‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 3)Chapitre 167 sur 204 · SEC · texte numérisé non relu

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ciaux , et ces organes ODt tous un mode de structure très-particulier. Ils sont toujours composés d'un nombre plus ou moins considérable de.cavités d'une petitesse extrême, ahi ont la forme de poches, de bourses ou e canaux d'une ténacité excessive, et qui reçoivent un gr^nd nombre de vaisseaux sanguins ainsi que des nerfs. On les désigne sous le nom général de glandes, et on les distingue en glandes parfaites et en glandes imparfaites , suivant qu'ils ont un conduit servant è verser directement au dehors d'eux le produit de leur sécrétion, ou qu'ils ont la forme de cavités sans ouvertures et d'où les liquides sécrétés ne peuvent sortir que par la voie de l'absorption.

La disposition des glandes parfaites varie beaucoup : les unes sont disséminées près de la surface de diverses membranes et s'y ouvrent directement sans avoir de canal excréteur en forme de tube : on les appelle glandes simples ou cryptes. D'autres consistent dans (les amas de cryptes qui versent au dehors les produits de leur Sécrétion par plusieurs ouvertures : ce sont les glandes agglutinées. EnQn , d'autres encore présentent des conduits excréteurs qui ont la forme de tubes ramifiés et qui se rt^unissent en un petit nombre de canaux; elles porteni le nom de glandes congloméréesy et sur le trajet de leur conduit excréteur, il existe quelquefois une poche membraneuse servant de réservoir pour le liquide sécrété.

Comme exemple des cryptes, nous citerons les follicules qui sont disséminées sur la membrane muqueuse du canal digestif, et ceUes qui s'ouvrent à la surface de la peau et qui sécrètent la matière grasse et onctueuse dont les cheveux et les poils sont enduits ; les amygdales appartenant à la classe des dandes agglutinées ; et le foie, les reins, les glandes salivaires, etc. , à celles des glandes conglomérées.

Les glandes imparfaites sont formées par de petites poches disséminées dans le tissu cellulaire ou rassemblées en masses plus ou moins volumineuses. Les organes qui sécrètent la graisse et qui sont logés dans l'épaisseur du tissu cellulaire, présentent la première de ces dispositions ; chez les personnes très-maigres, il est difficile de les distinguer, et on les confond avec le tissu cellulaire ; mais lorsqu'ils sont remplis de graisse, on voit qu'ils sont formés par une membrane très-mince et ont la forme de petits sacs arrondis et sans ouverture (1).

(I) La graisse se compose essentiellement de deux maiiéres pariiculières, lélaine et la stéarine^ dont Tune est liquide ei Pautre solide à la température ordinaire ; les proportions relatives de ces deux substances varient beaucoup chez les difiërenls animaux, et il en résulte des différences correspondantes dans la consistance de leur graisse. En général, les principanx usages de cette matière sont tous mécaniques et elle sert, comme le ferait un coussin élastique, pour protéger les orgnnes qn*elle entoure ; c'est ce qui se voit dans Torbiie où Tocil repose sur une couche épaisse de (;raisse, à la plante des pieds où il s'en trouve aussi une quantité considérable, et dans

Parmi les glandes imparfaites et massires^ nous citerons le corps tnyroide (1) et lethjmus (2), organes dont les usages ne sont pas connus.

Les liqueurs produites par les Sécrétloos sont, comme nous l'avons dit, acides on alcalines. Leshumeuirs alcalines lesplusim[)o^ tantes sont : la bile, qui est formée par le foie; la. salive, produite par les glandes silivaires; et les larmes, sécrétées par h glandes lacrymales. Les principales humeon acides sont l'urine élaborée oar les reins; la sueur , qui découle des follicules de la peau; le mucus, qui lubrifie les merobranâ muqueuses et qui sort des cryptes dont ces membranes sont parsemées; et le liilqui est sécrété par les glandes mammaires. Pir la suite, nous aurons ToccasioD de revenir sur rétude de ces liquides et d*en faire connaître les propriétés et les usages.

SE LACHE. Voy. Pèlerin.

SENS. Voy. Sensation.

SENSATION , SENS. — Pour la œjjeare partie des physiologistes, la SeosatiM est une fonction passive, qui consiste! recefoir l'impression a'un excitant, et c'est (oat autre

d^aulres parties du corps exposées à «e fane pression ou à des frottements fréqoeoU. ïkyA éffalem^t, à raison de la lenteur avec b^ elle laisse passer le calorique, contribuer à csisentr la chaleur qui se dégage dans rinlérieor de août corps ; enfin elle peut aussi être coosidéfée cmk une espèce de réserve de matières oairiiires dépesée dans certaines parties du corps, afin de sertir a travail de Tassimilation lorsque ranimai oe pwm

fdus puiser au dehors les substances nécessaires a ^entretien de la vie; en effet, lorsque les penona grasses restent longtemps sans manger, lesrgnitt est absorbée peu à peu, et parait servir à leor min* tion ; on remarque aussi que les animaoi hiberBUts

3ui passent une grande partie de la saison fnkk ans un état de léthargie, sont surchargés de grùse lorsqu'ils s'engourdissent et sont au contraire ut»maigre lorsqu'ils se réveillent de ce sofluneil de pb* sieurs mois.

La graisse ne se dépose pas avec la mémefaciGie dans toutes les parties du corps; elle abonde !>ortnrt entre les feuillets du mésentère (portion dp périioiae qui enveloppe les intestins) autour des reins et wfl la peau. Le repos exerce une grande influence sir a formation; les très- jeunes enfants sont ordinairement très-gras, mais lorsqu'ils commençait i \^ beaucoup d'exercice , leur graisse se dissipe pe«J peu et tant que l'accroissement du corps est rapw. il est rare qu'il s'en dépose des quanUtés consw-

(1) I^ corps thyroïde est une masse OTOide m% spongieuse et d'apparence glandulaire, qui se troiw à la partie antérieure et inférieure du coo, m demt de la trachée-artère. Il est, en général, plus ^ dans l'enfant aue dans Tadulte, et il eiiste cbei tous les Mammifères, mais manque cbex les oisOBt« la plupart des Reptiles , les poissons et les *"^J^"*! maux des classes inférieures. C'est un goMew» maladif de ce corps qui occasionne les uimeiirscot' nues sous le nom de goUres. ^.

(2) Le thymus est une masse glandifortner»^ mee dans la poitrine entre les deux lames daacd^ tin antérieur (cloison qui est formée parfadoge*^ des plèvres, et qui lose le coeuif). Il est extrê»**" développé chez les uetus; mais peu >P'**'î!?f| sance, son volume diminue beaucoup, cl cbeil»*''* il est complétament atrophié.

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POISSONS, ETC

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chose qae la réaction qui la suit; pour la plupart des idéologistes modernes, au contraire, la Sensation se confond avec la réaction, on plutôt c'est la même chose, et les différents actes d'innervation auxquels on a donné des noms différents, ne sont que des iijodes particuliers de la Sensation ; connaître, c'est sentir des impressions; juger, c'est sentir des rapports; vouloir, c'est sentir des dt'sirs. Il T a du vrai dans l'une et l'autre opinion, aes analogies et des différences entre toutes les opérations nerveuses ou sensoriales, et l'embarras de ces c(uestions d'identité disparaît dès que , au Keu de traiter de ces sujets par forme d'abstraction, on se eoritente de les examiner dans les actes mêmes. Ainsi , sans rechercher si la smsibiiiié est passive ou non , problème dont la sr»]ation ne dépend en réalité que du sens qu*on veut attacher aux mots, nous dirons que la Sensaiion est une opération^ qu'elle a par conséquent quelque chose d'actif, tout aussi bien que la pensée, la volition, la contraction musculaire; nous ajouterons dès U^rs que Tinnervalion, toujours active, est, jusqu'à un certain point, partout identique, et ne varie gue selon les portions du système où on l'observe, et selon les excitants qai la mettent enjeu ; mais rien n'empêchera de considérer chacune de ces variations comme une fonction à part, et de lui conserver sa dénomination spéciale tout en donnant à leur ensemble une qualitication commune, comme nous l'avons fait en ii s réunissant sous le titre de fonctions de Sensation. Partout, en effet, nous aurons à eiaminer, dans leurs degrés divers et leurs modes particuliers, ces trois choses inséparables : impression^ réaction^ transmission. Je dis inséparables, car que serait l'impression sans réaction? Y a-l-il impression là où un conUct est sans résultat?' S'il en était ainsi, ce ne serait pas la peine de s'en occuper. Quant à la réaction, elle ne saurait être spontanée; il n'y a pas d'effet sans cause, et la réaction, c'est-à-dire l'éiat actif, est incontestable même dans les cas de Sensaiion proprewient diie^ dans ceux qu'on a crus le plus évidemment passifs et qu'on réduisait au simple rôle d impression.

Ceci vaut la |>eine d'être prouvé. Une fusée Tolante vous fait l'effet d'une longue tige lumineuse, parce que l'impression dure encore au point où elle a commencé, quoique l'objet qui l'a produite ait déjà parcouru beaucoup d'espace dans l'air, comme son image sur votre rétine. Regardez le soleil, fermez les yeux ensuite ; vous verrez, pendant assez longtemps, l'image de cet astre; cependant Texcitant n'est plus là : si la Sensation n'étart qu'une imprécision, elle devrait disparaître aussit; t que i*impression cesse. Mais il j a plus : au lieu de s arrêter, la Sensation change ; Tihiage se modifie par la seule réaction de l'organe mis en jeu ; elle parait tantôt vivement, tantôt faiblement colorée, tantôt d'une couleur et tantôt d'une autre fcouieurs complémenlaires) : certes , c'est là do l'activité, et Darwin n'était pas tron mal

fondé à comparer la rétine à un muscle agité

f)ar des contractions fibrillaires. En second ieu, on sait que l'habitude, l'éducation, donnent aux organes la facilité de reproduire certains actes; ils le font quelqueiois sans l'intervention des impressions directes : la mémoire, l'imagination, les rêves reproduisent des perceptions ou Sensations internes en l'absence des objets qu'ils représentent : il ]r a donc alors activité dans l'encéphale,

Suisque la Sensation qui sV produit n'a plus e rapport matériel avec ïa cause qui l'excite ; la voix d'une personne rappelle les traits de son visage, et certes il n'jr a rien de commun entre des sons et des images. Donc ^ nous pouvons donner, de la Sensation pro^ ^ premeni dite^ cette définition : c'est un acte qui s'opère en nous par suite d'une impression^ et nous donne des notions sur cette impres* sion et sur le corps dont elle émane.

Or, cet acte nous offre ceci de bien remarquable, qu'il peut se transmettre ou se répéter avec toutes ses qualités particulières^ à travers une étendue plus ou moins considédérable du système nerveux : si l'œil ou l'o-^ reille ont transmis au sensorium commmne les* mille nuanoes et les innombrables notes qu'ils ont reçues à l'occasion d'un paysage ou d'un morceau de musique, n'a-t-il pas fallu que toutes ces Sensations se répétassent avec toutes leurs différences, le long du nerf optique ou de l'auditif et d'une certjine portion de l'encéphale même? Car l'impression n'a pas été portée sur le centre nerveux, qui ne saurait même la sentir si elle lui était directement appliquée. Or, il résulte de ceci deux choses : 1 une, que la transmission est une réaction toute pareille à celle qui est née sous l'impression des excitanis eitérieurs, l'autre, qu'une réaction donnée est partout analogue: elle est, dans le nerf, analogue à ce qu'elle a été dans l'organe du sens, et dans l'encéphale à ce qu'elle a été successivement dans l'un et dans l'autre. Que cette réaction ne soit pas partout identique: qu'elle se modifie dans les différents organes qu'elle traverse; cpie la Sensation morale ou perception ne soit pas, à proprement parier, la même chose que la Sensaiion primitive : cela doit être , et les modifications ^ seront plus grandes encore quand, dans d'autres portions autrement organisées des centres nerveui, la Sensation se transformera en jugements, en volitions , en commandements d'exécution musculaire (1) de même que la Sensation n'était pas du tout la même chose dans la langue, dans l'oreille ou dans l'œil.

Nous avons dit qu'il fallait, dans la division des Sensations, tenir compte de l'organe *et du stimulant : c'est ce que nous ferons mieux voir dans les détails qui vont suivre

Depuis Cabanis, on est dans l'usage d'assigner deux ordres de sources principales aux Sensations, les internes et les externes.

(I) Cesl ainsi que le professeur Sordat a po d'ire, avec raison, que rirriiabiUlé esl «ne aorte (fe sen«bilité. {Leçom de Phffs.)

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Nous croyons devoir y joindre une troisième division, celle des Sensations centrales.

1» Les sensations internes ou viscérales ont été longtemps confondues avec le tact, et cependant elles méritent d'en être distin-

Suées sous plusieurs rapports; en raison es moyens par lesquels elles s'exécutent, en raison de leur nature môme, et enfin de leurs effets consécutifs. C'est aux nerfs splanchniques, aux rameaux et aux ganglions du grand symj)athique, ou bien aux névroptères qu'elles se rattachent; de Ib, réactions plus bornées, circonscrites, transmises uniquement peut-être jusqu'au ganglion le plus voisin, ou seulement dans les cas de violence extrême ( coliques intestinales, tranchées utérines, pression du testicule, etc.), jusqu'à Tenc^phale. Dans ce dernier cas môme, c'est pour l'ordinaire, obscurément que la transmission est p'erçue, et cela tient 1 la nature des conducteurs plus qu'à Tassuéfaction à laquelle on a voulu attribuer celte inscience des mouvements qui se passent dans nos viscères; assuéfaction ou habitude y est pour quelque chose, mais non pour tout, à beaucoup près. Enfin, de ces Sensations confuses, obscures et d'une nature spéciale, r^'^sultent souvent , dans l'encéphale, des mouvements dont l'origine semble ainsi cachée et mystérieuse; mouvements tantôt sensitifs ( imagination, rêves, cauchemar, incube), tantôt exécutoires ( instincts ), tantôt consistant seulement en modifications, d'intensité, de rapidité, dans les actes intellectuels ordinaires ( passions ), objets qui seront plus amplement traités ailleurs. Mais une singularité dont })ersoQne, ce me semble, ne s est occupé jusqu'ici, mérite de nous arrêter encore un instant. Lorsque les Sensations internes que nous venons de signaler comme généralement obscures, deviennent plus vives, plus manifestes, nous savons communément fort bien les rapporter à leur véritable siège, au moins

3' uant à la région, souvent môme à la profoneur. D'où peut nous venir ce sentiment de la position des parties ? On le comprend pour le tact extérieur à chaque instant contrôlé par la vue, par les expériences mêmes du toucher; mais quoi de commun entre telle partie du cerveau et la peau du crâne, telle partie du poumon, du foie, des intestins et les parois du thorax et du ventre ? Pourquoi n'en restons-nous pas au même point que l'enfant qui souffre et se plaint sans pouvoir montrer le siège de ses douleurs? 11 me paraît qu'ici il y a également une éducation faite par le toucher; des pressions qui augmentent ou diminuent des douleurs, des mouvements oui produisent le môme effet, comme quaiïa ou hoche la tête, quand on fait un effort d'inspiration, de défécation, nous accoutument à reconnaître le vrai siège de ces Sensations pénibles; mais la profondeur même de ce siège, autant que le peu de netteté des Sensations internes, nous exposent à de fréquentes erreurs, comme on le sait bien en pathologie; fort souvent ce qu'on appelle des douleurs sympathiques,

il faudrait l'appeler douleurs erronées par inexpérience et défaut de guides ou de poini de repère. Dans la luxation spontanée on souffre au genou, pour cotte raison, sans doute, que la profondeur de TarticnlaiioT malade ne nous permet pas d'en conlrôlt^r par le toucher les Sensations.

2* On pourrait, jusqu'à un certain folnl, rattacher aux Sensations internes la per^^fw tion des opérations intellectuelles, U m intime , la conscience, en prenant ce mot dans une acception toute physiologique. Mais ce genre de Sensation se lie si inlimemenl .loi Sensations externes, il en est si communément la suite, que l'on pourrait tout aussi naturellement le leur annexer; le raieai nous paraît être de le considérer comme faisant un ordre à part, auquel nous avons déji assigné ci-dessus la dénomination deSmwtions centrales,

3" Les Sensations externes sont celles auiquelles s'appliquent surtout la définition et les démonstrations données-ci-dessus relies ont pour source les organes des sens. Qu'estce qu'un sens? Quel en est le nombre réel chez l'homme et les animaux les mieiii partagés ? Voilà deux questions auiqoellf^s il faut répondre avec quelque détail.

Un sens est un appareil de Sensations spéciales, composé 1° de pièces propres à recueillir, renfoncer, régulariser, prolonger quelquefois les impressions d'un slimulos extérieur, et d'organes propres à le diriger vers ces impressions; à le mettre enharmonie avec elles, ou bien à le soustraire à leor action quand elle devient dangereuse oufatiganle;2*de membranes, de houppes o'i papilles nerveuses et sentantes; 3" de nerfs ou conducteurs qui répèlent jusqu'au i^sorium commune, c'est-àndire jusque dans l'encéphale, les Sensations éprouvées, pour en faire des Sensations centrales ou perçues, des nerceptions. Ici, comme dans toute partie au système nerveux, il y a donc impression, réaction et transmission.

La réaction consiste ici dans un doubleordre de phénomènes, ceux de sensation et ceux d'attention ; car il y a attention dans le sens, de môme que dans l'encéphale, soit qu'on la suppose immédiatement produite par le stimulus (attention spontanée), soil qu'on fldmelte une transmission rétrograde aune pa^ tie de la réaction encéphalique (attention volontaire). Môme en l'absence de toute stiiDUlation actuelle, il peut y avoir des phénomènes semblables par le seul effetde la mémoire ou de l'habitude, mais ils ont alors ordiuairement quelque chose de morbide ; la réaction sensilive existe-t-elle dans l'orçane rû^^[ du sens , elle produit les AflHwcifwrtow; existe-t-elle dans l'encéphale, pourselrtn^* mettre au sens par voie rétrograde, i( jj"^ résulte, selon le degré de -vivacité qu^'^ atteint et selon l'état du reste de J'encéptia'€| des imaginations fantastiques, des rêves, ^^ visions, la folie. , ,.

Quant à la transmission, la preureqtt^"J est due à une propagation des réacti^DS a» sens vers l'encéphale, se tirerait aussi de co'

POISSOm, ETC.

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laÎDes illnsionsy'de celles par exemple, où tombent les amputés qui, impressionnés sur un tronçon de nerf, accusent des douleurs dans un membre qu*iU n*ont plus, parce que Topéralion est la même dans l'encéphale qne celle qne Tbabitude et Texpérience leur aTaient appris à rapporter à ce membre.

Ceci noosapprend, de plus, que c'est surtout dans Tencépbale qne les Sensations prennent leor valeur réelle, deriennent des notions ; c*est encore ce oue prouvent des erreurs d'un «u tre genre : après la rhinoplastie, l'opéré croit c)u*on lui touche le front quand c'est an nez iKHireau qn'on s'adresse. Le sens a changé'de l»lace, mais le sensorium a conservé l'ancienne iopographie qui lui avait été imprimée par i*edueat]on naturelle, oue nous venons de désigner par les mots d'habitude et d'expérience.

Tenons-nous-en à ces généralités snr les sens externes, et parlons de leur nombre réel ou de convention. On sait que, de tout temps, on en a compté cinq: mais ce nombre a paru insuflisant à quelques écrivains : Buffon en voulait faire admettre un sixième r»oar la sensation voluptueuse que donnent les plaisirs de l'amour; Ch. Bell en veut an particulier pour les notions de poids, de consislance, de résistance en général; C/irus veut également séporer les sensations de température de celles qui ont trait aux autres qualités tactiles des corps ; Spallanzani est tentéd'enaccorderun surnuméraire aux cbau* ves-souris pour la connaissance de leurs routes aériennes; Jacobson su[)pose à certains animaux une faculté spéciale pour discerner les f)Oisons; beaucoup d*autres écrivains se contentent de séparer le tact général du toucher proprement dit. Mais ces auteurs ont mal Apprécié la valeur du mot qu'ils employaient. En eCTet, ce n'est pas sur la nature des sensations seulement, sur le genre et l'espèce d*excitant auquel elles répondent, que leur distinction, leur dénombrement, se basent : test plutôt sur la disposition de rap[>areil propre à les mettre à profit, et la détinition que nous avons donnée du mot sens est en* tièrement basée sur ce principe ; ôtez les S^^nsations internes dont il a été question d'ahord» et vous n'avez évidemment que cinq appareils propres à recueillir les Sensations, cinq sens par conséquent : le toucher, le

f;oût, Todorat, Toute et la vue. Je sais que es Sensations que nous rapporterons an sens du toucher sont très-vanees ; mais celh*s delà vue, de l'ouïe, de Todoral, du goût sottl-elles donc identiques ? L'éblouisseraent l>ar no édat quelconque est-il la même chose que la notion des couleurs, et celle-ci estelle la même chose que la notion des contours ? Le timbre, le ton et la force du son con$tituent*ils une seule et même qualité ? Et, d'un autre côté, n'y a-t-il pas une bien prochaine analogie entre une saveur chaude ou firatche éprouvée par la langue, et la Sensation du chaud et du froid ressentie par la peau, entre une saveur acre, une odeur piquante et la cuisson qu'une liqueur ande podoit sur la conjonctive, ou qu'une vapeur

irritante produit sur les bronches ; entre Tâprelé d'un astringent et le frottement d'un

corps rude ? Donc, dissemblances et ressemblances vous prouvent que ce n'est pas sur la Sensation, mais sur l'appareil qui la reçoit et l'utilise, que doit se baser la division qui nous occupe. S'il en était autrement, où vous arrèteriez-vous dans la multiplicité des sens qu'il vous faudrait admettre. Où ranger les douleurs, les chatouillements auxquelles se viennent tout naturellement annexer les Sensations vénériennes T Ne nous faudra-t-il pas un sens des idées, comme un sens des températures et des résistances, etc., etc. ? Un mot donc seulement de ces additions dont nous avons parlé d'abord, et qu'on a voulu faire à Ténumération généralement admise. 1* Nous venons de voir à quoi se réduisaient les secousses sonsitives de l'nnion des sexes ; le point de départ est une portion de la peau, organe du toucher^ et l'orgasme se propage au reste du système nerveux comme dans le chatouillement. 2r Le sens musculaire de Ch. Bell n'est autre chose que la notion produite par un effort intelleeluel ; il faut le ranger, si Ton vent, parmi les Sensations centrales, et le réunir avec la conscience qui accompagne la plupart des opérations mentales, comme la réminiscence, l'attention, le désir, etc. Certes, ce n'est pas au muscle qui se contracte pour soutenir un poids ou presser un corps dur que nous rapportons la Sensation éprouvée, ce n'est pas dans la région occupée par ce muscle que nous faisons siéger la résistance à vaincre, c'est là où notre main touche le corps que nous la supposons par un véritable raisonnement, autant que par la Sensation directe de la pression exercée sur la mnin même.

3* La Sensation de la chaleur ou du froid est évidemment reçue et transmise par (les mêmes organes que les autres qualités tactiles ; une partie enflammée supporte diflicilement la chaleur et aussi les contacts un peu rudes ; les dents dénudées de leur émail sont successivement sensibles aux cfaanse-, ments de température et aussi aux attouchements comme l'ont surtout prouvé les ex* Eériences de Duval, qui attribue cette sensiilité h une substance intermédiaire, à l'émail et à l'ivoire, substance à laquelle il donne le nom de dictiodonte. 4* Le prétendu sens conducteur des chauves-souris n'est qu'un toucher délicat. 5* Le sens distinctif des poisons n'a été inventé que pour trouver des usages à un organe nouvellement découvert. 6' Entin, pour ce qui concerne un tact général ou universel, sensuscamnm^ nis de Sprengel, sens général selon de Blainville, sensibilité tactile pour Miine Edwards, on peut aisément se convaincre qu'il ne comprend rien de plus ni de moins que le toucher spécial des auteurs mêmes qui veulent établir cette distinction. Que la main de l'homme ait plus de délicatesse et une forme plus favorable aux explorations tactiles, estce une paison pour vouloir séparer les Sensations qu'elle peut recueillir de celles ^fx^

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