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Saog rst loio d*ayoir les caraelères physiques qilB nous lai eonnaissoDS chez Tliomme et ciiez les animaux aui se rapprochent le plus de nous; au lieu d être rouge et épais , il ne consiste qu'en un liquide aoueux , tantôt complètement incolore» tantôt légèrement leioté en jaune » en rose ou en lilas: aussi €5141 assez difliciie à voir » et pendant longtemps a-t-on pensé que ces êtres en étaient complètement dépourrus et les appelait-on mûwiaux exsangues.
Les iHiMÂUx k S41IG BLANC» OU ajaut le LOg à peine teinté, sont très-nombreux; tous les Insectes rentrent dans cette catégorie, et c'est à tort que Ton regarde Tulgairement les Mouches comme ayant du Sang rouge dans la tète : lorsqu'on écrase un de ces animaux, on voit s'épancher» il est Trai» on liquide rougeâtre» mais cette matière n'est pas du Sang » et provient uniquement des 3reax de ces petits êtres. Les Araignées» les Crat>es» les Ecrevisses, et tous les animaux qui se rapprochent de ces derniers » et qui sont désignés par les zoologistes sous le nom de Crustacésy n'ont aussi que du Sang incolore; enfin, les Limaçons» les Moules» les Huitres» les Vers intestinaux» et tous les autres animaux de la classe des Molituquts et celle des Zoophytes sont dans le môme
Le Sang est» au contraire» rouge chez tous les animaux qui» par leur structure» se rap-
BDchent le plus de l'homme» tels que les ammilères, les «iseaux » les Reptiles et les poissons , et même chez les Vers de la classe des Annélides.
Sa examinant au microscope le Sang de tous ees Aires » on voit qu'il est constamment formé de deux parties distinctes : d*un liquide jaunâtre et transparent » auquel on a donné le nom de sérum^ et d'une foule de petits corpuscules solides, réguliers et d'une belle couleur ronge» qui nagent dans le fluide dont nous venons de parler, et que l'on appelle les globules du Sang.
Dans l'homme et chez tous les autres animaux de la classe des Mammifères (le Chien» le Cheval» le Bœuf, par exemple) » les globules du Sang sont circulaires » tandis que chez les oiseaux» les Reptiles et les poissons» ils ont constamment une forme elliptique. Ces corpuscules sont d'une petitesse extrême. Dans l'homme»* le Chien» le Lapin» et quelques autres Mammifères » leur diamètre n'est égal qu'à environ la cent cinquantième partie d'un millimètre; dans le Mouton» le Cheval» le Bœuf» ils n'ont que ,-77 de millimètre» et dans la Chèvre» ils ne dépassent guère rU de millimètre. Dans les oiseaux » les globules du Sang sont plus l^rands que chez les Mammifères : leur petit diamètre a, en général, yf^ de millimètre, et leur grand diamètre varie, suivant les anima ij^ , de^fs-à^de millimètre. Dans la classe des poissons et dans celle des Reptiles» ces corpuscules sont encore plus grands; dans la Grenouille» par exemple» leur petit diamètre est de ^ de millimètre , et leur grand diamètre de /, 'le millimètre.
Lorsqu on examine attentivement ces globules avec un microscope puissant» on voit 3u'ils se composent chacun de deux parties istinctes» et qu'ils consistent en une es|)èce de vessie ou de sac membraneux» au milieu duquel se trouve un corpuscule sphéroidal.
Dans l'état ordinaire» cette vessie est déprimée» et forme autour du noyau central un rebord circulaire plus ou moins large» de façon que le tout présente l'aspect d'un petit disque renflé au milieu. L'enveloppe extérieure des globules est formée par une espèce de gelée» facile à diviser» et d'un rouge plus ou moins beau : c'est à la présence de ees vésicules que le Sang doit sa couleur. Le noyau central des globules offre plus de consistance, et n'est |)as coloré.
Dans l'étal ordinaire» le Sang est toujours fluide» et se compose» comme nous l'avons déjà dit» d*un liquide aqueux » tenant en suspension des globules solides; mais il est des circonstances où ses propriétés physiques changent complètement : c'est ce qui a lieu, par exemple» toutes les fois qu'on extrait le Sang des vaisseaux où il est cx)ntenu dans l'intérieur du corps d'un animal vivant. Abandonné à lui-même» il se transforme, au bout de quelques instants, en une masse de consistance gélatineuse, qui se sépare peu à peu en deux parties. Tune liquide, jaunâtre et transparente» formée par le sérum » l'autre» plus ou moins solide» complètement opaque, et d'une couleur rouge , a laquelle on donne le nom de caillot ou du cruor du Sang. Celte dernière se compose principalement des globules plus ou moins altérés.
Le sang perd quelquefois la propriété de se coaguler ainsi. Ce phénomène singulier se remarque dans les animaux tués par une forte commotion électrique» un coup de foudre, par exemple» et par Taclion de certains poisons» tel que le venin des Serpents. £iûn» d'autres fois le sang se prend en masse comme d'ordinaire» mais se sépare ensuite en trois parties, en sérum» en caillot et en une couche molle et grisâtre qui en occupe la surface et que Ton appelle couenne du Sang. C'est surtout le Sang provenant des personnes aHeclées de maladies inflammatoires» telles que la pneumonie ou fluxion de poitrine et le rhumatisme aigu , qui se couvre ainsi de couenne» et la plupart des médecins s'accordent à regarder ce phénomène comme un signe certain de Teiislence d'une inflammation interne; mais des observations récentes prouvent que la formation delà couenne peut dépendre aussi de circonstances toutes difl'érentes et qui en ellesmêmes n'ont aucune importance» triles que la grandeur de l'ouverture de la veine» la forme du vase dans lequel on reçoit le Sang, etc.
La chimie nous apprend que le Sang contient la plupart des substances qui entrent dans la composition des divers organes des corps qu'il est destinéà nourrir. On y Irouvel chez 1 homme » environ soixanle-dix-hui» parties d'eau pour cent parties de Sang, six
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h sept centièmes a*albumine ^1), Quatorze à quinze cenlièmes de fibrine (2) et de matière colorante, quelques millièmes de matières grasses,de la soude, des sels, enfin dos traces de peroxyde de fer. Dans les circonslaneesordfnaires on ne peut découvrir dans le Sang certaines substances qui se trouvent dans diverses humeurs formées h ses dépens dans rinlérieur du corps ; mais si Ton arrête laction des organes qui sont chargés de la sécrétion de ces humeurs, on retrouve alors dans le Sang les matières en question. 0:i doit en conclure qu'elles y existent toujours, mais en trop petites quantités pour être appréciées par nos procédés d'analjjse, et que les organes dont il vient d*^tre fait mention ne les forment pas, mais les séparent du Sang à mesure qu elles s'y montrent. Il en résulte qu'on peut regarder avec raison le Sang comme renfermant tous les matériaui nécessaires à la formation, soit des parties solides,soit des parties fluides ducorps,et que ce liquide mérite bien le nom de chair coulant e^ qui lui a été donné par quel(]ues auteurs. Les proportions relatives suivant lesquelles les parties liquides et solides, ou les globules et le sérum, entrent dans la composition du Sang, varient dans les différents animaux, et comme nous le verrons parla suite, il existe un rapport remarquable entre la quantité de ces globules et la chaleur développée par ces êtres. Les oiseaux sont de tous les animaux ceux dont le Sang est le ])lus riche en globules, et ceux aussi dont la température est la plus élevée ; les globu« les constituent en général 14 ou 15 cenlièmes du piiids total de ce liquide. Le Sang des Mammifères en renferme un peu moins, et, sous ce rapport, il est une différence à établir parmi ces animaux; chez lesCarnivoreset les Omnivores laquantité proportion-
REPTILES, SiLN ^
des globules est beaucoup plus faiUeeneor! et ne dépasse guère 5 ou « fientièmesda poids total du sang.
Du reste, les proportions des éléments solides et liquides varient aussi choz les dilff. rends individus d'une même espèce, el diverses circonstances peuvent aj^porterdès modifications dans le Sang dun même mimai. La quantité des globules est plus graïKk et celle de l'eau plus faible dans le Sang de Thomme, que dans celui de la femme, et dans le Sang des individus d'un {m\)éfh ment sanguin, que dans ceux d'uo tempe* rament lymphatique.
11 paraîtrait qu il existe un rapport ioliaw entre la quantité de ces globules et l'énergie vitale; là où ces phénomènes de la tie se montrent avec le plus d'intensité, on mmque aussi que le Sang est leplusncbees globules, et vice versa. C'est même à la présence de ces particules que ce liquide doit, en majeure partie, la faculté d'exdlffrt d'entretenir le mouvement vital. L'eipérience suivante en donne la preu?e.
Lorsqu'on saigne un animal janaleo qu'il loinbe en syncope, et quoanirréte pas l'écoulement du Sang, tout moiroait musculaire cesse en quelques iosliBls;W respiration s'arrête et la vie nesemamto plus par aucun signe extérieur. Si onlaiss« ranimai dnns cet état, la réalité siccèxie bientôt à l'apparence, et la mort nelardepès à arriver ; mais si l'on injecte dans ses Tciaes du Sang semblable à celui qu'il a perdu, oa voit^yec étonnoment cette espèce uecadaTre revenir à la vie; à mesure qu'on introduit dans ses vaisseaux de nouvelles quantités de Sang, il se ranimede plus en plus,elbieniAl il respire librement, se meut avec focilité, reprend ses allures habituelles et se rélablil complètement.
Cette opération, que l'on désigne sous 1«
nclle de globules paraît être plus grande que , — ..-.., v,«^ . ^^ «,^.^.0"^ -v«...
chez les Herbivon?s; en effet, chez l'homme, • nom de transfusion, est certes une desplus
chez le Chien et chez le Chat, ils entrent dans remarquables que l'on ait jamais failes,elelle
la composition du Sang pour 12 ou 13 oen- *^**^*^»'^ «.;.^..- — •«.,» ^^ v — ^.,»,ii
thèmes deson poids total, tandis que chez le Cheval, le Mouton, le Veau et le Laptn, ils ne forment que les 7 ou 9 cenlièmes. Mais le nombre d'Herbivores et de Carnivores dont on a examiné le Sang n'est pas assez grand pour que l'on puisse regarder ce résultat comme une loi physiologique. Entin,chez les Reptiles et les poissons, que l'on appelle des animaux à sang froid à cause du peu de chaleur qu'ils développent, la quantité relative
(1) Valbumine esl une malière qui cnire dans la composiiion de la pliiparl des lissus org.iniques des nniiiiaux, el qui forme, presque à elle seule, le blanc de Toeul'. Elle peut se dissoudre dans Peau, mais par raclion de la*^ chaleur ci!c se solidifie cl devient insoluble. Osl à raison do l'exislence de fat- Luniine dans le sang que les ralîinL''iis tîe siicie emploient ce liquide pour cbrilier leur sirop, comme on pourrait le faire avec des blancs croeuf.
(2) La fibrine forme la base de la thaîr musculaire. Pour Texlraire du Sang il suffit de baUre avec des verges ce liquide avant qu'il ne soit coaguli»; la llbrine s'attache aux baguettes, sous fonnc de lil4nients blanchâtres el très élasliques.
prouve, mieux que tout ce que Ton poarraii dire, l'importance de laction des globules du Sa»ig sur les organes vivants; car si Too emploie de la même maiièredu sérum prifé de globules, on ne produit pas daulre effet que si. on se servait d'eau pi:re, el la njort n'en est pas moins une suite inévildUe de rhémorrhagie.
Mais ce n est que comme une simple expérience physiologique que la liansfusiont^ devenue célèbre; c'est comme moyen curafif qu'elle a le plus occupé les esprits, elsoi histoire fournira un exemple des emurs
f;raves dans lesquelles on lombe souvent, orsqu'on veut appliquer h la pratique une science incomplète, danger qui a fait dire, avecquelque vérité, que l'ignorance esl inoia<
dangereuse que des demi-connaissances.
Vers le mil;eu du xvii- siècle, les médecin.* attribuaient presque toutes les maladies^ des altérations du Sang, et ils s'iraaginSietit
3 n'en le changeant on obtiendrait la guéris»)i e tous les maux : aussi, sans avoir élo^i^' préalablement les conditions nécesaire* -^ la réussite de lopéralioa de la Iransfusiu».
SAN
POISSONS, ETC