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POISSONS, ETC
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loppé; la surface d^ cerveau est lisse et sans circonvolutions. Les deux hémisphères sont ovalaires, plus ou moins allongés et creusés inlérieurement d'un ventricule; de même que, chez les oiseaux il n'y a point de corps slrié; enfin, è leur partie antérieure, on remarque souvent (des lobules olfactifs assez gros, situés à l'origine des nerfs de la première paire. Les lobes optiaues sont eo général assez grands et places en arrière des hémisphères, sur le même niveau. Le cervelet est au contraire très-petit, et, de même que, chez les autres animaux vertébrés ovipares, il n'envoie pas sous la moelle allongée un prolongement transversal, de manière à y former une sorte d*anneau comme chez .es Mammifères. La moelle épinière, compa- • rée au cerveau, est très-dé veloppée, et on remarque aussi que les nerfs sont plus gros proportionnellement au volume des parties centrales du système nerveux que chez les animaux supérieurs.
La plupart des Reptiles n'ont pas d'organe spécial pour le toucner et en général la sensibilité tactile ne peut être très-développée a raison de la nature de leurs téguments. Quelques-uns ont, il est vrai , la peau compiélement nue et l'épiderme à peine distinct; niais, chez la plupart, elle est recouverte par une couche épidermiqrie épaisse et formée par des lames plus ou moins dures, de madère cornée ou môme osseuse. Chez les Reptiles à peau nue, l'épiderme, de consistance moyenne, so détache et se renouvelle trèssouvent, et, chez les animaux de cette classe où il ofTre plus de consistance, il se détache aussi à différentes époques de l'année, pour, fnire place à un épidémie nouveau ; tantôt cette espèce de mue est partielle, ou du moins l'épiderme ne tombe que par lambeaux ; mais d'autres fois il se détache en entier et conserve la forme de l'animal dont il provient. Les Serpents se dépouillent ainsi plusieurs fois par an.
Les yeux des Reptiles ne présentent rien Je bien remarquable : leur disposition est m général à peu près la même que chez les oiseaux ; mais on n'y trouve que rarement quelque prolongement ayant de Tonalo- ^ie avec le peigne. Les paupières sont ordinairement au nombre de trois, mais quelquefois manquent complètement, comme nous le verrons chez les Serpents.
L'appareil auditif est bien moins complet ^ue chez les Mammifères ou môme les oiseaux. L'oreille externe manque presque toulours complètement; il n'y a jamais de conlue auditive et le tympan est à fleur de tète 9t h nu, ou caché sous la peau; quelquefois môme il n'en existe aucune trace; la caisse a'esld'ordinaire que très-imparfaitement cloisonnée par les os du cr&ne et communioue par une largo fente avec l'arrière-boucne, Jont elle semble quelquefois n'être qu'une dépendance; les osselets de l'ouïe manquent pour la plupart ; enfin le Limaçon est souvent rudimentaire.
la plupart des Reptiles avalent leurs ali-
ments sans les mâcher, et le sens du goût paraît être très-obtus chez tous ces animaux. La langue est quelquefois épaisse et char nue ; mais, en général, elle est mince, sèchs très-protractile et souvent bifide ; quelque* fois elle devient un organe de préhension dont le jeu est très-remarquable.
Il est peu de Reptiles qui vivent uniquement de matières végétales. Presque tous sont carnivores, et, à quelques exceptions près, ne recherchent qu'une proie vivante , qu'ils avalent, en général, sans la diviser: aussi le choix des animaux dont ils se nourrissent, est-il, pour ainsi dire, réglé par le calibre de leur bouche. La plupart ne boivent que peu et peuvent, sans inconvénient supporter des jeûnes très-prolongés.
La bouche est largement fendue et en général armée de dents ; quelauefois on en trouve au palais aussi bien quâux mâchoires : elles ont presque toujours une forme conique, et, en général, au lieu d'être logées dansles alvéoles, elles sont soudées parieur base sur Tos qui les porte. Chez quelques reptiles dépourvus de dents, les mâchoires sont recouvertes d'une lame cornée, dont les bords sont tranchants comme le bec des oiseaux ; mais il n'y a jamais de lèvres charnues et mobiles comme chez les Mammifères.
Des organes glandulaires en assez grand nombre entourent d'ordinaire la bouche des Reptileset y versent soit une humeur gluante, soit de la salive ; quelquefois des glandes, ayant la plus grande analogie avecles glandes salivaires, sécrètent aussi un poison violent. En faisant l'histoire des Serpents , nous aurons l'occasion de revenir sur ce sujet.
Les aliments ne devant pas séjourner dans la bouche, pour y être broyés, le voile du palais aurait été en général inutile, et, en effet, il n'existe presque jamais. Chez la plupart de ces animaux, le pharynx n'est pas distinct de la bouche, et souvent il n'y a môme aucune ligne de démarcation bien tranchée entre l'œsophage et l'estomac, (|ui est simple et de forme variée. Les intestins sont courts et dépourvus d'appendice cœcal ; le gros intestin diffère peu de l'intestin grôle et se termine dans un cloaque où viennent aboutir aussi les canaux urmaires et les organes de la reproduction.
Le foie est en général volumineux; le nombre de ses lobes varie de un à trois; la bile est de couleur verte ou brune, et arrive dans l'intestin par deux canaux souvent complètement séparés, et dont l'un directement du foie, l'autre de la vésicule du ûel ; quel-
Juefois ce réservoir est tout à fait séparé u foie. Le pancréas se trouve h sa place ordinaire, et il existe aussi une rate , dont la forme et la position varient.
Les Reptiles ont , de môme que les animaux supérieurs , des vaisseaux lymphatiaues destinés à pomper les produits de la igestion et à les verser dans le torreot de la circulation.
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Le saog ae ces animaui est rouge et à globules elliptiques. Le volume de ces corpuscules est beaucoup plus considérable que chez les Mammifères el les oiseaux, et leur nombre moins considérable. La disposition de l'appareil circulatoire varie; mais, il y a toujours une communication directe entre le système vasculaire à sang rouge el le système vasculaire à sang noir , de sorte que ces deux liquides se mêlent et que tes organes ne reçoivent qu'un sang imparfaitement artérialisé par le travail de la respiration. Presque toujours le cœur se compose de deux oreilles , s'ouvrant dans un seul ventricule. Il en résulte que le sang nrtériel venant des poumons et reçu dans roroillelte çauche, et le sang veineux arrivant des diverses parties du corps dans l'oreillette opposée, se mêlent dans co ventricule commun. Une portion de ce mélange retourne [)ar l'artère aorte dans les divers organes qu'il est destiné à nourrir, une autre se rend aux poumons par des vaisseaux qui naissent immédiatement du ventricule commun ou même de Varlère aorte. 11 paraîtrait que dans les Crocodiles le cœur est conformé de la même manière que chez les oiseaux et les Mammifères, et présente une cloison qui sépare le ventricule droit du ventricule gauche : il eu résulte que le sang artériel ne s'^ mêle pas au sang veineux; mais une disposition particulière des artères opère ce mélange h quelque distance de cet organe, et les vaisseaux de toute la moitié postérieure du corps ne reçoivent que du sang imparfaitement artérialisé. Jusqu'en ces derniers temps , on croyait que , chez d'autres animaux de celle classe (les Batraciens), il n'existait au contraire qu un seul ventricule; mais on a démontré qu'il eu était autrement.
La respiration est peu active chez les Reptiles ; la plupart de ces animaux no consomment que peu d'oxygène, et peuvent en être longtemps privés sans tomber en asphyiie. Du reste la température a It plus grande influence sur ce phénomène, et, dtns la saison chaude, le besoin de respirer se fait sentir bien plus vivement qu'en hiver. Une Grenouille, par exemple, que l'on prive d'air, périt en moins de deux heures en étn, tandis qu'en hiver elle peut coîUiuuer à vivre pendant plusieurs jours. Chez quelques Reptiles, il existe, dans les premiers temps de la vie , des branchies; mais bien;ôt les
tournons se développent, et d'ordinaire les ranchies se flétrissent alors el disj) iraissenl, de telle sorte que le même animal a une respiration d'abord aquatique, (mis aérieine : Il en est même qui conservent ces organes pendant toute \ft vie, et qui , ayant en même temps des poumons, sont complètement amphibies ; mais la plupart des Reptiles n'ont jamais que des poumons. Il ne faut pas en conclure cependant que leur respiration soit toujours exclusivement aérienne; car, chez plusieurs de ces animaux , la peau est aussi un organe respiratoire, et peut agir ,sur l'air dissous dans l'eau aussi bien que
sur l'oxygène gazeux. Chez quelques Ref4iles la respiration cutanée esl môme si aclit*; que, dans certaines circonstances» elle goffit à Fentretien de la vie.
Lespoumons sontorgaflisésd'aDemaQlère peu favorable à une grande actirité de b ioQOtion dwit ils ^ont le siège , car loun cellules çout très-graades, et parcoaiéqueot la surface vasculaire destinée à recevoir le eontact do Vmv peu étendue. Us ae $0Qt pis logés Uans une cavité |iarliou]ière, le tborii n'etAntpas séparé de labdotuea par un muscle diaphi^me , et l'air ne se reoouTelle dans leur iiUérieur qu'avec moias de facilité et de régularité que chez les aaioiaux supérieurs.
Les Re^Hiles soat tous des aniami ï sang froid, c'esl-à-dire qui ne prodaisiol pas assez de chaleur |)our avoir une ienpé* rature sensitriement au-dessus de odle de Tatmosphère. Toat leur corps s'écbaufeoa se refroidit en même temps que le «iifli ambiant, et les cbaotjeaieQtsde l^sû^énlm qu ils éprouvent ainsi, influeiUpui^nial £ur toutes leurs fonctions. Une chalmm viron quarante à cinquante degrés esl ^sa^ tement funeste à la plupart de casioUMi et le froid tend à ralentir chez eui lOtth {>)iénomènes vitaux. En hiver , la ptopvt d'entre eux ne oeuvent plus digérer les «r tières ingérées aans leur estomac el aeprco lient i>as d'aliments. Leur respiratioo se ralentit aussi de la manière la plus remarquable. Une grenouille, par exemple, qui en dé uérit asphixiée en moins de deux heures pit la privation complète d'«ùr ou même (»if la slrangulalion, peut, dans la saisoo froide, résistera Tasphyxie pendant plusieurs joiiri et vivre pendant plusieurs mois, sais faire entrer d'air dans ses poumons, mais ï ïMt de la respiration cutanée seulemeul. Mn\, rabaissement de la température déterraiue sou vent chez ces ani maux u^engourdissemeDl
léthargique analogue à celui des animaui hibernaux.
Les sécrétions ne présentent dans celte classe rien (\e bien remarquable, si ce o'esl la production du venin chez certains Serpents. L'appareil urinaire se compose ue deux reins, dont les canaux excréteurs se rendent en général directement dans le cloaque; quelquefois ceuendanl il y a une vessie urinaire. Quant a la composition chimique de l'urine, elle varie.
De mômç que les oiseaux , le| Kenliiw n'ont pas de mamelles pour allaiter leurs petits, et se reproduisent par des œufs;5H»lemeut ceux-ci éclosent quelquefois avaut la ponte, el on donne le nom cTovoritipfr^f aux animaux chez lesquels ce phénomt*''^ s'observe.
La classe des Reptiles présente Q(^'f-' types principaux, et se divise par ciP^'* quent en quatre ordres : les ChéUmf^*'^^ Tortues, 1rs Sauriem, les Ophidiens ou Strpenls et les Batracietis, dont voici les car«^^ tères les plus importants.
P0ISS0M8, ETC.
par une carapace. ( Uy choires dëpoui Itucs Je deniB Rcsprralioni f. «nurvii / 8»™" d'ime en-
. (Point de JmélaniOTpl) /pi^au prestiue loQ- Uours écailleuse. )
lyantpas decs' rapace. Hàcfaoires a renées de denU et uns çdveloppe cornée, de membres "
Corps dépoui ,.
I dents. (En général, point je paiipiè-
\Tes mobiles.)
RespirAion d'alwnl branchiale , puis pulmonaire
■ (qoelquerdisen infime temps branchiale M pulmonaire;
I engéBérnldexmctamorplioseB; peau nue.engénénides
l inembn^s; poiot d'ongles).
OKBU
CBÉLONium,
o PHI Dans.
Distribution géographiqur. — Le petit DOmbre des espèces qui ré présente ni en France les deux classes de tteptiles proprement dits et des AmphlbicDS^ nuus permettra d'en donner ta lisEe complète, et en [sCme tenu» de signaler corn paratire ment les nsnresae notre Faune, et ceux du reste ik Iwirope.
iâptUet Chéhnitnt. — ToaTUE QaecQus, {Ttitudo j/r(ec<i);EairDBDR[.«HBiiCrtsFiBiiNt, {Ew^ Cîttpica ou iutta). Ces deux espèces viTSUeL 4e reproduisent dans nos provîn- (« méridionales, en Provence et en Lan- ,i:ueiloc. L'Eitrope possède eucore en Espagw l'Emyt ligriti et an Grèce \i; Teslûdo margarita; lu Dermatachetyi coriacea , OU Sphargit coriacea qui est une Tortue de l'oci^aD Atlantique, a été quelquefois prise ^ur nos côtes. On en cite un indjridu échoué Drès de Frootignan, golfe de Lyon lans la Xléditerranée, h l'époque de Rondeel ; un autre dans le même golfe près du lort de Celte en 1727; un troisième sur les ditis de l'Océan à l'embouchure de la Loire, 1 un quatriètnedans la peiite baie de Croisic l.oire-Iurérieure) en 1838. Ajoutons que les 'aunes anglaises signalent la CAe/o»ia imbrilUa ou le Caret, comme échouant à de longs ntervalles sur le§ côtes de la Grande-Breawio.
Etnydo-Saurimt ou Crocodiles. Aucune spèce dans la Faune actuelle. Vaurien* et iphidieni. Nous avons en France» dans le ;eiiro Lézard, Lacerla : L. Ocellé, t. oceltta, du Midi ; L. ve{'t, L, viridit, auquel se ■ipport:! comme vaiiété le L bilineata; on c trouve jusqu'auprès de Paris et dans tous i;s départements du Sud; L. agilti: L.
•chrtbersii que M. Hnlandre dit avoir liuuvé uprès de Melz, et qui est rré((ueiit en Au< riche, L. d'Egards, L. Edaariit, Dug. ; ZooocaC.uérin, Tli. Corleau.
Le Gecko oruinaihe {Gecko ptatydaclylus) •tralii de Provence.
Le Seps ou Thiuacttlb [Seps tridaclylue), 1 n'est que du Midi et représeule seul dans K'ire Faune le grand genre de Scinques TéraïKides; à la niCmc famille des Scinques, nuis |>armi les espèces Apodes, appartient Ortbt [Anguis fragHts), considéré oïdinai- '.-iiienl, mais à tort, comme une espèce d'O- -lidieii. Une seconde espèce européenne de
ce genre Orvet, existe en Morée et eD AIgé rie, À. punclaliinmut.
^e SciNQUB DBS Boutiques (5ct'n<ru* ocetlatue), vit aussi dans l'Burope méridionale, mais non en France; d'autres Reptiles de genre particulier qui se voient aussi en Europe et que nous ne possédons pas, sont :
Chanwleo vulgari» d'Espagne et, assure-ton, de Sicile; mais celle seconde localité n'est pas certaine.
Quelques espèces voisines des Lézards, des Orvets, des Scinques, dont i)lusieurs sont le type des sous-genres particuliers; ajoutons-y le Siellion du Levant, dont la présence a été constatée en Horée, ainsi •que le Pteudopiu PaUani, Ssurian serueotiforme, qui est aussi de ce pays, d Italie, etc.
Ahphisbornbs. — Il n'y en a pas en France, mais le Portugal en nourrit une espèce Àmphisbœna {blanut Wayler) cineTea, qui existe aussi en Barbarie.
Ophidiens.
1° La CotTLEUVBB i COLUEB [ColublT «O-
trix], de toute l'Europe. Il faut y rapporter coujiue simple variété le C.iicuJtu, G.Cuv.; 2* la C. VIPÉRINE [C. viperintu) Je toute la France ; elle est plus grande dans le Midi, et certains individus ont une double raie de couleur jaune doié sur le dos. La variété la plus répandue ressemt couleur à la Vipère < LISSE (C. atutriacus) ,
V C. VBRT8 BT JAl:nB
Midi, jusqu'en Anjou <
5' C. A QUATRE RAIBS |
elaphii], du Midi ; 6" C cu/anij), non Linn., d< guedoc, de Vendée, i exemple dans la forêt d d'auassiz (C. Agna$iii\.
«ïiï), Walg., de Proïui D'après les observatio considérer comme le j la Couleuvre hennani française, qui s eu clTel Squames ; 8° C. de .Mo pesiulanm), espèce ai Languedoc, sur laquel nouviMui détails dans I ces naturelles.
L'Europe ^néridionale possède quelques
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autres espèces de Couleuvres, parmi lesquelles nous cileronS le Coluber hippocreis d'Italie, d'Espagne, elc.,qui est du sousgenre Périops.
Il est remarquable que, pour les Reptiles surtout, la différence entre la France méridionale etTEspagne soit assez tranchée, tandis que la Morée , Tltalie d'une part, et la Barbarie d'autre part, se ressemblent beaucoup plus sous ce rapport. Il y a toutefois pour ces divers nays, et même pour l'Egypte ,
A dents maxillaires
et Yomériennes,
langue bifide,
quelques espèces communes. A mesure qu'on s'éloigne de son littoral méditerranéen , rEg}-pte prend de plas en plus ud« physionomie erpétologique différente.
Un genre intéressant de Reptiles quinV bite pas en France , mais qu*on troure ea Morée, est celui des Typblops, ainsi que celui des Eryx.
Voici le tableau que Dugès a publié pour la distinction des principales espèces françaises de Batraciens proprement dits :
doigis sans disqoe : { Verte.
Grenouille l Brune.
I uRENouiLLE ( ttrune< ] des disques aux doigts: j vapia V Rainette ( ^^^^'
langue entière,
Sans dents, langue entière, |
Quant aux Amphibiens, qui ressemblent aux Lézards par leur forme, et qu'on appelle
auelquefois Batraciens urodèles, les espèces e France sont les mieux connues. Ce sont ou de vraies Salamandres, Salamandre noire (Salamandra atra), qui est fort rare, et Sal. TERRESTRE (S. vulgoris) , ou des Tritons, et principalement la Sal. marbrée (5. marmo" rata) , qui est, pour ainsi dire, intermédiaire h ce genre et au précédent ; Te. a grètb (Trilo cristalus) ; ïr. ponctué (Trito punc-tatus) , dont le Tr. abdominaus est le sexe femelle; Tr. palmipède (Tr. po/mipw). Le genre des Cœcilies n'a pas de représentant européen; mais il n'en est pas de même de celui des Amphibiens à branchies persistantes , qui a pour type en Europe le Pro- TÉB (Proleus anguinu8)f de certaines grottes souterraines de la Carniole , etc. Un autre genre de Batraciens urodèles est celui des fleurodèleSf mais il se rapproche beaucoup des Tritons, et on ne le connaît encore qu'en Espagne.
Ce résumé de l'Erpétologie d'Europe nous conduirait à quelques détails sur la distribution des animaux du môme groupe dans les autres partiesdumonde, mais lesdonnées générales auxquelles cette élude pourrait conduire, et que seules nous devrions donner, ne sont pas toutes bien établies. D'ailleurs , quoique certaines tribus erpétologiques aient une répartition géographique particulière, il n'en est pas de ces animaux comme des Mammifères , dont les familles et les genres sont souvent circonscrits à des régions spéciales. Ce sujet se trouve d'ailleurs traité pour chaque grande famille aux divers articles de cet ouvrage qui leur sont consacrés.
Géographie ou distribution géographique des Reptiles. — Tous les voyageurs ont été frappés, en passant de l'ancien continent dans le nouveau, de ne trouver aucune es-
Eèce semblable ni identique dans ce dernier, elles qui avaient frappé leurs regards en Europe , en Afrique, en Asie, dans la Nouvelle-Hollande , ne se représentent plus à
tympan visible :
Accoucheur
tympan caché
Sonneur
libre :
Crapaud
(Ponctué.
Vulflaire.
1 Couleur de feu.
Bnm.
t Commun.
Calamité.
leurs yeux. Tout au plus observe4Hn foe/que similitude entre les productions «rpo/que de la pointe nord de l'Asie, e(eelb«de l'extrémité de l'Amérique septeomonilf, par suite de leur rapprochement.
Les vents transportent d'une cooMe ï une autre les graines d'un ^rand Dontnic végétaux; ils mêlent ainsi les plantes qii, par leur station primitive, appartenaieoii des pays divers. D'un autre côté, les habitants des mers, véritables cosmopolites* pav sent facilement d'un parage à un autre. Ih {)euplent ainsi peu à peu la plus grande partie de l'Océan.
Les oiseaux et les Insectes, portés parles vents , s'aventurent souvent fort loin dh lieux de leur naissance. Ils amènent parfois leurs races dans le nouveau monde dooi l'homme a pris possession si tard. Malg^ toutes les causes qui tendent à mêler le» espèces et è leur faire franchir les plus gni»des distances , peu de celles qui se font remarquer par leur agilité, ou les végélaui à graines légères, sont venues embellir les irfres humides de l'Amérique , où sont arrivés de ce continent sur le sol de Tancien. Chique contrée a conservé ses espèces primitives; rhomrae lui-même, malgié toute li puissance de son influence, n'a presque p?> interverti cet ordre émané de celte sagew infinie qui a tout réglé ici-bas.
Les Reptiles franchissent si peu de grandes distances , qu'on peut à peine citer une de leurs racesdansl'ancien elle nouveau morMiP. Il en est de môme entre ces deuxcontinenu et celui de la Nouvelle-Hollande. Leurs esp*^ ces sont généralement difl'érentes dans ces diverses régions. Du moins on remarque peu d'exceptions à cette loi générale. Elles ooos sont fournies par le Phyllodactile porp.^ et l'Abléphare de Pérou, etc. Le premier* trouve à la fois au cap de Boune-Espéraiw* et à la Nouvelle-Hollande; cependant l« individus de l'une ou de l'autre de ces rootrées ne paraissent pas différer les uns ^ autres. L'Abléphare de Pérou se troufe nouseulement dans la Nouvelle-Hollaod^» "^
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encore h Taïti^ aax lies Sandwich , à Java , à nie de France et en Morée. Ce qui est plus extraordinaire* M. Fortuné Eydoux en a rapporté du Pérou. S'il n'y a pas d'erreur, ce serait à peu près le seul exemple connu d'un Reptile vivant dans les trois grands conti* nenis. S*il en est ainsi , il est extrêmement probable que cette espèce s'^ rencontrerait par suite de sa station primitive. Rien ne bit présumer qu'elle ait pu se transporter dans des lieux aussi différents que le sont Tancien continent le nouveau monde et la Nouvelle-Hollande.
De cette manière on peut concevoir un fait aussi extraordinaire, et à la vérification duquel les voyageurs ne sauraient apporter trop d'attention.
Ces obsenrations sont du reste fort douteuses. On sait avec quelle légèreté s'établissent les habitations , surtout lorsque des indications à cet égard sont adressées aux grands Musées où abondent de nombreuses collections des pays, souvent les plus divers. Des erreurs d'étiquettes sont trop communes pour ne pas présumer qu'il peut en avoir été ainsi du pbyllodactile porpbyré. Quoi qu'il en soit« cette exception , en la suppostnt réelle» prouve combien sont rares de pareils exemples.
Les habitations des Reptiles sont si restreintes qu'on ne cite qu une seule espèce de cet ordre d*animaux comme se trouvant à la fois dans TAmérique du Nord et l'Amérique méridionale. Cette espèce, où l'Emyde concentrique, est une Tortue paludine qui j comme toutes celles de cette famille, se rencontre en Amérique, surtout dans la partie septentrionale.
Certaines familles de Reptiles affectent particulièrement telle ou telle partie des continents. Les Caméléoniens sont en quelque sorte propres è TAfrique et aux fies qui en dépendent. Une seule exception est fournie par le Caméléon à nez fourcbu, que l'on découvre, à ce qu'il parait, aux lies Molus-
Îues, à l'île Bourbon et dans la Nouvelle- [ollande. D'un autre côté les vrais Boas de îÇrande taille sont propres à l'Amérique, Les Pythons dont les dimensions sont non moins considérables, appartiennent aux Indes et à TAfrique. Parmi les Lézards iguaniens , les Polycnres, les Laimantes, les Drostropbes, lesNorops, les Anolis, les Coryopbthalmes , les Basilics, les Alononotes, les Ambljrrhin*
S^es, les Iguanes, les Métopocéros, les Cyures, les Brachyolophes, et la plupart des autres genres de cette grande famille sont * peu près tous de l'Amérique.
Les habitations des Reptiles terrestres sont *>nc très-restreintes. Cette circonstance n'a- ^«it point échappé à l'historien de ces ani- {JJ?ux , Dugès. Il fait observer, dans son Histoire des espèces indigènes de Lézards , qu*a part les Seps, et peut-être les.Cbalcides, les Lézards sont les seuls Sauriens qui babi- ^nf Je Languedoc. Le Gecko des murailles ^' tj^é à la Provence. Quant au Scinque «gérien, il n'a été admis que par erreur au nombre des Reptiles de la première de ces
provinces. Le nombre des Lézards de ce pays est si borné, qu'il est réduit è sept. Tout au plus' peut-on en compter jusqu'à quatorze dans 1 ensemble de r£urope.
Si l'on conipare le petit nombre de localités qu'habitent les Reptiles terrestres avec celles fréquentées par les races marines, on reconnaît la grande différence des unes et des autres. Elle est d'autant plus sensible que les Reptiles des mers sont bornés aux
(;enres des Chélonées et des Sphargis parmi es Tortues, des Hydres , des Hydrophis, et de Pélamides parmi les Ophidiens. Rien ne rappelle, chez les Reptiles terrestres et fluviatiles, des habitations aussi variées que celles qpue nous offrent les Cbélonées vergetées et imbriquées. Celles-ci parcourent IX)céan indien et américain, ainsi que les parages de l'Afrique et de la mer Rouge. Dans cette immense étendue voguent les Tortues marines, jusqu'à l'époque oit le besoin de déposer leurs œu& les porte à se rapprocher des rivages pour satisfaire à ce besoin impérieux.
Si, après avoir porté son attention sur la grandeur de l'espace que franchissent souvent les Reptiles, on la fixe sur les espèces peludines et fluviatiles, il est facile de s'apercevoir de l'extrême différence oui existe entre ces diverses races. Les dernières quittent peu les lieux de leur naissance; elles se transportent rarement à quelque distance du lieu de leur séjour habituel. A peine observet-on quelques individus isolés , qui s'avancent dans Vintérieur des terres. Lorsqu'on les y découvre, c'est qu'ils y ont été entraînés par la rapidité oue les fleuves ont auprès de leur emboucoure. A part ces individus peu nombreux , les espèces de Reptiles, soit paludines, soit fluviatiles, sont, sauf
Juelques exceptions, tout aussi restreintes ans leurs habitations que les races terrestres.
Cependant, quelques Reptiles qui vivent aussi bien dans l'eau que sur les terrés sèches et découvertes, sont assez répandus peut-être par suite de ce double mode de station. Leur hombre est si limité qu'on peut au plus en siçnaler quatre : deux espèces de Grenouilles, la verte et la rousse, se trouvent h la fois en Europe, en Asie et en Afrique ; d'un autre côté, la Rainette verte, ainsi ?ue le Crapaud commun, répandus dans toute Europe, se rencontrent néanmoins au Japon. Si Ton découvre ces Reptiles à d'aussi grandes distances, ce n'est point par l'effet des déplacements, car ils ne voyagent jamais, mais par leur distribution primitive. Sous quelque point de vue que l'on envisage les Reptiles, ces animaux ne sauraient être comparés aux oiseaux et aux poissons sous le rapport de leurs excursions. Les seuls Reptiles qui s'y livrent, par suite du besoin qu'ils éprouvent d'assurer la durée de leurs races, sont réduits aux cinq genres marins que nous avons fait connaître.
Nous sommes donc plus certains de la distribution primitive des Reptiles, que nous ne pouvons Têtre dés autres Vertébrés. Eo
effet, parmi les animaui de ce grand em- tie de son oifg^oe. Si on place etimitc n braiicneiueot , ils ont le moins varié dans antre animal dans an vase reapli de p. leurs babilaiitKis priottordiales. Les Keptiles azote, on le voit périr Clément, tindiii|w
résistent le mieux k la pui»s«ice de notre ififloence, «I ils en ressentent le moins les efft^s. 11 faut «on venir, toutefois, que l'homme « (teu d'intérêt à les soumettre i son empire ; car il ne {lent guère en espérer quel({a» *"- lutage. À peine ces animaux lui rourais-
si l'on enfermé un tmisiene tDiai«ldu»dt l'olyçène, ri y respin avec ptud'Ktinl que dans l'air, et ne pr^ente iiiniii tmptAme d'ssphjtrâ.
11 est donc évident que c'est k li prtoon «le l'oiygène que l'air almmpMriqn àà
sent-ils auelqiies alimenta, des médicsmeels tes propri^téa rivifiantes.
ou des EKiiets qu'il utilise dans les arts. KEPTibbS de la France. Yoy. Bh>til&9.
HEPTILES, leurs migrations. Koy. Ht-
GBATIONS^
HEQUIN. Yov. Squ*li.
BESPIRATiON.
La deooaverte de ce fait impoTltDt ne IM que de la fin du siècle dernier (ITIT), H tlit est due 6 un des chimistes français lesplDi célébrée, Leroisier, qui, malgré ik liltr) nombreux à In recoonaissanee publi<pf , lient prénaturéoent, TÎclime de la tonrmat*
I L Généralitiê.
Lesraiiporlsdel'airaTec les êtres organisés révolutionnaire. forment une des parties les plus importantes Par l'acte de la Respiration, disaoï-iKitH, de leur histoire physiologique, et la séria tons les toînMux enlèrent i l'ntr piles dos phénomènes qiii en résultent constitue entoure, une certaine quantité d'oi;^: l'acte de la Respiration- nais les cbangenients qu'ils dMerànm
Le phénomène de la Respiration est l'ua ainsi dans in compositidn de ceflQi<k,WK des plus généraux de la nature ; le contaol bomeol pas là : 1 oxygène qui di!{vill c<i de l'air est indispensable à tous les auimauti remplace par un gaz nouveau, de Xtoètntcomme il l'est à tous les végétaux, et lors- ' ' '
Ïu'un être en est privé, il meurt toujours, arlout où il y a vie, l'air est nécessaire. Au premier abord, on pourrait croire que les animaux qui vivent toujours au fond de l'eau, coinme les poissons, sont soustraits 6 l'inflaence de l'air et font par con.séquent
:iceptioD à la loi dont nous venons de pnr- tube^ dans de 1 eau tenant en
boniqufl. La production de cette Mm I est un acte non moins général parnilai»maux que l'ebserption d« l'oxrgàoii «tel dans ces deux phéDoaaènea que cotiift» ' sentiellement le travail rtsptraioin.
Pour constater ce fai(> on a'« qu'h sûdkt pendant quelque temps, au Wi}n d'tni
1er; mais il n'en est pas ainsi, car le liquidi dans lequel ils sont plongés absorbe et lient en dissolutiou une certaine riuaiitké d'air qu'ils peuvent facilement en séparer, et qui sufUt pour l'entrellea de Ivur vie ; il Icor est impossible ^'exister dabs l'eau pur|gée d'air, et on Ifç voit s'y asplijxiér et mourir, comm$ péi'irnicnl <les .Vammirères ou des oiseaux que l'on soustrairait k l'action de 1' mosphérique sous sa forme ordinaire.
la clranx. L'acide carbonique a la popiiirit de s'unir k celte dernière sabstance e( itc donner ainsi naissance à un cor)* qal m insoluble etqui, par sacoalpo«i(ioB,e5tlIU' logue à ta craie I or, dans celle «pctincl'acide carbonique qui s'échappe * bk poumons ne tarae pas à se combieet itec It eliflui, et à former une poussière bliacUin al- ^ui, «n se déposant, trouble l'eau at dtTinI taoile 1) aperoevoir. Ce fut même pir «
i chargée, Tair fourjn centième d'oxy- Fcenlièines d'azot'>, t acide carbonique, ise préscnttj a Pes- ;ud6 de la Respirait ci'S gaz difféioiits inière, ou bien si irlient plus sj)éciaretenir la vie.
(lit d'uEi petit nomm niace un animal ili d'air, et que l'on icalioi de ce fluide it qu'au bout d'u-i l, cot animal s'y as-
,..j.- ^, , ^jî ronlmuc a doic
j perdu la faculté d'entrefeiiir la vie, et si on «n fafl alors l'analyse chimique, n<\ s'aperçoit qu'il a perdu e'i mémo temps la majeure par-
la vie mOyçn , qu'en IT57, un chimiste a
s ce flttiden'estpas ff/dci constata le premier la predueiioi ^
himie yad^iuonlré ce gaz pendant la Respiration. Ihi r«le.
ës-dilTercnts, cl qui l'acide carbonique peut se reconnaltrefin^re
e Itas jouer le mému par d'autres méthodes, car il éteial kicor^i
laRespiralion. En en combustion et fait périr tes animaui qui
dont I atmosphère le respirel' " ---'■• — ■■'■^
le respirent en quantités un peu c rafales (' '
: il «put
(t) L'adiie Carbon iq>ie, i{iii e«t rormé pii à cvboM uni dmi c«rtaineB proporliont vae de Th;géiie. se eroiluil lan< de la coiubnsUiw in ckirlM. pcmliiiit la fiTiiifitilalioii alciwlia -- -" -idaiia la coiiiposiiîon du niaritrc, il se trouve dans la plupart dès eau Ml de gaz, il est Aicôtoru c»mnie ...... —
coup pfus pesant que ce lluide el snlilt>lt ditis 1^ C'eflt <le l'uGiiou île cet aciJe sur récononleiidnK (|ue ilépciid l'aspbviLie prottuite par )■ va^ * charbon ainsi <|iie la pliiMii lîtt accideiiis M •■'<■' piiri; qui ont lifii iluiis les «uiiies, les swiemi» \H puits, et dans les cuves 011 fcrruenie le iii<»,'< biérc. Dans une grutie située près de I^nfiloi H '" dégage cmiiinuellemeiii de l'intérieur >le b lent- " ce gai occasioniic des pliénoniéncs qui. i» W"" aperçu, paratmeiii irès^tiigulien et eidiffli ^'* nosité de tous les voya^teurs ; torlqu'un b«"''* ire dans cuuc caverne it n'éproure tunat P" dans la Respiration, nuis s'il esl ■
POISSWS , ETC.
itn
(Juiol ll'aiule de l'air respiré, «nn vohime lechiDsequepctii, et l'asAga principal lit agii poTiïl ôtred'affaiWir l'flction de l'Oiy- *ne flùi, à VéM <)e pureW, oicilo trop foiteiGDlfes «aimflux et prOi^il chez mix uii« spèce <(e fiir re.
On afeaarqoé^CHpendant, i^Q dans queb ues cas, une partie de l'azote de l'air dis~ irait pwtdftot la KfiSpiralion,«t «ue d'autres »t WD volume augmente. Il paraîtrait iSme que les ooimaui en absorbent et en ilitlenl conliuupJlemonU comune ils exhaïnl el absorbent les liquides renfermés dans I cavité du péricarde, du péritoine, etc., et u« les variations que nous venons de siualer dépendent dp ce que ces deui foncn.ns Ofipôïées se funt en général équilibre, f loaaiere que leur résultat n'est pas appa- ■nl, mais que l'absorption est quelquefois liisartirequeTexhalntionde l'azote, tandis DFil'aiiIresfois laquantitéde ce gaz exhale ic^'de celle qui est absorbée, â'où résulte l'ilù! une diminution, tantôt une augtnfniliundanssoti volume lorsau'on le compare tari el après qu'il a Servi a la ftespiralion. Rnfin il s'^chajuie aussi du corps, avec lt>s tuiluits de la Respiration, une quantité plus lu moios considérable de vapeur d'eau ; file eihalation, yui a reçu le nom de trona- 'irsIiM pHtmonaire, est mémo un des phé- "iDéfles les plus apparents de la RespirauB, lorsque, par I action réfrigérante de 'lir ambiant, ces vapeurs se condensent h
I sortie du corps et rorment un nuage plus
II mins épais.
Pendant que l'air respiré éprouvB les mijcnionts que nous venons d'indiquer, le 'ng. qui parcourt les membranes en con- (Ibïm ce fluide, éprouVeégalernent des moficntiunsim{>ortantes: il rfSevieni propre a 'Ireleuir la vie , el passe d'un rouge noi- Ireàun rouge vif el éclatant. P.;ur bien «erverce fait , on. n'a qu'à ouvrir une arn sur un animal vivant , el li comprimer iitHïrae temps son cou de ftçon à ettipôicf l'air de pénétrer dans ses poumons, le ng qui s'écoulera de l'orlère sera d'abord Ml rouge vif , mais ne. tardera pas è dcvi- ' noirâtre et semblable k du sang veineut. alurs on permet du nouveau l'accès d« lir dans les poumons , on voit ce liquide 'loger encore de couleur et repraDore la iniij propre au sang artériel.
Tds sont les principaux phénomènes de
'i«<i, cet animal ne larde pas h tomber sspliftîë ii 'pieih, el p rirait proaiptenient si on ne le rcpor- I lu grand air. Cen dépend de ce <|ue l'arlile car-
"Cbe d'environ duu> pieds d'épaisseur. Or, iiq iLCfi i)ui pénèlre daus la grolie »e irouve par coiiluviiL pluiigé lout entier dans ce gaz inépliiliqnc, linit II ccssairtmeiil s'ï aipliyxicr, lanrlis qu'un <nnic doiil la taille est beaucoup plus élevée, n'a * Il panie inférieure de loii corps cutwséc tt l'acm de l'adda carbooique et respire librement l'utr )' ^ui w trouve au..deuus. Ce lieu remarquable est iioa MUS le uom de ta CrtUU du Ckien. Voy. notre '''oatairt de MmUteK,
1« Re»ptpalioD des animaui. Cherchons maiolenant à nous en rendre eompte, h en trouver l'explication.
£1 d'abord, que devient l'oxygène qui di»pamU, et quelle est l'origine 4e l'acide carbonique produit pendant l'exercice de cette foaclion î
Lorsqu'on bit brâler du charbon dans u« vase rempli d'air, ob voit que l'oxygène disparaît et est remplacé par un volume ^gal de gaz acide carboeiqtie; il se fait en mémo temps un dégagement considérable de chalew. Or, {KHidant la Bespiratt»H, les mftmcf pliénomèôes ont lieu, et s» observe toujours on rapport remarquable entre la quantité d'«Kygèno employée par l'animal et celle de l'acide carbonique qu'i4 produit; dans les circonstances ondioeirea, le volume de ce dernier n'est quQ de peu au-dessous de celui du premier, et les animaux, comme 09 sait, ivoduisent tout plus ou «oiDS de chaleur.
11 existe donc la plus grande analogie entre les {wiiicipaux phénomènes de la Respiralion et ceux de la combustion du charbon; et MKte parité dans les résuUatsa&it penser que la cause des uns el des autres était la même.
Bt en effet, on ne peut guère douter que la Respiration des animaux ne soit autre chose ^iie ta coiubustion, par l'oxygène de l'air, (1 une certaine quantité de carbone proveuant du corps de ces êtres.
Mais où a lieu celte conibustionT est-ce It sang qui vient fournir à l'air le carbone ainsi brâlé, et cette combustion a-^-elle liek ï la surface de l'organe respiratoire} ou bien l'oxraône est-il absorbé et porté par le sang dans la profondeur d« tous les organes, et l'acide carbonique se forrae-t-il dans ces parlies pour élre ensuite expulsé par la même voie quia livré possageh l'oiygeneabsorbéf La plupart des pliysiologistes pnt adopU eiclusivemenl l'une ou l'aulre de ces opinioflsi mais aucune de ces nypothèses ne suilit pour l'explicHlion de tous les faits observés, et il parattrail réellement que la
transfortnalion de l'oxygène euacîile carbonique a lieu on mfioie leuips aux dépens du
sang, eu moment du contact de ce liquide
avec l'air, et dans la substance iles tissus qui
composent nos divers organes: en voici la
preuve.
Si l'on renferme du sang veineux dans un
ilscou rempli d'psygëpe et qu'on l'agile, on
lu Toit changer ne "
l'oxygène disparaît,