‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 3)Chapitre 143 sur 204 · PEC · texte numérisé non relu

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qnatnèmemeDt , eofin, les instrunieots qui se composent de deux ou de plusieurs de c«ax*que l'on vient de voir distribués dans les classes précédentes.

Parmi les jnstnimenlsde la première clasSL', le plus simple est cette ligne Deiible, au bout de laquelle uo fil léger soutient un frêle haiiiec«n c^cbé sous un Ver, sous une boulette arti'ficielle, sous un petit fragment de substance organisée, ou sous toute aulre amorco dont la forme ou l'odeur frappe l'œil ou l'odorat du poisson trop jeune, ou trop inexpérimenté, ou trop dénué d'instinct, ou trop entrataé par unapriélit vorace, pour n'élre pas iicUement sédml. Quels souvunirs louchants celte ligne peut rappeler! Elle retraceàl'en- £aDce ses jeux , à l'âge mûr ses loisirs , h la vieillesse ses distractions , au cœur sensible le roisseau voisin du toit paternel, au voyageur le repos occupé des peuplades dont il a eoTié ta douce quiéiade, au philosophe Toriginede l'art.

Et bienîM l'imaginalion franchil les espaces et les temps ; elle se transporte au mo meot et sur les rives où ce roseau léger fait

SlacA i ces lignes flottantes ou i ces ligies e fond si longues, si mmifiées, soutenues oa enfoncées avec tant de précautions, rameoées ou' relevées avec tant de soins , hérisfées de tant de kainu on de crochets, et répsodanl sur un Si grand espace un danger îaéntable.

Dans la seconde classe paraissent les filets ; soit ceux que la main d'un seul homme peut placer, soutenir, manier, avancer, déployer, Jeter, replier, retirer, ou qu'on traîne comme les drague* et ganguys , après en avoir fnit «Jes nwnchti, des poches et des lacs : soit ceux qui, pr.-senUint une grande étendue, élevés a la surface de l'eau par des corps légers et Douants, maiolenus dans la posiiion la plus convenable par des poids attachés aux rangées les plus basses de leurs mailles, simples ou composés, formés d'une seule nappe ou de plusieurs réseaux parallèles , assez prolongés pour atteindre jusqu'au fbnd des nvières profondes, et asseî longs pour bai^ ter la largeur d'un grand fleuve , ou, déployant leurs extrémités de manière à renlermer un grand espace maritime, -composaat une seule enceinte, ou repliés en plusi ■^urs parcs, développés commeuneimmanse ûigue, où conlournés en prisons sinueuses , Sont conduits, alUchés, surveillé* et ramenés par une entente reœarqaable, par on concert soutenu, par des combinaisons habilement conçues d'oo grand nombre d Domines réunis.

A la seconde classe appartiennent encore ces asiles trompeurs, faits de jonc ou d'osier, ces nasses perfides dams lesquelles le poisson, égaré par la crainte, ou entraîné par le besoin, ou conduit sons précaution par le couranl auquel il s'est livré, et croyant trouver une retraite semblable à celi* qnç Id ont donnée plus d'tine fois les grottes de ces rivages hospitaliers, pénètre facilement ta écartant les branches rnpproctiées qui ne lui présentent, lorsqu'il veut entrer., qoe des

tîgps dociles , mais qui lui olD'/ini, lorsqu'il veut sortir, des pointes ealacées, le relien- Dcnt dans une captivité que la mort seule termine.

. Parmi les moyens de la troisième classe , doivent être compris ces fcui que l'on allumait, dès le temps de Bélon, sur les rivages de la Propontide pour favoriser le succf-s dés Pèches de nuit; ces plantes blanchâtres , Ternies et luisantes, placées sur les bords de bateaux pécheurs de la Chine, et qui. réfléchissant les rayons argentins de la lune , imitant la surfare tranquille et lumineus» d'un lac, et trompant lacilement par celle image les poissons qui se plaisent h s'élancer faors de l'eau, les séduisent au point qu'ils sautent d'eux-mêmes dans la barque, et, pour ainsi dire, dans la main du pêcheur en embuscade et caché ; ces foueimti dont ou perce les Coryphènes chrysurus, et tant d'autres Osseux ; ces tridenls avec lesquels on barponne les redoutables habitants de la mer; ces Cormorans apprivoisas, dont'Ies Chinois se servent depuis si longtemps dans leurs Pèches , qui saisissent avec tant d'adresse le poisson, et qu'un anneau placé autour de leur cou conlraini de céder k leurs maîtres une proie presque intacte.

Les grandes Pêches , si remarquables par le temps qu'elles demandent, les préparatif* qu'elles exigent, les arts qu'elles emploient, les précautions qu'elles commandent, legrand nombre de bras qu'elles mettent en mouvement, et qni donnent au commerce la Horue des grands bancs, le Hareng des mers boréales. Te Thon de la Méditerranée, et les Acipensères de la Caspienne, nous offrent de grands exemple^ de ces moyens composés, que l'on peut regarder comme formant une quatrième classe-

Et tous ces moyens si variés, sur quel immense théâtre ne sont-ils pas employés par lart perfectionné de la Pêcne ?

Si, du sommet des Cordillères, des Pyrénées, des Alpes, de l'Atlas, des hautes montagnes de l'Asie, de toutes les énormes chaînes de monts qui dominent sur la partie sèche du globe, nous descendons par la pensée vers le rivage des mers, en nous abandonnant, pour ainsi dire, au cours des eaox qui se précipitent de ces hauteurs dans les bassins qu entourent ces antiques montagnes , sur quel ruisseau, sur quelle rivière, sur quellac sur quel fleuve , ne verrons-nous pas la ligne on le filet assurer au pécheur Itteatif la récompense de ses soins et de sa peine?

El lorsque, parvenus k l'Océan, rams nous étèveroos encore par 11 81 sarface pour en emb d'un seul coup d'œil > i tin pôle jusqu k l'autre dres voguer pour le^ p faecroissement de la pi la rooriue protectrice prospérité générale, et pires. Ahl dans cette et de gloire, puisse ma

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