SIL
les sociétés à demi policées de l'Amérique et parmi les bordes sauvages de TAfrique, accrues parleur éloignemeot de leurorigmey embellies par leur imagination, altérées par ri^oraoce, falsi6ées par la superstition et par la crainte, lui ont attiré les honneurs dÎTÎos, tant dans TAmérique qu'au royaume de Juida et dans d'autres contrées, où il a encore ses temples , ses prêtres, ses victimes; ei pour remonter de la considération d*objets profanes et du spectacle de la raison faaoïaioe égarée, à la contemplation des vérités sacrées dictées par la parole divine , si nous jetons un œil respectueux sur le plus saint des recueils, ne voyons-nous pas toutes les idées des anciens sur les propriétés du Serpent s'accorder avec celles qo>n donne l'écrivain sacré, toutes les fois ()u'il s'en sert comme de symt>ole ?
Grandeur, agilité, vitesse de mouvement, force, armes funestes, beauté, intelligence, instinct supérieur, tels sont donc les traits sous lesquels les Serpents ont été montrés dans tous les temps; et en cherchant ici à présenter cet ordre nombreux et remarquable, je n'ai fait que rétablir des ruines, ramasser des rapports épars, en lier l'ensemble et exposer des résultats généraux que les anciens avaient déjà recueillis. C'est donc la grande image de ces êtres distingués, déjà peinte par les anciens, nos maîtres en tant de genres, que je viens d'essayer de montrer, après avoir tâché de la dégager du voile dont l'ignorance, l'imagination et l'amour du merveilleux l'avaient couverte pendant une lonçue suite de siècles ; voile tissu d*or et de soie, et qui embellissait peut-ôlre l'image que l'on voyait au travers, mais qui n'était que l'ouvrage de Thomme, et que le flambeau de la vérité devait consumer pour n'éclairer que l'ouvrage de la nature.
Seepsivt de MBa. Voy, Opkitwrt, au mot
AlIGCILLB.
SERRAN, Serranuê. — Genre de poissons de la famille des Percoïdes. Les espèces qui composent ce genre, connues généralement sous le nom de Perches, présentent des dentelures au préopercule, dentelures qu'on a comparées aux dents d'une scie (en latin Btrra) et qui leur a valu leur nom de Serran. Ce genre se partage en trois sous-genres :
la téce et b qoeoe da Dragon. Le Dragon est, chez. les Chinois, no animal céleste ; ils ont apparemment
eonfoiidy ces deux Idées 11 est encore fait men-
Ikm dans TEdda d^un grand Serpent qni environne b terre. Tout cela a qoelaue analogie avec le Serpent, oirî partent représente le temps, et avec le Drason, dont b tète et b qoeue marquent les nœnds de rorbile de b hine, tandis <|ue ce Dragon caose les éclipses. Mais cette soperstition, ce piî^ogé aniversel qoi se retroave en Amériqne comme en Asie , n^indiqoet4l pas une source commune, ei ne pbce-t*il pas Dème plus naturellement cette source au nord, où peut exister b seule communication possible entre rAsie ei PAoïérique, et d*oà les hommes ont pu desemdre facilement de toutes parts vers le midi, pour habiter rAmérique, b Chine, les Indes, etc.? > (M. Bailly, de TAcadémie française , de celle des Saences et de celle des Inscriptions : BuuÀre de CÀêtro» momie aiideiifif,page M5.)
Les Sbbrans proprement dits, les aa^mcrs et les Méaocs. La Méditerranée produit
f)lusieurs espèces de Serransconfonduessous e nom vulj^ire de Perches de mer^ et fort remarqiLibh^s par la vivacité de leurs couleurs, surtout a l'époque de Tamour.
Parmi ces espèces nous citerons comme la plus intéressante à connaître, le SsmEAii écarrcEE , reconnaissable à son mtiseau pointu, à sa bouche fendue obliquement sous le bord antérieur de l'œil, k sa mâchoire supérieure un peu protractile, è ses dents en velours aux deux mâchoires. Elle se distingue encore au premier coup d*Œil par des traits qui forment sur son crâne, sur son museau et sur sa joue comme une sorte de caractère d'écriture inconnue et qui lui ont valu le nom de Serran-Ecriture, Ce poisson se tient sur les fonds de roches, a la chair très-savoureuse, et dépasse rarement un pied et demi. On en prend toute Tannée, et il est très-abondant sur les marchés, où il se fait remarquer nar ses belles couleurs. On dit qu'il vit de petits Crabes et de petits poissons et qu'il recherche particulièrement le Pulpe ; qu'il se tient en embuscade à l'entrée du trou oii ce Mollusque
se relire, et que, pour peu qu'il en voie
su de le saisir.
sortir le bout d'un tentacule, il s'empresse
SÈVE et LATEX, leur circulation. Voy.
CiBccLATioH, art. 1.
SIDJAN. Yoy. SciiifB.
SILURE. — Genre de poissons de la famille de Siluroïdes. Ce genre renferme un nombre considérable d'espèces, parmi lesquelles on distingue le Situas glahis.
Le Glanis est un des plus grands habitants des fleuves et des lacs. On Ta comparé à d'énormes cétacés ; on l'a nommé la Baleine des eaux douces. On s'est plu à dire qu*il régnait sur ces lacs et sur ces fleuves, comme la Baleine sur l'Océan. Ce privilège de la grandeur aurait seul attiré les regards vers ce Silure. Ce qui est grand fait toujours naître l'étonnement, la curiosité, l'admiration, les sentiments élevés, les idées sublimes. A sa vue, le vulgaire surpris et d'abord accablé comme sous le poids d'une supériorité qui lui est étrangère , se familiarise cependant bientôt avec des sensations fortes, dont il jouit d'autant plus vivement qu'elles lui étaient inconnues; l'homme éclaire en recherche, en mesure, en compare les rapports, les causes, les effets ; le philosophe , découvrant dans cette sorte d'exemplaire dont toutes les parties ont été, pour ainsi dire, ^ssies, le nombre, les
Îualités, la disposition des ressorts ou des léments qui échappent par leur ténuité dans des copies plus circonscrites, en contemple l'encbahfiement dans une sorte de recueillement religieux ; le poète, dont l'imagination obéit si facilement aux impressions inattendues ou extraordinaires, éprouve ces aSeetions vives, ces mouvements soudains, ces transports irrésistibles dont se compose un noble enthousiasme ; et le génie, pour qui toute limite est importune, et qui veut corn-
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