L-ide carbonique. Ta
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Or, dans le corps de:
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poumons, so coiubi
RES
REPTILES
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Tair, brûlera et sera expulsée au-dehors sous la forme d^une épaisse fumée blanche. Il est donc évident que le sang doit subir dans l'organe respiratoire le contact de l'air, et y fournir du carbone à l'oxygène de ce fluide tout comme dans l'expérience dont nous venons de parler, et on ne peut, par conséquent, se refuser à admettre que la combinaison directe de l'oxygène de l'air avec le carbone du sang ne soit la source au moins d'une partie de l'acide carbonique produit.
Mais, d'un autre côté, si Ton place dans un vase ne contenant pas d'oxygène et rem- I)li d'azote, par exemple, un animal susceptible de résister pendant assez longtemps à l'asphyxie, tel qu'une Grenouille, on voit qu'il continue à exhaler de l'acide carbonique comme s'il respirait de l'air. Or, dans ce cas, il est impossible d'attribuer la formation de ce gaz à la combustion directe dont nous venons de parler, car cette combustion doit nécessairement cesser aussitôt que l'air respiré ne contient plus d'oxygène; il faut donc que l'acide carnonique ait été simplement exhalé par l'organe respiratoire, et qu'il ait été formé ailleurs aux dépens de l'oxygène déjà existant dans l'intérieur du corps de l'animal.
L'eau qui s'échappe du corps en même temps que l'acide carbonique provient également du sang, et elle est simplement exhalée par la surface de l'organe respiratoire. Quelques auteurs pensent que ce liquide se forme de toutes pièces pendant la respiration, et qu'une partie de l'oxygène employé sert à brûler directement de l'hydrogène fourni par le sang pour donner naissance à de l'eau; ils ont cru pouvoir expliquer ainsi la cause de la transpiration pulmonaire, et en même temps celle de la disparition d'un volume d'oxygène supérieur à celui de l'acide carbonique formé. Mais rexpérieiice renverse cette hypothèse, car la transpiration pulmonaire continue lorsque l'air respiré ne contient pas d'oxygène, et on peut augmenter à volonté la quantité de vapeur ainsi exhalée en injectant de l'eau dans les veines d'un animal vivant.
Toutes les substances volatiles qui sont contenues dans le sang sont également expulsées du corps par l'exhalation dont l'organe respiratoire est le siège. Si l'on injecte du camphre ou de l'esprit de vin dans les veines (l'un Chien, ces substances s'échapperont bientôt avec l'eau qui sort des poumons et seront reconnaissables à leur odeur. 11 en est de même lorsqu'on injecte dans une veine de petites Quantités de gaz hydrogène; ce fluide est exnalé par l'organe respiratoire.
Nous avons vu ailleurs que ces mêmes organes absorbent aussi, avec une grande rapidité, les matières avec lesquelles ils sont en contact, et cette absorption s'exerce sur les ^az et les vapeurs aussi bien que sur les liquides; en voici un exemple.
Dans une des expériences faites sur luimême , par le physiologiste Linning, ce savant trouva que son corps avait augmenté
en poids de huit onces, sans qu'il eût fait usa^e d'aucun aliment et seulement poar avoir respiré un air chargé débrouillards épais. Or, des phénomènes analogues i ceux qui se manifestent ici d*une manièf«i accidentelle, ont lieu d'une manière nor-! maie dans le travail ordinaire de la Respiration.
En résumant ce que nous venons de dirr sur la nature du travail respiratoire» on toii que ce phénomène consiste :
1** Dans la combustion directe, d'oM certaine quantité du carbone du sang {«r l'oxygène de Tair :
2° Dans l'absorption de l'oxygène et l'eihalatioD d'acide carbonique;
3° Dans l'absorption et Texhalation simultanée d'une petite quantité d'azote;
Et 4.° dans l'exhalation d'eau fournie par le sang, comme lo sont tous les autres produits expulsés.
Nous avons vu que la Respiration est indispensable à l'entretien de la vie de toas les êtres; mais le degré d'acti?iï^de œtte fonction varie beaucoup dans les Mér^fs animaux.
Les oiseaux sont, de tous les êtres smmK ceux dont la respiration est la plus acûve; dans un temps donné ils consomment (lib d'air que tous les animaux, et ils succombent aussi à l'asphyxie avec plus de niu* dite.
Les Mammifères ont également une Respiration très-active, et on a fait un grand nombre d'expériences pour apprécier \à quantité d'oxygèneque I un d'eux, rhorome, emploie de la sorte dans un temps dooaé. Cette quantité varie suivant les indivic^us, les Ages et diverses autres circoostances ; mais elle paraît être, terme moyen, d'environ sept cent cinquante litres par jour. Or, l'oxygène ne forme que les vingt et « centièmes (en volume) de l'air atmosphérique : il s'ensuit donc que l'homme cou somme, pendant cet espace de temps, m moins 3,500 litres de ce dernier Ouide.
Les animaux des classes inférieures ont en général, une Respiration biea plus t)or née, surtout ceux qui vivent dans 1* eao.
Mais néanmoins, si on réfléchit à la oooi sommation énorme d'oxygène que tous M êtres doivent faire chaque jour, on voit que l'atmosphère en serait bientôt dépouillée t1 que tous les animaux périraient asphyxiés^ si la nature n'employait des moyens- paissants pour renouveler sans cesse la quâotilé de ce gaz répandu autour de la surfior du globe.
C'est en effet ce qui a lieu^ et une cbotf digne de remarque, c'est que ce moyen e^ précisément un phénomène du même oràt que celui dont il est destiné à contre-babricer les effets. C'est la Respiration de$ plaait*
Les végétaux absorbent l'acide cartK)fii<i«^ répandu dans l'atmosphère, et som Tift* fluence de la lumière solaire ils en exlfai^ le carbone et mettent l'oxj^ne à no. Aiasi* c'est le règne végétal qui donne aux *oi-
POISSONS, ETC
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maux l*oxygène qui leur est nécessaire, et rVst la Respiration des animaui qui lournit sans cesse aux végétaux Tacide carbonique iodispensable à leur accroissement.
Od Toit donc que c'est en grande partie (iu rapport qui existe entre les animaux et Uys TégtHaux, que dépend la nature de l'atïi^ospbère, et qu'à son tour c'est la composition de Tair qui doit régler en quelque sorte le nombre relatif de ces êtres (1;.
11 existe toujours un rapport remarquable entre la quantité d'air consommée par charpie animai dans un temps déterminé et la ^iracité de ses mouvements. Les animaux <i'»nt les mouvements sont lents et rares ont, toutes choses égales d'ailleurs, une respi- ; iiîoD bien moins étendue que ceux qui se : '-uYentavec rapidité et ne nslent que peu .; - temps en repos. Une Grenouille ou un i.rapaud, par exemple, consomment muins /air que certains Papillons, bien que leur cori*s soit d'une valeur bien plus considé-r r-bte que celui de ces Insectes; mais ces Reptiles ne se meuvent que peu et lentement, tandis que les Papillons exécutent sous cesse les mouvements les plus vifs.
( t } Diaprés cela, oo pourrait croire que, dans les %i.l^où un grand nombre d^hommes vivent réunis rt (Kl U existe irés-peu de plantes, raunosphêre doit ^.re moins riche en oxygène nue dans les campagnes; f'.jîs ce sérail une erreur. L analyse chimique montr*- que Tair a partout la même composition, et «t-tie oBÎfbrmitédoit être attribuée aux courants dont l'atmosphère est continuellement agitée.
MM. Domas et Boussingaull ont fait de nouvelles rifrberches sur la composition de Tair almospbéri- *\'H*, el les ont consignées dans un beau mémoire lu j rinslitat, eo juin 18il.
I Elles font présumer, disent les deux auteurs, eu trnnioant leur travail, que Tair est uu mélange uni* U^rute^ k toute époque, à toute latitude et a tonte hiuieor, de 2,301 d'oxvgène en poi.ts pour 7,699 *î Jioie; ou bien de20,5i d'oxygène en voîuine pour "9,49 «fazote :
f ËUes montrent que si Tair atmosphérique coustiise Bo réservoir d'o\ygène à Fusage des animaux et mu réservoir d*acide carbonique à Fusage des plantes, ce magasin ot si consi lérable, si richement df»iéeo ég.ird à la dépense, que celle-ci, en supposant qu elle ne fût pas compensée, demeurerait presque insensible sur la masse, même après une longue Miîte d^années. »
tn fait qui nous semble ressortir des considératioM dans lesquelles sont entrés MM. Dumas et BottSftiogaall, c*est que la mobilité normale de Pair et les venls eux-mêmes sont destinés, par le mélange qu'ils opèrent dans les couches de Tair, à répartir également partout loxygène, et à égaliser universellem^^nt la composition de ratmosphère.
II est évident que li où un grand nombre d*hommes et d'animaux sont réunis, il doit y avoir plus d'oxygène employé que dans les lieux peu habités oa inhabités. Le vent aurait pour but et poar eflèi de reapbcer Toxygéoe employé dans les premiers, par celui qui est en excès dans les secoiiids. Il est également cerlaÎD que, pendant Tbiver, noas sommes priva d*one source d'oxygène, en ce que les arbres, étant dépouillés de leur ver.hjre, ne décomposait plus l'adde carbonique de Tair. Le veot aurait encore ici pour bot et pour eflet de suppléer k 11r.aetioo des pbotes d*one partie de la terre, en y trinspoftani roxygèoe dégagé par les plantes des autres dimats.
L'activité de la Respiration varie aussi chez le même animal, suivant les circonstances où il est placé; et on peut établir en thèse
Î;énérale9 aue tout ce qui tend à diminuer 'énergie du mouvement vital, détermine une diminution soit dans Tabsorplion de Toxygène, soit dans la proportion relative de Tacide carbonique exhalé, tandis que d*un autre côté, tout ce qui augmente la force de ranimai, produit un changement correspondant dans retendue de la respiration.
Ainsj, chez les jeunes animaux, ce travail est moins actif que chez ces mômes êtres à Tâge adulte.
Pendant le sommeil, l'étendue de la Res-
[»irdtion est également diminuée. La fatigue, 'abstinence, Tabus des liqueurs spirilueuses produisent le môme effet. Un exercice modéré et Talimentation activent au contraire cette fonction.
Enfin, la chaleur augmente l'étendue de la Respiration, et le froid la diminue.
11 parait qu1l existe aussi des variations dans la quantité d'acide carbonique produite aux diverses époques de la journée, el, d'après quelques faits, il semblerait que la pression barométrique exerce aussi une influence assez marquée sur ce phénomène.
f II. Appareil de la Respiration.
Jusqu'ici , nous nous sommes occupés seulement des phénomènes de la Res; Jratioa considérés en eux-mêmes et sans avoir égard aux organes qui en sont le siège. Voyons mainienant quels sont les instruments destinés à celte fonction importante, et voyons aussi comment ils sont modifiés dans les divers animaux.
Dans ceux dont lorganisaliou est la plus simple, la Respiration n'est Tapanage d aucun appareil spécial, mais s'effectue dans toutes les parties qui sont en contact avec l'élément dans lequel ces êtres vivent et puisent l'oxygène nécessaire à leur existence.
L'enveloppe générale du corps ou la peau est aussi le siège d'une Respiration plus ou moins active chez la plupart des animaux des classes les plus élevées, et notamment chez l'homme; mais chez tous ces êtres, une partie déterminée de la membrane tégumentaire est plus spécialement destinée à agir sur l'air, et se modifie dans sa structure de manière à mieux remplir cette fonction.
Dans les animaux oili la Respiration commence à se localiser ainsi, elle a pour instrument un certain nombre d'appendices membraneux qui s'élèvent sur la surface de la peau dans une partie quelconque du corps, et affectent la forme de tubercules, de feuillets ou de franges.
Chez d'autres animaux où la Respiration est plus active, la portion de l'enveloppe générale du corps, devenue le siège principal de cet acte, au lieu de former saillie^n dehors, se replie en dedans et constitue
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