‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 3)Chapitre 160 sur 204 · MIS · texte numérisé non relu

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des poches ou des canaux dans lesquels Pair pénètre.

Du reste, queHe que soit la tôrnm qu'affect« l'appareil respiratoire, on remarque que la partie ainsi modifiée pour agir sur l\ir, présente une texture moire, spongieuse et fine; qu'elle reçoit une grande quantité de sang; et qu'elle est disposée de manière à offrir, sous un volume comparativement petit, une surface d'autant plus étendue, que la Respiration doit être plus aotiw. 0» peut établir aussi, en thèse générale, que cet organe sera un instrument d'autaat plus puissant, que son organisation s'étoignera davantage de celle de l'enveloppe générale du corps, et que la Respiration qui a lieu par la peau, sera d'autant moins active que celle dont ces organes spéciaux sont le siège, sera au contraire plus étendue.

Du reste, la structure des organes respiratoires varie suivant qu'ils sont destinés i être en contact avec l'air à l'état de gaz ou h agir sur de l'eau tenant en dissokitioo une certaine (|uantité de ce fluide.

En effet, chez tous les animaux qui vivent plongés dans l'eau et qui respirent ()ar l'intermédiaire de ce liquide, les instruments spéciaux de la Respiration sont saillants et portent le nom de branchiesy tandis que chez les animaux à Res|)iratioD aérienne il n'y a Jamais de branchies, mais bien des cavités intérieures qui servent aux mêmes usages, et que Ton appelle des poumons ou des trachits.

Les BRANCHIES, sous leur forme la plus simple, ne consistent que dans quelques tubercules qui ont une texture un peu plus molle que celle du reste de la peau, et oui reçoivent une quantité de sang un peu plus considérable : aussi sont-elles alors bien loin d'être les^ seuls instruments de la Respiration et le reste de la peau prend une part trèsaetive dans ce travail.

Pittsieurs^Vers marins nous offrent ce mode d'organisation; mais lorsque ces. organes doivent être le siège d*une Respiration plus active > leur structure se complique, et ils prennent la forme de lamelles minces et plus ou moins nombreuse^, ou.de filaments membraneux simples ou ramifiés.

Le premier de ces modes de structure se rencontre chez la plupart des animaux qui constituent avec les Crabes et les Ecrevisses le groupe auquel on a donné le nom de Crustacés et chez un grand nombre de ceux qui habitent l'intérieur des coquilles et qui constituent la classe dite desMolIusques ; les Huîtres, par exemple. Le seconde modification de branchies se voit chez les poissons, etc.

Les cavités intérieures qui servent à la Respiration aérienne affectent tantôt la forme de trachées, tantôt celle de poumons.

Les TRACHÉES sont des vaisseaux qui communiquent avec l'extérieur par des ouvertures nommées stigmaii^ et se ramitient dans la profondeur des divers organes. Ils y portent ainsi l'air, et c'est par conséquent dans toutes les parties du corps que s effectue la Respiration. Ce mode de structure est parti-

culier aux Insectes et à quelques Âraclundn

Les PotJuoNS sont des poches plus ou iKHr4 subdivisées en cellules qui reçoivent égifen ment l'air da«s leur intérieur et doot Ici parois sont traversées par les vaisseaux tbt^ tenant W sang qui doit être saumis à F» fluence vivifiante de l'oxygène.

U existe des poumons (mais dans hû éu de simplicité très-grande) chez laV^*^'^ ^ Araignées, et chea quelques Mollusques, tfl que les Limaces. Les Reptiles, les oisesii et les Mammifères en sont également powi vus.

Dans l'homme (de même que dansteostd autres Mammifères), les poumons sont loec dans une cavité nommée thorax^ qui ocrvp la partie supérieure du tronc et qui est sépi rée de l'abdomen (ou ventre) par ime doi son transversale formée par le mmidtàm phragme. Ces organes sont, pour ainsi ditv suspendus, dans cette cavité, et sont eny^ loppés par une membrane mince et très-tifiH qui tapisse également les parois du tbon\ et qui est appelée pMrre(l). WssmUnDowbre de deux, placés de chaL]ueedié<hMrp5, et ils communiquent au denorskVii^ d*an tube, la trachée-artèrCy qui monte WkK^ de la partie antérieure d« cou el Tientsovm dans l'arrière-bouche.

Ce conduit est formé par une séritk petites bandes cartilagineuses placées eo Usvers et affectant la forme d'anneaux ineoui] plets; à l'intérieur il est tapissé par une meiiij branc muqueuse qui est de la mèiae u»tu:i que celle de la bouche et qui se cantid avec elle. Enfin à sa partie inférieure la ui chée-artère se divise en deux branches f prennent le nom de bronches et qui seram fient dans l'intérieur de chaque pouind comme les racines d^un arbre dans TiiAi rieur du sol.

Les poumons, comme nous Pavons ti^ dit, présentent dans leur intérieur use foa de cellules dans chacune desquelles s^oon un petit rameau de la bronche eorres()« dan te. Les parois de ces cavifés sont Ibrow d'une membrane très-fine et très-nioWc sont creusées d'une multitude de vinsseafl capillaires qui reçoivent le sang Teineux d lartère pulmonaire et l'exposent à Tactii^ de Tair.

Sous un même velume, le surface par ^ quelle la Respiration s'opère sers dootiin tant plus grande, et le sang recevra leivn tact de l'air par des points d'autanl pta nombreux, que les poumons seront fbnïW par des cellules plus petites. U existe fcoasé(|U('nt un rapport direct entre Tatti^iH de la Respiration et la grandeur des celiuIH

(i^ La plèvre ibrnie a» tac sana tavemn^^ est reployé aar luinnéme, et dont h noilié eiif<* aubère aai parois du Iberas» taii4i*qiw TaMite*' lié est Qfx^ sur la sarface dm peyaioe imresf^ \ dftQt; la face inierne ite la plèvm est, par «^; qoeni; partout en contacc ^ytc eik^-mémr^ h av^ eU«ast extràmeaieni lisse et «oeiiaiKêla3Mail"^ filée par de la sérosHé, eUe gUMa nès4kol^^ el favorise paissammeal les mwmmeêiê loires.

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POISSONS, ETC

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iluMoaire^ ; el, eD effet, chez les Grenouils, par exemple» où cette fonctioD ne 3xercc que d'une manière faible et lente, s poumoQs ont la forme de sacs divisés Qlemeot par quelques cloisoqs, tandis aiie, lez les Maounifèrea et le& oiseaux, ou la spîFttion est la plus active, ces oreanes sont risés ei^ cellules ^i petites, qu'àrœil ou il i difficile de les apercevoir.

Dans I homme et dans les autres Mammi* res, les bronches se terminent toutes dans s cellules pulmonaires, et celles-ci sont i^oura terminées elles-mêmes en cul-dec ; il eu résulte que Tair qui entre dans les iumon6 de ces animaux ne pénètre i^as auliè. Maia.chez les oiseaux, ou la Respiration i encore plus active, quelques-uns de ces naux traversent le&poumonsdeparten part, Tonts*ouvrirdansle tissu cellulaire qui les Uoure, et qui, dans tout le reste du corps, m\i\\{ les esf)acesyque le^ divers organes issent entre eux ; or, les cavités contenues m ce tissu communiquent toutes entre les, et Pair qui y arrive pénètre ainsi dans lates les parties du corps, même dans la ibsUQce des os.

) m. Mécanisme de la Respiration,

D'après ce que nous avons dit des altérafj/]5qufi l'air subit par la Respiration, il est vident que ce fluide doit être sans cesse reouveié dans Tiatérieur des poumons ; c'est equia lieu à Taide des mouvements d'inspiram et d'expiration que nous exécutons à )us moments.

Le mécanisme par lequel l'air est appelé u)s les poumons, ou en est expulsé, est trèsiiuple et ressoinbie en tous points au jeu oû soufflet, si ce n'est que dans les preliers le fluide pénètre dans l'organe et s'en ^PP« par le même conduit, hn effet, lés irois du thorax sont mobiles, sa cavité peut l^rnalivemet s'agrandir et se resserrer, et !S p! »umoT)s en suivent tous les mouvements ; i>si, dans le premier cas, l'air pressé par •ul le i)oids de ratmosphère se précipite dans poilrine à travers la bouche ou les fosses **ales et la trachée-artère, et vient remplir >s cellules pulmonaires de lamême manière ue l'eau monte dans un corps de pompe dont û élève le piston. Dans le second cas, lors u mouvement d'expiration, l'air contenu 'ps les poumons est, au contraire, conifimé et s'échappe en partie au dehors par ' ^oie qui a déjà servi à l'entrée de ce uide.

Pour comprendre comment le thorax de homme se dilate et se resserre, il est indisensable d'en examiner la structure.

Celle cavité a la forme d'un conoïde dont ■sommet est en haul, et la base en bas, et ^ parois sont formées en majeure partie par |De espèce de cage osseuse résultante de union des côtes avec une portion de la co- ^^^^ vertébrale (ou épine du dos) en arrière> ^avecroj $ternum en avant.

^% espaces tiue les côtes laissent entre ' '^^ sont remplis par des muscles qui s'éfciiuenl de l'un de ces os à Tautre; des mus-

cles se portent aussi de la première cMe è la portion cervicale de la colonne vertébrale ; enfin, la paroi inférieure de la poitrine est formée par le muscle diaphragme qui s'attache au bord inférieur de la charpente osseuse dont nous venons de parler.

La dilatation du thorax peut se faire de deux manières : par la contraction dis diaphragme ou par l'élévation des côtes.

En effet le diaphragme, dans l'état (fe r^ pos, forme une voûte élevée qui remonte dans l'intérieur de la poitrine, et il est facile de comprendre que la contraction de ce muscle doit diminuer la courbure de cette voûte, et en l'abaissant agrandir d'autant la ^ cavité du thorax.

Le jeu dos côtes est un peu plus compli- (iué ; ces os, au nombre de douze de l'un et de l'autre côté, décrivent chacun une courbure dont la convexité est tournée en de* hors et un peu en bas ; leur extrémité antérieure, qui est unie au sternum à l'aide de cartilages intermédiaires, est beaucoup moins élevée que leur extrémité postérieure, et l'articulation de celle-ci avec la colonne vertébrale leur permet de s'élever et de s'abaisser. Le premier de ces mouvements est déterminé par la contraction des muscles de la base du cou. Or, lorsque les côtes s'élèvent ainsi, elles tendent a se placer sur une ligne horizontale; car en même temps que leur extrémité antérieure remonte on entraînant avec lui le sternum, elles tournent un peu sur elles-mêmes de façon que leur courbure ne se dirige plus en bas, mais en dehors ; il en résulte que les parois latérales et antérieure du thorax s'éloi|inenl alors de la colonne verlti»rale et que la cavité de la poitrine s'agrandit.

Dans le mouvement d'expiration, le diaphragme se relâche et les poumons, à raison de l'élasticité de leur tissu, se resserrent et entraînent avec eux cette cloison musculaire, au point de la faire remonter en forme de voûte. Lorsque les muscles, qui ont produit l'élévation des côtes et du sternum cessent de se contracter, le poids de ces os et la traction exercée par I élasticité des poumons déterminent aussi rabaissement de ces • os ; mais il est également d'autres forces qui peuvent contribuer à déterminer le resserrement du thorax et l'expulsion de l'air hors des poumons : tels sont la contraction des muscles qui forment fes parois du ventre et qui se dxent à la partie inférieure de la poitrine.

On remarque plusieurs degrés dans l'étendue de ces mouvements et dans la respiration ordinaire, la quantité d'air asniré par le thorax ou chassé des poumons n ex* cède guère la septième partie de ceMe que ces organes peuvent contenir. On évalue à environ 4580 centimètres cubes la quantité d'air contenu ordinairement dans les pou« mons, et à M5 centimètres cubfs celle qui entre dans te poitrine ou en sort k chaque inspiration ou expiration.

Le nombre des mouvements respiratoires varie suivant les individus et suiViVnt lea

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REPTILES

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âges ; dans 1 enfance, ils sont plus fréquents que chez l'homme adulte; et chez ce dernier, on compte environ vingt inspirations par

minute. .

Ou voit donc que, dans l'état ordinaire, il doit entrer dans les poumons d'un homme environ 13,100 centimètres cubes d'air par minute, ce qui fait, pour une heure, environ 786 litres, el par jour à peu près 19,000 litres de ce fluide.

Le soupir j le bâillement^ le rire et le sanglot ne sont gue des modifications des mouvements ordinaires • de la Respiration. Le soupir est une large et profonde inspiration dans laquelle une grande quantité d air entre peu a peu dans les poumons : aussi ce phénomène ne dépend-il pas seulement des affections morales qui en sont la cause la plus fréquente, et le besoin de soupirer se lait-il sentir toutes les fois que le travail respiratoire ne s'effectue pas avec assez de rapidité.

Le bâillement est une inspiration encore plus profonde, qui est accompagnée d'une contraction presque involontaire et spasmodique des muscles de la mâchoire et du voile du palais.

Le rire consiste en une suite de petits mouvements d'expiration saccadés et plus ou moins fréquents, qui dépendent en majeure partie de contractions presque convulsives du diaphragme. Enfin le mécanisme du sanglot diffère peu de celui du rire, bien

aue ce phénomène exprime des affections e l'âme toutes différentes.

RESPIRATION des plantes. Yoy. Respiration.

RHINEMYDE. Voy. Emydb.

RUINORATE. Voy. Raiei

RHOMBE. Voy. Turbot.

RIRE. Voy. Respiration.

ROCHIER. Voy. Squale-Rochier.

RORQUAL, ou rork-walk (ce mot, emprunté à la langue des Norwéaiens, signifie Baleine à p'û), genre de cétacés de la trihu des cétacés à grosse tête. — Les Rorquals se distinguent essentiellement des Baleines par une tête plus allongée, plus aplatie, qu'on a comparée à celle du Brochet; et ce caractère fondamental parait être toujours accompagné d*une particularité organique, bien moins importante, mais qui, par la constance de son association avec cette forme de tête, devient un signe, jusqu'à présent fidèle, propre ' à caractériser ce genre de célacé h fanons, d'autant plus que la Baleine en est dépourvue : je veux parler de la protubérance pinnatiforme que tous les Rorquals observés jus* q^u'à ce jour ont présentée à la partie posténeure de leur dos.

On doit prévoir que ces grands cétacés, que les observateurs exercés ne rencontrent que bien rarement, qui ne viennent aussi que de loin en loin échouer sur nos côtes, qu'on ne peut jamais comparer immédiatement l'un a l'autre, dontles dépouilles ou les restes ne se conservent pas, et dont l'ensemble ne peut être que très-dillicilement re-

produit par le dessin, ont donné lieuUien des divergences d'opinions sur le nonbn des espèces auxquelles ils apiiartiennem et dont ils font connaître les caractères.

Les Rorquals ou Baleines è museau apliti et allongé, bien connus aujourd'hui par quelques-unes des descriptions et des figures qui en ont été données, ont tous une protubérance dorsale dont la forme varie, el de Dombreux plis longitudinaux sous le corps, l n partie antérieure.

Le Rorqual Jubarte (li.l^odpi). Cestceltt espèce qui vraisemblablement est repr^ tée, avec plus ou moins d'exactitude, dans toutes les figures de Rorquals qui oDtéti données jusqu'à présent, à l'exception de It figure du Roraual de la Méditerranée que l'on doit à Lacépède. Celle que Hunterapobliée sous lo nom de Piked w aie, réunie i celle que Lacépèdc donne comme représentant son Baleinoptère à museau pointa,soi)t de toutes celles qui nous paraissent exprimer le plus fidèlement les traits générauidece cétacé : son corps allongé et fusiforaje, 500 museau tout d'une venue avecleerto^, Hi situation reculée des évenls, la ibnne d^ nagt'oires, etc., etc

Ce Rorqual atteint à une fort grande A; on en a rencontré de soixanle-diièawir'vingts pieds et plus, mais nou pasdelrou cent soixante, comme on le dit dans lalr^ duclion du voyage d'Olafsen.

Il est impossible de faire connaître le laturel de cette espèce, de faire ressortir be? penchants, son intelligence, ses insliocis,cf ses actions. Les pécheurs, qui seuls ont éle à portée d'ob'-erver la Jubarte vivante, no il vu en elle qu'un animal dont il était prud^Tt de craindre la forceeirimpétuosité,o«qoil fallait négliger à cause de son peu de graiw et de la mauvaise qualité de ses chairs. Fabricius nous apprend que ce Rorqual se reûcontre le plus communément entre Ies6i'ei 65* degrés de latitude. Sa femelle ne mellraiî au monde qu'un seul petit. Dans les heaii jours de l'été, il se rapproche qtielquefois'i^ côtes, pénètre dans les golfes, et II nVslrâ> rare de le rencontrer flottant à la surface oc^ eaux comme s'il cherchait à la foisdurepjs et la douce chaleur du soleil. Son oalun.. dit-il, est craintif; il fuit devant ses mm et redoute surtout une espèce de DanpDn qui le poursuit avec acharnement. Oarr^ porte cependant qu'il devient très-dangerwî

Eour les chaloupes lorsque le harpon ilessé; qu'alors il semble s'en prendre' ceux qui l'attaquent; qu'on la tu, d«*** coups de queue, f dre chavirer les embarf " tions qui se trouvaient autour de '"î'^flT cipiler à la mer ceux qui les montaient. wi raconte aussi qu'un Rorqual, ayant été Ij^J-

Eonné, entraîna avec tant de précipitauoi lï aleau auquel la corde du harpon s'élut^ crochée, et qu'on n'eut pas la présence d^ prit de couper, qu'ayant pénétré sous ie> glaces, le bateau et tous ceux qui s'y trocvaient s'y perdirent avec elle. D'autr^ V^^ lent de Rorquals du Nord comme d'anunJii amis de l'hûmnie, qui le suivent en se jouai

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