PHY
REPTILES
PMT
logie de Tiedemann à qui nous avons beaucoup ompruDlé.
On a reconnu, en opérant sur les Lampyres ioii tirante ioit morti , 1* que Thumidité est indispensable à la Phosphorescence ; car les parties où siège cette propriété ayant été séparées de Tanimal, et desséchées a un certain degré, ont repris leur lueur quand on les a plongées dans l'eau (Spallanzani , Burraeiî^tHr) ; 2* que la chaleur, portée jusqu'à -f bl*, augmente graduellement la vivacité de la lumière (Macaire) ; 3** que la soustraction de 1 oiygèné l'éteint plus ou moins Î)rompteroenty quand on plonge les parties umincuses dans le vide, dans l'huile, l'hydrogène, l'acide carbonique (Macaire, Grol- Ihus), qu'on ravive la lumière en rétablissant l'abord de l'oxygène ou de l'air atmosphérique; k* que le contact avec des substances eipables de coaguler ou de dénaturer l'albumine, telle que l'alcool, les acides concentrés , les alcaKs , détruit irrévocablement la Phosphorescence ;'5' qu'au contraire, des substances très-oxygénées, comme le gaz rutilant, donnent, pour un moment, à la matière phosphorescente, un éclat éÛouissant, lors même que l'oxygène avait cessé d'agir sur elle (Grotthus).
Il faut, selon Grotthus, environ vingt minutes de séjour dans l'huile et les aaz susdits pour éteindre la lumière ; ceci expTiçiue comment Murray, Davj^ et autres ont dit que la lumière y continuait, au contraire, à briller. On en a dit autant du vide, et sans doute pour les mêmes raisons. Mais voici une des expériences les plus péremplôires sur ce point de théorie : Macaire enierma un Lampyre dans un tube et y fit le vide ; après la mort de l'Insecte, qui ne tarda guère, il chauffa inutilement jusque -f 50*; la phosphorescence ne reparut pas : elle se montra de nouveau dès qu'il laissa Tair rentrer dans le tube.
PHRYNOPS. Foy. Emydb.
PHYCIS, genre de poissons de la famille des Gadoïdes dans la classification de Cuvier. — Ils ne diffèrent des Morues, ainsi que des autres espèces de cette famille, que par des ventrales d'un seul rajon, souvent fourchu. D'ailleurs leur tête est grosse , leur menton porte un barbillon, et leur dos deux nageoires, dont la seconde est excessivement lonsue.
L espèce la plus anciennement connue de ce genre est le Phyeit mediterranetUf nommé MoTle , ou Tanche de mer , Phyciitinea , Schneider. Cette espèce a le corps oblong, d*un gris noirâtre sur le dos, et d'un argenté bleuâtre sur l'abdomen ; la mâchoire supérieure est plus avancée que l'inférieure, qui est garnie d'un barbillon; la première dorsale est ronde, et plus élevée que l'autre; elles sont noirâtres, liserées de blanc; les ventrales ont chacune un seul rayon fourchu. La longueur de *ce poisson s'étend jusqu'à sept diamètres. Il hal)ite les profondeurs. On .en prend beaucoup en mai et en novembre. .Sa chair est délicate.
Pne autre espèce, qu*on pêche également -
dans 1& Méditerranée, est le ftyeti noidesde Schneider, onBleimiutgiiô Risso, vulgairement dite le Jfemit Les couleurs qui ornent sa jugulaire tent le brillant aspect de Targent. Son est un peu arrondi, la tète rouge, les j grands ; la mâchoire supérieure plus ar» que l'inférieure; celle-ci ornée d*un barbillon; la première nageoire .haute, et son premier rayon très>all •elle est (achetée de noiràlasoœiuilé;ltt gulaires ou ventrales deux fois plusl que la tête. Le Barbu atteint qualre mètres de longueur. On en prend dans -mers toute l'année, et trèsH^ommoD Sa chair est rougeâtre et d'un goAtei
PHYSIOLOGIE, de r^ffir, natwrt, el icience ou traité. C'est comme si Ton histoire de la nature. Si nous vouIods un moment tenir compte de rétjiDûl nous serons oblisé de faire précéder la nition du mot Physiologie de celle du nature.
Le mot nature a plusieurs aeceptJ005;â vier va nous les faire connaître.
1* Quelquefois on Vemphie pmiés^ les propriétés qu'uu être tiertfcflntt*sance, par opposition à celles (pfï^iivoir à l'art, a la culture, à TéduciAtA.
2** D'autres fois, par le mot Mitre. o&»{ tend l'ensemble des êtres quicomposefArij nivers, et en même temps les fhkmm qu'ils nous présentent. C est ce 90e M leurs allemands, comme on le voit dans Iq vrage de Burdach, appellent noluraiiaiitrri l'ensemble des choses, la somme des pb6 mènes.
3* Tantôt enfin, le mot nature désigw force ou les forces qui président è looles manifestations d'activité des êtres de la ef tion. C'est surtout dans ce sens que T coutume de personnifier la nature. Les roands expriment une pensée analogueq ils disent qu'on peut entendre par naini téritable cause de l'univers^ la fora "^ Vexistence absolue^ la réalité agisumtt " du mondey Dieu, Ils l'appellent encore ce sens, la nature natura naturoMt \^l position aux mots natura naturata.ifn priment simplement l'ensemble des cboi sans avoir égard aux forces et aux câo des phénomènes. Natura natwrans, ce sa le pouvoir créateur; natura naturota choses créées.
Revenons à la définition de la Pbjsio!
Vous voyez que si nous voulions nooî tenir à là rigueur étymologique, la Pb/s logie ne serait rien moins que la soei universelle. Elle comprendrait rélude* tous les corps qui frappent nos sens, c des propriétés qui leur sont départies et phénomènes qui en découlent. Histoire turelle proprement dite, physique, iDéf* que céleste, fonctions des êtres yi?anl5 y serait renfermé. Il parait qu'àuueép où les sciences étaient assez peu aT«h assez peu chargées de détail pourquoo esprit pût les embrasser toutes, ce 1"^ l'acception du mot P*yitotoy««; en sorte <]
FBT
POISSONS, ETC
Fie
\ philOMiriies qui s'étaient occupés de la
lare des choses furent aussi ceux qu'on
signa les premiers sous le nom de physio-
pstds. Je pourrais tous rappeler, a cet
ird, ce qu*£mpédocle a composé sur la
ture, et aassi le poème où Lucrèce a re-
ce la philosophie d*Bpicure.
SaiTaot quelques écrivains de nos jours,
théologie ne serait point exclue du do-
joede la Phjrsiologie. Ainsi Burdaeb nous
que la Physiologie doit s*éle?er h Vintui--
Bdêtexistence ao«o/tie, devenir connais-.
ice expérimentale de Dieu, ou théologie
iuftlle.
11 convient de réduire quelque peu la corn-
tension du mot Phvsiologie, et dans cette
iltilude d'êtres et d'actions que Tunivers
Bs présente, de n'en prendre qu'un certain
Dbre pour objet spécial de cette science.,
Les corps, vous le savez, ont des proprié-,
communes, signalées, étudiées par tous.
physiciens.
A place qu'ils occupent dans l'espace ré-.
De en nous l'idée abstraite de l étendue :,
as disons qu'ils sont étendus.
)ao$ la faculté qu'ils ont de pouvoir être
Qsportés d*un lieu dans un autre, nous
connaissons la ntohilité.
lioasToyons qu^ilsont la propriété d'ex-
oretouUutre corps du lieu qu'ils occu-»
cfit, qulb sont impénétrablee.
L'okerralion nous les montre aussi divi^
Ua ê Tinfini, atm moins jusqu'au-delà des]
Dites on s'étendent nos moyens d'investi-
iOD.
Mti une force secrète les entraîne irré-. Jblement les uns vers les autres; ils sont mis à \à gravitation^ ils sont pesants. Il bien, f examen le plus superficiel des s naturels vous fera oientôt reconnaître certains d'entre eux possèdent, avec ces' piétés générales de la matière, qui sont |et des études de la physique, des pro-, iés particulières qui semblent les ron-] «en partie au moins, réfractai res aux, qui régissent les corps bruts. Les êtres ' t je veux parler, et qui constituent,' me on l'a répété depuis l'antiquité, un ^ ^i^fmde dans le grande sont les corps vi* isou organisés. Il a fallu qu'une science incte de la physique générale s'occupât phénomènes que ces corps nous présen- > des lois et des conditions de ces phé-* ènes. Le mot Physiologie y dépouillé de* acception primitive, servit à désigner I science.
1 peut donc définir la Physiologie, la ice fut traite des phénomènes des êtres vt- ] i, et mU recherche les lois et les conditions [ 1 phénomènes dans Véiat de santé.
croirais faire injure à votre sagacité si 'arrêtais à définir les termes mêmes de léSnition. Vous savez ce qu'on entend Phénomènes : c'est tout changement d'.étoat ce qui arrive, tout ce qui se mani- I à nos sens. Je remue le bras : voilà un lomèue; je 'parle, je digère, je respire : i des phénomènes. Vous savez aussi ce 0 entend par conditions d'un phéno- ^
mène : ce sont les circonstances nécessaires à sa production. Je ne m'arrêterai donc pas à des détails inutiles.
On pourrait donner une définition plus abrégée en disant : la Physiologie est la science de la vie.
. Le mot /^Ayato/ojjfte avant paru impropre' à quelques auteurs, eu ^ard a son étymolo* ffie, ils ont proposé de lui substituer le mot biologie^ qui signifie l'histoire de la vie. Mais je pense qu'une expression consacrée par une longue habitude est devenue respectable, et j aurais de la répugnance à 1 abandonner pour une des nombreuses appellations par lesquelles on a voulu la remplacer.
Il en est du vrai physiologiste comme de l'astronome : sa science le mène à Dieu... Jugez donc s'il serait longtemps possible d'assister soit au spectacle sublime des astres s'entr'attirant incessamment sans perturbation et sans se confondre, soit au jeu synergique des org^anes, aux mouvements spontanés des entrailles, sans apercevoir et sans attester cette main toute-puissante qui communique temporairement la vie k la matière, comme à l'univers sa coordination et sa durée. C'est dans ce sens-là que Fonte« helle disait : « M. Méry a découvert dans nos organes tout ce que M. Gassini avait vu dans les cieux. »
PICAREL, Smaris. — Ce genre de poissons avait d'abord été rangé dans la famille des Sparoïdes; mais plusieurs genres de cette famille ont paru assez analogues entre eux et assez différents des autres pour former une famille distincte dont le type est la Mendole (Ifcma) et qui, par cette raison, a reçu le nom de Ménides.
Le genre Picarel, tel que l'admet Cuvier,^ comprend un petit nombre d'espèces re-, marquables par l'extrême extension qu'ils
{)euvent donner à leur bouche, oui prend la brme d*un tube, à cause des longs pédi-' cules des intermaxillaires et du mouvement, de bascule que leur font faire leurs os man-' dibulaires. Cette disposition protractile , cette faculté à projeter horizontalement et subitement leur bouché en forme de tube se retrouvent dans plusieurs autres poissons do diverses familles, tels que les Zées parmi les Scombéroïdes, les Filons et les Sublets parmi les Labroïdes; on leur a appliqué le' nom d'insidiateur, dé la faculté qu ik ont de \ saisir par surprise les petits animaux qui nagent à la portée de ce singulier instrument. Quant à leur forme, elle se rapproche presque de celle du Hareng , et leur corps obidng, comprimé, couvert d'écaillés assez ^ grandes, est plus çros vers sa partie moyenne ou'à ses extrémités. Ce genre, ainsi que 1 indiquent les caractères énoncés ci-dessus, , est très-voisin des Mendoles, auxquelles il ressemble par tous les points de son organisation ; mais il s'en distin^e en ce que son palais est lisse et n'a point de dents. Polir le reste, ce sont des poissons de taille \ moyenne, dont la chair, sans être recherchée ni délicate, est cependant assez bonne à manger. Leurs couleurs sont asses bril-
PU
KEPlUSS,
MDteSy of fis vivent comme les Meûcloie& sur les côtes vaseuses et herbacées de la mer, $*v Hourrissant de petits poissons ou ^ Mollusques mou^ (|u*ils troutent dans les herbes.
La Méditerranée en nourrit cinq principales espèces; nous citerons lë Picaéibl ordinaire [Smaris vulgaris) On le trouve dans toute la Méditerranée ; il n'a pas tout à fait un pied de long, mais sa chair est ferme, de bon goût et très-saine.
Le P. MiRTiH PÊCHEUR (5. ùlcedo) autre espèce analogue à la précédente, a été ainsi nommée à cause des taches ou lignes bleues dont son corps est orné. Ce poisson vit dan$ la Méditerranée; sa parure est encore plus magnifique que celle des espèces que nous venons d'examiner.
PIE-MÈRE. Voy. Nerf
Voy, Squelette.
PIERRE de Serpent. Voy. Naia.
PiLCHARD. Toy. Hareng.
PILOTE, NaucrateSf genre de poissons de la famille des Scombéroïdes , très-voisins des Maquereaux et des Thons. — Le mot de Pilote a été employé par les naturalistes, pour désigner des poissons dont Thabitude^ dil-pn, est de cuivre ou d'accompagner les navires; au reste, ce n*est pas seulement à ces poissons que le nom et les habitudes des pilotes ont été attribués; en efifet, n'avons-nous pas déjà remarqué que le Rémora a été quelquefois confondu avec luiT
Ce genre est très-pauvre en espèces.
Comme espèce européenne, nous citerons la plus commune du genre, et aussi la plus célèbre. C'est le Pilote d'Europe [Naucrates ductoTj Cuv.). Ce poisson, que Linné appelait Scomber ducior^ et que Raûnesque a décrit sous la dénomination de Naucrates. a,
emr l'ensemble, à peu près la tournure d un aquereau.
C est un poisson d'environ un pied, qui a l'habitude de suivre continuellement les vaisseaux, comme le fait le Requin, et encore avec plus de persévérance, pour s'emf)arer ou attraper les débris que les matelots aissent tomber dans l'eau, mais comme le Requin a aussi la même habitude, les marins prétendent que lé Pilote lui sert de guide, et que le Requin lui fait part du buliu dont il peut s'emparei^. Rien de cela : le fait est cju'ils chassent chacun pour Jeur compte, et si le Pilote marche si souvent de compagnie avec le Requin, c'est pour pouvoir se repaître des restes des victimes que celui-ci immole à sa voracité; ce qui prouve qu'il n'existe pas autant d'accord entre ces deux
froissons qu'oe veut bien le dire, c'est qui? orsqu'ils se trouvent ensemble au moment où l'on laisse tomber quelque chose à la mer, 5i le Pilote veut l'attrapper, il a besoin de toute son agilité bour éviter la dent meurtrière de son terriole compagnon. La pèche du Pilote est un des principaux délassements des matelots pendant les longues traversées; ils aiment à le prendre moins pour sa chair, qui du rjGste est assez agréable, que pour le fVOir tourner sans cesse autour de l'hameçon.
6v employer foutes sortes de préà^oi^pd^ enlever l'appât au fer meurtrier, t^ qil fait assez souvent avec une adresse renùl
Juable. Ce poisson se trouve à peu pfi ans tous les parages de la Méditerrenlj c'est le Fanfre des matelots provençaui le Fanfré de ceux de. Nice. Onle noni!^ Pampand h Stessine, où l'on en prend bea coup en automne.
Pilote, foy. Centrokotb et Ecifci PIMÉLODE, genre de poissons de laï mille des Siluroïdè^; ces animaui m ïeurnom d'un mot grec qui signifie flrf^iJ Tous ces poissons appartiennent aut gna fleuves de l'Inde et dé T Amérique, oô la m pturt servent de nourriture et sont mM très-estimés ; les naturalistes en tamm Un très-grand nombre d'espèces, parmi W gtielles nous citerons le PméioDe d (Pim, catûs^ Cuv.), que l'on peut rejaii comme l'espèce fondamentale ; ee poi$$ofi les mâchoires garnies de dents, les premier rayons de chaque t)ectorale dfentete ju leurs bords ; celui des ventrales éfitm dentelé ; celui de la nageoire du m évr,
Sros, rude, et propre à foire (teifeBBW angereuses, à cause des déchiretteots^ peuvent produire ces os. Los gractemï' res d'Amérique nourrissent lePimMi*, qui parvient à une grandeur asseiconsiftïj ble, mais dont là chair est ordinairemeBi m agréable au goût. La mâchoire inftned dépasse celle d'en haut ; il a des b^rèilid irux mâciioires : la partie supérietire de li nimal est bleuâtre, l'inférieure argenléeJ la base des nageoires rougeâlre. Sous m sons sous silence quatorze espèces décrij par Cuvier dans son Histoire générale ^
Soissons, et qui toutes sont originaires euves de l'Inde et d'Amérique.
PINN^. Voy, Nageoires.
PIPA, espèce de Crai)aûd de IMméri méridionale. — Ce qui rend surtoal marquable ce grand (Crapaud de Surio c'est la manière dont le fetuidecel mal croît, se développe et écléi. Les tiis du Pipa ne sont point conços sous peau du dos de leur mère, ainsi que Ta m mademoiselle de Hérian, à qui nous de^oi lès premières observations sur cet animi mais lorsque les œufs ont été pondus par femelle et fécondés par le mâle, ^ '«^ manière que dans tous lef Crapauds, le mfl àù lieu de lès disperser, hs ramasse a?ef^ pattes, les pousse sous icn ventre, ej ' ëlend sur le dos de la femelle où m collent. La peau et tous les téguments dos de la femelle forment alors autour cjèufs des sortes de cellules.
Les œufs cependant grossissent, et é éprouver, par te chaleur du corps de la tn^ un dévelop[)èment plus rapide en propor'* que dans les autres espèces de Crapauds. petits éclosent, et sortent érfsuitc de' cellules, après avoir passé, ei quelque sonj par l'élai de Têtard ; car m ont, dans » premiers teoâ[)s de leur développement, j^ queue qu'ils n'ont plus quamJ ils sonlf-ffo a vjuitter leui-s cellules..
MA
POlSSOttll, ETC.