SOL
POlSSmS, ETC.
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Deux autres espèees, égaJement améri^ caioes, se trouvent indiquées dans la dernière édition du Règne animal : ce sont la SiBÈiiB INTERMÉDIAIRE (StVen ifUertnedia ^ Leçon te }; sa longueur ne dépasse pas un
Eied ; elle est noirâtre ; offre quatre doigts chaque pied et présente des houppes branchiales moins frangées que celles ae la Sirène lacertine; et la Sirène ratée (Siren striata, Leconte ) ; elle n'a eue neuf pouces de longueur ; elle est noirâtre, avec deux bandes jaunes de chaque côlé, et n*a que trois doigts aux pieds ; enfin, les houppes branchiales sont peu frangées. M. Gray a formé le genre Pseudobranchus pour ces deux espèces, dont on a regardé à tort les branchies comme ne prenant pas part à la respiration. 11 est bien démontré par les observations de M. Leconte aue les Sirènes intermédiaire et rayée sont bien, comme la Sirène lacertine, des animaux parfaits.
SMARIS. Yoy. Pigarel.
SOIF. Voy. Digestion, art. h
SOLE, Soiea^ genre de Poissons de la famille des Pleuronectes. — Ce poisson est recherché, même pour les tables les plus somptueuses. Sa chair est si tendre , si délicate et si agréable au goût, qu'on Ta surnommé la Perdrix de mer. On le trouve Don-seulement dans la Baltique et dans l'Océan Atlantique boréal, mais encore dans les environs de Surinam et dans la mer Méditerranée, où Ton en iait particulièrement une pèche abondante auprès d'Orytana et de Saint-Antioche de Sardaigne. Il parait que sa grandeur varie selon les côtes qu il fréquente, et vraisemblablement suivant la nourriture qu^il peut avoir à sa portée. On en prend quelquefois auprès de l'embouchure de la Seine, qui ont un pied et demi ou deux pieds de longueur. Il se nourrit d'œufs ou de lrè5petits individus de quelques espèces de >oissons; mais lorsqu'il est encore Irès- , eune, il est la proie des grands crabes, qui ' e déchirent, le dépècent et le dévorent. On le voit quelquefois entrer dans les rivières. M. Noël de Rouen a écrit à Lacépède qu'on a péché ce Pleuronecte dans les guideaux de la Seine, auprès de Taucarville; et il ajoute que, pendant l'été, le flot peut rapporter iusque dans le lac de Tôt; mais, pendant l'hiver, il se tient dans les profondeurs de l'Océan. Il quitte le fond de la mer lorsque la belle saison arrive; il va chercher alors les endroits voisins des rivages ou des embouchures des fleuves, où les rayons du soleil peuvent parvenir assez facilement pour faciliter l'accroissement de ses œufs et la sortie des Coetus.
On le prend de plusieurs manières : on emploie, pour y parvenir, des hameçons dormants auxquels on attache pour appât des fragments de petits poissons. On peut aussi, lorsqu'une lumière très-vive est répandue dans Fatmosphère, chercher auprès des côtes et des bancs de sable des fonds unis, sur lesquels rien ne dérobe les Soles à la vue du pécheur; à peine ce dernier en a-t-il déeoavert une, qu'il lance contre ce
Pleuronecte un plomb attaché à Textrémité d'une petite corde, et garni de plusieurs crochets qui, pénétrant assez avant dans le dos de l'animal, servent à le retenir et à l'enlever, malgré les efforts qu'il fait pour échapper à la mort qui le menace. S'il n'y a même que deux ou trois brasses d'eau audessus du poisson, on le harponne, pour ainsi dire, par le moyen d'une perche dont le bout est armé de pointes recourbées. Il est aisé de voir que, pour avoir recours avec avantage à ces deux dernières sortes de pèche, il ne suiBt pas que le soleil brille sans nuages, il faut encore que la mer ne soit agitée par aucune vague autour du bateau pêcheur.
Franklin nous a fait connaître le procédé em[)loyé avec succès, pour maintenir peU' dant longtemps un calme presaue parfait à une certaine distance autour de la barque. Une petite quantité d'huile que l'on répand sur la surface de la mer, et qui surnage autour du bâtiment, rend cette surface unie, presque immobile, et très-propre à laisser parvenir les rayons de la lumière jusqu'au Pleuronecte que l'on désire de distinguer.
On a d'autant plus de motifs de pécher la Sole, qu'une saveur exquise n'est pas la seule qualité précieuse de la chair de ce poisson. Cette même chair présente aussi la propriété de pouvoir être gardée pendant plusieurs jours, non-seulement sans se corrompre, mais encore sans cesser d'acquérir un coût plus fin. Voilà pourquoi, tout égal d'ailleurs, les Soles de l'Océan sont meilleures à Paris qu'auprès du Havre, et celles de la Méditerranée à Lyon , par exemple, qu'à Toulon ou à Montpellier.
Les écailles de la Sole sont dures, raboteuses, dentelées, et foriement attachées à la peau, sur le côté gauche, comme sur le côté droit. L'ouverture de la bouche représente un croissant. On voit plusieurs rangs de dents petites et pointues à la mâchoire inférieure, et des barbillons blancs et trèscourts au côté gauche des deux mâchoires ; deux os arrondis et deux os allongés, tous les quatre hérissés de petites dents, sont places autour du gosier. La ligne latérale est droite. Un piquant assez fort paraît auprès de l'anus, qui est très^près de la gorge. De petites écailles garnissent la base des longues nageoires de l'anus et du dos. Le côté droit est olivâtre, et le gauche plus ou moins blanc.
SONNETTE de Crotale, son origine. Voy.
GaOTAUB.
SOU-SOU. Yoy. Platanistb.
SOUPIR. Fay. RcspimATioii.
SOURD. Yoy. Salam andeb rniiBSTRB.
SPARES, SPAROIDES, famille de poissons de l'ordre des Acanthoptérygiens.
Sous le nom collectif de Spare, les anciens iehthyologistes réunissaient autrefois d^ espèces de poissons, qui portaient pour caractères communs : un corps écailleux, ovale ; une seule dorsale indivise, nue (c'est* à-dire sans écailles), et soutenue dans sa partie antérieure par des éptnes fortes et
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REPTILES
poiotaes; des pièces operculaires sans épinesr ni dentelures, et un palais complètement priré de dents. Cuvier a formé avee ce»
Soissons sa fenritle des Sparoîdes, qu'il a i^ribuée en treize sous -genres, répartis dans les quatre tribus suivantes :
Première tribu. — Espèces à mâchoires pourvues de dents rondes en forme de pavés sur les côtés. Cuvier a fait ave« ces espèces les genres Sffl^gue, Fnntazzo, Daurade^ Pagre et PageK
f** Les Saroubs (Sargu^. Cuvier, qui le premier a établi cette division, la caractérise par des incisives élargies, comprimées, tronquées à leur extrémité, comparables aui incisives de l'homme. Ces poiseons se nourrissent de petites coquilles et de petits Crustacés dont ils peuvent très-faciiemënt* briser l'enveloppe avec leurs molaires. Plusieurs cependant vivent de niantes marines. Au rapport d'Elien et d'Oppien , les Sargues étaient pblvgames; ils voulaient posséder plusieurs femelles, et combattaient avec acharnement pour en éloigner les autres mfties. On se servait même de cette passion pour les prendre. Une na^se qui, disent les mêmes auteurs, était construite de branches et de verd\ire, leur oflhrait un asile où ils contraignaient leurs femelles d'entrer, et où ils venaient les derniers se &ire prendre avec elles. Les auteurs cités précédemment leur attribuent une particularité plus extraordinaire, une vive tendresse pour les chèvre» ; en voyaient-ils une sur le rivage, les Sargues s'y avançaient avec rapidité, en Hiontrant lieur plaisir avec de grands sauts. Cet instinct chez eux était assez brut pour qu'un pêcheur, vêtu d'une peau de Chèvre avec ses cornes, et qui répandait dans l'eau de la farine imbibée de bouillon de Chèvre, en attirât et en prit tout ce qu'il voulait. Selon les mêmes auteurs, ils se tenaient de préférence dans les grottes situées sous la mer, où le soleil arrivait par de petites ouvertures. Athénée dit que leur adresse était extrême à rompre et à user le fil de la Hgne où ils étaient pris ; filien ajoute qu'ils aimaient les bas fonds, qu'ils suivaient la mulle ; et que lorsque ces poissons avaient troublé la vase, ils avalaienties portions d'all- Ments qui se trouvaient ainsi soulevées. Us pondaient deux fois par an^ è Tépoque des
équinoxes, dit Plhle. On est porté à regarder tous ces faits comme invraisemblables.
Les espèces qui appattiennent à ce ^nre sont assez nomoreuses, pour qu'il ne nous soit pas permis d'entrer dans Feur énuniéra-
tion, qui dépasserait le but de l'ouvrage ; aussi, ne parlerous^nous que brièvement de
Ïiiatre espèces que produit Ta Méditerranée, n première ligne> nous citerons : le 8argue de Rondelet {Sargm Rondeletii ^ Cuvier]. G'est un poisson è corps comprimé et élevé, à ffluseou obtus et gross à mâchoires garnies de dents droites, trandiantes au bord, amincies vers leur racine et tout à fait semblables aux incisives de l'homme. Sa couleur est' d'un gris argenté avec des lignes d'un gris doré sur le corps. Commun dans la Méditer-
ranée et sur toutes ses cêtes. ffesl long (f n pied.
te Sargue de Plavipn. — Cette e$p^ , phis commune que la précédente, et ia\ atteint au plus huit à neuf pouces, est c-viv mune sur toutes Tes côtes de la Mféditerraa *«. Elle a le museau un peu plus long qut \\ précédente. Ses dents sont en môme nombre, mais plus étroites et insérées plus obliqu^ ment sur les mâchoires. Le fbndf de sa couleur est gris avec des lignes dorées et brilfentes, dont cinq très-vives au-dessus de 1^ ligne latérale, et dix plus pâles en des5ou5. Nôtre troisième espèce est le petit Sargue, ou Sparaillon ^Sargm annufarit, Cavier; Sparus annuiarts, Linn.). Sa couleur est iftra jaune doré sur la partie supérieure, atecle venlTe d'un girîs argenté. Une tache noire foncée à la base de la queue. 9es nageoires dorsale et anale sont' grii?es. Cette espèce, qui habite en grande quantité sur toutes les côtes de la Méditerranée, et qui demeurt dans la même dimension que les prfrédentes, tt le corpsr pîus étroit et plus allongé, avec le museau pointu. Son œil est as^w grand, sa lèvre supérieure est épaisse et saa plis; les incisives sont implantées Yertic^I^ ment sur les mâchoires, plus larges quedaw aucuneautre Sargue. En fin, la qualrièîwesj)^ ce sera la Sargue vieille, fcong de prteaw
Sied, son ôo^ps est ordinairement d'ongris oré, avec dîx-huil è vingt lignes lonplidn nales, obiscures sur les flancs. Son lâbWu est obtus, sa tête courte, son œil de grandeur médiocre. Sa mâchoire supérieure dépasse l'inférieure; elles ont chacune tiail incisives : il y a quatre rangées de gro55« molaires arrondies à la supérieure, d tro s à l'inférieure, ce qui le fait aisértient reconnaître.
2* Lès PUNTAZxa {Chôroof). — Sous cctl^ dénomination, Risso a séparé des vrais Spires les espèces chez lesquelles le museau»^ pointu et avancé, et qui ont, comme ces flerniers, des incisives tranchahtes, mais dont les molaires sont petites et sur uue seule rangée.
On ne connaît qu'une seule espèce dé « genre, le Puntazzo commun (CAorojPi»tazzoy Cuvier, ou Sparus funtazS9,(imt!W' Ce poisson a le museau poiptu et trèsavancé ; les incisives longues, élroiles et>ir une seule rangée ; la tète étroite et comi;nmée, et ses écailles de grandeur ordinaire Son corps est d'un grte argenté, arec ^r^ bandes noirâtres, étroites, traversant verticalement les flancs. Une tache noire, o^^
forme quadrilatère, se voit dcchaoue*^^ delabasedelaquene. Au ra ipnrtdeM.Ht«o,
ce PU^ifezo habitb toiile Tamiréé^sur \f{((>^ de Nice: i>B chair est délicate srrtsélr^éb^njp, et le même auteur nous apprdûd qo^'a^^ melle se rempliV d'œufs afo printewïps.
3* Les Daurades {Chrysophrys}. V^- * mot.
S* Les Pagrks [Pagrus), fotf: ce mo'.
5** Pagsls (Pagettus). Voy, ce intrt.
Seconde ti ibu. — Espèces i> dC'rtT "i^"* ques dont ulusieurs s'alloDgcnl en cafl'fJ^*