‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 3)Chapitre 142 sur 204 · PAS · texte numérisé non relu

PAS

Brt qai tire sur le Doîr, arec des reflets ar- &ocâ sur les cAtes, le ventre est blanc. Ce i>isson/ qui atteint une longueur de deux trois piedSy a été rapporté du cap de Sonnespérance. A celui-ci succède le Pagbl ▲ u;iur, PagtUuê ealanmtf que les colons de I Martinique nomment Sarde à plume, à ause de la singularité que présente le premier interépineux de Tanale qui est creusé o entonnoir et dont le bord a une pointe ui le fait ressembler à un tujrau de plume écrire h moitié taillée. Comparé arec tous es' coDgéoères, c^est celui de tous, sans ootredit, qui a le front et la nuque le plus leTés, ce qui rend le museau de cette esèce très-obtus. Ce poisson, qui atteint une [mgoeur de plus d'un pied, a le corps roueâtre.

Une autre espèce, enfin, à front égaleaeot Une, Tient se grouper auprès du Pa- ;el à plume, auquel elle ressemble aussi mr la forme du premier interéptneux de on anale. Le bec est un peu plus Eong et sa «me est un peu plus éfevée ou^à celui de ^agel à plume, ce qui a ralu è Vespèce que lous décrivons le nom Pagel a tctal', FafMms pemma. Ce poisson, qui atteint une limeosion de un pied et demi, vit dans les LMs foods, et est connu des |>écbeurs brésihcQs, sous le nom de Sargue k tuyau. Sa chair est ferme, et de très-bon goût.

PAGRE, genre de poissons de Tordre des àcaothoptérygiens, famille des Sparoïdes.

-7 On donne aux espèces oui composent » genre le nom vulgaire de ôueules pâtées, parée qu'en effet leurs mâchoires sont garnés sur les côtés de dents rondes, placées ïeolement sur deux rangs, les unes à côté les autres, comme des pavés. Cette confor* iiati<m, gui donne h la bouche une vigueur ïxtraofdmaire, n*est pas une des causes les moins puissantes de leur voracité , et de leur penchant pour la destruction. A ces caractères généraux il faut ajouter que les Pigres ont Textrémité de leurs mâchoires (amie de quatre ou six dents fortes et coliques.

Mais c'est principalement à la brièveté de eur museau qu'on distingue le genre dont jous nous occupons, des Pagels, stcc lesquels ils ont d'ailleurs une grande analogie, considérés sous le rapport des habitudes, ires animaux ressemblent aux Pagels. Le nombre des espèces du genre que nous décrivons se monte à douze. Voici celles qu'on trouve sur les côtes de la Méditerriinée : nous citerons premièrement le Pagrs coHMim {Pagruê vulgaris). Cette espèce est r^résentée sur la planche 960 de la seconde édition de Risso , sous le nom de Padre. Cette espèce a le museau obtus, le eorps allongé, les yeux gros, la nuque large et arrondie ; le devant de chaque mâchoire garni de dents petites, pointues, et derrière eUes un groope de dents en sorte de carde ; sa dorsale est reçue dans un sillon loogitudinaf, lorsque l'animal s'incline et se couche en arrière. La partie supérieure de ce poisson est argentée, teinte de rougeâtre sur

Dicnoinr. DB Zoologic. II.

Tépaule : ce Pagre pèse jusqu'à dix livres. Sachair,*au dire des auteurs anciens, est moins recherchée et moins délicate pendant la saison où il se tient dans les eaux ' douces, que pendant le temps qu'il passe au milieu des eaux salées. Des Crustacés, des anim^x à coquille, le frai des Seiches, servent de nourriture au Pagre, qui abandonne les rivières et les fleures lorsque Khiver approche ,'pour se retirer alors dans la haute mer, et s enfonce dans la vase à des profondeurs où la température de Tatmosphère n'exerce aucune influence. Elien raconte que de son temps l'apparition de ce poisson dans le Nil causait une joie générale parmi le peuple, parce que 'arrivée de ce Spare ne précédait que de peu de jours le débordement du fleure. Quelques auteurs vont jusqu'à dire qu'ils ont remarqué dans cet animal cette qualité phosphorique commune à un grand nombre de poissons yîvant dans les contrées tempérées. Le Pagre commun se trouve sur les côtes de la Méditerranée, et de quelques-unes de celles de rOcéan. A Tespèce commune, succède le Pagbe obphe (Pagrut orphus) qui vit dans la Méditerranée, aie corps elliptique, le museau court, la mâchoire inférieure dépassant un peu la supérieure ; ses dents sont coniques, au nombre de six à chaque mâchoire ; celles en cardes sont petites, peu nombreuses. La belle couleur rose argentée qui oruo son corps suffit pour le distinguer. Indépendamment de cette disposition de couleur, on observe entre les jeux un croissant bleuâtre et un trait bleu sur le bas du sousorbitaire. Au-dessus de chaque œil il y a une tache brune. Les individus de cette espèce paraissent sur les côtes de Nice, depuis le mois de mars jusqu'au mois de novembre, et ils vivent sur les roches profondes Les femelles déposent leurs œufs sur les ^els pendant I été. Leur nourriture consiste en coquillages et autres productions marines. Le Pagbb HtimTA (Paarus Hurta^ Cuv.) a été surnommé Ravella. Ce Hurta est un Pagre de la Méditerranée dont le corps est ovale-oblong, d*une couleur argentée, traversé par des bandes rouges ou dorées. Ce poisson, qui est de passage sur les côtes de Nice, apparaît seulement au printemps. Cuvier pense que cette espèce pourrait bien n'être qu*une variété du Pagre commun.

PALANGRE , pièce d'une sorte de filet.

Voy. Raie bocclée.

PALËÈS. Voy. Lavabbt.

PANCRÉAS. Voy. Digestion, art. m.

PANSE, foy. DiGBSTioif , art. III.

PANTHÉISME MATÉRIALISTE, sa théorie sur Torigine des êtres organisés. Foy. l'introduction.

PANTOCFLIER. Yay. Maktsav

PAS. Voy. Mabche.

PASSAN. Ft^ArriBOROTB.

PASTENAGDE, i'af/tiiaca.— Plusieurs rap* ports d'organisation ont suffiàbeaucou po auteurs, et particulièrement à Linné, pour con fondre les espèces de ce genre de poisson avec les Raies proprement dites. Le mot Pasiena-

1151 KC RCPliLES,

gae est d'origine (grecque et signifie Tourterelle. Ce genre, éngé par Adansdn, est compris dansTa nombreuse famille des Sélaciens ou Piagioslomes de Dumérii, à cause de la disposition de la bguclie, qui est située transvcrsalemeiil su-dessous du museau. A ce caractère il faut égaiement t^oulur que la

Îueue des individus qui coDslituent le genre astcnague est armée d'un aiguillon dentolé on scie des deui côtés, et que leurs dents sont toutes minces et serrées en quinconce. EuGn une léle enveloppée, comme dans les

.' forment un disque en général très-obtus, uclièfe de déterminer la forme des animaux qui font le sujeLde notre article- La plupart des espèces qui constituent ee genre oui été jusqu'ici encore peu étudiées par les naturalistes. L'espèce la plus vulgaire el la plus connue est la Baie, que les auteurs ont nommée Aaia pcMltnaca. La queue sans nageoire, mais armée d'un aiguillon dentelé en scie, est un caractère sulRsaut pour reconnaître ce poisson ; sou corps est couvert d'une peau lissi?, enduite d'une matière gluante ; S<1 tète se termine en pointe ; son disque est rond, ses yeui gros, relevés, l'iris doré, la prunelle noire ; de petites dents obtuses garnissent ses mâchoires; laqueue est longue , et l'aieiiillon dont elle est douée la rend très-iedoulable aiii p&chi'urs, qui na saisiraient pas ce poisson avec di; grandes pn'cautions. Ce piquant est une arme, en eir<-t, dont la blessure est assez grave pour qu-: les pécheurs prétendent qu'elle est venimeuse; mais comme cet aiguillon n'est percé d'aucun coiiduit, et que d'ailleurs il n'y a dans son voisinage aucune glande qui puisse produire le poison, il est certain que cette blessure ne peut devenir dangereuse que par la déchirure que cet aiguillon ou piquant occasionne dans la plaie.Le Cartilagineux vit le plus habituellement dans la Yase ; son corps est d'un jaune noirâtre par dessus, d'un blanc sale eu dessous; les individus qu'on prend ne dépassent pas le poids de douze à quinze livres sieur chair luileuse et de mauvais goût; ils

culture, do. commerce et de t'iDdottrit, Aen multiplie les heureux résnltits.

Si, dans l'enfance des sociétés, la Pérhcim. cure h des hommes encore è 'lemi-siuii^ une nourriture suthsante et solubre, titll' les accoutume à ne pas redouter l'inconitiHi de l'onde , t-i elle les rend navigateun, bidonne aux peuples policésd'abODdaoletmiiiisons pour les besoins du pauvre, 'lestntoli variés pour le luxe du riche, des préfiirttions recherchées pour le commerce lomljin, des engrais fi^coniiants pour les champs [«i fertiles; elle force à traverser les mm, ib» ver les glaces du pôle, k supporler \attn de l'équateur, k lutter contre les imfUti: elle lance sur l'Océan des forêts de[iiiu,dk! cr-ée les marins expérimentés, les comiueN Çanis audacieux , les guerriers Intr^de;.

Mère de la navigation, elle s'iccroll Dtt ce chef-d'œuvre de l'intelligPDeË husaijie. k mosuFoque les sciences perfectiouDeutlfl admirable de construire et de dirigirlti vaisseaux , elle multiplie ses instrsh'Dli, elle étend ses filets, elle in vente (temmwt moyens de succès, elle s'altacbt v [Vu grand nombre d'hommes, elle ftmttui Tes prorondeurs des abîmes, elle»niiMHi asiles les plus secrets, elle |:iour5uii)iiifi'iB extrémités du globe les objets deiiocWii recherché; et voilà pourquoi cêo'tttqielh puis un peiit nombre de siècltis i]Ui' llnm a développé, sur tous tes tleuves cl sarlrow les mers, ce grand art de concerter sei)^ de réunir ses efforts, de diversi^ersestUques, de diviser ses travaux, <le eombinr ses oiiéralions, de disposer do ltiDpJ,ë franchir les distances, et d'alleindreHinr

les climats, les vents déchaînés el bouleversées, '

Mais si. au lieu de suivre l'ordre thrti* logique (les progrès de l'art de Is P*fl« nous voulons nous représenter ce Q«il 4 nous eiamlnerons sous des points dt'f généraux ses instruments, sdo tbéitre,if principaux objets. I

Nous pouvons diviser en quatre tl«^

. „ les instrumentsoules moyeasqii'ileinpl'il'

plus fréquemment au mois de premièrement, ceux qui atlifeptlespi)<>^'<j econde espèce de ce genre, qui par des appâts trompeurs et les retieiM rAr plus particulièrement notre par des crochets funestes) deuiièaiem«ri " ' "' ' ' - ■ ceux avec lesquels on les surprerri, les iiii

elles enlève, ou avec lesquels 00 va lu-dt'il de leurs légions ^ on les cerne, oo If f** serre, on les presse, on les renfenteiirt une enceinte dont il leur est iiapessiW** s'échapper, ou ceux avec lesqttelt M it™ que les courants, les marées, leurs beniM leur natalio[i dirigée par use sorte de rinp artiticiel, les entraînent dans un espace An* dont .l'entrée est facile et toute sortie ii# dite; troistèmemetil , les couleurs qui ^ blessent, les lueurs qui les tromptoli * feux qui les éblouissent, les prtotriltsB^ les énervent, les oJeurs qui les enin»*' les bruits qui les effraient , les Iriits ijni w percent , les animaux exercés et doçils 'fi se précipitent sur eux, et oe leurlù^'" ressource ni de la résistance, ai i«^i'>'"'

it le Pattenague Séphm, dont la lunie d'une large membrane et de tubercules serrés ; c'est la itte espèce qui fournit la plus e du galuchat du commerce, et ommunément le nom impropre iequio.

^A. Voy. PlSTENAGUB.

(]tiÂéttI^. Voy. Squilb Rous-

' La i^é'che a précédé la culture : elle est contemporaine de la

il jr a cette différence entre la Pèche , que cette dernière conupk'S les plus civilisés, et, que

s opposer aux progrès de l'agri-

t>OISSO>'S. ETC.

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