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cinq lours de séjoar dans le corps d'une femelle morte ne suffisaient |>as pour que leur altération comtnençât. tl a pris les œuft teUrs d'une Truite morte depuis quatre
{"onrs et déjà puante ; Ules à arrosés de la iqueur laiteuse d'un mâle vivant; il en a obtenu de jeunes Truites très- bien conformées. Le ;nôme physicien pense que la mort d'un Poisson mâle ne doit pas empêcher le fluide laiteux de cet animal d'être prolifique, tant qu'il conserve sa fluidité. Mais, quoi mi'il en soit, h [»elne les femelles sont-elles débarrassées du poids qui leà tourmentait, que quelques-unes dévorent une partie de^ œufs qu'elles viennent de ï»ondre, et c'est ce qui à donné Heu à l'opinion de ceui qui ont cru qtie certaines fenielles de Poissons ayaient un assez grand soin de leurs oeufs pour les couver dans leuf gueule.
Le plus grand nombre de fenteltes abandonnent cepcnd?inl leurs œdfs dès le lîioment Sa'ellesen sont délivrées : moins contraintes ans leurs facultés, plus libres dans leurs mouvements, elles vont, par de nouvelles chasses, réparer leurs pertes et ranimer leurs forces.
Nous tî'ssto'ns pas besoin de réfuter l'erreur dans laquetlb sont tombés plusieurs naturalistes très-estimables, et particulièrement Rondelet, qui ont cru que l'eAU seule pouvait engendrer des Poissons, parce qu'on en a trouTé dans des pièces d'eau où Ton n'en avait jeté aucun, où Ton n'avait porté aucun œuf, et qui n'araient de communication ni arec la mer, ni avec aucun lac ou étang, ni avec aucune rivière. Nous devons cependant, nfin d'eipllquer ce fait, observé plus d'une fois, faire faire attention à la facilité avec laquelle des oiseaux d'eau peuvent transporter du fVai de Poisson, sur les membranes de jeurs pattes, dans les pièces d'eau isolées dont nous venons de parler.
Mais si nous venons dé faire l'histoire de la fécondation des œuft dans le plus grand nombre de poissons, il est quelques espèces de ces animant parmi les Osseui, et surtout parmi les Cartilagineux, qui présentent des phénomènes différents dans leur reproduction. Faisons connaître ces phénomènes.
Les femelles des Raies, des Squales, de quelques Blennies, de quelques Silures, ne pondent pas leurs ceuf^ ! Us parviennent dans le ventre de la mère h tout leur développement, ils y grossissent d'autant plus facilement qitlls sont, pour ainsi dire, couvés par la chaleur intérieure de la femelle, ils r écloseot, et les petits arrirent tout formés a la lumière. Les Poissons dont l'espèce se reproduit de cette manière ne doiren! pas e^fiendant être comptés parmi les animaux vinpittei : car on ne peut donner ee nom qu a ceux qui , jusqu'au mmiient où ils viennent aujour, tirent immédiatement leul* nourriture du corps même de leur mère, tandis que les ovlt)ares sont, jusqu'à la même époque, renfermés dans un œuf qui ne leur permet aucune communication avec la eorps de la femelle, soit que ce même œuf
éclose dans le ventre de la mère, ou soit qu'il ait été pondu avant d'éclore : m^is ou peut distinguer les Poissons do(it nous venons de parler par l'épithète de Vipères^ qui ne f)eut que rappeler un mode <le reproduction semblable & celui qui leur a été attribué, et qui appartient à tous les Serpents auxquels la aénotnination de Vipère a été appliquée.
Dans le plus grand nombre de ces Poissons vipères , les œufs non-seulement présentent une forme particulière que nous ferons connaître dans celle histoire, mais raontr.ent encore une grandeut* très-supérieure à celle des œufs des autres Poissons. Devant d'ailleurs atteindre è loUt leur volume dans l'intérieur dU corps de la mère, ils doivent être beaucoup moins nombreux que ceux des femelles qui pondent ; et en effet leur nombre ne passe guère cinquante. Mais si ces œufs, toujours renfermes dans l'intérieur de la femelle, contiennent un embrvon vivant, ils doivent avoir été fécondés dans ce mémo intérieur. Les mâles de ces animaux doivent donc rechercher leurs femelles; être attirés vers elle par une affection bien plus vive, bien plus intime, bien plus puissante, quoique peut-être la même dans son principe que celle qui porte les autres Poissons mâles auprès des œuft déià pondus.
Dans quelques autres Poissons, tels que les Syngnathes et le Silure ascite, les œuft sont à peine développés qu'ils sortent du corps de la mère; mais nous verrons, dans la suite de cet ouvrage, qu'ils demeurent attachés sons le ventre od sous ta quede de la femelle, jusqu'au moment où ils éclosent. Ils sont donc vividés pendant qu'ils sont encore retenus à rinleHeur, ou du moins sur la face inférieure du corps de la mère ; il n'est donc pas surprenant qu'il y ait un accouplement du niâle et de la femelle dans les Syngnathes et dârts le Silure ascite, comme dans les Raies, dans les Squales, dans plusieurs Blennies, et dans quelques autres Poissons.
Le temps qui s'écodlc depuis le moment où les «ufs déposés par la femelle sont fécondés par le mâle, jusqu'à celui où les petits viennent à la lumière, varie suivant les espèces; mais il ne paraît pas qu'il augmente'toujours avec leur grandeur. Il est quelquefois de quarante et même de cinquante jours, et d'autres fois il a'esl que de huit ou deiieuf. Lorsquec'est au bout qe neuf jours que le Poisson doit éclore, on voit» dès le second jour, un petit point anipié eotre le jaune et le blanc. Ob peut s'en assurer d autant plus aisément, que tous les œufs de Poisson sont membraneux, et qu'ils sont clairs et transparents lorsqu'ils ont été pénétrés par la liqueur laiteuse. Au troisième jour, on distingue le cœur qui bat, le corps qui est attaché au jaune, et la queue qui est libre. C'est vers le sixième jour <xte I on aperçoit au travers des portions de Tembryon, qui sont très-diaph colonne vertébrale, ce point d'ap'
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parties solides, et les côtes qui y sont réunies. Au septième jour, on remarque deux points noirs qui sont les yeux : le défaut de place oblige le fœtus à tenir sa queue rej^Iiée; mais il s'agite avec, vivacité, et tourne sur lui--môme en entraînant le jaune qui est attaché à son ventre, et en montrant ses Nageoires pectorales, qui sont formées les premières. Enfin, le neuvième jour, un effort de la queue déchire la membrane de rœuf, parvenu alors à son plus haut point d'extension et de maturité. L'animal sort la queue la première, dégage sa tête, respire par le moyen d'une eau qui peut parvenir jusqu'à ses branchies sans traverser aucune membrane, et, animé par un sang dont le mouvement est à l'instant augmenté de près d'un tiers (1), il croit dans les premières heures qui succèdent à ce nouvel état, prèscpie autant que pendant les quinze ou vingt jours qui les suivent. Dans plusieurs espèces le Poisson éclos conserve une partie du jaune dans une poche que forme la partie inférieure de son ventre. Il tire pendant plusieurs jours une partie de sa subsistance de cette matière, ({ui bientôt s'épuise, et à mesure qu'elle diminue, la bourse qui la contient, s'affaisse, s'atténue et disparaît. L'animal grandit ensuite avec plus ou moins de vitesse, selon la famille à laquelle il appartient (2); et lorsqu'il est parvenu au dernier terme de son développement, il peut montrer une longueur de plus de dix mètres (3). En comparant le poids, le volume et la figure de ces individus de dix mètres de longueur, avec ceux qu'ils ont dû présenter lors de la sortie de l'œuf, on trouvera que, dans les Poissons, la nature augmente quelquefois h matière plus de seize mille fois, et la dimension la plus étendue
{^lus de cent fois. 11 serait important, pour e progrès des sciences naturelles, de rechercher dans toutes les classes d'animaux la quantité d'accroissement, soit en masse, soit en volume, soit en longueur, soit en d'autres dimensions, depuis les premiers degrés jusqu'aux dernières limites du déveveioppement, et de comparer avec soin les résultats de tous les rapports que ^on trouverait.
Au reste, le nombre des grands Poissons est bien plus considérable dans la mer que dans les fleuves et les rivières * et l'on peut
(i) On compte soixante pulsations par minute dans un Poisson éclos, et quarante dans ceux qui •ont encore renfermés dans rœuf.
(2) Nous avons appris, par les observations publiés ^r le physicien Hans Hœderstrsem, dans les Mémoires de Facadémie de Stockholm, qu*un Brochet mesuré et pesé à différents âges a présenté les poids et les longueurs suivants :
A 1 an, i 1/2 once de poids,
s ans, iO pouces de long, 4 onces.
(3) Consulicz Tarlicle Squale requin , et celui Squale très-crand.
observer d^aiileurs que presoue touijours, et surtout dans les espèces féroces, les femelleSy comme celles des oiseaux de proie, avec lesquels nous avons déjà va que les Poissons carnassiers ont une analogie trèsmarquée» sont plus grandes que les mêles. Quelque étendu que soit le volume des animaui que nous examinons» ils nagent presque tous avec une grande facilité. Ils ont, en effet» reçu plusieurs organes particuliers propres a. les faire changer rapidement de place au milieu de Teau qu^ils habitent. Leurs mouvements dans ce fluide Souvent se réduire à l'action de monter ou e descendre» et à celle de s'avancer dans un plan horizontal» ou se composent de ces deux actions. Examinons d*abord comment ils s'élèvent ou s'enfoncent dans le sein des eaux. Presque tous les Poissons» excepté ceux qui ont le cocps très-plat» comme les Raies et les Pleuronectes» ont un organe îdtérieur situé dans la partie la plus haute de l'abdomen» occupant le plus soayeol toute la longueur de cette cavité, fréquefluoeot attache à la colonne vertébrale» et lofoe/ nous conservons le nom de vessie mttoi Cette vessie est membraneuse et vahebetucoup dans sa forme» suivant les espèces it Poissons dans lesquels on l'obsene. Ut est toujours allongée : mais tantôt ses dm extrémités sont pointues, et tantôt arroodies» et tantôt la partie antérieure se dinsa en deux prolongations : quelquefois die est partagée transversalement en deux lobes creux qui communiquent ensemble, quel-
auefois ces deux lobes sont placés loogitttinalement à côté l'un de l'autre ; u est même des Poissons dans lesquels elle ^ésente trois et jusqu'à quatre cavités. EUe communique avec la partie antérieure, et quelquefois, mais rarement» avec la partie postérieure de l'estomac» par un petit lajau nommé canal pneumatique» qui aboatit au milieu ou à l'extrémité de la vessie» la plus voisine de la tôte lorsque cet organe est simple» mais qui s'attacoe au lobe postérieur lorsqu'il y a deux lobes placés Tua devant l'autre. Ce conduit varie dans ses dimensions» ainsi que dans ses sinuosités. Il transmet à la vessie natatoire, que ron a aussi nommée vessie aérienne, un ga2 quelconque» qui la gonfle» l'étend» la rend beaucoup plus légère que l'eau» et donne an Poisson la faculté de s'élever au milieu de ce liquide. Lorsqu'au contraire Tanimal veut descendre» il comprime sa vessie natatoire par le moyen des mucles qui enTironoeoi cet organe ; le gaz qu'elle contient s'écbappe par le conduit pneumatique» parvient à 1 e^ tomac» sort du corps par la gueule, par '^ ouvertures branchiales ou par l'anus ; et li
fesanteur des parties solides ou moUesdo oisson entraîne l'animal plus ou looiof rapidement au fond de Teau.
Cet effet de la vessie natatoire sur 1^ cension et la descente des Poissons ne pj» pas être révoqué en doute, puis<jue ino*pendamment (Tautre raison, et ainsi qu'AHédil'a annoncé, il n'est personne qui nepoif^
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f)rouverqQe Jorsqa*on perce avec adresse, ' t par le moyen d'une aiguille convenable, I vessie aérienne d'un Poisson vivant, il ;6j>eut plus s'élever au milieu de Feau, à mus qu'il n'appartienne à ces espèces qui int reçu des muscles assez forts et des na- «oires assez étendues pour se passer, dans aurs mouvements, de tout autre secours.
I est môme des contrées dans lesquelles artde la pèche a été très-cultivé, et où on se ert depuis longtemps de cette altération de 1 Tessie natatoire nour empêcher des Poisons qu'on veut garder en vie dans de grands «quels, de s'approcher de la surface de eau, et de s'élancer ensuite par dessus les )ords de leur sorte de réservoir.
Mais quel est le gaz qui s'introduit dans I Tessie natatoire ?
Fourcroy a trouvé de l'azote dans l'orme aérien d'unecarpe (1) ; d'un autre côté, ) docteur Priestley s^est assuré que la vesle natatoire de plusieurs Poissons conteait, dans le moment où il l'a examinée, de ûxjgèQe mêlé avec une quantité plus ou aoiDs considérable d'un autre gaz, dont il l'a pas déterminé la nature (2). On lit dans es Annales de chimie, publiées en Angleerre par le docteur Dunkan, que le docteur Frtficis Rigby Brodbelt, de la Jamaïque, n'a reecDuià dans la vessie d'un Xiphias espa- ^n que de l'oiygène très-pur (3) ; et enfin cei/e de quelques Tanches renfermait du 132 hydrogène. Il est donc vraisemblable fue, suivant les circonstances dans lesquelles 0 observera la vessie aérienne des Poisûnsy pendant que leur corps n'aura encore prouTé aucune altération, ou leur cadavre l'nt déjà très-corrompu, leur estomac étant ide ou rempli d'aliments plus ou moins dé- Moposés, leurs îfacultés n'étant retenues ir aucun obstacle ou étant affaiblies par la iriadie, on trouvera, dans leur organe na- '^re, des gai de différente nature, 'arquellevoio ces gaz diverss'y sont-ils in- "oduils? Suivant Cuvier, ce serait par sécréon ; et en effet, presque toujours on trouve iinlérieur, et dans répaisseur de la memrwe muqueuse, un corps rouge, charnu, e forme variée, mais d'apparence glandu- ^se. Ce corps très-vasculeux laisse-t-il ^ler lin superflu de gaz contenu dans le H 7 Y aurait-il surabondance d'air dissous ^s les grandes profondeurs en raison de i pression ? Et cette eau , dans les branlues, chargerait-elle le sang si peu abondant f ces Vertébrés, d'un excès d'air et surtout ^ygène T On serait tenté d'en juger ainsi, uand on voit queHumboldt et Provençal ont ^uf 6 une proportion d'oiygèpe plus forte ^^ la vessie, lorsque ce gaz* était seul en «nlact avec la surface de l'eau et devait ^r conséquent être assez abondamment disous. Cet excédent, toutefois, ne pourrait tre rejeté au dehors que chez les Poissons
[1) AmuilM de chimie, l, p. 47.
Ul OEp^rietieeg de pkfiùfue, U 11, p. i^ Aima/ei de médeetne, par le docteur Dunkan, ^.P* 305; et Journal de phy tique, chimie et arUp ^ NkMsoq, septembre 1797.
pourvus d'un canal excréteur ; il resterait assez difficile de comprendre ce qu'il devient chez les autres, à moins de leur supposer un canal qui aurait échappé jusqu'ici aux investigations des anatomistes. Au reste, l'usage essentiel de cette vessie n'en serait pas moins relatif à la locomotion et à la station; c'est le même usage qu'on doit supposer à l'air contenu dans les ceUulosités de Vos des 5etcAe<, qui, selon la remarque de Swammerdam et de Carus, est plus léger que l'eau en raison du gaz qu'il renferme.
Plusieurs espèces de Poissons, telles que les^ Batistes et les Tétrodons, jouissent d'une seconde propriété très-reinarquable, qui leur donne une grande facilité pour s'élever ou s'abaisser au milieu du fluide qu'ils préfèrent : ils peuvent, à leur volonté et avec une rapidité assez grande, gonfler la partie inférieure de leur ventre, y introduire un
f;az plus léger que l'eau, et donner ainsi à eur ensemble un accroissement de volume qui diminue leur pesanteur spécifiaue. Il en est de cette faculté comme de celle de dilater la vessie natatoire ; toutes les deux sont bien plus utiles aux Poissons au milieu des mers qu'au milieu des fleuves et des rivières, parce que l'eau des mers étant salée, et par conséquent plus pesante que l'eau des rivières et des fleuves, qui est douce, les animaux que nous examinons peuvent, avec moins d'efforts, se donner, lorsau'ils nagent dans la mer, une légèreté égale ou supérieure à celle du fluide dans lequel ils sont plongés.
11 ne suflit cependant pas aux Poissons de monter et de descendre ; il faut encore qu'ils
{missent exécuter des mouvements vers tous es points de l'horizon, afin qu'en combinant ces mouvements avec leurs ascensions et leurs descentes, ils s'avancent dans toute sorte de directions, perpendiculaires, inclinées ou parallèles à la surface des eaux. C'est principalement à leur queue qu'ils doivent la faculté de se mouvoir ainsi dans tous les sens ; c'est cette partie de leur corps que nous avons vue s'agiter même dans 1 œuf, en déchirer l'enveloppe et en sortir ia première, qui, selon qu'elle est plus ou moins longue, plus ou moins libre, plus ou moins animée par des muscles puissants,
frousse en avant avec plus ou moins de force e corps entier de l'animal. Que l'on regarde un Poisson s'élancer au milieu de Teau, on le verra frapper vivement ce fluide, en portant rapidement sa queue à droite et à gauche. Cette partie, qui se meut sur la portion postérieure du corps, comme sur un pivot, rencontre obliquement les couches latérales du fluide contre lesquelles elle agit; elle laisse d'ailleurs si peu d'intervalle entre les coups qu'elle donne d'un côté et de l'autre, [ue l'effet de ses impulsions successives [uivaut à celui de deux actions simultanées ; et dès lors il n'est aucun physicien 3ui ne voie que le corps, pressé entre tes eux réactions obliques de l'eau, doit s'échapper par la diagonale de ces deux forces, qui se confond avec la direction du corps et
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de la tète du Poisson. Il es( évident aue plus la queue est aplatie par les cAli^s, plus elle tend h écarter l'eAu par une gtande BUr- Tace, etplufl elle esl repoussée avec rivacité, et contraint l'animal h s'avancer arec promp~ titude. Vollâ pourquoi plus la nageoire qui termine la queue, et qui est placée verticalement, utésente une grande étendue, et plus elle accroît la puissance d'un levier qu'elle allonge, et dont elle augmente tes poinls de contact.
C'est en se servant avec «drpsse de cet ot^ gnne puissant, en varianl l'action de celle queue presque toujours si mobile, en accroissant sa vitesse par toutes leurs Forces, OU ert tempérant sa rapidité, en la portant d'un côté plus vivement que d'un dutre, en la repliant jusque vers la léte, et en la débandant ensuite comme un ressort violent, surtout lorsqu'ils nagent en pariie au-dt'ssus de la surface de l'eau, que les Poissons accélèrent, retardent leur mouvement , changent leur direction, se tournent, se retournent, se précipitent, s'élèvent, s'élancent au-dessus dij fluide auquel ils apperlienitent, franchissent de liaules cataractes, et sautent jusqu'à plusieurs mètres de hauteur (1).
La queue de ces animaux, cet instrument redoutable d'attaque ou de défense, est donc aussi non-seulement le premier gouvernail, mais encore la principale rame des Poissons ; Ils en aident l'aclion par leurs nageoires pectorales. Ces derriîÈrcs nageoires, s'étemla'it ou se resserrant à mesure que les r,iyo;ts rtent ou se rappi oêtre mues sous difavec des vilcîscs [Poissons; non-seuiouv'enient progresuoditler, pour tour- , et même pour ailes se déploient cri Lire, et qu'elles se 'rflppant I eau oppotdul, le jeu etreffet jSsont trôs-semblaimés des Oies, des Canards et des autres oSseaux d'eau ; et il en est de même deceilt des nageoires inférieures, dont l'action est cependant ordinairement moins grande due celle des nageoires pectorales, parce nli'elles présentent jiresque toujours une surface moins étendue.
A l'égard des nageoires de l'anus, l'un de leurs princTpaui usages est d'abaisser le cenffc de gravité de l'adiuiat, et de k' maintenir d'une manière plus stable dans la fiosilion qui lui conviont le mieux.
Lorsqu'elles s'étendent jusque vers la na-
Seoira caudale, elles augmentent la surface e la queue, et par conséquent elles cmcoureiil à la vitesse de la natation ; elles peuvent aussi changer sa direction en bC déplo.vnnt ou ei} se repliant allernalivement fn tout ou ep partie, et un mettant vnsi une iDégaiité plus ou moins grande entre l'iia-
(i) Artldn Squilks et SitiHo^ks.
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pulsion communiquée à Jroite, et cellf qn est reçue h gauche.
Si les nageoires dorsales régnent tm-ilM» d» In queue, elles inflUi-nt, comme crflesJt l'anus, sur la route qile suit t'uniratl n m ia rapidité do ses mouremêJilS ; elles peunai eussi, par leurs diverses on^tniilions H pit les différents plans inclinés qu'îles primitent à l'eau et avec lesquels elles t^ppeniv fluide, augmenter les moyens qu'ilepolfr son poursuivre telle ou telle diredioD; elle* doivent encore, lorsque le poisson est tim fc des courants qui le prennent en lrir(r% contre-balnncer quelquefois l'effet des n'geoires de l'anus, et contribuer à coiisïnM l'équilibre de l'nnimBl i mais le phs souifn elles ne tendraient qu'à délrnire bel énoilibre, et h renverser le Poisson, s( ce Jwnier ne pouVait pas, en ttiouvani ié|MMiiifûl chaque ra.yort de ce* tjageolresjlembii»» et même les coucher sur son dosdinihr totalité, ou dans celles- de leUrspottimi^gl lui offrent le nlus d'obstacles.
Je n'ai pas uesoin d^ t^ire reitlannvtMiment le jeu de la queue et des BjMifff. qui fait avancer les Poissons, peut te Wft en haut ou en bas, indépendammentltiHi gonflement du corps M de toute (fil»*»
de la vessie hafaloire, lorsqu'ao inniii»l*f leur départ leur corps est incliirf, (t 'w tête élevée au-desSUs du ^ilatt horiimul,'» abaissée nu-dessous de ce même 0)d.Oi verra, avec la même fhcitité, que «m M ces animaux qui ont le corps IrèMlépriM de haut en bas, tels que les RSlei et i'^ Pleuronectes, peuvent, tout égal d'ïilIfiR. lutter pendant plus de lehips el »«pl« d'avantage contre un nourant rapide, poot peu qu'ils tiennent I« partie snlérteure ih leur corps un peu élevée, parce ijn'ilnrj ilf
Sréienlent à I eau un plan incliné que « uide tend à soulever; ce qUÎ pennelir»* nimal de n'employer oresque aufnn fBwt pour se soutenir ft telle ou (elle hiulw.i mais do réunir toutes seS forces pourmfi*, Ire son mouvement progressif (1). Et pntt' on observera également sans peine (["p t !e iirincipc le pluS actif de ranalstionf* daris laqneue, c'est dans la trop grande l"fr gueur de \i tête, et dans leS phofMgiHoM qui retendent en avant, que setroUïMll»
nrineipaui obstacles à la vitesse; c'mIi'*''' les parties antérieures qu'est la cause Tt\itdalrlce, dahs les postérieures est ïh nutraire la puissance accélératrice; ellenj'port de cette causé et de celle pnissim détermine la rapidité de la nalelton i^ Poissons.
De cette même proportion dépend j* conséquent la facilité plus ou iilOlns pin*' avec laquelle ils peuvent chercher l'alim'i gui leur convient. Quelques-uns sfrCTif" tent, au moins souvi-nt, de plarites œarii^^ et particulièrement d'algues; d'auHM ""• chercher dans la vase las débris 4w f'1'" organisée, et o' est de.eeui-ci qualoa* ''^
(1) Il Mt il remarquer que ces Poiissai l»#* (i!> manquenl de vessis bBUIairtt.
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