‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 3)Chapitre 163 sur 204 · SAR · texte numérisé non relu

SAR

ISfO

ssèrent-ils de la mettre en pratique, et n en Angleterre, Major en Allemagne,

etEmmert h Paris, et plusieurs autres cins, firent passer, tantôt du Sang d*un me sain, tantôt du Sang d*un veau, dans veines de leurs malades.

olquosunes de ces tentatives n'eurent (le suite fâcheuse, mais d'adtres occaèrent les accidents les plus graves, cla mort; et un arrêt du parlement de rendu en 1608, vint heureusement e un terme à ces expériences meurs.

k au lieu d*appliquer prématurément Tolalion de la transfusion à Tart de guérir, «ût étudié la question sous ses divers iotsdevue, ainsi que cela a été fait depuis elques années, on aurait évité ces malors, et une chose qui, dans quelques cas, ut être réellement utile, n*eût pas été preste dune manière générale. En effet, les péiiences publiées a Londres par M. Bien- I, el à Genève par MM. Dumas et Prévost, •us ont appris qu'en procédant d'une cerne manière , )c succès de la transfusion Uoujours assuré, tandis que, lorsqu'on suit le marche différente, celte opération endioe constamment des suites funestes. Ainsi première condition de la réussite delà msfosioo est l'injection d'un Sang proveot d*un animal de môme espèce que celui f lequel on opère. Si le Sang aue l'on inkluilainsi diffère de celui de 1 animal par rolume de ses globules et non par leur loe; si Ton injecte, par exemple, du Sang Tache ou de uioulon dans les veines d'un it ou d'un lapin, celui-ci ne se rétablit 'imparfaitement et périt toujours au bout quelque temps. Enlin, si l'on transfuse du )gà globules circulaires dans les animaux U le Sangcontient des globules elliptiques, tieerer$a^\a mort a lieu en peu d'instants, ist accompagnée d'accidents nerveux qui peuvent être comparés qu'à ceux produits les poisons les plus violents.

•'influence du Sang sur la nutrition est Ipmentfacileà démonlrer. Ainsi, lorsque, des moyens mécaniques» on diminue Dcman'ère notable et permanente la quan* de ce liquide reçu par un organe, on voit ii-ci diminuer de grosseur et souvent De .se flétrir et se réduire presque à rien, n autre côté on observe également que $ une partie quelconque du corps foncne, plus elle reçoit deSa'ig, et plus aussi volume s'accroît. En effet , chacun sait l'exerc'ce musculaire tend h développer nntage les parties qui en sont le siège; chez les danseurs, par exemple, les musdes jambes et surtout du mollet acquiè- • une grosseur remarquable, tandis que i les boulangers et les autres hommes qui ['utent , avec leurs bras, des travaux es, les muscles des membres supérieurs iennent plus charnus que les autres par- .Or, les muscles reçoivent plus de Sang qu'il» se contractent que lorsqu'ils sont rcpo?, et par cet afllux de Sang le travail

nutritif dont ils sont le siège est activé et leur volume s'accroft.

D'après les expériences dont nous venons de parler, on peut voir que le Sang ne sert

Eas seulement à réparer les perles que suissent les organes vivants et à les nourrir, mais aussi à produire dans ces parties un« excitation sans laquelle la vie ne saurait s'v maintenir. Or, en agissant ainsi sur les organes avec lesquels il est en contact, ce liquide en éprouve à son tour des modiflcations, et il perd bientôt ses qualités vivifiantes. Lo Sang qui arrive dans les diverses parties du corps est d'une* couleur rouge vermeille, tandis qu'il présente, après les avoir traversées, une temte sombre d'un rouge noirâtre, et dans cet étal il ne possède plus la faculté d'entretenir la vie dans les organes auxquels il se rend. Mais du Sang ainsi vicié, ou du moins en Quelque sorte usé , reprend, par l'action de l'air, ses propriétés primitives el redevient alors propre h exciter le mouvement vital.

La fonction, h l'aide de laquelle ce chan* gement important s'opère, est celle de la respiration. Le Sang, qui a subi l'action de Tair et oui est propre h l'entretien delà vie, est appelé Sang artériel: celui qui a déjà agi sur les organes et qui ne peut continuer h y exciter le mouvement vital , se nomme Sang veineux: il contient, en çénérai, moins de globules que le sang artériel, et se coagulo moins f>romptement, mais c'est par sa couleur noirâtre et par son mode d'action sur les tissus vivants qu'il s'en distingue le plus.

SANGLOT. Voy, Respiration.

SARDINE, espèce de poissons de la famille dos Cluf>es, célèbre el renommée par sa délicatesse et qui tire son nom de la quantité qui s'en trouve vers la Sardaigne.

Les Sardines, dont la longueur est ordinairement de trois h quatre pouces, et va rarement à un demi-pied, se tiennent babi^ tuellement dans les profondeurs des mers ; pendant l'automne eibs s'approchent ùds côtes à l'époque du frai, et se réunissent alors en troupes extrêmement rombreuses, en sorte que la pèche en est très -lucrative el devient une branche de commerce importante dans plusieurs contrées de TEurone. On évalue,dit-on,à deux millionsde bénénco annuel la pèche qu'on en fait sur les côtes de la Bretagne ; un seul coup de filet en prend quelquefois autant qu'il en faut pour remplir quatre tonneaux. C'est alors qu'on les poche pour les manger fraîches ou pour les saler. Dans le premier cas, elles doivent être servies une ou deux heures après leur sortio de 1 eau. C'est un mets délicieux ; quand elles ont été salées, on peut les envoyer dans tous les pays ; mais leur goût devient aiors bien différent.

Les ûlets dont se servent les pécheurs pour Ja pèche des Sardines sont les mêmes nue ceux dont on se sert pour la pèche du Harenç : seulement on emploie des filets M mailles plus étroites, ils ont de mille à douze cents mètres de longueur. On les noircit h la fumv^c, pour que leur couleur u'effreie vêf

Page 1