‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 3)Chapitre 144 sur 204 · PEC · texte numérisé non relu

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Eart dîgne d'elle ' puisse-t-elle ne jamais oujior que la nature , en Tentourant de mers, '. en faisant couler sur son territoire tant de. fleuves fécondants, en la'plaçant au centre, des climats les plus favorisés par ses douces' ,et vives influences , lui a commandé» dans tous les genres, les plus nobles succès! ' Quel prix attendent en effet, au bout de la' carrière, lé pécheur intrépide I combien d*ob-' jets peuvent être ceux de sa recherche, depuis les énormes poissons de 30 pieds de' longueur, jusqu'à ceux qui, par leurpeli-' tesse, échappent aux mailles les plus serrées ; depuis le féroce Squale, dont on redouté encore la queue gigantesque ou la' dent meurtrière,' lors même qu'on est parvenu à l'entourer de chaînes pesantes, jus-* qu'à ces Abdominaux transparents et mous,* qu'aucun aiguillon ne dérend; depuis ces poissons rares et délicats que le luxe paie au poids de l'or, jusqu'à ces Gades, ces Clu-^ pées, et ces Cyprins si abondants, et nourriture, si nécessaire de la multitude peu fortunée; depuis les Argentines et les Ables/ d:ont les admirables écailles donnent à la' beauté opulente les perles artiGcielles, riva-' les de celles que la nature fait, croître dans' l^Orient, jusqu'aux espèces dont le grand volume, profondément pénétré d'un lluide abondant et visqueux, fournit cette huile

Îui accélère tant de machines, assouplit tant é substances et entretient dans 1 humble cabane du pauvre cette lampe sans laquelle le travail, suspendu par de trop longues nuits, ne pourrait plus alimenter sa nombreuse famille ; depuis les poissons que l'on* ne peut consommer que très-près des para-; ges où ils ont été pris> jusqu'à ceux que des précautions bien entendues et des préparatifs soignés conservent pendant plusieurs ann(5es, et permettent cfe transporter au centre des plus grands continents ; depuis les Salmones, dont les arôtes sont abandonnées, dans les pays disgraciés, au Chien fidèle ou à la Vache nourricière, jusqu'à ces Gastérostées qui , répandus par myriades dans les sillons, s'y décomposent en engrais fertile; et enfin, depuis la Kaie,dont la peau préparée donne cette garniture agréable et utile, connue sous' ie nom de beau galuchat^ jusqu'aux Acipensères e( à tant d'autres poissons dont les membranes, séparées avec allonliun de toute matière étrangère, se convertissent en cette colle qui, dans certaines circonstances, peut remplacer les lames de verre, et que les arts réclament du commerce dans tous les temps et dans tous les iieux !

Mais quelque prodigieux que doive paraître le nombre des poissons que Thomme enlève aux fleuves et aux mers, des millions de millions de ces animaux échappent à sa vue, à ses instruments, à sa constance. Plusieurs de ces derniers périssent victimes des habitants des eaux, aont la force l'emporte sur la leur, ils sont dévorés, engloutis, anéantis, pour ainsi dire, ou plutôt décomposés de manière qu'il ne reste aucune trace de leur existence, Plusieurs autres cependant suo-

combent isolément'à la maladie, l la vieil. lesse, à des accidents particuliers, ou meo. rent par troupes, empoisonnés, étouffés, oq écrases par les suites d'un ^and boulefers»> ment. Il arrive quelquefois, dans ces dernières circonstances, qu'avant de sôbir m altération très-marquée, leurs cadavres sont saisis par des dépôts terreux qui les enveloppent, les recouvrent, se durcisscnl, et, préservant leur corp$ de tout contact avecles éléments destructeurs, en. font en quelque sorte des momies naturelles, et les conservent pendant des siècles. Les parties solides des poissons, et notamment les squelettesdê poisscins osseux,' sont plus facilement prés serves de toute décomposition par ces coqches tutélaires; et d'ailleurs ils ont pu résister à la corruption pendant un temps bien plus long que les autres parties de ces toimaux, avant le moment où ils ont été iiumtés, pour ainsi dire, dans une substance cooservatrice. Ces squelettes reposent au niliM de ces sédiments épais, comme autant de lé> moins des révolutions éprouvées pariefod des rivières ou des mers. Les coucbei}D/tf renferment sopt comme autant débiter lesquelles la nature a écrit une paiteklliistoire du globe. Des hasards bearea^ donnent la facilité de pénétrer jusque m la croûte de la terre,' ou la main datesps, qui l'entr 'ouvre et en écarte les différsiui portions, font découvrir de ces tables précieuses. On connaît, par exemple, celles qoe l'on a trouvées au mont Bolca près de Vi^ rone, non loin du lac de Constance i et dtos plusieurs autres endroits de l'ancien et h nouveau continent. Hais en vain aarail-oa sous les yeux ces inscriptions si importantes, si l'on ignorait la langue dans laquelle elkf sont écrites, si l'on ne connaissait pas lésai des signes dont elles sont composées.

. Ces signes sont les formes des différentes parties qui peuvent entrer dans la cbarpeolt des poissons. C'est, eu effet, par la compi« raison de ces formes avec celles du sqoeleC des poissons encore vivants dans l'eau dou ou dans Teau salée, et répandus sur a grande portion de la surface de la lerrci relégués dans des climats déterminés, ( l'on pourra voir, sur ces tables antiques l'espèce dont on examinera la dépouille siste encore ou doit ôlre présumée éteinte si elle, a varié dans ses attributs, ou mair tenu ses. propriétés ; si elle a été eiposée des changements lents, bu brùsquemeot ittaquée par une catastrophe soudaine; si ><$ feux des volcans ont joint leur violence à u puissance des inondations; si la tempéritiu* du globe a changé dans Tendroit où les iodi* vidus dont on observera les os ou les cartilages ont été enterrés sous des tas pesanlf ou de quelles contrées lointaines cesiDdifr dus conservés pendant tant d'années ont éW entraînés par un bouleversement génôrî'.

jusqu'au lieu où ils ont été abandonnés ptf les courants et recouverts par des moocei» de substances ramollies.

PECHE des Tortues. Voy. CaiioHh- PECHE de la Baleine. Foy. Baluki.

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