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vas les eûtes de Bretagne. F^y.
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nGASB. — Genre de poissons de l'ordre » Lopbobranches. Les principales espèces sont le P. MUGOH, tolaht, etc.
Fresque tons les Pégases ont leurs na- SBcnres pectorales conformées et étendues de manière k les soutenir aisément et pendant un temps assez long, non-seulement dans le sein des eaux, mais encore au milieu de Tair de ratmosphère , qu'elles frappent avec Ibrre. Ce sont en.qnelque sorte des poissons ailés, que l'on a bientôt voulu regarder comme les représentants des animaux terrestres qui possèdent également la faculté de s'élef er au-dessus de la surface du dobe. Une imagination riante les a narticuiière^ meot comparés à ce coursier fameux que Fantique mjrtbologie plaça sur la double colline ; elle leur en a uonné le nom à jamais célèbre. Le souvenir de suppositions plus merreilleuses, d'images plus irappanles, de formes plus extraordinaires, ue pouvoirs plus terribles, a vu, d'un autre côté, dans respèce de ces animaux que Ton a connue la première, un portrait un peu ressemblant, quoique composé dans de très-pt;tites proportions, de cet être fabuleux, qui, enfanté |iar le génie des premiers chantres des natioDs, adopté pari ignorance, divinisé par la crainte, a traversé tous les âges et tous les peuples, toujours variant sa figure fuitastique, toujours accroissant sa vaine çrandeur, toujours ajoutant è sa puissance idéale, et TiTra è jamais dans les productions immortelles de la céleste poésie. Sans doute, ils sont bien légers, ces rapports que l'on a voulu indiquer entre de faibles poissons Tolants découverts au milieu de l'Océan des grandes Indes, et l'énorme dragon dont la peinture présentée par une main habile a si souvent effravé Tenfance, charmé la jeunesse, et intéressé l'âge mûr, et ce cheval ailé consacré au dieu des vers par les premiers poètes reconnaissants. Mais quelle erreur pourrait ici alarmer le naturaliste philosophe ? Laissons subsister des noms sur le sens desquels personne ne peut se méprendre, et qui seront comme le signe heureux d'une nouvelle alliance entre les austères scrutateurs des lois de la nature, et les peintres sublimes de ^s admirables ouvrages.
Qu'en parcourant l'immense ensemble des êtres innombrables que nous cherchons à faire connaître, les imaginations vives, les cœurs sensibles des poètes ne se croient pas étrangers parmi nous. Qu'ils trouvent au moins des noms hospitaliers qui leur rappellent et leurs inventions hardies, et leurs allégories ingénieuses, et leurs tableaux enchanteurs, et leurs illusions douces; et que, retenus par cet atirait puissant au milieu de nos conceptions sévères, ils augmentent le charme de nos contemplations eu les ani- -mant par leur feu créateur.
• Comme tous les animaux de sa famille, le Pégase-Dragon ne parvient guère ^u'à un dé- •cimètre de longueur: il est doue bien éloigné
d'avoir dans l'étendue de %i^ dimensions quelgue trait de ressemblance avec 'les êtres poétiques dont il réunit les nooàs. Mais tout son corps est couvert de pièces inégales en étendue, assez grandes, dures, écailleuses et par conséquent analogues k celles quel'oDa supposées sur le cor|)s,des dragons; ell— sont presque carrées sur le milieu du doe, triangulaires sur les côtés; et, indépendams ment de cette cuirasse, la queue, qui est Ions gue, étroite, et très-distincte du corps, est renfermée dans lin étui composé. de nuit ou neuf anneaux écailleux.Ces anneaux, placés k la suite Tun de Tautre et articulés ensemble, ont beaucoup de rapports avec ceux qui entourent et la queue et le corps des Syngnathes ; comprimés de même par-dessus»
par-dessous, et par les côtés, ils offrent ordinairement quatre faces, et composent par leur réunion un prisme à quatre pans.
Au-dessous du museau, qui est très-allongé, un peu conique et échancré de chaque côté, on voit Touvérture de la bouche située k peu près comme celle des Squales et des Acipensères, et qui, de même que celle de ces derniers Cartilaygineux a des bords que l'animal peut un peu retirer et allonger k volonté. Les mâchou^s sont garnies de trèspetites-dents : les jeux sont gros, saillants, très-mobiles, et placés sur les faces latérales delà tète; Tiris est jaune: l'opercuie des branchies est rayonné.
De chaque côté du corps s'avance une prolongation couverte d*écailles, et k l'extrémité de laquelle est attachée la nageoire pectorale. Cette nageoire est grande, arrondie, et peut être d'autant plus aisément déployée, qu'une portion assez considérable de membrane sépare chaque rayon, et que tous les rayons sunples et non articulés partent d'un centre, ou d'une base très-étroite. Aussi le Pégase -Dragon peut-il, quani il veut, éviter plus sûrement la dent de son ennemi, s*élancer au-dessus de la surface de l'eau, et ne retomber qu'après avoir parcouru un espace assez long.
On aperçoit sur la partie inférieure du corps, qui est très-large, une petite éminence longitudinale, k laquelle tiennent les nageoires ventrales, dont chacune ne consiste que dans une sorte de rayon très-loôg, très-délié, très-mou et très-flexible.
La nageoire dorsale est située sur la uueue; elle est très-petite, ainsi que la caudale et celle de l'anus, au-dessus de laquelle elle est placée.
Au reste, le Pégase-Dragon est communément bleuâtre, et le dessus de son corps est garni de tubercules rayonnes et bruns.
Il vit de petits Vers marins, d'œufis de poisson, et des débris de substances oi^^anisèes, qu*il trouve dans la terre grasse du fond des mers.
PELAMTDE. Foy. Htdbophioes.
PELERLN, 5f/acAe.— Ces poissons de la famille des Sélaciens de Cuvier, ou Plaçiostomes de Duméril, ont été classés par Linné dans son genre des Sguales, et en ont été extraits par Cuvier, qui, ('«ns la nécessité où.
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il était de diviser une famille aussi nombreiise que celle des Sélaciens, en a fait un
Enre ou plutdi un sous-genre bien naturel, grandeur des ouvertures de leurs branchies^ ou, pour nous expliquer plus clairetùQùXy de leurs ouïes, qui sont assez grandes pour entourer totalement le cou, est la seule eirconstanùe qui ait engagé Cuvier le premier à séparer les [boissons décrits dans cet article des véritables Squales, et c*est aussi à cause de celle ampleur, de cette grandeur, qu'il a donné h ces Cartilagineux le nom générique de Pèlerin. Ce sont d'ailleurs deàooissons qui ressemblent au Requin par la rorrae de leur corps allongé, par une queue grosse et charnue, et par des pectorales de grandeur médiocre; ils ont encore la plus grande analogie avec ces derniers par leur peau, privée totalement d'écaillés, mais couverte ae petits grains; et par leur genre de vie et de mœurs, qui sont lourdes, et qui n*ont rien de la férocité propre aux Squalos; enfin, leur museau proéminent, leurs narines non prolongées en sillon, et leur nageoire caudale finissant en pointe, achèvent d'en déterminer la forme. Ces animaux, ou plutôt cet animal, car il n'y en a véritablement qu'une seule espèce connue, surpasse le Requin en grandeur, aussi bien que tous les autres Squales ( il y en a des individus de plus de trente
Eieds ). De cette dimension démesurée, vient ) nom spécifique de Squale très-grand, Sqnaluê maa^imus, qui lui a été donné par Linné. Cet individu, quoique moins renommé que le Requin par sa férocité, doit cependant être très-redoutable, si on considère l'agilité de ses mouvements et la grandeur de sa taille, qui, comme nous venons de le dire plus haut, excède quelquefois trente pieds; et comme il est très-rare dans les mers du Nord, on a été moins souvent témoin de ses actions de férocité, et seà habitudes sont beaucoup moins connues.
Mais continuons cet aperçu, en disant quelque chose des caractères spécifiques du poisson qui fait le sujet de cet article. La forme générale de son corps est celle d'un fuseau; sa tôle est petite et conique, son museau court, assez obtus, relevé à son extrémité, lisse et percé d*un assez grand nombre de
f)ores, doù suinte une humeur sanguinoente; léS ouvertures branchiales sont, comme dans la plupart dès aii^tres Squales; cinq de chaque côté, et soiit surlout remarquables par leur grandeurdémesurée, comme nous l'avons fair-remarquei" dans la description générique que nous en avons donnée; .es nageoires pectorales sont médiocres, comparativement avec la grandeur totale dé l'animal, les ventrales également de même taille et absolument de môme forme, c'est-àdire triangulaires; les nageoires du dos sont an nombre de deux. La pfemière, beaucoup plus grande! plus élevée que la secondé, qui est arrondie a son extrémité; enfin, le corps ^e termine par une grande nageoire caudalet remarquable par une fossette semi-iunaire, analogue à celle qui se. voit chez d'autres î^pèces de Sélaciens ; du resle^ la nageoire
caudale se divise en deux grands lobes, dont le supérieur dTun tiers plus long que huii, rieur; l'ouverture d j la gueule de l'aDimâi est située, comme dans le nlus grand nombre des Squales, h fa partie inrérieurede la lêie; îes mâchoires sont garnies Tune et raulred'uiî très-grand nombre de petites dents, coniqiM ^t sans dentelures. La peau du Sqmlm mximus est épaisse, d'une couleur presque uniforme sur toutes les parties du corps et dts nageoires, c'est-à-dired*un brun noirâtre. Eofin, avant que de terminer cet article, nousf(rons remarquer, pour ce qui est de ses mœurs, que c'est toujours' à la suite de grande^ lempêtes que les individus de ce genre arrivent dans nos mers; nous ajouterons que c'est, à ce qu'il paraît, V(TS l'équinoie d'automne qu'ils abandonnent les mers du Nord, î)ii ces grands Squales sont relégués; quant îi la cause qui les détermine à les quilter, si l'on fait attention que l'on n'a point entor« vu de femelles, il paraît aue c'est à la poursuite, et peut-être mieui a la recherche d« femelles, que ces poissons, à l'époifueda frai, se sont égarés dans nos mers.
Lesueur a publié dans le secoorf rû/fliw du Journal de F Académie des Sômmfê^ turelles de Philadelphie^ p. 3W, elfijat^w "seconde espèce de Pèlerin qu'il mm Squalus elephas^ et qui diffère principal^ ment du SqiMlus maxtmus^ selon lui, par la force de ses dents, qui, au lieu d'être coûi-
3ues, sont comprimées. Cette espèce est outeuse.
PELOR, genre de noissons de Tordre des Acanthoptérygiens, établi par Cuvier afec
Quelques espèces du grand genre Scorptoe e Linné. — Ce nom dérive du grec, et si- §nifie poisson ditforme ou moaslrueux ; il ésigne également un genre de la bmWlt <les Joues-cuirassées. Au nombre des caractères qui servent à reconnaître le genre Péjor, les plus importants sont uoe dorsab indivise et des dents palatines, qui le rap*
S' rochent des Apistes, et particulièremeat , es Synancées, qui, comme celui-ci, ont i« corps sans écailles, des rayons libres souî les pectorales, une tête comprimée enaTaul, des yeux saillants et rapprochés, des épioe» dorsales hautes et presque libres à leur tjtrémité ; du reste, les formes bizarrs'ie ces poissons, leur aspect hideux, sufliraif t pour les distinguer de tous les autres poi»» sons compris dans la famille des Joues-caiJ rassées. ïls ne sont pas moins remarauaW?» par cçlte singulière laideur que par la F^ disposition de leurs couleurs ; la mer des Inaes est leur séjour ; ils sont peu noiuï)re^x : la première espèce qui se [ésti)\t à notre examen est le Pj^lor FaiiiwTKa, Pelor filamentosum^ ainsi appeléàcawsede la forme que prennent les deux premiert rayons de sa pectorale, qui se lermiDent en iihe longue soie. Son corps est allonge,^ yentre renflé, son dos élevé au-dessus «e » tête, qui est petite, et dont le profil «»• cave, interrompu parla saillie des }^"*« se renfle pour former la bouche Q»" Ij, ^ mine; tout ce poiasoa est eaydofft^^
lUI
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POISSONS, ETC
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p-an molle, hérissée en différents endroits de fiiameoi» plats et déchiquetés; on le repréfieate giis, marbré da taches brunes, et tout semé de petits points blancs, comme s'il était DD peu saupoudré de farioe ; indépendamment des taches brunes qu'on observe sur son corps, le crâne, l*opercule et la tétô soai parsemés de taches blanches et Doires, toutes de différentes graudeurs.
Cette espèce demeure petite, elle ne passe guère 8 ou 10 pouces ; sa nourriture consistera 4® petits Crustacés. La seconde espace» le PéLOE T4CHBTi, Ptlof macuiolMsi, ressemble parfaitement à l'espèce précédeote, avec cette différence, que les premiers rayons de sa pectorale ne se prolongent pas en filets. Le nom de taoculatum ai.oonce que sa couleur est noirâtre, mouchetée et piquetée; trois grandes parties blanches se montrent sur la dorsale, et trois taches également blanches, rondes, occupent la partie supérieure de Tanimal; le T entre est rayé et moucheté de blanc ; il ne parrient d ordinaire qu'à 7 ou 8 pouces de longueur. Les habitants de Waigipu le nom* maot Inoff. On prend au fort Prasiin, à la Nouveile4rlande, une troisième espèce de Pélor eitrèmement semblable au second pour les formes ; Pailas Ta déerit sous lé nom de Scorpmma didaciyla. Ce Pélor est «l*un brun obscur pointillé de gris, et blanchâtre en dessous. Aussi lui a-t-on donné le nom da Ptlor obscurum ; enfin, les mers du Japon et de Chine nourrissent le Pélor Japonais, Prier /opontciwi, circonstance qui a serri à indiquer son nom spécifique.
PELTOCliPHALE. Vùy. Emtpb.
PBiTAPODE. Yoy^ Spabb.
PENTONYX. Foy. EsiTDB.
PER<:a. Yoy, Peechb.
PERCE-PIERRE. Foy. BLB!«7<iB-raoLi8.
PERCHE, Pfrca, Linn., Lacép., Cut. ; gei>re de poissons, type de la famille des Acantboptérygiens percoïdes.
La nature noHs a enviroonés de menreiiies. Ëst-ii autour de nous un de ses ouvrages dont TobserTation attentive ne puisse n^^us dévoiler un phénomène curieux et nous donner un Dittsir et bien vif et bien doux 7 Et cepeqpant combien peu d'objets nous connaissons encore, parou ces proauotious si intéressantes qui se présentent sans cesse à nos regards 1 Quel grand nombre de preuves ne pourrions-oou^ pas offrir de celte vérité, qui, n'accusant que notre indifférence, la changera par cela seul en zèle courageux, et nous proioel pour Tavenir des jouissances si vanées et des connaissances si utiles 7
La Percbe habite nanni nous; elle peuple nos lacs et nos rivières; elle est servie sur toutes nos tables :'qu'il est néanmoins bien peu d'hommes, même parmi les naturalistes instruits, qui en aient étudié Tintéressante nisloire 1
Tâctmns d*en présenter les faits les plus dignes de lattention des physiciens; mais jetons auparavant les yeux sur quelques-
uns, des organes priuci[>aux oe cet animal remarquable.
La Perche attire les regards par la nature et par la disposition de ses couleurs, surtout lorsqu'elle vit au milieu d'une ond' pure, fille brille d*une conteur d*or mêlée de jaijne et de vert, que rendent plus agréable à voir, et le rouge répandu sur toutes les nageoires, excepté sur celle du dos, et des bandes transversales larges et noirâtres. Ces bandes sont inégales en longueur, ordinairement au nombre de six ; et ressemblant le plus souvent à des reflets qui ne paraissent que sous certains aspects, plutôt
Sj'à des couleurs fortement prononcées, les se fondent d'une manière très-douce dans le vert doré du ^los et des cAtés de ranimai. L'iris est bleu à l'extérieur et jauno à l'intérieur. Les deux dorsales sont violettes; et la première de ces deux nageoires montre une tache noire k son extrémité postérieure.
Les dents qui garnissent les deux mâchoires sont petites, mais pointues; d'autres dents sont répandues sur le palais et autour du gosier; la langue seule est lisse. On compte deux orifices à chaque narine ; Ton voltt de chaque côté, auprès de ces orifices, entre l'œil et le bout du museau, trois ou quatre pores assez grands, destinés à filtrer une humeur visqueuse La première
Sièce de chaque opercule est dentelée, et e plus garnie, vers le bas, de six ou sept aiguillons; la seconde ou troisième pièce se termine en une sorte de pointe ou d'apophyse aiguë; et tout Topercule est couvert de petites écailles. La partie osseuse de chaque brancfaie présente , dans %^ concavité , un double rang oe tubercules presque égaux et semblables les uns aux autres, excepté ceux de la i^remière, dont les extérieurs sont ai-
Î^us et trois ou quatre fois plus longs que es autres. ï^es écailles dures , dentelées, et fortement attachées \ la peauf recouvrent le corps et la queue.
L'estomac est assez grand ; le canal intestinal qui le suit est deux fois recourbé; trois ap|)endices ou cœcums sont placés un peu au-delà du pylore; la vessie est cylin* driqoe et composée d'une membrane trèsmince; le foie se partage en deux lobes, dont le gauche est le plus grande et entre lesquels on distingue une vésicule du fiel transparente et jaunâtre. La laite des mâles est double; mais l'ovaire des femelles n est composé que d'un sac membraneux. L'épine dorsale comprend quarante ou quarante et une vertèbres , et soutient dix-neuf cdtes de chaque cdté.
La fSMiche ne parvient guère dans les contrées tempérées, et pai ticulièrement dans celles que nous habitons, qu'à la longueur de six ou sept décimètres, et elle pèse alors deux kilogrammes, ou à peu près*: mais , dans les pays plus raptrocnés du nord, elle présente des dimensions bien plus considérables. On en a péché, en Angleterre , du poids de quatre ou cinq kilogrammes. On en trouve, en ^bérie et dans la Lapouie»
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d'une grandeur telle, que plusieurs écrivains les ont nommées monstrueuses. SuiYant Blocb, on conserve, dans une église de Lapon ie, une tête de Pérebe de plus de trois décimètres de longueur; et Ton peut d*au- . tant plus, d*après ces faits , croire que les eaux des climats les plus froids sont celles qui, tout égal d'ailleurs, conviennent le mieux à Tespèce dont nous parlons, qu'on ne peut pas dire que la grandeur des Perches du nord de l'Europe dépende des soins que les Lapons ou les habitants de la Sibérie se sont donnés pour améliorer les poissons de leur patrie.
Les Perches se (plaisent beaucoup dans les lacs ; elles les* quittent néanmoins pour remonter dans les rivières et dans les ruisseaux, lorsqu'elles doivent frayer. On ne les voit guère que dans les eaux douces. Cependant nous lisons, dans l'édition de Linné donnée par le professeur Gmelin, qu'on les rencontre aussi dans la mer Caspienne.
Peut-être les individus qu'on y a péchés n'étaient -ils que par accident dans cette mer, où ils avaient pu être entraînés» par exemple, lors de quelque grande inondation, par le courant rapide des fleuves qui . s'y jettent.
Au reste, la Perche habite dans presque toute l'Europe ; et si elle est assez rare vers l'embouchure des rivières, et notamment vers celle de la Seine, ou d'autres fleuves de France, elle est commune auprès de leurs sources, dans les lacs dont elles tirent leur origine, particulièrement dans celui de Zurich.
Il n*est donc pas surprenant qu^elle ait été bien connue des anciens Grecs et des anciens Romains.
Elle nage avec beaucoup de rapidité, et se tient habituellement assez près de la surface. La vessie natatoire qui l'aide dans ses mouvements et dans sa suspension au milieu des eaux est grande, mais conformée d'une manière particulière ; elle est composée d'une membrane qui, dans toute la longueur de l'abdomen, est placée contre le dos, et attachée par ses deux bords.
La Perche ne fraie qu'à l'flge de trois ans. C'est au printemps qu'elle cherche à déposer ou h féoonder ses œufs; mais ce temps est toujours retardé lorsqu'elle . vit dans des eaux profondes qui ne reçoivent que lentement l'influence de la chaleur de l'atmosphère. La manière dont la femelle se débarrasse des œufs dont le poids l'incommode doit être rapportée. Elle se frotte contre des roseaux, ou d'autres corps aigus; on dit même qu'elle fait pénétrer la pointe de ces corps iusqu'au sac qui forme son ovaire, et que c est en accrochant à cette pointe cette enveloppe membraneuse, en s'écartant un peu ensuite, et en se contournant en différents sens, que, dans plusieurs circonstances, elle se délivre de son faix. Mais, quoi qu'il en soit h cet égard, cette peau très-souple qui renferme les œufs a quelquefois une longueur de deux ou trois mètres; et dès le temps d'Aristote, on savait que les œufs de
la Perche, retenus les uns contra les antres, soit par une membrane commune, soit (tr une grande viscosité» formaient dios Feii une sorte de cbatoe semblable à oeHe te œufs des Grenouilles, et pouvaient krebîa. lement rapprochés, réunis, et retirés de reu par le moyen d'un bâton, ou d'une bnacb d'arbre.
Ces œufs sont souvent de la grosseur da graines de pavot ; mais lorsau'ilssoot eocoR renfermés dans le corps ae la feoD^ila, ik n'ont que le très-petit volume de la poôdn fine à tirer. Le nombre de ces œidi Tirii suivant les individus, et même seloo qoel^ ques circonstances particulières et pi5sigères. Harmer, Blocn et Gmelin ont écti que l'on devait à peine supposer trois oeot mille œufs dans une percne de Tiogt^ décagrammes ( ou une demi-liTre ) de poià Mais voici une observation d'après laqnellr nous devons croire qu'en général les ht' ches femelles pondent un plus grand oook bre d'œufs qu'on ne l'a pensé. M. Keof d» Genève, le digne ami de rillustreSustim écrivait à Lacépède qu'il venait Aimr une Perche du lac sur les bofèdafu^ il habite ; que ce poisson pesait sii «HÂquante grammes ou environ; qrïmit trouvédans l'intérieur de cette Persèquvtt bourse qui contenait tous lesceab; quw œufs pesaient le quart du poids total de IV nimai, et que leur nombre était de dm! (sA quatre-vingt douze mille.
Communément les œufs de Perche édoMi quoique la chaleur du printemps soit eDcoa très-faible ; et n'est-ce pas une dout*
f>reuve de la convenance de l'espèce m es climats très-froids ?
Le poisson que nous décriTons rit proie. Il ne peut attaquer avec afantage de petits animaux ; mais, il* se jette aveev dite, non-seulement sur des poissons IH jeunes ou très-faibles, mais encore sur Campagnols aquatiques, des Salamand des Grenouilles, des Couleuvres encore développées. Il se nourrit aussi quelq d'Insectes; et lorsqu'il faitlrès-cbaud, ooj voit s'élever à la surface des lacs ou des vières, et s'élancer avec agilité pour les Cousins qui se pressent par milliers i dessus de ces rivières ou de ces lacs.^
La Perche est même si voracc, quelle précipite fréquemment et sans précaution des ennemis dangereux pour elle par r armes, s'ils ne le sont pas parleur force veut souvent dévorer des Epinoches; ces derniers poissons, s'agitant avec vit font pénétrer leurs piquants danslepaliw* la Perche, qui dès lors ne pouvant m w avaler, ni les rejeter, ni fermer sa boufWj est contrainte de mourir de faim. J . Lorsqu'elle peut se procurer fadlernew'j nourriture qui lui est nécessaire, etqo"^ vit dans les eaux qui lui sont le plus m|^ râbles, elle est d'un goût exquis. Sa wwr» d'ailleurs blanche, ferme, et très-satobrc i^ Romains la recherchaient dans le ^^^
le luxe de leur table éuit porté au pliwft^ degré; et l.^nnsul Ausone, dans son po«w
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sur le Moselle^ la compare au Molle rouget,
et ta noiniBe Délices des festins.
Les Perches du Rhin sont particuliëremeot
très-esli niées. Un aocien proverbe très-ré- , pandu en Suisse prouve la bonne idée qu*on , % toujours eue de leurs qualités agréables et ^ salutaires, et on a fait pendant longtemps è
Genève un mets très-délicat de très-petites * Perches du lac Léman , que Ton appelait ^ MÊUl&Hcemions lorsqu'on les avait ainsi pré-
Les Lapons, dont le pays nourrit un trèsgrand nombre de grandes Perches, ainsi que ' nous venons de le dire, se servent de la peau ^ de ces animaux pour taire une colle qui leur - est très-utile. Us commencent par faire se- ' cher cette peau; ils la ramollissent ensuite I dans de Teau froide, jusqu'au point néces- ' aaire pour en détacher les écailles ; ils la ren- ~ fermeiit dans une vessie de Renne, ou Teo- ' Teloppentdans un morceau d'écorce Je bouleau; ils la placent dans un vase rempli . d'eau bouillante, au fond de laquelle ils la .maintiennent par le moyen d'une pierre ou d*an autre corps pesant; et lorsqu'une ébullilion d'une heure l'a pénétrée et ramollie de nouveau , elle est devenue assez visq^ueuse pour élre employée à la place de la colle ordinaire d'Acipeosère huso. C'est par le moyen de cette substance que les Lapons donnent particulièrement beaucoup de durée è leurs arcs t qu'ils font de bouleau ou d'épine. Bioch, qui rapporte les manipulations dont nous venons de parier, ajoute, avec raison , qu'on devrait, k l'imitation des habitants de la Lapooie, faire une colle utile de la peau des Perches, dans toutes les circonstances où, à cause de la chaleur, d'autres accidents de l'atmosphère, ou de la dislance du lieu de la pèche h des endroits peuplés, on ne peut pas vendre d'une manière avantageuse ceux de ces animaui que Ton a pris. 11 croit aussi , avec toute raison , qu'en variant les procédés, on ferait avec cette peau une colle aossi bonne que celle que donne la vessie natatoire des Acipensères; et voilà une nou- ' Telle preuve de ce que nous avons dit , à ^ . l'art. EsTUBGBON , sur la facilité avec laquelle on peut convertir en excellente colle nonseulement la vessie natatoire, mais toutes les membranes de tous les poissons, tant de mer , que d'eau douce.
On prend les Perches de plusieurs manié- . res. On les pèche pendant ITii ver au colerei; . et pendant 1 été, avec un autre filet qui ressemble beaucoup aw tranuM^ et que l'on nomme Filet à Perches, On a remarqué dans beaucoup de pays que, lorsque ces poissons entrent dans le filet ^ ils nagent quelquefois ' si rapidement, qu'ils se donnent des coups . violents contre les mailles, s'étourdissent, se renversent sur le dos, et flottent comme morts. Mais l'hameçon est l'instrument le , plus favorable à la pèche de ces animaux : . on le garnit ordinairement d'un très-petit poisson, ou d'un Lombric, ou d*une patte . d'Ecrevisse.
; . Les^ pécheurs cependant ne sont pas les ' ^uls ennemis que la Perche doive redouter;
elle est la proie, non-seulement des grands poissons, et particulièrement des grosses Anguilles, mais encore des Canards, et d*autres oiseaux d'eau. De petits animaux s'attachent quelquefois k ses branchies, et, déchirant y malgré tous s^is efforts, son organe respiratoire, lui donnent bientôt la mort.
Parmi les différentes maladies auxquelles elle est aussi exposée, de même que presque toutes les autres espèces de poissons, il en est une qui produit un effet sinj^lier. Elle gagne cette maladie lorsqu'elle séjourne pendant lon^mps dans une eau dont la surface est gelée, et dont, par conséquent, les miasmes retenus par la glace ne peuvent pas se dissiper dansVatmosphère. Elle devient alors enflée h un tel degré, que la peau de l'intérieur de sa bouche se gonfle, et sort en forme de sac. Un gonflement semblable a aussi lieu quelouefois à l'extrémité de son rectum; et c est l'espèce de poche que produit à Textérieur la tension et la sortie de la membrane intestinale qui a été prise par des pécheurs pour la vessie natatoire de l'animal , que la .maladie aurait détachée et poussée en dehors.
De plus, quelques accidents particuliers peuvent agir sur les parties osseuses , on plutôt sur les muscles de la Perche, de manière è fléchir et courber son épine du dos. Elle est alors non pas bostue^ ainsi qu'on l'a écrit, mais canirefaite.
Elle peut néanmoins résister avec plus de facilité que plusieurs autres poissons,a beaucoup de maladies et d'ennemis. Elle a la vie dure; et lorsque, dans un temps frais, on l'a mise dans de l'herbe, on peut la transporter . vivante à plusieurs kilomètres.
On a eu tort de regarder comme différentes les unes des autres les Perches des lacs et . celles des rivières, puisque les mêmes individus habitent, suivant les saisons, dans les rivières et dans les lacs; mais on peut distinguer plusieurs variétés de Perches plus ou moins passa^res, d*après la couleur, le nombre ou l'absence des bandes transversales.
PERCHE GOUJONNIÈRE. 7oif. Gakmillb.
PERDRIX DE MER. Foy. Solb.
PERLON. Voy. Tbiglb lteb.
PERMÉABILITÉ DES TISSUS. Foy. Aa- : soarnoif .
^ PÉRONÉ. Foy. Squkurtb.
V PERROQUET DE MER. Toy. Scame.
PÉTROMIZON. Voy. LAMPEon.
PHALANGE. Foy. SQtBUiTB. *
PHARYNX, sa construction et son rdle . dans la déglutition. Voy. I>i6Bsnoif,art. 111.
PHÉNOMÈNES chimico-vitaux de la di- « gestion. Foy. Digestion , art. Œ.
PHÉNOMÈNES MoscoLAiacs dans la di- • gestion. Foy. Digbstioh, art. IIL
PHOSPHORE, présent dans le sang et dans lechvle ; d'où vient-ilTFoy. Diobstioii ^art.UL
PHOSPHORESCENCE Dtns les amimaux VIVANTS. — La chimie et la physique nous ' apprennent que certains corps l>ruts brillent, dans l'obscurité, d'un éclat souvent très-vif^ soit qu'on v excite, par le frottement, la percussion, etc.^ un état électrique biennià*
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nrfestç, comme certaines résines, le sucre, le*diâinaDt ; soit qu'on tes soumette préalablement à inaction prolongée d'une vive lumière, dont ils semblent devoir s'iml>iber, pour l'eihaler lentement ensuite ( diaxnant, etc.); soit qu'on ieur communique iine chaleur plus ou moins vive, comme beaucoup de métaux; soit enfin, qu'il s'établisse en eux un mouvement intestin, une combustion lente du carbone ou du phosphore qu'ils renferment, comme le prouvent assez le bois pourri et le phost)hore même à l'étal de pureté (1). Aussi des débris de végétaux ou d'animaux morts offrent-ils fréquemment ee phénomène , dont les détails seraient totalement étrangers à notre sujet, s'ils ne pouvaient fournir 3uelques éclaircissements sur la théorie e la Phosphorescence dans les êtres vivants.
Les débris de poissons ou de Radiaires et de Mollusques marins sont ceux où ce phénomène est le plus facile à observer; c'est avant l'établissement décidé de la putréfaction qu'il se montre, et alors une matière albumineuse, blanchâtre, miscible à l'eau, recouvre les surfaces lumineuses. On pourrait penser en conséquence, avec Bory Saint- Vincent, Meyen et autres, que la phosphorescence de la mer, qui s'observe si fré- <iuemment sous l'équateur, n'est due qu'au mélange, avec les eaux, do cette malière née d'un commencement de décomposition des matières animales qui s'y trouvent en si grande abondance. Nous ne douions pas qu'il n'en soit quelquefois ainsi, et c'est ce que tendent à faire penser les renseignements recueillis sur nos côtes par le professeur Dunal. Les observations ae Pérou, de Lesson, de Quoy et Gaymard et de beaucoup d'autres naturalistes, ont aussi démontré que cet éclat admirable que répandentles flots, etdont rayonne surtout le sillage du navire au milieu d'une nuit de la zone lorride, est dû, pour l'ordinaire, à la masse d'innombrables animaux ou animalcules qui viennent se jouer à la surface de l'Océan, et qui brillent •d'une lumière phosphorique. Avant d'énumérer uuelques-uns des principaux genres ayxqueîs appartiennent ces êtres singuliers, disons \xn mot des faits de phosphorescence vivante que le règne végétal nous offre. ^ "
Plusieurs des faits donnés pour tels paraissent être erroués : ainsi la scintillation de la capucine et de plusieurs autres fleurs orangées, que Linné et sa fllle croyaient avoir aperçue dans les belles soirées (Tété, n'est, à«nolre avis, comme dans l'opinion de Tréviranus, qu'une illusion fondée sur la vivacité de ces couleurs. Celte vivacité est telle, en efltet, que nous n'avons vu aucune combinaison de couleurs pouvoir en reproduire artificiellement l'aspect sur les étoffes de coton ou sur le papier. Il n'y a donc que
(i) Ces PUosphorescences s'éieignent quand on (ousiraii les matières au conlacl de Tair, el Ton a consiaié que le bois pourri dégage de Tacide carbo- ^j^^ue (Becquerel).
quelques Cryptogames qui soient réellement phosphorescentes : telles sont les Rhizomot* plies des mines et VAgaricm o(eanus.
dernier, bien observé surtout par Del prouve nettement que la phospboi de son hymenium (fouillets) d'un jaune d' n>sl point duo à une illusion, m à une * composiiion, mais bien à un état filai; il est remarquable que la Pbosphorescei est nulle durant le jour, quelk que l'obscurité dans laquelle on se place, et Phosphorescence nocturne est d'aulanl pli vive que le champignon est plus frais < pins vivant.
Presque aucun des animaux vertébrés l^résnnle, durant la vie, de Phosphoresc véritable. On parle, il est vrai, de celle certains Geckos indiens; celle du Trigl lan paraît plus positive, et c'est Tiotéh de sa bouche, habituellement eolr*ouv lorsqu'il vole au-dessus de la surface mers, qui brille dii plus vif éclat; de ou'on croirait voir un groupe dé filaites quand une bande de ces po sort la nuit du sein des eaux (Lao^l Quand à la lumière que projettea/ib/iax de divers animaux nocturnes, ceââo'âtff observé , pour les Mammifères, ^ ete ceux qui ont à la choroïde un tapis i6^dissant, et la rétine assez miDce, tdeqm l'est surtout celle des Chats, oe peil ^ attribué qu'à une réflexion et non i ffle émimon provenant de la substaace miveuse, comme Garus le donne à enlenài Ce savant ne doute point d'uae ém réelle de lumière en pareil cas; il dit i|i Rengger a constaté, dans les yeux du Ajff pUhecus trivirgaitUy la faculté d'éclairer objets à six pouces de distance; etlui-oiè a répété, dit-il, cette observation sur Chien. Pour nous, de mômeq[ue B. Pri^' Gruithuisen, Esser et Tiedenaann, avons reconnu que les yeux des Chais Chiens, des Araignées, des Phalènes, ue h;nt point dans une obscurité générale, seulement quand l'animal, pla^daasun obscur, est en face d'un jour plus oo vif. Ce phénomène est d'ailleurs si com tement physique que les yeux du 1 brillent encore après la mort, taol qu» l utréfaction n'en a pas troublé la inr rence.
C'est dans les classes les plus \mn qu'on rencontre le plus d'exemples de
phorescence véritable. Des Volyoc^ Cyclides, desNavicules microscopiqu6S
dent dans les eaux d'une mer lumiowse:
animalcules, que de Blainville J « P* culièrement observés, avaiwit lafor®< Têtards pellucides. Des Méduses, des Bé^ des Astéries^ des Pennatuks et aolres ri
Siers vagabonds sV promènent en forni|?
isques, d'étoiles ou de bouquets en^ mes ; les Pyrosomes y brillent de lomconw
une masse métallique rongie ^ "f^^L^ Biphores y font de longues gui^^^^J^T parables àcelles des illuminations poDijq"^ Voilà ce que nous en disent les lai^ listes voyageurs qui ont sillonné les ^
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s plus chaudes contrées ; et c'est aussi ene les tropiques qu'on observe les plus «ndsel les plus brillants des Insectes luineui. Tels sont les Fulgores ou Porle-lanmes, Orthoptères à tête allongée en forme ( museau resplendissant, dont Sibylle de érisD a fait la réputation, infirmée par Rir- «rd, parle prince Maximîlien deT^euwied, lis réhabilitée par un voyageur belge aue >sraaël appuyé de son approbation, et plus ccrament encore remise en doute par Lafdaire. Ces contradictions peuvent tenir, mme Tobserve Audouîn, è des intermitnces soit volontaires, soit dues à la sai^ 0, etc., dans la propriété phosphorescente cet Insecte, il n'y a pas lieu aux mêmes Kjles pour les Elateres ou Taupins, Coléopfes, dont le corselet et le mésothorax ofut de larges taches lumineuses, ni pour j Lampyres, dont l'éclat nait seulement la partie postérieure et inférieure du corps. iDS DOS contrées même, on trouve, assez œmunément, une espèce de Lampyre mpyri$ noctiluca) dont la femelle offre, m les trois derniers anneaux de l'abdo- », QD6 tache jaune, qui devient souvent m Juraioeuse |)Our permettre de lire les ittctères sur lesquels elle se promène : la kmn*a guère qu'un anneau, et le mâle pos* «ie sedement deux points lumineux vers a oèiDe légion : les œufs luisent aussi, dit- »0.(iiflsrDbscurité. Quelques autres lnse(H ^cofflme le Thyréophore cynophile, sorte eDiptère (Percheron), la Chenille de la noc- « oceuUata (Gimmerthal), sont aussi phoswrescents; et l'on pourrait joindre encore J ou deux Coléoptères à ceux que nous ODS déjà désignés.
Nos côtes possèdent aussi ces Pholades ou itlesdemer, qui semblent pénétrées d'une fineur toute phosphorique ; mais ce sont, oc les Aoomies, à peu près les seuls Mojiques chez lesquels cette propriété soit nme à Tétat de vie ; une seule Limace la rtage avec elles, VUelix noctiluca (Fer.)» â porte, sur son manteau, un disque ver- Ire durant le jour, lumineux la nuit, esce observée de nouveau dans ces derniers nps par Webb et Berthelot. A cette liste pitenl quelques Crustacés (Dujardin), et, uQf quelaues Myriapodes et çiuelques Anlides : telles la Scolopendre dite électriaue, isieurs Néréides, entre autres le N. fulgu- M, trouvé près d*Agde, et un petit Lon^- |c découvert en assez grande quantité dans tanoée d'une serre chaude au Jardin des Uites de Montpellier {LtM^ricus phosphih
k quelle théorie soumettre ces faits rekrquables? Avant tout, il nous parait in- ^asable de les diviser en deux ordres : ns Pun, rangeons les cas oil une humeur l'félée par l'animal l'enduit extérieurement s'en détache en conservant sa Phospho- ^ence; dans l'autre, ceux où la source de mière est fixe, et sinon absolument intéïore, du moins cachée sous un épiderme uispareni mais assez épais.
ï-e premier cas est celui de plusieurs petits
Zoophy tes marins, oui répandent une humeur lumineuse en traînées mouvantes à la surface des eaux (Quoy et Gaymard); c'est encore celui des Pholades, dont le suc flamboyant couvre, dit-on, les mains, inonde même la bouche des amateurs qui les mangent crues, comme beaucoup d'autres coquillages; c'est *encore,assure-t-on, celui du Scarabée phosphorique; c'est positivement celui du Lombric et de la Scolopendre ci-dessus men* tionnés, et dont l'humeur, un peu bleuâtre à la lumière du jour, pour cette dernière, est assez promptement dissipée par une sorte de volatilisation Nul doute ici que la matière ainsi séparée du corps, et qui par conséquent n'a plus rien de commun avec la vie, n'éprouve une combustion lente en subissant le contact de l'air, et qu'elle ne contienne, sinon du phosphore, du moins une matière analogue, auant aux effets que l'oxygène produit sur elle ; en un mot, que ce iie soit ici un phénomène purement chimique^ bien que la chimie n'iflt point encore établi le fait par des expériences directes.
En est-il de même dans le second cas? On n'en a pas toujours iugé ainsi : Trévirauus voulait que la Phospnorescence siégeât dans les organes génitaux du Lampyre, et que leur organisme en fût la cause; mais cette explication du moins ne saurait être admise pour les Ëlatères ni les Fulgores ; et d'ailleurs il est bien démontré que la matière lumineuse siège immédiatement sous les téguments, dans un tissu lilamenteux, réticulié jaunâtre, parcouru d'une immense quant té de ramuscules, de trachées etj de nerfs, et parsemé de globules (Carus, Spix, Morren), peut-être vésiculaires (MtiHer). Ce tissu contient beaucoup d'albumine, ou du moins une substance qui n'en diffère que parce que le sucre et l'acide sulfurique ne lui font point prendre une couleur rouge (Morren). Les téguments, transparents sur les parties lumineuses, y sont même taillés à facettes, au dire de Lacordaire, d'après les observations de Morren.
L'opinion qui attribue cette Phosphorescence è une combustion lente a pour elle bien des faits parlants ; l'analoçie est d'abord en sa faveur, et l'on conçoit, en effet, que la différence, entre les Lampyres ou les grands Ëlatères lumineux et la Scolopendre,
f»eut ne consister que dans la position de 'humeur lumineuse, en contact direct avec l'oxyçène chez celle-ci, en contact indirect, c'esl-a-dire par le moyen des trachées res-
f aratoires (et peut-être seulement à la voonlé de l'animal ) dans celui-là. Cette dernière particularité même expliquerait comment la lueur a pu parfois se conserver quelque temps dans le vide ou dans des
Saz non respirables, mais jamais longtemps u moins.
Voici, au milieu de bien des observations contradictoires, ce qui parait établi par les expériences les plus nombreuses et les mieux faites : nous n'en donnons ici que le résultai, renvoyant, pour les détails, à la physio-