl h rëpi^ler des airs et des paroles, ii'oiit qu'un limaçon rudimentaire. Ceci n'est vrai que sur le squelctto, et encore doit-on remar<juer que le limaçon conoide et peu courbé, découvert par Scarpafesl proportion^ nellement assez volumineux : puisque, dans In Poule, on lui trouve fa peu près le tiers en diamètre de celui de l'Iiomine, et nous foulerons tout de suite qu'il est bien plus allongé chez les oiseaux chanteurs que rhot les autres. Quand on l'examino h l'état frais, on reconnaît bientôt que cet organe n'est nullement imparfait, pour être construit sur uo plan un )ieu diirerent de colui do l'homme. Une longue ellipse cartilai^ioeuse sert de ca^ dre h uue membrane fine et régulière sur laquelle se répandent parallèlement lesûlcts du nerf acoustique; elle se ttirminedans une «mpoula membraneuse contenant uno eoi>crôlion amylacée, el où s'épanouissent, avec une mei'vcilluuse régularité, d'autres ûlets du mémo nerf; elle commence contre le Ij'mpan secondairu. L'origiiie et la terminaison 10 rapprochent do>tc beaucoup de ce qu'on voit clioi les Mammifères, le sommet de leur limaçon oU'rant une «avité qui représente l'ampoule susdite. Sculument ici le ruban cocméen est plus court et proportionnellement plus lari^e, mais aussi ))lu8 mince ; c'est doue là un instrument qui )>aralt être aussi parfait d;in9 son genre que colui de l'homme, et s'il a moins de longueur, il t aussi moins de tons à reproduire : les atrs qu'appn-nuent les oiscnui , comme leurs chants naturels, sont toujours dans uo too assez élevé, et les instruments dont on se sert pour les instruire ne portent pas plus d'une octave, c'est-à-dire douze ou treize notes y compris les demi-tons.

Le limdçon se moalre bien moins parfait chez les Repiiles, qui géHéralemeot ont la voix beaucoup plus réduite que les oiseaux. Toutefois celte imperfection est moins prononcée chez les Crocodiles, dont l'oreille eiterne et la moyenne sont aussi plus ra|>-

prochées de celles des oiseaux que chez les osselets de l'Ouïe ; peut-âlre v M-il i '"' es et les Lézards; les premières sur-^ pluï de rapport entre telle forme an

yant la membrane du tympan couverte ' " ' '

petu, aussi lour limaçon est- il tout ii

dimenlsire (Comiiacclli, Cuvi.r, Win-

uaon ). Plusieurs Batruciens son^ dans

me cas sous les deux rapports,^ et chez

oémes qui oni' i» membrane du l/mpau

le libr« el doublée seulement (lar la

le limaçon u'est pas a.Duulé comme on

1, mais très-réduit aussi, et la fenêtre

eiioe DU ronde est confondue avec lu

e ovale ou veslibulaire; un ctrlilaga

é ^ la hase do l'étrier (ad-slapéal) retti-

la membfane du t/in^iai* secondaire :

t que oes. auimanK no peofèreot guùro

loute voix qu'un cri uniforme. Uais

hie est plus complète encore chez les

its, 1)1^ soat presque muets, et qui

pas de tympan, ni de fenêtre eo-

oe., ni de trompe d'iiustaclir. lïiilin ccpUoiis près, on trouve un

les poissons, dont le mutisme fstpmé a proverbe, q'oat également ui lfmuD,Bi||i: selels, ni fenêtre cochléenne, et 1 oq ^ulU peine reconnaître un représcottat de 1^ gon dansi'uD ou l'autre des trois reuBeag vestibulaires que Breschet lour i m^ avec des détermioations dont quel^ni pourraient Atre conlestéesi nuis qu'il w oiseux de discuter ici.

Malgré les rapprachements que naiii \ QOns de faire, il n^ ùml ^a» croire foisi qu'il y ait proiMUtion lafaillibla eulre voix et l'audition d'ua mûme aniuil; exceptions seraient as^uréoieut liiep i hreuses, si l'on voulait descendre dei' mités aux détails. Une foule deUiùmili se ranimerait aisément dans celle titifi exceptionnelle; ainsi, le Chien, l'£l^ le Cheval, qui ne peuvent IdûIh li i^ humaine, témoignent pourlaol par lean qionstrations d'obéissance, de joie u crainte, de leur aptitude à uaiu tOaiSi ou sait quels effets produit sur te Ûti une musique militaire ; comoualJtf&nif les Chameaux sont attonilfs m ùiiM oliante ou siffle leur coiiductau. fui' w Reptiles mêmes, l'analooiie liâfiBHibn , penser que le Crocodile, si pu Mi ^ pour la voix, entend cepaiidiol i ^pk.

oomme les oiseaux, dont il a jirenialiy i maçon (Windischmaoïi), el ceui-àwil assurément plus entra eux patliniM que par l'Ouie.

£n résumé, la structure du lmt^\ oiseaux n'a rien qui répugne à notreojû' et si les lois connues de l'acoustique expliquent point parCaittincot lu lU peut âtre est-ce faute de notions niiEi tes. Savart a qbteou des résultats Uiul d veaux en imitant, autant que posiiiiii tympan; il faudrait étudier avec li l sagacité que lui les eËTels produiU pv imitations du limaçon de l'Iioaiineel l'oiseau. Ut si néanmoins on s'élouDC trop de la difistimblance de ccsil«ui mes de iisuçon, noua feroua a\tsmtt sans doute elles sont néoessitéespirn qu'offrent et la membrane du tyni|>iatl

ganes auditifs et des organes vocaui parâtes d'une classa à l'autre j oa ife»' I sumer que l« ruh^m cochléen uerei^l Us tons suaceptitilefi d^tre rsfvodulLi p yoix de l'oisaau, el que l'^'up')'''^ '^'^ sert à distinguer ceux qui sont tfopgi** e^l n'ont pour ranimai neo de vraiiaiHiii' s;cal.

liolralné ptrdes dlsoussioDsqaereBdti disptuissJiies l'eut aciuel de La science.» n'avons pu donner un tableau coamiiU régulier des or^n«9 dorUuù dans ui^ rentes classes et ordres tiosVertéitrfsiH V suppl^roos in en qutlques ■*""'.r^ioaima aux autres Miunmf&a, H *\ que des variatior^ laut<it à rtvioU»

l un, tontdt des autres (surtout di«il<^'

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POISSOÎW, ETC,

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iliS

solaire, un conduit auditif eilerue, une ueuibrone tjmpanique concave en dehors, iDe cavité du tjrmpan avec son conduit gutnralou trompe d'Eustacbe, quatre osselets le rOuïe, une fenêtre Gocfaléenne et un liuçoD turbiné, un vestibule, et trois canaux l^mi-circulaires.

L3 conque manque d(^jà aux Mammifères quatiques; elle est toujours luiile chez les i9MtTème$ et les Oiseaux ; mais ils ont enore un conduit auditif, une membrattc du /mpan convexe en dehors; une cavité tymanique avec sa trompe ; deux osselets seu* (luent, dont le plus externe est eartilagieux ; ine fenêtre cochiéennne et un limaon court et légèrement courbé ; un vesliiileeldes canaux demi-eirculaires.

La conformatic^ est presque la m^me bel les Crocodiles. Les Lézards n'ont plqs e conduit auditif* le tympan est presqu<^ à eur de peau , et le limaçon est ovale ; mais. y a encore une fonètre cochj^ennc ; du fête, même nombre d'osselets, même labyctbequc chez les oiseaux ; la trompe d'Ëu»cho est large nussi bien que la cavité tymmique. Les Toriues en ditfèrent peu, mais itf membrane du tympan est couverte l'un peau épaisse, écailleuse ; il en est de D^ da Caméléon. Plusieurs Batraciens tOttauAîUe, Crapaud, Rainette), ont le tym-

Ci dooblé d'une peau un peu amincie,.

rcsviié tympanique est étroite, Tétrier "iè'rsode partie caché dans les chairs ; la Axnpe d^Eustacbe est large, mais il n'y a ojnt de fenêtre cochléenne distincte de la eâiibulaire : il y a deux osselets, plus ua ^ercula cartilai>^neux sur cette fenêtre QuiDuoe; un limaçon volumineux oblong, lis renfermé dans le vestibule avec les <s et les canaux demi-circulaires du laby* nthe. D autres Batracieus (Sonneurs , Uroîks» ditfèrent de ceux-ci en ce qu'ils n'ont ttii osselets, mais seulement l'opercule cor^ i^neux ; pas de cavité ni de membrane fepaniques; el pourtant, chez plusieurs

encore (Sonneurs), il y a une trompe d'Eus-, tache terminée en cul-de-sac contre le rocher. Au contraire, chez les Serpents, il n'y a Cas plus de trompe que de cavité oudememranc tympanique, mais il y a un osselet applique à la fenêtre vestibulaire, suivi d'un cartilage caché sous la peau : le tout au milieu des chairs ; limaçon intérieur et rudimentaire sans fenêtre cochléenne.

Les poissons cho^dropléry^iens n'<»nt pasî non [)l us de cond ui t, soi t extérieur, soit guttural, en rapportavec les organes de l'Ouïe, et ce n'est que par hypothèse qu*on peut regarder, comme représentant ces deux canaux abouchés, \"ét>ent qui s'étend de la çorue oux parties supérieures et latérales de la tvôte ; une communication du vestibule jusque S0U8 la peau non (lerforé^ rappelle lu fenêtre vestibulaire ; point d'osselets ; rien eolin de Toreille externe et de l'oreille moyenne; mais une oreille interne amplement développée, à l'exception du limaçon que remplace probablement le grand sac vestibuliiire et son cysticule : l'utricule, représentant le sac vestibulaire des Vertébrés, est très-petite , mais les canaux demi-circulaires très-amples. C'est lamê^MO chose chez les poissons osseux^ où les concrétions vestibuluires sont très-volumineuses et trèsdures (Otolithes de Breschet), e( dont l'oreille interne est encore plus coiiiplétcment séf)arée du dehors, et n'a, pour rappeler ce genre de relations, que des communications médiates avec la vessie natiitOiMiC chez certaines espèces (Cyprins). On trouve encore un degré de réduction plus, marqué chez les Lamproies^ le Myxine^ elc,, dont Toreane. auditif ne diffère guère de celui deâ Mollusques cépiialopodes et le cède, par conséquent, à celui môme des Crustacés.

OUÏES, mémo sens que Aiancbies, voy.

Poissons.

OXYGÈNE. Son rôle dam U reepiration,

toy. RESPIRATION.

PAGEL, Pagellus^ Cuv.; genre de poism de la famille des Sparoïdes. Pagel ou ly^ati est le nom que donnent les pêcheurs ► û05 côtes & ces poissons.

Les espèces comprises dans ce genrq ut au nombre de onze ; toutes se nour- Jseiil de petits poissons et de Mollusques, îeot en société; approchent des côtes vers priotempa et y demeurent jusqu'au coraencement de 1 hiver, quelques-unes y séurneot même toute Tannée.

Celle qui paraît la plus connue est le ^L couMUM, Pagellus erythrinus. Il a le rps ovale-allongé, légèrement comprimé wi peu rétréci vers la aueùe; ses machois sont garnies chacune ae deux rangées de 'ï»lî> petites et pointues, placées doirière sdeuis antérieures, qui so:U toutes en

cardes. L'œil est grand, arrondi, fa bouche peu protraclile, la mandibule supérieure dé« passe un peu Tinférieure ; ses lèvres sont charnues, assez é[>aisses. Ajoutons que s^s nageoires pectorales sont étroites et en faux, que sa caudale est profondément fourchue,

3ue ses ventrales sout triangulaires, assez éveloppées, et qu'elles portent dans ieur aisselle une longue écaille très-étroite et très-pointue. La parure du Pagel est d'un beau rouge carmin, passant au rose sur les côtes, et prenant des reQets argentés sous le ventre. On observe le Pagel en Irès^graiide quantité dans la Méditerranée, particulièrement è Marseille, à Na])les ainsi qu'à Gènes; il présente souvent une lou^ueur de trois h quatre décimètres. Sa chair est blanche, agréable au goût, facile à digérer, lorsqu'il

iii7

PAG

REPT1I,ES,

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Tît dans les eaux qui lUi sont favorables ; ses habitudes ressemblent beaucoup à celles du Pagre : sa voracité est telle qu'elle le porte à se nourrir de jeunes poissons qui pullulent auprès des côtes, aussi bien qu*à rechercher les Moules, les Crabes, dont il écrase facilement la croûte ou les coquilles entre ses molaires fortes et arrondies. Le Pagel, pendant Thiver, reste caché dans la vase, et n'approche du rivage que vers le printemps, pour y féconder ou déposer ses œufs. Suivant Rondelet, à mesure que le Pa-

fel vieillit, la beauté de sa parure diminue, éclat de ses couleurs s'efface, ses teintes deviennent plus blanchâtres; il n'est pas étonnant, ainsi que le rapporte Rondelet,

3ue les pécheurs aient cru que ces poissons, evenus très-vieux, s'étaient métamorphosés en d'autres Spares. On a également écrit que dans le temps du frai, on ne rencontrait que des Panels pleins d'œufs, et que, par conséquent, il n'y avait pas de mAles parmi ces poissons. Quelques auteurs font remarquer que cette erreur doit être fondée sur ce que, dans l'espèce du Pagel comme dans plusieurs autres espèces ae poissons, le nombre des mAles est inférieur à celui des femelles, et crue, d'ailleurs, ces mômes femelles sont forcées, pour se débarrasser de leurs œufs, de s'approcher des rivages plutôt que les mAles, et de séjourner auprès des côtes plus constamment que ces derniers.

On trouve également dans la Méditerranée le Pagel a dents aiguës, ou Rousseau, Pa-geilus centrodontus^ qui se distingue du précévlent par sou museau plus obtus, par son œil plus grand, par des dents plus tines et moins nombreuses aux mAchoires, et son corps aussi un peu plus épais ; les deux mAchoires sont presque égales, la supérieure dépasse de très-peu l'inférieure, les dents en cardes de l'extrémité sont plus fines que celles du Pagel commun, et les molaires sont h proportion encore plus petites ; elles sont disposées sur cinq rangées, et celles du rang interne sont un peu plus grosses que les autres. Le Rousseau est remarquable nar une large tache noire située à la base de la ligne latérale, vers le haut de l'épaule, formée par la réunion des taches noires qui terminent les écailles: ses côtes sont gris argenté, ses nageoires dorsale et anale sont brunAtres, les pectorales et la caudale rougeAtres, et les ventrales d'un gris très-clair. Nous bossédons des individus de ce Rousseau de plus do dix-huit pouces, et quelquefois dépassant deux pieds ; ils croissent avec beaucoup de vitesse lorsqu'ils sont jeunes. Pendant le printemps, ils approchent des côtes pour y fraj^er, depuis le mois de mai jusqu'au mois de juillet ; mais ils se retirent pendant Thiver à de grandes profondeurs de la mer; leur chair est fort bonne ; mais on n'en fait pas des pèches assez abondantes pour l'envoyer à Paris ; leur nourriture consiste en de petits poissons et en plantes marines. Pour compléter l'histoire de ces animaux, nous ajouterons qu'on a écrit que leur instinct les portait à choisir pour lieu de leur retraite

les enaroits ou cavernes dans lesquels les animaux à coquille abondaient; on Ta jusqu'à dire qu'ils perdent diflicilemeot la i\t\ que leurs mouvements sont même assena^ tenses pour que leur irritabilitésubsisteqnèl que temps après la mort, et que leurs naenh bres palpitent fortement après qu'ils ont éii disséqués. On observe, dans quelques espèces de Pagels, des individus à museau beaucouji plus obtus que celui du Pagel ordinairL mais moins aue celui du Rousseau; en»

les molaires, disposées sur deux rangs seu« lement, distinguent facilement des deuies] pèces précédentes un Pasel dont le corps «| aussi beaucoup plus allongé, uo peu ploi arrondi. Tel est en particulier le Pisa ACARNE , Pagellui acame, Cuv. Sa cooleor, générale est rougeAtre argent^, avec une tache d'un rouge brun foncé dans ^ai$sdl^ do la pectorale. Le Pagel acaroe Titdusieii mêmes rivières que le Pagel ordioaire;il parait vivre en société avec lui, cir oo It vend avec ce dernier sur les mardiés k Rome ; sous le même nom de Fn^ii», c$ Spare, dont la chair est agréabbii^ se mange apprêté de la même iMÙin (pw celle des Rousseaux. Il vit par tr(Mns;oitt pêche plus près de la côte aue leBotutt, et la meilleure saison pour le preodree^k printemps. La Méditerranée produit ieshgels remarquables par la brièreté de Iw museau, par le profil de leur dos beaacoip plus arqué, et par une ligne latérale qû n'est marquée que d'un seul trait, c'est It Pagel à museau court, Poûellus brmt long de cinq à six pouces, d'une coulear

Î;entée, avec quelaues ligneis fines et bn e long du dos. D autres ont avecuolre viceps une ressemblance tout aussi marqu tel est le Mormb ou Morhyrb, Pagellus myrti«, Cuvier. Ce poisson seremarqueai ment par les bandes noires oui tranch sur le fond jaunAtre ai^nté ae son cor 11 se distingue de tous se^ congénères par longueur de son corps et surtout desaT' à Rome, on nomme ce poisson Mormilk Vénitiens Mormiro, les Génois Momo, Provençaux Morme^ et les Espagnols " Il parvient à la longueur de trois ou qua décimètres; sa chair est molle et peu a ble au goût ; i) vit des débris des corps

f;anisés ; il recherche aussi les petits Mi usques et s'enfonce dans la vase pour per aux filets des pêcheurs.

Les espèces étrangères ne sont pas l nombreuses, et quelques-unes ont m des particularités d'organisation assez n blés pour qu'il nous soit perm's de les w tionner. Le premier qui se présente à d( examen est le Pagel a maxillaire w«"' Pagellus lithognathtis, Cuv., Val. CeDom* Litnognathe désigne un caractère très-aft* gulier et facile è reconnaître par l'épafs^^ et le renflement pierreux que présent»

ses maxillaires, ce qui fait parallre sou ffs» seau comme tronqué. Ce Pagel a le cnrp plus allongé que la plupart des autres poissons de son genre. « La couleur générale de ce poisson est «w

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