‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 3)Chapitre 166 sur 204 · SEC · texte numérisé non relu

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donnant ainsi le nom d*un des animaux les )ilu$ hideux.

SCORPÈNE BRUNE OU RASCASSE ; Scorj). pOT'

m, CuT. — La Rascasse habite la B^éditerranée et plusieurs autres mers. On l'y Irouve auprès des rivages, où elle se met en embtiscade sous les fucus et les autres plantes marines, pour saisir avec plus de facilité les poissons plus faibles ou moins armés qu'elle; et lorsque sa ruse est inutile, que son attente est trompée, el que les poissons se dérobent à ses coups, elle se jette sur les Cancres, qui ont bien moins de force, d'agilité et de vitesse, pour échapper à sa poursuite. Si dans ses atiaques elle trouve de la résistance, si elle est obligée de se défendre contre un ennemi supérieur, si elle veut empêcher la main du pécheur de la retenir, elle se contracte, déploie et étend vivement ses nageoires, que de nombreux aiguillons rendent des armes un peu dangereuses, ajoute par ses efforts à l'énergie de ses muscles, présente ses dards, s'en hérisse, pour ainsi dire, et frappant avec rapidité, fait pénétrer ses piquants assez avant pour projuire quelquefois des blessures fâcheuses, et du moins faire éprouver une douleur ai^uê. Sa chair est agréable au goût, mais ordinairement un peu dure. Sa longueur ne df^passe guère quatre décimètres; les écailles qui la recouvrent sont rudes et petites.

Du temps do Rondelet^ on croyait encore, arec plusieurs auteurs anciens, h la grande vertu médicinale du vin dans lequel on avait feil mourir une Eascasse , et Ton ne paraissait pas douter que ce vin ne produisit des effets Irès-salutaires contre les douleurs du foie el la pierre de la vessie.

SCORPION DE MER. Voy. Chabot.

SCYTALE, genre de Reptiles ophidiens de la famille aes vrais Serpents, tribu des Serpents venimeux. — Ce genre se rapproche beaucoup de ceux des Vipères et des Crotales, dont il ne diffère que parce qu'il n'a pas de grelots à la queue, ni ae fossettes derrière les narines. Un autre caractère distingue encore les Scytales des Vipères et des Crotales et tend à les rapprocher des Boas : ^t caractère consiste en ce que les bandes H)u$-caudales sont d'une seule pièce, comme 'es bandes sous-abdominales, en sorte que $i on voulait suivre rigoureusement la classification de Linné, les Scytales devraient 'tre placés dans le genre Boa et non dans le jenre Coluber. Mais la non-division des ban- Us sous-caudales n'est pas toujours un ca- <actère constant, et M. Is. Geoffroy a observé taos un individu de l'espèce du àcvtale des t^yramides , que plusieurs des bandes souscaudales de la dernière moitié de la queue étaient divisées en deux portions par un sillon médian.

Le S. DES PYRAHiDBS (S, pyramidum^ 's. Geoffr.). La taille de ce Serpent est d'ennroD un pied et demi ; le dessus de son corps ^ brun, avec de petites bandes irrégulières ^lanchAtres, ordinairement au nombre de rente-six à quarante ; le dessous du corps ^t blanchâtre «t présente quelques bandes

sous-abdominales et sous-caudales, formées, de petits points noirs. Il y a ordinairement de cent soixante-dix-huit à cent quatre-vingttrois bandes abdominales et de trente-deux à trente-huit bandes caudales.

Ce Scytale est commun en Egypte , principalement aux environs des pyramides, et il est redouté à cause de sa morsure, qui est très-dangereuse. On le trouve assez communément dans les lieux bas de la ville du Caire ; il s'introduit souvent dans les maisons. C'est surtout contre ce Serpent qu'on emploie les Psylles , ces hommes qui, en imitant le sifflement des Serpents, les font sortir des réduits les plus obscurs et savent les saisir aussitôt. Les Psylles débarrassent les habitants du Caire de leurs hôtes incommodes ; mais comme ils sont payés d'après le nombre d'animaux qu'ils ont pris , ils commencent quelquefois leurs recherches en introduisant en cachette des Serpents dont ils s'emparent bientôt publiquement.

SÉCRÉTION, àesecemerêf séparer.— Action par laquelle un organe vivant sépare du licfuide nourricier que lui apporte la circulation (sang chez les animaux et sève chez les végétaux) certaines humeurs destinées à un usage spécial ou à être expulsées du corps.

Les Sécrétions diffèrent essentiellement des exhalations, en ce que le liquide séparé du sang n'est pas de l'eau ou du sérum seulement, mais bien une humeur dont la nature chimique est tout à fait différente de celle du sang lui-môme ou de son sérum.

Le sang , comme nous l'avons déjà vu, est légèrement alcalin; les liqueurs sécrétées sont tantôt acides , tantôt très-alcalines, et on y rencontre des substances particulières qui n'existaient pas dans le sang ou bien ne s'y trouvent qu en quantités trop petites

f)our être appréciées par nos moyens d'anayse. Il se passe donc ici un travail chimique, et en comparant les phénomènes des Sécrétions avec ceux produits par l'action d'une pile électrique, on voit entre les uns et les autres une analogie frappante. Lorsqu'on fait passer un courant électrique à travers un liquide tenant en*dissolution des sels et de TalDumine, du sérum, par exemple, il se forme à l'un des pôles de la pile un liquide acide, et à l'autre pôle un liquide alcalin, et on voit en même temps les substances animales qui y sont dissoutes changer de nature. Or, c'est précisément ce qui se passe dans les organes sécrétoires ; et si l'on admettait que les uns sont le siège du pôle positif, et les autres du pôle négatif d'un appareil électrique, on se fendrait facilement compte de la plupart des phénoopènes qu'on y remarque ; mais cette théorie , toute plausible^ qu'elle est, ne pourra être admise qu'autant qu'elle sera basée sur des iaits, et malheureusement ces faits nous manquent encore.

Quoi qu'il en soit, les Sécrétions ne se font pas indifféremment dans toutes les parties du corps comme les exhalations ; elles ont toujours leur siège dans des organes spé-

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