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Lorsq!i*tl$ ODt abandonné le dos de leur kre, celle-d, en se frottant contre des F^res 00 des Tégétaux, se dépouille des rtioDs de cellules qui restent encore et de propre peau quitombe alors en partie pour renoQTeler.
Mais la natare n'a jamais présenté des hioraènes isolés ; Feipression d'extraortaire on de singuliire n*est point absolue, 05 sealement relative à nos connaissances ; elle ne désigne en général qu'un degré is oa moins grand dans une propriété |l existante ailleurs : aussi la manière do!U petits du Pipa se développent n'est point i rigueur particulière à cette espèce. On remarque une assez semblable» même rmi les quadrnpèdes tivipares, puisque petits du Sarigue ou Opossum ne prenrt, pendant quelque temps, leur accrois- Dent que dans une espèce dé poche que là QeJle a sous le ventre.
PLASTRON. Fot/. ToRTCt, PLATANISTE, Platanista, genre de célaïde la tribu des Delphiniens. —On ne QDatt encore dans ce genre qu'une Seule pèce; et cette espèce ne s'est encore rènntrée que darts le Gange. Depuis que ce ï^jAiin d'eau douce a été découvert au wideTAsie, on a fait la découverte d'un iilT*îi»\iphin, également d'eau douce, dans ioiériijDe méridionale. C'est celui qui a W Im h la formation du genre Inîa.
«péce du flange s'éloigne beaucoup plus « HIe-ci du type offeM par le Dauphin roniun, et le genre qu'elle constitue, ainsi » relui des Hypérooflons, se rapproche à eJqaes égards des Cachalots; aussi ce^ in genres pourraient être considérés ome des liens qui unissent ces derniers ïAcésà la famille des Dauphins, -e» caractères par lesquels les Platariisles distinguent des autres Daunhins sont bbreux, comme on le verra clans la desrtion que nous donnons du Plataniste du tge; mais le principal de ces caractères iMste dans la forme étroite des mâchoires, Ile aux crêtes minces et saillantes que les tillaires projettent en avant de chaque Mes conduits de Vévent.
« Plataniste du Gange {P. gangeticus), Lebech, en 1801, dans les nouveaux Meires des naturalistes de Berlin, et M. Roxght en 1803, dans les Mémoires de la soé asiatique de Calcutta, sont les premiers ?urs qui ont fait connaître cette espèce Dauphin par des descriptions détaillées le passables figures. Depuis, éclairé par s, on a pu supposer que Schaw avait iqué cette espèce dans ce qu'il dit quelques lignes de ^n Velphinuà fro(u«, et qne Plhie niôrae en avait parlé 8 le nom de Platanista : c'est ciu'une ne description en Histoire naturelle a le ible avantage d'enrichir la science de' ions positives, et de rendre claires celles jusque-ll restaient obscures ou deveïnl même des causes d'erreurs.
I. de Blainvilic, ei 1817, (ionna la ih s- >lioQ dos dents et des mdcliuiros de ce
Dauphin, d'après les portions de tête qu'il avait vues à Londres au muséum de Hunier; mais il n'y reconnut pas le Delphinm gangeticusde Lebech, et il en tira leS caractères d'une espèce de Delphinorhynque è laquelle il donna le nom de Schatcensif^ la rapportant au Detphinui rostratus de Schaw.
Evrard Home, en 1818, publia une nouvelle description et une fiçurè de ces dents d'après les Objets mêmes qui avaieîU servi au travail de M. de Blainville, et il rapporta ces objets k leiir véritable espèce, au Dauphin du Gange.
Cependant toutes ces publications ne suf-' fisaient pas encore pour faire apprécier les caractères essentiels cfe celte espèce de Dauphin ; pou^ cela, en effet, la connaissance des parties osseuses de la tête entière était indispensable, et cotte connaissance fut acquise en 1822. G. Cuvier donna une description détaillée de la tête de ce Dauphin du Oango d'après un squelette envoyé par le docteur Wallich, et il compléta ainsi les notions indispensables S l'appréciation des rapports naturels de cette espèce singulière.
Ce f)auphiu du Gange acteini au-delà de Sept pieds de longueur. Sa forme générale est celle des Daunhins proprement dits; son plus grand diamètre est a là partie antérieure de son corps, vis-à-vis des nageoires pectorales; de là ce Dauphin va en diminuant et en se comprimant sur les côtés graduellement jusque la nageoire de la (^eue, de telle s6rte que sorr aiamètre vertical devient plus grand que l'borizontil. Sa tête, de la grosseur de la partie du corps, dont elle est voisiné, s'abaisse assez brusquement en s^arroudissant à sa partie frontale, él se termine par un bec long, mince, étroit, sans lèvres, et renflé à son extrémité ; une élévation de là peau, comme une nageoire en rudiment, se voit à la partie supérieure du corps, à peu près à égale distance des nageoires pectorales et de la nageoire de la queue.
Ce Dauphin se rencontre communément dans les parties inférieures du Gan^^e, dans Ihs nombreux canaut, toutes les fois qu'ils sont navigables, par lesquels ce beau ileuve se rend h la mer. On le voit, dans ces eaux lentes et profondes, nager comme tes autres Dauphins en se courbant en arc pour se redresser Subitement ensuite. Sa' nourriture principale consiste sans doute en poissons ou autres animaux aquatiques. Cependant on a trouvé, dit Roxburgh, du riz avec ses çnveloopes dans son estomac; et cet ori^ano, suivant le même auteur, contenait aussi uii grand nombre d'Ascarides. Les Indiens lui Qonnent lé nom de Sousou.
Conformément à l'indication donnée par C Cuvier, M. Lesson a fondé sur ce Dau-
Shin sou genre Sousou ; et cette espèce est evenue dans aod ouvrage te Sùusou Plata--
PLATÉSfYDE. Foy. Emyob.
PLATESSA. Voy,VuE.
PLATUKE, l'o:/. nYDRoruiuh^.
* l-LATYCÉPHÂLJÊ;, /t>l-à-uau telc plaU.
Il«9
PLE
REPTILES
PLE
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g«Bre de poissons de la famille des Joues cuirùssées. Ce sont des espèces de forme allongée, k deux dorsales écartées, à ventrales grandes et [jlacées en arrière des pectorales. — Ces poissons virent dans la mer des . Indes et se tiennent cachés sous le sable pour guetter les animaux dont ils veulent se nour-. rir. Une de leurs espèces a été nommée par cette raison I'Insiduteur (P. insidiator). Cetindividu a la mâchoire supérieure plus avan-, cée que l'inférieure, et toutes les deux gar-. nies d'une rangée de dents fines et très-serrées:. Indépendamment des caractères que nous venons d'exposer , il présente une tête irèsaplatie et comprimée, ce qui lui a fait donner
Ear Blocb le nom de spatule. Sa couleur est, run-foncé en dessus, Dlancbitre en dessous; sa caudale est blanche, les autres nageoires ont leurs rayons annelés de brun, et ce brun est très-serré sur les pectorales et les ven-, traies, au point de n y représenter qu'un amas de points mêlés les uns aux autres, et^ couvrant presque tout ce fond. Le Plattcé* PHALB RABOTEUX (Platucephalus scaber) , rap-, pelle tout à fait i'insidiateur par ses formes; sa tête est beaucoup plus étroite k proportion, et ses yeux moins grands et moins rapprochés. Sa couleur est brune ou grise^ dessus et blanchfttre dessous. Sa première' dorsale a une bande noire sur sa membrane; la seconde, ainsi que les pectorales et la caudale, ont des taclies brunes. Nous passons sous silence plusieurs autres espèces décrites
?ar Cuvier aans son Histoire générale des, oissons. ^ ' ' \ '
PLATYSTERKON. Voy. Émydb.
PLECTOGNATES. — L'ordre des . Plecto-; gnates renferme tous les poissons dont le squelette est fibreux, c'est-à-dire qu'il se sim-', piifie et que les os (^ui le forment perdent de leur consistance; il comprend aussi des espèces assez diCTéreutes par leur organisation et par leurs mœurs, pour que certains naturalistes en aient fait des ordres distincts. Hais, comme ce groupe est peu considérable, on peut les réunir d'autant plus aisément que, outre leur squelette fibreux, ils ont aussi pour caractère commun de n'avoir que des côtes rudimentaires, ainsi que l'appareil du bassin ; souvent même les ventrales sont tout à fait nulles, tous caractères qui les rapprochent des Chondroptérygiens, et les éloignent des autres ordres de la classe des poissons. Cependant, ce n'est pas là le principal caractère distinctif de ces poissons; ce caractère se tire de la nature de 1 articulation^ de la mAchoire supérieure qui s'engrène par suture aux os du crâne, et ne conserve, par conséquent, aucune mobilité.De là, leurnom' de PlectognatheSf quiyeui dire mâchoires soudées; en outre, l'opercule qui couvre les branchies de ces poissons est toujours caché sous une peau épaisse, qui ne laisse voir à l'extérieur qu'une petite fente pour la sortie de l'eau qui a servi à la respiration. Du reste, les Plectognathes se font remarquer par la singularité de leurs formes et par la nature des téguments qui recouvrent leur peau; leur corps est ordinairement sphérique ou
ovale, dépourvu d'écaillés, et généralement recouvert de pièces dures et solides, tanlt't; lisses, quelquefois armées de piquants. Lfur, canal intestinal est très-ample, leur région , est par conséquent moins carnassier qufij celui des autres poissons. Leur chair e^j sèche, peu abondante, et ne peut servir dV liment qu'aux pauvres qui n'en peuvent avoir de meilleure. Il parait que les animaux Burins les dédaignent, soit qu'ils réptignentà s*en nourrir, soitqn'ils trouvent trop de peiûi à broyer Tenveloppe oui sert k les prolégfi; Cet ordre comprend deux familles trèsHuturelles, caractérisées par la manière doal les mâchoires sont armées, celle des Cymudonles et celle des Sclérodermes.
PLÉTHORE. Voy. Absobptioi^
PLEUBODÈRES. Foy. Ëmtbb.j . PLEURONEÇTES, c'est-k-dire qui namt sur lecôlé, autrement appelés Pôisscnsphu^ —A ce que nous avons dit sur cette fiunilh de Poissons au mot Flétan, nous ajouterocs que ces animaux offrent un caractère trèï* remarquable dans la disposition de km corps, qui, au lieu d'être symétriqBemiBiM tous les autres animaux y eriébrést préseaiê une disparité évidente entre les deex moi* tiés latérales; leurs yeux sont ^taeiaéi même c6té de la tète, tantôt à droilt,\Hlllt à gauche ; leur bouche n'est pas teoèw horizontalement, elle est oblique ; leon geoires impaires^ né sont pas sur la Km médiane du corps, elles sont toujours d» tées d'un côté ou de l'autre ; leurs pedoiMi sont d'inégale longueur et placées, l'une dessus, l'autre au-dassous du ccNrps; Um forme, toujous excessivement aplatie ei tii» larçe, comparativement à la longueur, ~ a fait donner le nom vulgaire de Potsaaiu j Quand ils nagent, ils prennent une posil oblique, dé manière (]ue leurs yeux r dent directement le ciel ; c'est même à habitude de nager sur le côté qu*ils doir< le nom de Pleuronectes, qui exprime faitement bien cette idée. Du reste.
Poissons nagent assez mal, et se tiei habituellement dans la profondeur des eai cachés dans la vase et occupés à cbei leur nourriture ; peufavorisés parlastrudi de leurs membres, ils suppféent à la lentt de leurs mouvements par les préeautit
au'ils prennent pour surprendre leur proi< s restent continuellement immobiles et remuent que lorsque, étant reconnus quelque ennemi, dans la vase sous laqudRel se cachent, ils sont forcés de quitter leur traite pour échapper à ses atteintes. Af les pêcneurs ont-ils besoin d'une çraoda bitude pour trouver leur gîte» qui u*est connaissable qu'à la saillie que le fait au>dessus de leur (orps,
La plupart des poissons du genre uik qui compose la famille des Pleuronectes recherchés à cause de la boutéde leur chair. " Comme ils sont très-nombreux en espèn^ Cuvier ( Règne animal) en a formé sept sou»* genres : les Plies, les Flétans, les Turbots, IH Soles, les Monochires, les Achires etle5Ptaj:th siens. (Voy. ces mots). Voy. aussi FiixAx.
ru
PLfeVIiK. Voy. Keshikatiom.
PLEXUS. Voy. Nkrks.
PLIE, Phtessa, genre de |H)issons do la kniille des Pleui-onccles.
Li Plie esl' bonne h manger; mnis, moins gfï^abieau goûl, moins icndre el moins di'lialcquela Sole, elle «si moins recherchée, lîelwhile clans la Baltique, dans l'Océan At- Hiliquc boréal, et dans i)lusieurs autres mers. J9cù[ù gauche de ce ïnoracin est d'un blanc ieuAlrc pendant la jeunosse du poisson, et ,ii;'eâtre lorsqu'il est plusâgé; Touverlurede ilwucliepelile; la mûchoire inférieure plus rancécquc la supérieure, et garnie, connue «tlf dernière, d une rangée de dents pe- |çs cl mousses; le gosier défendu, pour iiisi diro, par deux os Irès-rud'es ; la langue $$(•; le palais dénué de dents; la ligne lérale presque droite ; la hase des nageoi- •sdiidos.tle ranusetde In queue, couverlc ! pcliles écailles : l'anale précédée d'un iniillon assez fort ; la hauteur de Tanimal usfîpamie que celle de la Sole, h pmpor- )M de la longueur totale ; l'estomac allongé ;
canal inlestinal très-sinueux; le pylore Msindedunx ou quatre cœcums ou ap|>enm;cl l'épine dorsale composée de quaiulMrois vertèbres.
UWe pèse quelquefois 15 ou 16 linw. PWeurs do ses hab tudes, et les dif- ÏTM/es manières de la pécher, ressemblent 'OocfiQp à celles que nous avons décrites ourlant de la Sole. Souvent on la sale ou lia sèche à l'air.
On a cru pendant longtenips. sur quelques Iwde France ou d'Angleterre, que la Plie ui engendrée par un petit Cruslacé nommé wre//e. Le physicien Deslandes chercha, f a déjà un très-grand nombre d'années , Wcouvrir Toriçine de celte opinion, qui iiotenant serait absurde. Il fit plusieurs «rralions à ce sujet. )lmit des Chevrelf dans un vase de trois mètres de cirifêreûce, cl rempli d'eau de mer. Au bout liouze ou treize jours, il aperçut huit ou tf petites Plies, qui grandirent insensiœeni; et celle expérience lui réussit tes les fois au'il la tenta. Dans le prinipssuivant, il plaça dans un vase des Plies, rans un second des Plies et des Cbevret- • Il parait que, parmi les Plies des deux 65, il y avait des femelles qui pondirent rsœuis, et cependant aucun jeune Pleuecte ne parut que dans celui des vaisseaux
contenait des Chevrettes. Deslandes mina alors ces Crustacés, cl il vit de itables œufs de Plies attachés sous le tre de ces Crabes. Il les ouvrit, et s'apernon-seulement qu'ils avaient été fécon- » mais encore qu'ils renfermaien.t des cmftosdéjà un peu développés.II conclut do i ce qu'il avait vu, que les œufs des Plies ►ouyaienl se développer que couvés, pour li dire, sous le venire des Chevrettes. Au
d'admettre celte opinion c(ue rien ne l soutenir, ce physicien aurait dû penser
les Plies écloses dans ces vases proveïnl d'œufs pjondus et fécondés près d'un fréquenté par des Chevrettes, qui ai-
DiCTIOXN. DE ZOOLOGIB. II.
POISSONS, v:\c roi *toa
ment beaucoup h se nourrir du frai des paissons, et particulièrement de celui dvs Pieuronectes. Ces œufs, enduits d'une humeur très-visqueuse, au moment de leur fécondation, comme ceux de presque tous les habi tants des eaui douces ou salées, s'étaient collés facilement contre le veutre des Chevrettes qu'il avait prises pour en fiiire^ les sujets de ses expériences.
Ce genre compreml deux espèces, la Pi.ik
FRANaiE ou CaRKëLET Ct la LlUANDK. Voij.
ces mots.
PLUVIER (le) et le Cuocodilk. loy. Ciio-
CODILE.
PODACNÉMYDES. Voy. Emvde,
POCÎONIAS. Voy, Tamhovh et Sciè?cG.
POISSONS, deuxième classe de l'embranchemenl des animaux verlébrés.—Nousallons avoir sous les veux les êtres les plusdijjnes de lallention du physicien. Que l'imagination, éclairée par le llambeau de la science, nissemble en elfet tous les firoduits organisés de la puissance créatrice; qu'elle les réunisse suivant l'ordre de leurs ressemblances; qu'elle en compose cet ensemble si vaste, dans lequel, dt-puis l'homme jusqu'à la plante la i)lus voisine do la matière brute, toutes les (liversi lés déforme, tous les degrés de composition , toutes les combinaisons de force, toutes les nuances do la vie» se succèdent dans un si grand nombre do directions différentes et par des décroissomenls si sensibles. C'est vers le milieu déco système merveilleux d'innombrables dégradations, que se trouvent réunies les ditférentes familles de Poissons dont nous allons nous occuper; elles sont les liens remarquables par lesquels les animaux les plus jiarfails ne forment qu'un tout avec ces légions si multipliées d'Insectes, do Vers, et d'autres animaux peu conqiosés, et avec ces tribus non moins nombreuses de végétaux |«l us simples encore. Elles participent de l'organisation, des propriétés, des facultés de tous; elles sont comme le centre où aboutissent, tous les rayons de la sph»>re qui compose la nature vivante; et montrant, avec tout ce qui les entoure, des rapports plus marqués, plus distincts, plus éclatants, parce qu'elles en sont plus rapprochées, elles re«;oivent ct réfléchissent bien plus fortement, vers le génie qui observe, cette vive'Iumière que la comparaison seule fait jailTr, et sans laquelle les objets seraient pour l'intelligence la p!us active comme s'ils n'existaient pas.
Au sommet de cet assemblage admirable est placé l'homme, le chef-d'œuvre de la nature. Si la philosophie, toujours emfiros^ée de l'examiner et de le connaître* cherche les rapports les plus propres à éclairer l'objel de sa constante prédilection, où devra-telle aller les étudier, sinon dans les êtres qui présentent assez de ressemblances et assez de dilférences pour faire naître, sur un grand nombre de points, des comparaisons utiles? On ne peut comparer ni ce qui est semblable en tout, ni ce qui diffère en tout; c'est donc lorsque la somme des ressemblances esl égale à celle des dilférences, quo
POI
REPTILES
pei
reiamen des rapports est le plus fécond en vérités. C'est donc vers le centre de cet ensemble d'espèces organisées, et dont l'espèce humaine occupe le' faite, qu'il faut chercher les êtres avec lesquels on peut la comparer avec le plus d'avantages; et c'est vers ce même centre que sont groupés les êtres sensibles dont nous allons donner Fhistoire. Mais de cette hauteur d'où nous venons de considérer l'ordre dans lequel la nature elle-même a, pour ainsi dire« distribué tous les êtres auxquels elle a accordé la vie^ portons-nous un instant nos regards vers le grand et heureux produit de l'intelligenee humaine ; jetons-nous les jeux sur l'homme réuni en société; cberchons-nous è connaître les nouveaux rapports que c«t état de la plus noble des espèces lui donne avec les êtres vivants qui l'environnent; voulonsnous savoir ce que l'art, oui n*est que la nature réagissant sur elle-même parla force du Sénie de son plus bel ouvrage, peut introaire de nouveau dans les relations qui lient Fhomme civilisé avec tous les animaux : nous ne tro«verons aucune classe de ces Atres vivants plus digne de nos soins et de notre examen que celle des Poissons. Diversité de familles, grand nombre d'espèces, prodigieuse fécondité des individus, facile multiplication sous tous les climats , utilité variée de toutes les parties, dans quelle classe rencontrerions-nous et tous ces titres à l'attention, et une nourriture plus abondante pour Thomme, et une ressource moins destructive des autres ressources , et une matière plus réclamée par l'industrie, et des préparations plus répandues par le com* merce? Quels sont les animaux dont la recherche peut employer tant de bras utiles, accoutumer de si bonne heure à braver la violence des tempêtes, produire tant d'habiles et d'intrépides navigateurs, et créer jinsi pour une grande nation les éléments de sa force pendant la guerre, et de sa prospérité pendant la paix?
Quels motifs pour étudier l'histoire de ces . remarquables et si nombreux habitants des eauxJ
Traasportons^nous donc sur les rivages des mers, sur les bords du principal empire Ae ces -animaux trop jpeu connus encore. Choisissons, pour les mieux voir, pour mieux observer leurs mouvements, pour mieux ju* ger de leurs habitudes, ces plages, pour ainsi dire, privilégiées* où une température plus douce, où la réunion de plusieurs mers, où le voisinage des grands fleuves , où une sorte de mélange des eaux douces et des eaux salées, ou des abris plus commodes, où des aliments plus convenables ou Elus multipliés attirent un plus grand nomre de Poissons ; mais plutôt ne nous contentons pas de considérations trop limitées, d'un spectacle trop resserré; n'oublions pas que nous devons présenter les résultats généraux nés de la réunion de toutes les observations particulières ; élevons-nous par la pensée, et assez haut au-dessus de toutes les iners , pour en saisir plus facilement Tea-
semble, pour en apercevoir a la fois un phu grand nombre d'habitants; voyons le globe, tournant sous nos pieJs, nous présenter successivement toute sa surface inondée^ nomi montrer les êtres à sang rouge qui vivent «q milieu du fluide aqueux qui renviroiuie;ct| pour qu'aucun de ces êtres n'échapoe, ea l quelque sorte, à notre examen, pénétrons ensuite jusque dans les profondeurs de l'Océan, parcourons ses animes, et suifons, jusque dans ses retraites les plus obscures* les animaux que nous voulons soumettre à notre examen.
MaiSy si nous ne craignions pas de deoModer trop d'audace , nous dirions : Ce dVu pas assex de nous étendre dans l'espace» il faut encore remonter dans le temps ; il (ani encore nous transporter à î'oriçine des êtres; il faut voir ce qu'ont été dans les âges antérieurs les espèces, les familles que nous i^ *.ons décrire; il faut juger de cet élat phiDor> dial par les vestiges qui en restent , parles monuments contemporains qui sont eocor»
debout; la nature, en effet, ioimeosediAs^i durée comme dans son étendue, w seeoitpose-t-elle pas de tous les memeots de l'existence, comme de tous les points de Xfx^m ! qui renferme ses produits ?
Dirigeons donc notre vue vers ceûoi&e qui couvre une si grande partie de la tme : il sera, si je puis parler ainsi, nouveau poor le naturaliste qui n'aura encore choisi potr objet de ses méditations que les animâui qui vivent sur la surface sèche du globe, oa s élèvent dans l'atmosnhère.
Deux fluides sont les seuls dans le sei» desquels il ait été permis aux êtres orgaoi* ses de vivre, de croître et de se reproduira celui ^ui compose l'atmosphère, et celui qi remplit les mers et les rivières. Les Quadi pèdes, les oiseaux , les Reptiles, ne peuT( conserver leur vie que par le moyen du | mier; le second est nécessaire* ^ tous . genres de Poissons. Mois il y a bien plus di nalogie^ bien plus de rapports consenrateu entre l'eau et les Poissons , qu'entre Tair les oiseaux ou les Quadrupèdes. Voilà po« quoi, indépendamment de toute autre caui les Paissons sont de tous les animaux èsa< rouge ceux qui présentent dans leurs es le plus grand nombre d'individus, dans . couleurs l'éclat le plus vif, et daus leur la plus longue durée.
Fécondité, beauté, existence très-prok»
gée, tels sont les trois attributs remarquai blés des principaux habitants des eaux : aussi l'ancienne mythologie grecque, pe«M être plus éclairée gu'on ne Ta pensé sur Im principes de ses inventions, et toujours M riante dans ses images , a-t-elle placé ail milieu des eaux le berceau de la déesse d* amours, et représenté Vénus sortant dA sein des ondes au milieu de Poissons rt^ plendissants d'or et d'azur, et qu elle Im avait consacrés (1). Et que l'on ne soît in» étonné de cette allégorie instructive autaut
(I) Voyez pnrticulièrenienl Part.
RAININ.
HN
POISSONS , ETC
FOI
quae gracieyse : il parall qae les anciens Urers ataienl obserré les Poissons beaoco^np plus wïUs n*aTaierit étudié les autres arvimaux ; ils les connaissaient mieux ; ils Ir^ préfénient, pour leur table* même à la pi vpart des oiseaux les plus rechercbés. ils oml transmis cet examen de choix» celle connaissance particulière, et cette sorte de pré- JflJeclion, non-seulemeni aux Grecs moder-^ n^, qui tes ont conservés longtemps (l),mais esicore aux Romains, chez lesquels on les remarquait, lors même que la senritude la plus dure, la corruption la plus Tile et le iaxe le plus insensé pesaient sur la tète dégradée du peuple qui avait conquis ie nsonde (2j; ils devaient les avoir reçus des aaliapes nalioiis de FOrienU parmi lesquel les lis suMsInt tseûce (3) : la proximité d« plusieurs côtes et la natoredes mers qui baignaient leurs rivages les leur attraîant d'ailleurs inspirés; et on dirait que ces ^ûts, plus lies qu'on ne le croirait avec les ^flpogrès de la civilisation, n'ont entièrement I isparu en Europe el en Asie que dans ces '^«otrées malheureuses où les nordes bnr^ Mares de sauvages chasseurs, sortis de ih- -^éts septentrionales, purent dompter par le ~»mbre, en même temps que par la force, k.es habitudes, les idées et les affections des "Vaincus.
Mais, eo contemplant tout Tespace occupé |ttr ce fluide au milieu duquel se mecvent les Poissons, quelle étendue nos regards m'ont-ils pas à parcourir ! Quelle immensité, ■iepuis Téqualeur jusqu'aux deux pôles de ■a terre, depuis la surface de TOcéan jusqu'à ses plus grandes profondeurs ! Et indépendamment des vastes mers, combien de fleures, de rivières, de ruisseaux, de fontaines, H, d'un autre côté, de lacs, de marais, d'étangs, de viviers, de mares même, qui renrerment une quantité plus ou moins considérable des animaux que nous voulons exanioerl Tous ces lacs, tous ces fleuves, ^utes ces rivières, réunis à l'antique Océan, omme autant de parties d'un même tout, »résentent autour au globe une surface bien )lus étendue que les continents qu'ils arrolent, et déjÀ bien plus connue que ces Bémes continents, dont l'intérieur n'a ré- >onda h la voix d'aucun observateur, penlaoC que des vaisseaux conduits par le génie et le courage ont sillonné toutes les plaines des mers non envahies par les glaces polaires.
De tous les animaux à sang rouge, les Poissons sont donc ceux dont le domaine est le moins circonscrit. Mais que celte immensité, bien loin d'effrayer notre imagination, ranime et l'encourage. Et qui peut le mieux élever nos pensées, vivitier notre intelligence, rendre le génie attentif, et le tenir dans cette sorte de contemplation religieuse si propre à Tinluition de la vérité, que le
(n Selon, lÎT. f, ch. 02.
(i) HoTJce, Juvénal, Martial, Plliic.
(3) Lisez les diflërenles descripiiotis des Indes, et fiirlool celles de la Cliiiic.
spectacle si grand et si varie que présente le système des innombrables habitations des Poissons ? D'un côté, des mers sans bornes et immobiles dans un calme profond ; de l'autre, les ondes livrées à toutes les agitations des courants et des marées : ici, les rayons ardents du soleil réfléchis sous toutes les couleurs par les eaux enflammées des mers équaloriales ; là , des brumes épaisses reposant silencieusement sur des monts de glaces flottants au milieu des longues nuits hyperboréennes ; tantôt la mer tranquille, doublant le nombre des étoiles pendant des nuits plus douces et sous un ciel plus serein ; tantôt des nuaees amoncelés, précédés par.de noires ténèbres, précipités par la tempête et lançant leurs foudres redoublés contre les énormes monta* Ses d*eau soulevées par les vents : plus lU, et sur les continents, des torrents furieux roulant de cataractes en cataractes; ou Teau limpide d'une rivière argentée, amenée mollement, le long d'un rivage fleuri, vers un lac paisible que la lune éclaire de sa lumière biaoehàtre. Sur les mers, grandeur, puissance, beauté sublime, tout annonce la nature créatrice, tout la montre manifestant sa gloire et sa magnificence : sur les bords enchanteurs des lacs et des rivières, la nature créée se fait sentir avec sas charmes les plus doux; l'Ame s'émeut; l'espérance l'échauffé ; le souvenir l'anime par de tendres regrets, et la livre à cette affection si touchante, toujours si favorable aux heureuses inspirations. Ah 1 au milieu de ce que le sentiment a de plus puissant et de ce que ie génie peut découvrir de plus grand et de plus sublime, comment n être pas pénétré de cette force intérieure, de cet ardent amour de la science, que les obstacles, les distances et le temps accroisseut au lieu de le diminuer?
Ce domaine, dont les bornes sont si reculées, n'a été cependant accordé qu'aux Poissons considérés comme ne formant qu'une seule classe. Si on les examine groupe par groupe, on verra que presque toutes les lamilles parmi ces animaux paraissent préférer chacune une espace particulier plus ou moins étendu. Au premier coup d*œil, on ne voit pas aisément cominent les eaux peuvent présenter assez de diversité pour que les différents genres, et même quelquefois les différentes espèces de Poissons, soient retenus par une sorte d'attrait particulier dans une place plutôt que dans une autre. Que Ton considère cependant que l'eau des mers , quoique bien moins inégalement .
échauffée aux difft^rentes latitudes que l'air de l'atmosphère, offre des températures très variées, surtout auprès des rivages qui la bordent, et dont les uns, brûlés par un soleil très-voisin, réfléchissent une chaleur ardente, pendant que d'autres sont couverts de neiges, de frimas et de glaces ; que l'ou se souvienne que les lacs, les fleuves et les rivières sont soumis à de bien plus grandes in^lités de chaleur et de fnud ; que l'on ai»l)renne qu*il est de vairte» réservoirs natu-
POl
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PCM
rels auprès des sommets des plus hautes montagnes, et à plus de deux mille mètres au-dessus du niveau de la mer^ où les Poissons remontent par les rivières qui en découlent, et où ces mômes animaui vivent, se multiplient et prospèrent ; que Ton pense que les eaux de presque tous les lacs, des rivières et des fleuves, sont très-douces et légères, et celles des mers salées et pesantes ; que l'on ajoute, en ne faisant plus d'attention à cette division de TOcéan et des fleuves, que les unes sont claires et limpides, )>endant que les autres sont sales et limoneuses ; que celles-ci sont entièrement calmes, tranquilles, et, pour ainsi dire, immobiles, tandis que celles-là sont agitées par des courants, bouleversées par des marées, précipitées en C4iscades, lancées en torrents, ou liu moins entraînées avec des vitesses plus ou moins rapides et plus ou moins constantes : que Ton évalue ensuite tous les degrés que Ton peui compter dans la rapidité, dans la pureté, dans la douceur et dans la chaleur des eaux; et qu'accablé sous le nombre infini de produits que peuvent donner toutes les combinaisons dont pes quatre séries de nuances sont susceptibles, on ne demande plus comment les mers et les continents peuvent fournir aux Poissons des habitations très-variées et un trè^grand nombre de séjours de choix.
Mais ne descendons pas encore vers les espèces particulières des animaux que nous voulons connaître; ne remarquons même pas encore les différents groupes dans lesquels nous les distribuerons ; ne les vovons pas divisées en plusieurs familles, placés dans divers ordres; continuons de jeter les yeux sur la classe entière ; exposons la forme générale qui lui appartient, et auparavant voyons quelle est son essence, et déterminons les caractères qui la distinguent de toutes les autres classes d*6tres vivants.
On s'apercevra aisément, en parcourant celte histoire, qu'il ne faut pas, avec quelques naturalistes, faire consister le caractère dislinetifde la classe des Poissons dans la présence d'écaillés plus ou moins nombreuses, ni même dans celle de nageoires plus ou moins étendues, puisque nous verrons de véritables Poissons paraître n'être absolument revêtus d'aucune écaille, et d'autres être entièrement dénués de nageoires. Il ne faut pas non plus chercher cette marque caractéristique aans la form'd des organes de la circulation, que nous trouverons, dans quelques Poissons, semblables è ceux que nous avons observés dans d'autres classes que celle des derniers animaux. Nous nous sommes assurés d'un autre côté, par un très-grand nombre de recherches et d'examens, qu'il était impossible d'indiquer un moyen facile è saisir, invaria« ble, propre à tous les individus, et applicable à toutes les époques de leur vie, de séparer la classe des Poissons des autres êtres organisés, en n'employant qu'un signe unique, en n'ayant recours, en quelque sorte, qu'à un point de la conformation de ces animaux.
Mais voici la marque constante, et des pii« aisée« à distinguer, Que la nature aeropreime sur tous les véritables Poissons ; voici, pour ainsi dire, le sceau de leur essence. La rougeur plus ou moins vive du sang des Poissons empêche, dans tous les temps et dans tous les lieux, de les confondre avec les la. sectes, les Verset tous les êtres vivants ao\.
3uels le nom d'animaux à sang blanc a é(> onné. 11 ne faut donc plus que réunira fe caractère un second signe aussi sensible, aussi permanent, d'après lequel on imh% dans toutes les circonstances, tracer d'une main sûre une ligne de démarcation etiir^ les obiets actuels de notre étude, et les Refn tiles, les Quadrupèdes ovipares, les oiseaoï. les Quadrupèdes vivipares et rhomme, qai tous ont reçu un sang nlus ou moins rouge comme les Poissons, lliaut surtout que cette seconde marque caractéristique sépare ces derniers d'avec les cétacés , que Ton a û souvent confondus avec eux, et qni néaDrooins sont compris parmi les aoimaoi à mamelles, au milieu ou à la suite des Quadrupèdes vivipares, avec lesquels ils soi.t réunis par les liens les plus étroits. Or, l'bomme, les animaux à mamelles, les oiseaux, les Quadrupèdes ovipares, lesSer*
Ïients, ne peuvent vivre, -au moins pndant ongtemps, qu'au milieu de l'air de ratmosphère,et ne respirent que par de véritables poumons, tandis que les Poissons 0flt|uD orgaof respiratoire auquel le nom debronckimé^i donné, dont la forme et la nature sont trèsdifférentes de celles des poumons, elquiot^ peuvent servir, au moins longtemps, qu<* dans l'eau, à entretenir la vie de lanim.^). Nous ne donnerons donc le nom de Poisx)» qu'aux êtres organisés qui ont le sang rou^*et respirent par des branchies. Otez-leur tiU de ces deux caractères, et vous n'aurez plus \m Poisson sous les yeux ; privez-les, p ( exemple , de sang rouge, et vous pouirfz considérer une Sépie, ou quelque autre e>pèce de Ver, à laquelle des branchies oî été données. Rendez-leur ce sang oolore, mais remplacez leurs branchies iwir des poumons, et, quelque habitude de vivre au milieu des eaux que vous présentent alors les objets de votre examen, vous pourrez les reléguer parmi les Phoques, les Lamantins ou les cétacés ; mais vous ne pourrez» en aucune manière, les inscrire parmi les animaux auxquels cette histoire est cuosicrée.
Le Poisson est donc un animal dont h sang est rouge et qui respire au milieu f^ l'eau par le moyen de branchies.
. Tout le monde connaît sa forme générale: tout le monde sait qu'elle est le plus sou^^ allongée, et que l'on distingue reoseoubleiK son corps en trois parties, la tête, le corps proprement dit, et Ja queue, qui comiDeiice a l'ouverture de l'anus.
Parmi les parties extérieures qu'il 1*^ présenter, il en est que nous devons, ^ ce moment, considérer avec le plus <^'^"'** tion, soit parce qu'on les voit suppM''^ tous les animaux de la classe qut »o«»
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POISSONS, ETC-
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a^v^ons sous les yeui, soit parce qu^on ne le^ trouTc que sur un très-petit nombre d*antres êtres TÎvants et à saug rouge, soit eofin parce que de leur présence et de leur forme dépendent beaucoup la rapidité des naouTeinents, la force de la natation, et la JirectioB de la route du Poisson : ces parties r«roarquables sont les nagoires.
On De doit, èla rigueur, donner ce nom de miEgeoirts qu'à des organes composés d*une membrane plus ou moins lai^e, haute et épaisse, et soutenue par de petits cylindres
Clus ou moins mobiles, plus ou moins nom* reui, et auxquels on a attaché le nom de rayons^ parce qu'ils paraissent quelquefois disposés comme des rayons autour d'un ct^ntre. Cependant il est des espèces de Poissons sur lesquelles des rayons sans meml^rane, ou des membranes sans rayons, ont fl"«çu arec raison et par conséquent doirent o^onserrer la dénomination de nageoires, à cz^ause de leur position sur l'animai et de l'usage gue ce dernier peut en faire.
Mais ces rayons peufent è tre.de différente viature : les uns sont durs et comme osseux ; les autres sont flexibles, et ont presque tous les caractères de Yéritables cartilages.
Examinons les rayons que Ton a désignés far le oora d'osseux.
Il faut les distinguer en deux sortes. Plu- Meurs sont solides, allongés, un peu coni- <|ues9 terminés par une pointe piquante ; ils semblent formés d'une seule pièce : leurstructure, si peu composée, nous a déterminés à les appeler rayons impies^ en leur conser- Tant cependant le nom iïaiguillonsy gui leur a élé donné par plusieurs naturalistes, à cause de leur terminaison en piquant fort e\ délié. Les autres rayons osseux, au lieu d'être aussi simples dans leur construction, sont composés de plusieurs petites pièces /flacées les unes au-dessus des autres ; ils sont Yéritablement articulée^ et nous les nommerons ainsi.
Ces petites pièces sont de petits cylindres assez courts, et ressemblent, en miniature, à ces tronçons de colonnes que Ton nomme lambaun^ et dont on se sert pour construire les hautes colonnes des Tastes édiGces. Nonseulement les rayons articulés présentent Diie suite plus ou moins allongée de ces tronçons ou petits cylindres ; mais, à mesure qyié l'on considère une portion de ces rayons plus éloignée du corps de l'animal, ou,, ce qui est la même chose, de la base de la nageoire, on les voit se diviser en deux ; chacune de ces deux branches se sépare en deux branches plus petites, lesquelles forment aussi chacune deux rameaux ; et cette sorte de division, de ramification et d'épanouissement, qui, pour tous les rayons, se fait dans le même plan, et représente comme un éventail, s'étend quelquefois è un bien plus grand nombre de sé{Nirations et de bifurcations successives.
Ces articulations, nui constituent l'essence d'un très-grand nombre de rayons osseux, se retrouvent et se montrent de la même manière dais les Cartilagineux; mais,
pour en bien voir les dispositions, il faut regarder ces rayons cartilagineux contre le jour, à cause d nne espèce de couche de nature cartilagiueuse et transparente, dans laquelle elles sont comme enveloppées (1). Au reste, tous les rayons, tant osseux que cartilagineux, tant simples qu'articulés^ sont plus ou moins transparents, excepté quelques rayons osseux simples et très-forts, que nous remarquerons sur quelques espèces de Poissons, et qui sont le plus souvent entièrement opaques.
Nous avons déjà dit qu'il y avait des Poissons dénués de nageoires; les autres en présentent un nombre plus ou moins grand, suivant le genre dont ils font partie, ou l'espèce à laquelle ils appartiennent. Les uns en ont une de chaque côté de la poitrine ; et d'autres, à la vérité très-peu nombreux, ne montrent pas ces nageoires pectorales,
Îui ne paraissent jamais qu'au nombre de eux, et que l'on a comparées, à cause do leur position et de leurs usages, aux extrémités antérieures de plusieurs animaux, aux bras de l'homme» aux pattes de devant des Quadrupèdes, ou aux ailes des oiseaux.
Plusieurs groupes de Poissons n'ont aucune nageoire au-dessous de leur cori^s^ proprement dit ; les autres eo ont, au contraire, une ou deux situées ou. sous 1.*» Rorge, ou sous la poitrine, ou sous le ventre^ Ce sont ces nageoires inférieures que l'on a considérées comme les analogues des pieds de l'homme,^ ou des pattes de derrière des Quadrupèdes.
On voit quelquefois la partie supérieure du corps et de la queue des Poissons abso^ lument sans nageoires; d'autres fois on compte une ou deux, et môme trois nageoires dor* sales ; l'extrémité de la queue peut montrer une nageoire plus ou moins- étendue, ou n'en présenter aucune, et enfin le dessous de la queue peut être dénué ou garni d'une ou de deux nageoires, auxquelles on a donné le nom do nageoirei de ranus.
Un Poisson peut donc avoir depuis une jusqu'à dix nageoires, ou organes de mouvement extérieurs et plus ou moins puissants.
Pour achever de donner une idée nette de la forme extérieure des Poissons, nous^ devons ajouter que ces animaux sont recouverts par une peau qui, communément, revêt toute la surface. Cette peau est molle et visqueuse ; et quelque épaisseur qu'elle puisse avoir, elle estd'autant plus flexible et d'au-* tant plus enduite d'une matière gluante qui la pénètre profondément, qu'elle parait soutenir moins d'écaillés, ou être ganiie d'é^ cailles plus petites.
Ces dernières productions ne. sont pas particulières aux animaux dont cet ouvrage doit renfermer l'histoire : le Pangolin, et le Pbatagin, parmi les Quadrupèdes àmamelles,
(1) Oo peat reconnaître partîcalièreiaent cette disposition dans les niyons des nageoires pectorales de lu Raie baiis, de la Kaie boiklée, et d'autres Poissons du inéiue genre.
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presque tous les Quadrupèdes ovipares, et pesque tous les Serpents, en sont revêtus ; et cette sorte de tégument établit un rapport d'autant plus remarquable entre la classe des Poissons et le plus grand nombre des autres animaux à sang rouge, que presque aucune espèce de Poisson n on est vraisemblablement dépourvue. A la vérité, il est quelques espèces, parmi les objets de notre examen, sur lesquelles l'attention la plus soutenue, Tœil le plus exercé, et même le microscope , ne ])euvent faire distinguer aucune écaille pendant que Tanimal est encore en vie, et que sa peau est imbibée. de cette mucosité gluante qui est plus ou moins abondante sur tous les Poissons ; mais lorsque l'animal est mort, et que sa peau a été naturellement ou artificiellement desséchée, il n'est peut-être aucune espèce de Poisson de laquelle on ne pût, avec un peu de soin, détacner de très-petites écailles, qui se sépareraient comme une poussière brillante, et tomberaient comme un amas de très-petites lames dures, diaphanes et éclatantes. Au reste, nous avons plusieurs fois, et sur plusieurs Poissons que l'on aurait pu regarder comme absolument sans écailles, répété avec succès ce procédé, qui, même dans plusieurs contrées, est employée dans des arts trèsrépandus, ainsi qu'on pourra le voir dans la suite de cette histoire.
La forme des écailles des Poissons est très- diversifiée. Quelquefois la matière qui les compose s^étend en pointe, et se façonne en aiguillon; d'autres fois elle se tuméGe, pour ainsi dire, se conglomère et se durcit en callosités, ou s'élève en gros tubercules ; mais le plus souvent elle s'étend en lames unies ou relevées par une arête. Ces lames, qui portent avec raison le nom d'écaillés proprement dites, sont ou rondes, ou ovales, ou hexagones ; une partie de leur circonférence est quelquefois finement dentelée : sur quelques espèces elles sont clair-semées et très-séparées les unes des autres , sur d'autres espèces elles se touchent, sur d'autres encore elles se recouvrent comme les ardoises placées sur nos toits. Elles communiquent au corps de l'animal par de petits vaisseaux dont nous montrerons bientôt Tusage; mais d'ailleurs elles sont attachées à la peau par une partie plus ou moins grande de leur contour. Et remarquons un rapport bien digne d'être observé. Sur un grand nombre de Poissonsqui vivent au milieu de la haute mer, et qui, ne s'approchant que rarement des rivages, ne sont exposés qu'à des frottements passagers, les écailles sont retenues par une moindre por^ tion de leur circonférence ; elles sont plus attachées, et recouvertes en partie par 1 épiderme, dans plusieurs des Poissons qui fréquentent les côtes et que l'on a nommés lU^ ioraux ; elles sont plus attachées encore, et recouvertes en entier par ce même épiderlue, dans presque tous ceux qui habitent dans la vase, et y creusent avec effort des asiles assez profonds.
Iléuiiisscz à ces écailles les callosités, les
tubercules, les aiguillons dont les Poiisom peuvent être hérissés ; réunissez-y surtoui des espèces de bouclierssolides, et des croûtes osseuses, sous lesquelles ces animaoi out souvent une portion considérable d« leur corps à l'abri, et qui les rapprochai par de nouvelles conformités, de la familk des Tortues, et vous aurez sous lesyeoiles différentes ressources que la nature a accordées aux Poissons pour les défendre cooire leurs nombreux ennemis, les diverses armes ()ui les protègent contre les poursaites multipliées auxquelles ils sont exposés. Mais ils n'ont pas reçu uniquement la coiformation qui leur était nécessaire pour se f;arantir des dangers qui les menacent; il eur a été aussi départi de vrais moycDsd'aitaque, de véritables armes offensives, souvent même d'autant plus redoutables pour l'homme et les plus favorisés des animaoi, qu'elles peuvent être réunies à un corps d qq très-grand volume, et mises eu mouieiDeol par une grande puissance.
Parmi ces armes dangereuses, jetons d^ibord les yeux sur les dents des Poissons. Elles sont en général fortes et nombreuses. Mais elles présentent différentes formes: les unes sont un peu coniques ou comprimées, allongées, cependant pointues, quelqudbis dentelées sur leurs bords, et souvent recoorbées ; les autres sont comprimées et terminées à leur extrémité par une lametraBchante ; d*autres enfin sont presque dennsphériques, ou même presque entièreme&l aplaties contre leur base. C'est de leurs différentes formes, et non pas de leur positicoef de leur insertion dans tel ou tel os des mâchoires, qu'il faut tirer les divers noms que l'on oeut donner aux dents des PoissooSiet que l'on doit conclure les usages auxquels elles peuvent servir. Nous nommerons, en conséquence, dénis molairen celles qui,éUD{ demi-sphériques ou très-aplaties, peureotbcilement concasser, écraser, broyer lescori» sur lesquels elles agissent ; nous doDoeroos le nom iïincisives aux dents comprimées dont le côté opposé aux racines présente une sorte de lame avec laquelle l'animal peut aisément couper, trancher, et diviser, comme l'homme et plusieurs Quadrupèdes vivipares divisent, tranchent et coupent avec leurs dents de devant; et nous emploierons la dw^ nomination de lamaires pour celles qui, <>longées, pointues et souvent recourbées, accrochent, retiennent et déchirent la proie de l'animal. Ces dernières sont celles qu« Ton voit le plus fréquemment dans la bouche des Poissons ; il n'y a mêmeau'un Ir^ petit nombre d'espèces qui en prosententde molaires ou d'incisives. Au reste, ces trws sortes de dents incisives, molaires ou Iaoi<|' res, sont revêtues d'un émail assez épau dans presque tous les animaux doot nojU publions rîiistoire ; elles diffèrent peudiuleurs les unes des autres par la forroede leurs racines, etparleur structureintéricBj*. qui en général est plus simple quecelleo^s dents de Quadrupèdes à mamelles* Dausle^ laniaires, par exemple, cette structure ««
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l>résenle souvent qu'une suite de cAoes plus ou moiDS i^uliers, embullés les uns dans les autres, et dont )e plus ialériuur renferme ane assez grande cavité, au moins dans les «lents qui doivent 6tre rempiacées par des deots nouvelles, et que ces dernières, logées dans cette méoie cavité, poussent en dehors en se déreloppanU
Hais ces trois sortes de dénis peuvent #tre distribuées dans plusieurs divisions, d'après leur manière d'être attachées el la place qu>Kes occupent ; et par là elles sont «ncore plus séparées de celles de presque tous les animaux à sang rouge.
Eo effet, les unes sont retenues presque ÎBWfibiles dans des alvéoles osseux ou du ■toins très-durs ; les autres ne sont mainte- Does par Inurs racines que daas des capsules meoiiiraaeuses, qui leur peroieUect de se relever et de s'abaisser dans différentes directions, h la volonté de l'animal, et d'être ainsi efnplojéesavec avantage, ou tenuescoucbées eten réserve pour de plus grands efforts. D'va autre cblé, les mâchoires des Poissons ne sont pas les seules parties de leur bouche qui puissent être armées de dents : leur palais peut en être hérissé ; leur gosier peut aussi en être garni ; et leur langue même, presque loiyours attachée, dans la l^tts grande partie de sa circonférence, par ■■le membrane qui la lie aux portions de la bouche les plus voisines, peut être plus adhérente encore i ces mêmes portions, et montrer sur sa surface des rangs nombreux et serrés de dentâ fortes et acérées.
Ces dents mobiles ou immobiles de la langue, du gosier, du palais et des michoires, ces instruments plus ou moins meuririers peuvent exister séparément, ou paraître plusieurs ensemble, ou être tous reunis dans le même Poiiisriu. Et toutes les combinaisons
3 se leurs dilférents mélanges peuvent prouire, et qu'il faut mulLi|)lier par tous les degrés (le grandeur et de force, par toutes les formes extérieures el intérieures, par tous tes nombres, ainsi que par toutes les rangées qu'ils peuvent présenter, ne doiventelles pas produire une très-grande variété parmi les moyens d'attaque accordés aux
Ces afmes offensives, quelque multipliées et quelque dangereuses quelles puissent être, ne sont cependant pas les seules que la nature leur ait données : quelquesHios unt reçu des piquants longs, forts et mobiles, avec lesquels ils peuvent assaillir vivement et blesser profondément leurs ennemis ; et tous ont été pourvus d'une queue plus ou moins déliée, mue par des muscles puissants, et qui, lors même qu'elle est dénuée d'aiguillons el de rayons de nageoires, peut être assez rapidement agil('>e pour frapper une {M'oie par des coups violents et redoublés.
Uais, avant de chercher à peindre les habitudes remarquables des Poissons, examinons encore un moment les premières causes des phénomènes que nous devons ex- |ioser. Occu|)ons-nous encore de la forme de ces animaux; et en continuant de renvojcr
l'examea des détails qu'ils pourront nous offrir, aux articles particuliers de cet ouwge, jetons un coup d'œil g^iéral sur leur conformation intérieure.
A la suite d'un gosier quelquefois armé de dents propres k retenir et a déchirer une proie encore eo vie, el souvent assez extensible pour recevoir des aliments volumineux, le canal intestinal, qui r prend son Origine et se terminée l'anus, s élargit el reçoit le nom d'estomac. Ce viscère, situé dans le sens de ia longueur de l'animai, varie dans les différentes espèces par sa figure, sa grandeur, ré|iaisseur des membranes qui le composent, le nombre et la profondeur des plis que ces membranes forment ; il est même quelques Poissons dans lesquels un étranglement très-marqué le divise en deux portions assez distinctes pour qu'on ait dit qu'ils avaient deux estomacs, el il en est aussi dans lesquels sa contexture, au lien d'être membraneuse, est véritablement muscul l'use.
L'estomac communique parnnc onverture avec l'iatestin proprement dit ; mais, enti« cesdeux portions du canal intestinal, on voit, dans le plus grand nombre de Poissons, des appendices ou lujaux membraneux, cylindriques, creux, ouverts uniquement du cAlé du canal intestinal, et ayant beaucoup de ressemblance avec le cœcumde l'homme et dfs Quadrupèdes à mamelles- Ces appendices sont quelquefois longs et d'un plus petit diamètre que l'iutestin, et d'autres fois assez gros et trësK»urts. On en compte, suivant les espèces que l'on a sous les jeux» depuis un jusqu'à plus de cent.
L'intestin s étend presque en droite lign»dans plusieurs Poissons, et particulièrement dans ceux dont U: corps est très-allougé ; il revient vers l'eslomtc, et se replie ensuite vers l'anus, dans je pliis grand oombce des autres Poissons; et, dans quelquas-uns de ces derniers animaux, il presente plusieurs circonvolutions, et est alors plus long que la têie, le corps el la queue considérés ensemble.
On a fait plmieurs observations sur la manière dont s'opère la digestion dans ce tube intestinal ; on a particulièrement voulu savoir quel degré de température résultait de cette opération , et Ton s'est assuré qn'elle ne produisait aucune augmentation sensible de chaleur. Les aliments, qui doivent subir dans l'intérieur des Poissons les altérations nécessaires pour être chan^^s d'abord en chyme, et ensuite en cb;le, no sont donc soumis à aucun agent dont la force suit aidée par un surcroît de chaleur. D'un autre côté, l'estomac du plus grand nombre de ces animaux est trop minces pour q avaient soit brojée point d'être trè.vfac n'est donu pas surpre îles Poissons soient danis et très^actifs.
rate souvent iriangi gée, toujours d'une
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nno vésicule du fiel assez grande, un foie très-volumineux y tnutùt simple, et laiitât divisé en deux ou trois lohes, et quitdans quelques-uns des animaux donl nous traitons, est aussi long que Tabdomen.
Colle quantité et cette force des sucs digestifs sont surtout nécessaires dans les Poissons qui ne présenlcnt presque aucune sinuosité, dans leur intestin, presque aucun appendice auprès du pylore, presc]ue aucune dent dans Teur gueule, et qui, ne pouvant ainsi ni cou|)er, ni déchirer, ni concasser les substances alimentaires, ni com))enser le peu de division do ces substances par un séjour plus long de ces mêmes matières nutritives dans un estomac garni de jietils cœcums, ou dans un intestin très-sinueux et par conséquent très-prolongé, n'ont leurs aliments exposés h la puissance des agents lie la digestion que dans Tétat et pendant le temps le moins propres aux altérations que ces aliments doivent éi»rouver. Ce serait donc toujours en raison inverse du nombre des dents, des appendices de Testomac, et des circonvolutions de Tintestin, que devrait <}lre, tout égal d'ailleurs» le volume du foie, si l'abondance des sucs digestifs ne pouvait ôlre supj»léée par un accroissement do leur activilé. Quelquefois cet accroissement d'élUTgie est aidé ou remplacé par une faculté parlirulière accordée à l'animal. Par exemjile, le Hrochel et les autres Esoces, que Ton doit regarder comme les animatix do proie les plus funestes à un très-grand nombre de Poissons, et qui, consommant une grande quantité d'aliments, n*onl ce(^)endant reçu ni appendices de Peslomac, m intestin trèscontourné, ni foie des plus volumineux, jouissent d*une faculté que Ton ^a depuis ongtemps observée dans d'autres animaux rapaces, et surtout dans les oiseaux do proie les plus sanguinaires; ils peuvent rejeter facilement par leur gueule les diirérentes substances qu'ils ne [>ourraientdîgéroniu'en les- retenant très-longtemps dans i\cs ap|»endices ou des intestins plusieurs fois repliés nui leur manquent, ou en les attaquant par QHS sues plus abondants ou plus puissants que ceux qui leur ont été départis.
Nous n'avons pas besoin de dire que do l'organisation qui donne ou qui refuse cette faculté de rejeter, de la quantité et du pouvoir des sucs digestifs, do la forme et des sinuosités du canal intestinal , dépendent peut-être, autant que de la nature des substances avalées parranimal, la couleur et les autres qualités des excréments des Poissons ; mais nous devons ajouter que ces produits de la digestion ne sortent du corps que trèsramollis, parce que, indépendamment d'autre raison, ils sont toujours mêlés, vers Textréniiié de rintoslin, avec une quantité d'urine d'autant plus grande, qu'avant d'arriver h la vessie destinée à la réunir, elle est liltrée et préparéo dans des reins très-volumineux, l»lacés presque immédiatement au-dessous do Pépinedu dos, divisés en deux dans quelques Poissons, el assez étendus dans presqueious pour égaler l'abdomen en lon'^ueur
Cette dernière sécrétion est cependinl an peu moins liquide dans les Poiswiis qw dans les autres animaux, et n'a-t-elle |»aj c«*Ue consistance un peu plus grande, [larce qu'elle participe plus ou moins delà nalure huileuse que nous remarquerons dans Unîtes les parties des animaux dont nous pu* blions l'histoire 1
Alaintenant ne pourrait-on pas ccfnsîdérer un moment la totalité du cofps (te Poissons comme une sorte de long tuj-au, aussi wj uniforme dans sa cavité intérieure qtiedsM ses parties externes? Le canal inlesnH dont les membranes se réunissent i ses deux extrémités avec les téguments de l'eitérieurdu corps, représenterait la caillé allongée et tortueuse de cette cs|>èco de tube. Kl que l'on ne pense pas que ce point de vue fût sans utilité. Ne p«)urrail-il pas servir, en elTet, à mettre dans une sorte d'évidence ce grand rapport de conformation qui lie tous les ôtres animés, ce modèle simple ri unique d'après lequel l'existence des Cires Trvanlsa été plus ou moinsdi versifiée parhpuff sann; créatrice? El dans co long Uibe ésùs .'<quel nous transformons, pour ainsi tfm/'» corjts du Poisson, n'aperçoil-on pasiriis/j/ît ces longs tuyaux qui coroposonl laplns^Je partie de l'organisation des anîmauilfs^ibi^ simples, d'un çrand nombre de polji»?*
Nous avons été les yeux sur lasnrf?^ extérieure et sur la surface interne de» ^ube animé qui représente, un iDslaot pi>ur nous, le corps des Poissons. Mais les parmi de ce tuyau ont une épaisseur; c'est dans cette épaisseur qu'il faut pénétrer; c'est \i qu'il faut chercher les sources de la rie.
Dans les Poissons, comme dans les autres animaux, les véritables sucs nourriciers sont pompés au travers des pores donl les memnranes de l'intestin sont criblées. Ce chTie est attiré et reçu par une portion de ce système de vaisseaux remarquables, dissi^mioés dans toutes les parties de l'hnimal, liés [tar des glandes propres à élaborer le ligoide substantiel qu'ils transmettent, et aui ont reçu le nom de vaisseaux lactés ou de vair seaux lymphatiques, suivant leurposilioD, ou, pour mieux dire, suivant la nature da liquide alimentaire qui les parcourt.
Les bornes de ce discours el le but de cet ouvrage ne nous permettent pas dnjiposer dans tous ses détails l'ensemble de ces vaisseaux absorbants, soit qu'ils coatieDoeol une sorte de lait qu'on nomme chyle, o*i qu'ils renferment une lymphe nourrici^; nous ne pouvons pas montrer ces canaui sinueux qui pénètrent jusqu'à toutes les c^ viles, se répandent auprès de tous les organes, arrivent à un si grand nombre de poinls de la surface, sucent, pour ainsi dire, partout les fluides surabondants auxquels ils atteignent, se réunissent, se séparent, se divisent, font parvenir jusqu'aux glandes qui'* paraissent composer par leurs circonfoutions, les sucs nélérogènes qu'ils ont as|>irés, les y modifient par le mélange, lest *»• vifient par de nouvelles combinaisons, If*! élaborent par le temos, les oortent entni
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Mfenablemenl préparés jusqu'k deux réppiflcles» el les poussent, par un orifice garni PTaJrules, jusquedans la veine cave, presque I endroit où ce dernier conduit ramené vers cœur le sang qui a servi à fentrelien des flérenles parties du corps de Tanimal. Nous mTODS dire seulement que celte organisa- }D, cette distribution, et ces effets si dignes I l'aileotion du physiologiste, sont trèslalogues, dans les Poissons, aux phénoènes et aux conformations de ce genre lePon remarque dans les autres animaux lang rouge. Les vaisseaux absorbants sont ème pitis sensibles dans les Poissons ; et »l principalement aux observations dont s organes ont été Tobiel dans les animaux fit nous recherchons la nature, qu'il faut pporler une grande partie des progrès iW'on a faits assez récemment dans la conissance des vaisseaux lymphatiques ou iés, et des glandes conglobées des autres iuiaux.
Le sang des Poissons ne sort donc de la inecave, pour entrer dans le cœur, qu'aès avoir reçu des vaisseaux absorbants
I différents sucs qui seuls peuvent donner ttiluide la faculté de nourrir les diverses nies du corps qu'il arrose : mais il n'a ss^îBcore acquis toutes les qualités qui lui ont nécessaires pour entretenir la vie; il ^ul qu'il aille encore dans les organes res- \f^iom recevoir un des éléments essen- W5 tie son essence. Quelle est cependant n)utequ1l suit pour se porter à ces or- D«, el pour se distribuer ensuite dans les îéfenles parties du corf»s? Quelle est la mposilion de ces mômes organes? Montas rapidement ces deux grands objets.
Le cœur, principal instrument de la circuion, presque toujours contenu dans une «brane très-mince que Ton nomme péri" *, et variant quelguefois dans sa figure, itanl l'espèce que l'on examine, ne renme que deux cavités : un ventricule, dont parois sont très-épaisses, ridées, et sou-
II parsemées de petits trous; et une oreilie beaucoup plus grande, placée sur le deit de la partie gauche du ventricule, avec uel elle communique par un orifice garni lieux valvules (1). C'est à celte oreillette arrive le sang avant qu'il soit transmis ventricule; et il y parvient par un ample pptacle qui constitue véritablement la ne cave, ou du moins l'extrémité de cette De,aue Ton a nommé sinus veineux, qui place à la partie postérieure de l'oreillette, |uiy aboutit par un trou, au bord duquel n valvules sont attachées.
-e snn;^, en sortant du ventricule, entre, un orilice que deux autres valvules ount el ferment, dans un sac arlériel ou ^içrande cavité que l'on pourrait («resque nparer à un second ventricule, qui se res-
1) Toutes les fols que nous emploierons les roots Prieur, inférieur, postétieur , supérieur, etc., ii> stip.)<iserotis le Poisson dans sa position b Hi;.iurcile, c'csl-inlire dans la silnali«jn liorizo::-
serre lors(]ue le cmw se dilate, et s'é|^)anouit au contraire lorsque le cœur est comprimé; dont les pulsations peuvent être très-sensibles, et qui, diminuant de diamètre, forme une vérifable artère h laquelle le nom d*aor^0 a été appliqué. Cette artère est cependant ranalogue de celle que l'on a nommée ou/monairedans Thomme^dans les Quadrupèdes h mamelles, et dans d^aulres animaux à sang rouge. Elle conduit, en effet, le sans aux branchies, qui, dans les Poissons, remplacent les poumons proprement dits; et pour le répandre au milieu des diverses portions de cos branchies dans l'étal de division nécessaire, elle se sépare d*abord en deux troncs, dont Tun va vers les branchies de droite, et l'autre vers les branchies de gauche. L'un et l'autre de ces doux troncs se partagent en autant de branches qu'il y a de branchies de chaque côté, et il n'est aucune do ces branches qui n'envoie à chacune des lames que l'on voit dans une brnnchie, un rameau qui se divise, très-près do la surface de ces mêmes lames, en un très-grand nombre de ramilications, dont les extrémités disparaissent à cause de leur ténuité.
Ces nombreuses ramilications correspondent à des ramifications analogues, mais veineuses, qui, se réunissant successivement en rameaux et en branches, portent le sang réparé, et, pour ainsi dire, revivifié par les branchies, dans un tronc unique, lequel, s'avançant vers la queue le long de l'épine du dos, fait les fonctions de la grande artère nommé aorte descendante dans l'homme et dans les Quadrupèdes, et distribue dans presque toutes tes parties du corps le Quide nécessaire à leur nutrition.
La veine qui part de la branchie la plus antérieure ne se réunit cependant avec celle qui tire son origine de la branchie la plus voisine, qu'api-ès avoir conduit le sang vers le cerveau et les principaux organes des sens; mais il est bien plus important encore d'observer que les veines qui prennent leur naissance dans les branchies, non-seulement transmettent le sang qu'elles contiennent au vaisseau principal dont nous venons de parler, mais encore qu'elles se déchargent dans un autre tronc qui se rend directement dans le grand réceptacle par lequel la veine cave est formée ou terminée.
Ce second tronc, que nous venons d'indiquer, doit être considéré comme représentant la veine pulmonaire, laquelle, ainsi que tout le momie le sait, conduit le sang des poumons dans le cœur de l'homme, des Quadrupèdes, des oiseaux et des Reptiles. Une partie du fluide ranimé dans les branchies des Poissons va donc au cœur de ces derniers animaux, sans avoir circulé de nouveau par les artères et les veines; elle repasse donc
fmr les branchies, avant de se répandre dans es différents or^^anes qu'elle doit arroser et nourrir; et peut-être même va-t-elle plus d'une fois, avant de parvenir aux portions du corps qu'elle est destinée à entretenir, chercher (tans ces branchies une nouvelle quantité de priniipes réparateurs
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REPTILES
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Au reste, le san^ parcourt les routes que nous venons de tracer arec plus de lenteur qu*il ne circule dans la plupart des animaux plus rapprochés de Thomme crue les Poissons. Son mouvement serait bien plus relardé encore, sUI n*étaitdû qu'aux impulsions oue le cœur donne, et qui se décomposent et s^anéantissent, au moins en grande partie, au milieu des nombreux circuits des vaisseaux sanguins, et s*il n'était pas aussi produit par la force des muscles qui environnent les artères et les veines.
Mais quels sont donc ces ofKanes particuliers que nous nommons branchies (1), et par quelle puissance le sang en reçoit-il le principe de la vie?
Ils sont bien plus variés que les organes respiratoires des animaux que l'on a regardés comme plus parfaits. Us i>eu vent différer, isn effet, les uns des autres, suivant la famille de Poissons que l'on examine, non-seulement par leur forme, mais encore par le nombre et par les dimensions de leurs parties. Dans quelques espèces, ils consistent dans des poches ou bourses composées de membranes plissées (2), sur la surface des* quelles s'étendent lesramiBcations artérielles et veineuses dont j'ai déjà parlé; et jusqu'à présent on a compté de chaque côté de la tète six ou sept de ces poches ridées et è grande superGcie (3).
Mais le plus souvent les branchies sont formées par plusieurs arcs solides et d'une courbure plus ou moins considérable. Chacun de ces arcs appartient à une branchie particulière.
Le long dé la partie convexe, on voit quel* quefois un seul rang, mais le plus communément deui rangées de petites lames plus ou moins solides et flexibles, et dont la figure varie suivant le genre et quelquefois suivant Tespèce. Ces lames sont d'ailleurs un peu convexes d'un côté, et un peu concaves du côté opposé, appliçiuées l'une contre l'autre, attachées à l'arc, liées ensemble, recouvertes par des membranes de diverses épaisseurs, ordinairement garnies de petits poils plus ou moins apparents, et plus nombreux sur la face convexe que sur la face concave, et revêtues, sur leurs surfaces, de ces ramifications artérielles et veineuses si multipliées, que nous avons déjà décrites.
La partie concave de l'arc ne présente pas de lames ; mais elle montre ou des protubérances courtes et unies, ou des tubérosilés rudes et arrondies» ou des tubercules alloo-
Ï;és, ou des rayons, ou de véritables aiguilons assez courts.
Tous les arcs sont élastiques et garnis vers leurs extrémités de muscles oui ueuvent, sui-
(1) Ces organes ont été aussi appelés ouU$ ; mais nous avons supprimé cette dernière dénomination comme Impropre, partant d^une fausse supposition, et |K>uf ant faire naître des erreurs, ou au moins des ëi|uivoque8 et de rolrscurité.
(2) VoycK Tarticle Péthomyion i.ampbo».
(5) Il y a sept branchies de cha(|ue cété dans les Pctromytous, et six dans les Gasirobrancbes.
vant le oesoin de ranimai, augmenter m mentanéuienl leur courbure, ou leur ioipA. mer d'autres mouvements.
Leur nombre, ou, ce qui est la mime le nombre des branchies est de qailr« chaque côté dans presque tous les Poi quelques-uns cependant n'en ont que droite et trois à gauche (1) ; d'antres en cinq (2). On connaît une espèce de gui en a six, une seconde espèce de la m famille qui en présente sept; et ainsi oo dire que l'on peut compter en tout, dios animaux que nous observons, depuis jusqu'à quatorze branchies : peut-être moins y a-t-il des Poissons qui n*oot qu i ou deux branchies de chaque celé de li
Nous devons fiiire remarquer encore les proportions des dimensions desbra avec celles des autres parties du corps sont f)as les mômes dans toutes les famil de Poissons; ces organes sont moins et dans ceux qui vivent habituelleiBeol fond des mers ou des rivières, à deoieiiii^ ces dans le sable ou dans la vase, qat ém ceux qui parcourent en nageant «pat espaces, et s'approchent souvent dfJmuâttf des eaux (3).
Au reste, quels que soient lakinK,l« nombre et la grandeur des branchies, t^ sont placées, de chaque côté de latèU,ihb une cavité qui n'est qu'une proloogaliiAdt l'intérieur de la gueule; ou siellesnesirt composées que de poches plissées, éècm de ces bourses communique par on oo deoi orifices avec ce même intérieur, peodaii qu*elle s'ouvre è l'extérieur par un auli^ orifice. Mais, comme nous décrirons en déi tail {k) les légères différences que la m\ty ture de ces organes aoporte dans larri"^ du fluide nécessaire a la respiration Poissons, ne nous occupons roaintenaol des branchies qui appartiennent au grand nombre de ces animaux, et qui sistent principalement dans des arcs so et dans une ou deux rangées de lames.
Souvent l'eau entre par la bouche, p<j parvenir jusqu*à la cavité qui, de cbaqueca de la tète, renferme les branchies; et lojj qu'elle a servi à la respiration, et <p*?"^2 être remplacée par un nouveau fluide, ei
s'échappe par un orifice latéral, auQ"^ '{•] donné le nom d' ouverture brimdùale{i)'UiM
(i) f^es Tétrodons.
m Les Raies cl la plupart des Sqwl**-. , .
(3) De grands naturalistes, et mem 1^J|| cru pendant longtemps que lc8Poisaoa8on*r neux avalent de véritables poumons en aw «^ que des brancbics, et ils ks ont en conseqoeort»' parés des autres Poissons, en leur donnaal »c j iVamvhibiet nageurs ; Ton trouvera, dans les a™* relatifs aux Diodons, Pongine de ««tleerrcar.*" on a dû la première réftiiaUon à YK^^èar « Broussonnet.
(4) Dans rarticle PAtiiovixoii uiiraflB.
(5J Dans le plus grand nombre de Poissa»*» J^ ^ a qu une ouverture branchiale de chaque fow ^ lôie; mais, dans les Raies ei dans presque w» Sipiales, il y en a cinq à droite et ««q > P"^'
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POISSONS, ETC