SAR
REPTILES
SAU
les Sardines, ils sont soutenus à leur partie supérieure ^ar des tonneaux vides ou par des morceaux de liège, et leur partie inférieure est maintenue par des pierres à la profondeur convenable.
On jette ces instruments dans un endroit où une abondance de Sardines est indiquée par la présence d'une substance huileuse , qui s'étend sur la surface de l'eau au-dessus des grandes troupes de ces Guipées que Ton distingue facilement pendant un temps calme. Cette matière graisseuse peut devenir, pendant une nuit sombre, un signe évident de la proximité d'une colonne de Sardines, parce qu'étant, dit-on, phosphorique, elle répand sur la mer une nappe lumineuse ; ces animaux se précipitent vers ce point, et alors on les attire dans des filets en les trompant par le moyen de lumières que Ton place de* la manière la plus convenable dans différents endroits des vaisseaux ou que l'on élève sur les rivages voisins. On sale et on fume les Sardines que Ton trouve les plus grasses et les plus succulentes. On leslume ou sale de la manière suivante : premièrement, ou les fume en ne les salant que très-peu, ne les exposant à la fumée que pendant peu de temps, et en ne leur donnant qu'une couleur dorée ; et secondement, en les salant beaucoup plus, en les mettant un jour dans une saumure épaisse, en les enGtant par la tête h des branchies, en les suspendant dans lîes cheminées, et en faisant au-dessous de ces animaux un feu qu'on ménage de manière qu'on donne beaucoup de fumée et peu de flamme.
L'extrême fécondité des Sardines empêche seule qu'elles ne se trouvent détruites par rénorme consommation qu'en font les nations dont elles fréquentent les rivages. Dans plusieurs contrées d'Europe, il s'en prend une si grande quantité, que Ton se contente, diton, d'en extraire de l'huile à brûler, et le détritus de cette opération sert à engraisser l'a terre. Lorsqu'elles sont gâtées, on les emploie h la pêche des Maquereaux, des Merlans, desUaies et autres espèces de poissons. Comme ces poissons se gâtent facilement après leur sortie de l'eau, on se hâte de leur faire subir les préparations convenables, pour les empêcher de se corrompre. On commence par leur enlever les ouïes et les intestins, on les lave et on les mei dans do la saumure pendant quelque temps ; on les en relire ensuite pour les mettre avec •lu sel dans une tonne. Quelque temps après, on les arrange symétriquement dans des barils avec de la saumure, pour les livrer au commerce et les envoyer rie tous côtés. Les pêcheurs de nos côles de Bretagne ont trouvé le moyen de retenir les Sardines pendant longtemps, en répandant dansla mer comme amorce, Vespèce de caviar qu'on pré^jare dans Je Nord.
Les Sardines ne commencent à paraître sur les côles du midi de la France que vers la lin d'avril ; elles no sonl oopendont en giaml nombre qu'en mai, juin et juillet. C'est particulicTcmcnt uendonl le mois de
juin que la pèche en est la \Aus fruclaeuse. On observe du moins pour lors ces poissons en bancs étendus et souvent inoomt^^bles. Ils paraissent surtout se réunir lorsqu'ils sont poursuivis |)ar les Tlions et les Maquereaux, qui en sont fort avides.
11 est facile de s assurer de la réalité de ce fait à l'époque de la venue des Sardine en ouvrant des Thons et des Maquereaux. Go découvre souvent dans l^estomac de ces derniers des Sardines encore tout entières : oe qui ne laisse aucun doute sur les habitudes et les mœurs de ces dernières espèces.
L'apparition de ces poissons sur les côtes de rOcéan, du moins sur celles de la Fraore, est plus tardive que dans la Méditerranée» surtout sur les côtes qui se trouvent rapprochées de l'embouchure de la Loire.
Ladirection que suivent les Sardines. ainsi que celle des Tlions et des Maquereaux leurs cruels ennemis, a toujours lieu du Sué à l'Estdans la direcliondugolfedeLyonau golfe de Gênes. Celle circonstance semble tmooncer que ces diverses espèces yienoeut de l'Océan dans la Méditerranée, les Maqoereaux faisant la chasse aux Str^iats, ks Thons aux Maquereaux et les Squate wi Thons. Aussi lorsqu'on éventre des ^v les on trouve dans leur estomac 'des Tbocs plus ou moins digérés.
Les Sardines ne paraissent déposer teor frai dans les étangs salés que lorsqu'eiltt; sont pousfSés par des vents violen's. CeUrf
aui y entrent sans être |)leincs ne se reprouisentpas, lorsqu'elles ne f»euvenl ou qu'elles ne savent pas sortir des élangssal^ pousse rendre dans la mer.
Quoi qu'il en soit, les Sardines, ainsi qof les Thons et les Squales, oirt été cxlrêinement abondantes sur les côtes de la Méditerranée en 18^0, quoique les Maqueretni auxquels les Sardines servent ordinairement de nourriture y aient été assez rares. Celle circonstance mérite d'autant plus d'être signalée qu'elle se représente peu ; la raisoe est facile à comprendre.
SARGUE. Yoy. Spare.
SAUMON, Salmoj genre de poissons d^ l'ordre des Malacoptérygiens abdomiosuif famille dos Salmones.
Tout le monde croirait le Saumon biea connu, et cependant combien peu de personnes, même très-instruites, savent que, parmi les différentes espèces d'animaux* il en est peu qui méritent plus que ce puisson l'observation du naturaliste, l'exaiucu du physicien, les soins de l'économe l
La nature des ciimuls qu'il préftre, h d'h versité des eaux dans lesquelles il se plaii, la vitesse de ses mouvements, la rapidité tk sa natation, la facilité avec laquelle il franchit les obstacles, la longueur immense des espaces qu'il parcourt, la réj^ularité de ses grands voyages, la manière uont il fraie, ki précautions qu'il paraît prendre pour la siirelé des êtres qui lui devront le jour, les travaux qu'il exécute, les combats que ^ force à livrer une sorte de tendresse mal»^ neîle; son instinct pour échnpiwT ou daoî^T,