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lilieu de ehaqee rang sont les plus longues* nageoires ventrales se toucbeot de trèst, et sont, pour ainsi dire, réunic^s; If, place qu'elles occupent est* d'ailleurs plus rapprochée de la tète que celle de la première nageoire dor^ie. La seconde nageoire da dos est située au-dessus deicellp de l'anus; la nageoire caudale est étroite et échancrée, et la Inng^uour de la queue surpasse celle du corps prb(irement dit.
l!a, partie sui>érieure de ranimai est d^on gris brunâtre, mêlé de nuances rousses ou rougi>s, et parsemé de taches plus out moins grandes, dont les unes sont blanchâtres eC fes autres d'une couleur très-foncée.
La Roussette est trèsr^orace :. ell^ se. nourrit principalement de poissons, et en détruit un grand nombre; elle se jette m^ine sur les pécheurs et sur ceux qui se baignent dans les eaui de la mer. Mais, comme elle est moins grande et plus faible que plusieurs autres Squales, elle n'attaque pas le plus souvent ses ennemis à force ouverte ; elle a besoin de recourir à la ruse, et elle se tient presque toujours dans la vase, où elle se dich^.et se met en embuscade cqmme les Raies, pour surprendre ' sa proie : apssi est-il très-rare de pécher des iDdîfidus de ceite espèce qui ne soient eou- ▼ertis de fange.
La chair de la Roussette est dure, et répand une odeur forte qui approche de celle du musc. On en mange rarement ; et lorsqu'on reut s'en nourrir, on la fait macérer pendant quelque temps dans l'eau ; mais sa peau séchée est très-répandue dans le commerce ; elle y est connue sous le nom de peau deRoufsetle* peau de Chien de mer^ peau de chagrin. Les petits tubercules dont elle est rerêtue la rendent très-propre à polir des corps très-durs, du bois, de l'ivoire et même au fer ; et comme celle du Requin, elle est employée non-seulement à faire des liens, mais encore à couvrir dfs malles, et, après avoir été peinte en vert ou en d'autres couleurs, à garnir des étuis sous le nom de jfduehai. Il ne faut cependant pas confondre ce galuchat commun avec celui que l'on obtient en préparant la peau de Ja RaieSepben, dont les^ grains ou tubercules sont plus. ih>s, et dont nous avons parlé dans larticle de cette Raie. Ce second ^lucliat, plus beau et plus recherché, est aussi plus rare, la Seplien nàvaht été péchée que dans un petit nombre de mers, et le Squale roussette ha-' bilant non-seuîement dans la Méditerranée^ diais encore dans toute l'étendue de l'Océan, df^puis un cercle polaire jusau^à l'autre, et' depuis les Indes occidentales jusqu'aux graudes Indes, d*où un individu de cette espèct; a été envoyé dans le temps à la Haye sous le nom de Haay.
Oo retire par la cuisson une assez grantle quantité d'huilé du foie de la Roussette ; mais il parait qu'il est très-dangereux de se nourrir de ce viscère, que les pécheurs ont ordinairement le soin de reieter avant do vendre l'animal. Le séjour de la Roussette dans la fange, l'infériorité de sa force et la
violence de son appétit peuvent l'obliger à se contenter souvent d'une proie très-ct)rrompue , d'aliments fétides, et même de Hollusques ou d'autres Vers marins plus ou moins venimeux^ qui altèrent ses humeurs, vicient. particulièrement sa bile, donnent i son foie une qualité très-malfnisante, et rendraient aussi plus on moins funeste, dans plusieurs circonstances* l'usage intérieur dautre^ paçlies de cet animal, liais, quoi gù'il en soit, nou$ crojons devoir rapporter ici les observations laites par M. Sauvages, habile médecin de Montpellier, sur les effets d'un foie de Roussette pris intérieurement. Un .«^v^tier de Bias auprès d'Agde, nommé Gervais, mangea d'un foie de ce Squale, avec sa femme et deux enfants, dont Tun était âçé de quinze ans, et Faulre do dix. En moins d'une demi-heure, ils tombèrent tous les quatre dans un grand assoupissement, se jetèrent sur de la naille, et ce ne fut que le troisième jour qu'ils revinrent à eux assez parfaitement poar connaître leur état. Us furent alors plus ou moins réveillés, suivant qu*i1s avaient pris une quantité moins erande ou 'plus considérable de foie. La ^inmèt qui en avait mangé le plus, fut cependant la première rétablie. Elle eut, en sortant de son sommeil, le visage très-rouge, et elle ressentit le lendemain une démangeaison universelle, qui nepassa aue lorsque tout son épiderme sie fut séparé du corps en lames plus ou moins grandes, excepté sur la tète, où cette exfoliation eut lieu par petites parties, et n'entraîna pas la chute des cheveux. Son mari et ses enfants éprouvèrent les mêmes effets.
La Roussette est très-féconde ; elle s'accouple plusieurs fuis ; elle a plusieurs portées chaque année, et, suivant la plupart des observateurs , chaque portée est de neuf à treize petits : on a même écrit qu'il y avait auelquefois des portées de dix-neuf jeunes squales ; mais peut-être a-t-on appliqué faussement à la Roussette ce qui parait vrai du Rochier^ avec leauel elle a de très-grands rapports, et auquel le nom de Roussette a été aussi donné.
Les œufs qui éclosent dans le ventre de la mère, au moins le plus souvent, sont sem«* blables à ceux du Requin : on les a également comparés à des sortes de coussins, de pochés, de bourses ; et ces cooues membraneuses sont également terminées, dans leurs quatre angles, par un filament délié, et treize ou quatorze fois plus long que l'œuf proprement dit. Plusieurs auteurs anciens ont cru, diaprés Aristote, que ces filaments si allongés étaient creux et formaieut de petits tuyaux ; mais, dans quelque état qu'on observe ces sortes de cor Ions, on les trouve toujours sans aucune espèce de cavité
Sqlmle glalqle. Ce Squale présente de très-belles couleurs lorsqu'il est en vie. Tout lé dessus de sa tête, de son corps, de sa queue, et de ses nageoires, est de ce bleu verdAtre auquel le nom de qlauqus a été donné, et qui est semblable ft la nuance la plus ordinaire de toutes celles que présen-
isd9 sou
tent les «aux de la n pas agitées par les ^ rayons du soleil. Ce par le blanc éclatant de l'animal; et comn gués e( les po' tes vi ques n'auraient pas celle distribution de tion du manteau d'u ils auraient d'autant nation de glauque, e listes pour désigner 1 occupons, qu'en ind
propre à se peau, elle leur aurait rappelé le nom do Glaticut, un de leurs demi-dieux marins. Mais ce dieu de l'onde était pour les «nciens une puissance tutéiaire, en l'honneur de laquelle on sacrifiait sur le rirage lorsqu'on avait e,viié la mort au milieu des tempêtes; et )é Squale glauque est un être funeste, oiix armes mburuièrés duquel on cberche à se -'çusirnire. En effet, ce Squale s non-seulement rcQU la beauté, mais a ençoriçeu l,à grandeur on porla[$e. Il parvient ordinaircmeut à la longueur de 15 pieds (près de' 5 mètres); et suivant Ponloppiaan.qui a écrit V Bintoire naturelle de In mr~ nége^^l qui s pu voir un très-grand nombre d'iudiyidiis de cette espèce, le Squale glauque 9 quelquefois 10 brasses de longueur. Il est <;l ailleurs V'ès-dangereux, parce que sa couleur empeclie qu on ne le distingue de loin au miliçu des eaux, parce qu'il s approché è rimnrovîsle, et qu'il jointala force due à sa taille toute celle qu'il peut tenir d'une grande audace.
plusieurs voyageurs, et particulièrement Plumier, lui ont appliqué en conséquence les âénon^natiotis que la puissance redoutable «lu Ilcquin a. fait donnçr à ce dernier, et ils l'ont Jioiamé Requiem vl Carçkarias,
Squalk aocHiEB, Squalus 3tcllari$ et Squalut éatulM», Lin.,.Lacép. Ce Squale a été souvent confojidu avec le mjlaou la femelle t\e la Roussette, que l'on a pris souyont aussi pour lo mâle ou la femelle du Hochier. Celle double erreur'est venue de ce que ces aqir maux ont plusieurs rapports les Uns avec les autres, et particulièrement de ce quç leurs couleurs «sse; puu, cojist^iites, et variaiU DOn-seulement dans la nuance, mais encore dans la grandeur et dans la distribution des lâches, ont été plusieurs fois les mêmes sur le Roohier, et sur le mâle ou sur la femelle de la Itoussette. Ces méprises ont donné lieu è d'autres fausses applications. Lorsque, par exemple, op a eu, dopué 'ç nom de Itoussette mâle ou de Roussette (emelle à un Squale rochier, on n'a pas manqué de lui attribuer en même temps les habitudes de lii Roussette mAle ou fempUe, sans examiner si l'individu que l'on avait sous les ^eux, et que l'on revêtait d'une fausse dénomination, présentait réellement les habitudes euxquei- Ips on le disait soumis. Pour éviter toutes i;es suppositions contraires à la vériléi il ne fjlUt pas perdre de vue la variaitilité des couleurs des Roussettes et du Rochier, et il ne faut distinguer ces espères que par les for-
lieront mesotnoopaiiparlesDuancesqu'eKesuHs p«r iBi Ireut. Si nous- recherchons, eu censiqomn, ist relevé les dilTéronces dans )a conformstioo^i^ nférieure .parenlle Rochier do la Roussetle.FttiiK mytholo- , ■ ' ■ - ...
psïéroïi-oir dans présenta-
rOcéan, dénomis naluralous nous qui est
rassemblons en mdme temps les Iraiti t|ai empêchent do le confondre arec les aum Squairs, no^us trouverons que ses ntri^vi sont fermées en partie par deux lutniiti, dont l'tAtérieur est te plus graml et tb-
f;rixié; que son museau est un peu \A\iii\. ongé que celui de la Roussette, et (|twsi queue est plus courtç, à. nropoitivoileu longueur du corps, que celle ae ëe derDrèr »}. mal. 11 parvient d'ailleurs h une grande* plus considérable que le mAle, et, mËiH quelquefois que la femelle de la ftoutsetiv; et voilà pourquoi Willughby el d'autres» leurs, en nommant la Roussette mlIetepAi €hieh da mer, en appelaru la Roussatis kmelle, qu'it^ ont prise pour u^o espèee pas ticutièrc, grand Chai de nttr, ont résertt pour le Rçchier la déaominalioQ ia tngrand Chat marin,
■ La Roussette vit djuis la vase et panni \a algues; dte s'approche des rivages; lelt<ichier îs'en tient presque toujours Ël«^;il préfère la haute mer; il aîmoii habimlo rochers, oil il se tiourrit de Uollusqoe, i> Crustacés et de poissons, ce qui Inii&H donner le nom de Rochier, de Chat nàitt, de Ctiat marin dtt rocher». Aussi lombtvii moins souvent dans les pièges des pfcbent, et cst-it pris moins fré^ut^romcnt, qooiijK celte «spece soit assez nombreuse, duqM femelle, suivant i&. Broussonnel, qui a ti4j- Men observé ce &q^uai.e, portant dii-iwufm vingt petits ù ta (qis- On le recherche «(«> dant parce que ^a. ptau est omplofée du.' le compiercn aux mêmes usages et semlt même nom que cçlle <Je lo Roussette, elqw fa cliair ;f£t un peu moins désAgritbl« n gotU que la cha4r de ce d.ert-ier animal' On le pCçhe avec des haims, ainsi qu'ivee *> lllcis ou dtmi-foUes, connus dans la MédiKfranéc sous la déuomiiiatiou de rourieiiàti, de breielitrei, ou de brelellet. et, daosijwi-
S lues parages, on les prend dans I«5 œêiiii» il.els qut; le Scombre auquel le notudf I^ a été donné.
Le Squile ehissole {Squa!us Buvffhu, Lflcep., Cmel-, HlaiBv.;.*iHiWBi ^liklv- Risso). (.a forme des dents de ce poisson tulfîl pour le distinguer de tous ceux que DOiu avons compris avec ce Cartilagineux ito»'' second sous-genre des Squales. Trtso»primées du haut en bas et seulement UB|)ti convexes, très-serréçs l<s unes contre 1** autres, figurées en losange, ou en qtiIcoi en cercle, ne s'élevant en iioiotedonsastim' de leurs parties, et disposées sur (ilusieiiH rangs avec beaucoup d'onire, elles ^•i'^ sent comme incnislecs dans lesniâiwj^ forment une sortç de mosaïque lris-«plière, et obligent à placer la bouche dalj* mal parmi celles auxquelles on adiJiin''' nom de Pavéeg. Nous avons déjà ïH uof o* formation presque semblable dans pluàW espèces de Raies.
L'Emissole a d'ailleurs de nombreu» «f
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ports de eontormalion avec le Milaodre, ainsi qti'tfree plusieurs autres Cartilagineux de la même famille que nous avons décrils. Ce poisson habile non-seulemenl dans les mers de l*EurOpe, m^is encore se relrouvedans la mer Pacifique.
Le Sot ALE TIGRÉ l$qualns longicaudus et tigrimus, Gme].; Squatûs fa$ciatus^ Bloch). Ç^st dans rOcî^an indien au*babile ce Squale remarquable ftar sa gronaeur et par la disposition des couleurs qu*il présente. On a vu, en effet, des individus de cette espèce «parveaas à une longueur de 5 mètres, ou de 13 pieds; de plus, le dessus de son corps et se% nageoires sont noirs, avec quelques tjicbes blanches, et avec des bandes Iç-^nsversales de cette dernière couleur, placées comme celles que Ton Voit sur le dos du Tigre ; et de là vient ie nom que nous lui avons conservé.
D'ailleurs, ce Squale est épais; la tête est large et arrondie f^ar-deva^l; l'ouverture de la bouche, placée au-dessous du museau^ est ^rnie de deux barbillons , et la lèvre supé* rieure proéminente. Les dents sont très-pe-: fîtes, et les ouvertures des branchies au nombre de cinq ; mais les deux dernières de clia- 2ue côté sont si rapprochées qu'elles se conmdent fune dans l'autre, et que d'habiles naturalistes ont cru que lé Tigré n'en avait
Îae buiL On voit la première nageoire du os au-dessus des ventrales, la seconde audessus de celle de lanus, et la caudale divisée en deux lobes, qui ne régnent commuoément que le long de la partie inférieure de la aueue.
On a écrit que le Tigré vivait le plus souvent de Cancres et de cç^quillages. La petitesse de ses dents rend celte assertion vraisemblable, et ce (ait curieux dans Thistoire de très^rands Squales pourrait conûrmer, s'il était bien constaté, une des habitudes que l'on a attribuées è cette espèce, celle de Yivre plusieurs individus ensemble sans cherchera se dévorer les uns lés autres. Mais ne nous pressons pas d'admettre l'existence de nuBUfs si op|tosées à celles d animaux carnivores, tourmentés par un appétit vorace, et ne pouvant l'apaiser que par une proie abondant^.
Le Sqcalk Isabelve [Squalm Isabclla^ Gmel., Lacép.). Ce poisson vit auprès des côtes de la Nouvelle-Zélande. Q'est un de ces Squales que l'on n'a rencontrésjusqu'à présent que dans la mer Pacifique, et (]ui paraissent en préférer le séjour à celui de toutes les autres mers. Quel contraste cependant présentent \e$ idées de ravage et de destruction que réveille ce grand nombre d'êtres voraces et féroces, et les images douces et riantes que font naître dans 1 imagination le nom de cette mer fameuse, et tout ce que ion raconte des lies qu'elle arrose, et où la nature semble avoir prodigué ses plus chères faveurs { (Foy. Marteau, pA^tTOLFUEm, Aiguillât, Sagre, Liche, Scie, A:tGE.)
SQL' ALE TRÈS-GRAND. Voy. PàL» rui.
SQCALE-SCIK. Vuy. Pristis.
SQUAMMIPÉNNES. - Cuvier a donné ce
mvn, qui signifie nageoires écaUleuses^ h une famille de poissons de Tordre des Aca'ithoptérjgiens. Les animaux ife celte famille ont pour caractère unique d'avoir toutes les nageoires recouvertes d'écai'les qui les embrassent, pour ainsi dire, et les rendent très-difficiles à distingu rde la masse du corps, qui est comprimé, élevé et également écailleux. La famille qui nous occupe a été partagée en seize sections ou divisions : les Chœtod- ns propremeot dits, les Chelmons, les Héniochus, les Ephippus, les Drépanes, les Scatophages, les Taurichte^, les Holacantes, les Pomaçanthes, les Platax, les Psettus, les Pipaélepières , les Dintérodons, les Caslagnoles, les Pemphérides et les Toxotes. Les SquammipennesChœtodons forment une première triuu à dents en soie ou en velours, semblables à des crins pour leur finesse et leur longueur, et rassemblées sur plusieurs rangs serrés comme les poils d'une brosse. Leur corps est très-comprimé et élevé verticalement. Ces poissons, très-nombreux dans les mers des pajs chauds, y sont peints des plus belles couleurs. Ils fréquentent le plus ordinairement les rivages rocailleux, et sont aussi recherchés pour la bonté de leurchair. Les Chc^oilons ae Linné renferment tieuf genres; celui qui forme le tjpe de cette tribu et qui lui donne son nom, est le genre Cbœtodon (irQprement dit.(roirCeoETODO?r.) Plusieun^ espèces dont le museau est généraleipent saUlant et s'allonge au point de former un tube étroit, mats dont les proportions du corps restent les mêmes, et qui ont It faculté de lancer des gouttes d'eau contre les Insectes qu'elles veulent faire tomber pour s'en nourrir, forment le genre Cheiraon.
Dans d'autres Chœtodons, les épines dorsales sont très-prolongées et forment comme un long fouet. Ils ont poi^* type le genre Cacher ou Héniochus,
La quatrième division des Qi(3todons, celle des Chevaliers ou Ephippium, se compose d'espèces où les épiues dorsales, après s'être élevées plus ou moins, se rabaissent de manière à présenter une échancrure entre la partie épineuse et . la partie molle de la nageoire.
Quelques-uns de ces CheTjaliers, dont les rayons pectoraux s'aliongent extraordinairement, sont apj>elés Drépanes.
Quand plusieurs de ces espèces montrent quatre épines à l'anale et des écailles trèspetites, on a les Scatophages de Cuvier. L*un d'eux, Chœiodon argus^ passe pour vivre d'excréments humaius. Une septième subdi^ vision, celle des Taurichtes, nous apprend par së dénomination qu'elle se compose seulement d'espèces qui portent sur chaque orbite une épine arquée et pointue. {Voir CfiorroDoif.)
Tous les Chœtodons qui suivent out un nrëopercule dentelé et armé vers le bas d'uue forte épine, et d'autres qui, armés du même aiguillon ou épine, ont la dentelure imperceptible; tous ont les nageoir.s peu élevées d'abord, et, par conséquent, le currs ovale.
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Ils forment deux divisions : la première, celle des Holocanthes ; pour la seconde, nous citerons le genre Pomacanthe. {Voy. ces deux mots.)
Nous passoM.maintenani aux Chœtodons dont le corps est, wk général, moins comprimé, mais où les partif^onolles de leurs nageoires dorsale et anale, ainsi que leur |)artie épineuse, sont également recouverles d'écaillés pareiMes à celles du dos.
Ils se partagent naturelleraenl en sept divisions; dans la première de ces divisions ou celle desPlalax, les épines dorsales, en petit nombre, sont cachées dans le bord montant de la nageoire, et les premiers rayons mous s'allongentexlraordinairemenl. Leur museau est- obtus, et le corps plus baut que long. (Voir Platax au genre Çh($todon.)
Les autres ont le corps vertical et toutes les formes des Chœtodons proprement diis ; mais leurs dents sont seulement en velouts, et une épine courte remplit chaque ventrale. Ils viennent de la mer des Indes. Tel est le genre Acanthopodeou Monodaçtyle de Lacépede; Psetlus de Commerson.
Plusieurs espèces desdeux Océans, h CQrps oblong, lisse, S3 distinguent de tous les autres Chœtodons par des dents tranchantes sur une seule rangée, portées sur un talon, au bord duquel est une parlie verticale tranchante et les deux dorsales non séparées. On en aformé le genre Piméleptère. Quand les deux dorsales sont séparées par une échancrure profonde, et les dents tranchantes, taillées en biseau et non coudées» on a les Diptérodons.
L^s genres qui viennent à la suite de ces espèces ont les nageoires également écailleuses, mais ilsenditfèrent néanmoins pardes dents qui révèlent leur palais et leur vomer. lis se partagent en trois subdivisions.
Une de leurs subdivjsions, lesCasta^oles, ont des dents en cardes aux mâchoires et aux paUtins, le profil élevé, le museau trèscourt, le^ front descendant verticalement, et la bouche jjresque verticale. Exemple : le Sparus rati de la Méditerranée, qui s'égare quelquefois dans TOcéan.
Un genre voisin des Castagnoles est celui des Pemphérides, dont Tanale est longue et écailleuse, à dorsale courte et élevée, à œil grand, à tète obtuse et à dents aux deux mftchoires, au vomer et aux palatins.
Enfin on peut encore distinguer des ChoBtodons les espèces dont le corps est court, com()rimé , et la dorsale sur la dernière moitié du dos. Leur museau est déprimé, court et obtus; la mftchoire inférieure plus avancée que Tautre ; les dents en velours très-ras. Elles forment le genre Archer. Une espèce {Toxotes jaeulator^ Cu^/ier; Labrus iaculatory Schaw.) est devenue célèbre par Vinstinct qu*elle partage avec plusieurs poissons, de lancer des gouttes d*eau sur les Insectes qui se tiennent sur les herbes marines, et de les faire tomber dans Teau pour s'en saisir. Ils les lancent, dit-on, quelquefois à trois ou quatre pieds de hauteur, et mancpieiit bien rarement. Comme il a déjà été
auestion do cette espèce à Tarticle Atcim B ce Dictionnaire, nous y renvoyons le Ittteur pour plus de détails.
SQUATINA. Voy. Ange.
SQUELETTE. — Le Squeletle se comprm d*un çrand nombre d'os unis entre eux; 3 se divise, comme le corps, en trois parties, la tète, le tronc et les membres.
La partie la plus importante du Squelette, celle qui sert de soutien à toutes les autres et qui diffère le moins chez les diTers animaux, est fa colonne vertébrale^ ou colonne épinièr<i^
On donne ce nom K une espèce de lige osseuse qui règne dans toute la loDgaeqr du corps et qui se compose dun grand nombre de petits os appelés vertèbres, qm sont placés bout à bout et solide(neot onis entre eux.
Cette colonne, que Ton appelle aussi Yipine du dos^ occupe la ligne médiane e( postérieure du corps, et supporte à sooeitrémité antérieure la tôte, qu*on peut coosh dérer comme en étant la continuation. Dans rhomrae, oç y compte trente-trois vertèbres, et on y distingue cinq portions, savoir : ooe portion cervicale composée de sept rert^ Wes, une portion dorsale composée de douze de C6$ os, une portion lombaire, formée de cinq vertèbres, une portion sacrée quia présente également cinq^ et une portion mcygienne, où Ton en voit quatre. Ellepr*' sente plusieurs courbures et augmente df grosseur depuis son extrémité antéricoreoa supérieure jusqu'au commencement de li portion sacrée. Ters le momept de la naissance, toutes les verlèbres ^ont parfaitem^t distinctes et sont simplement articula entre elles ; mais bientôt aprè§ les cinq w tèbres sacrées se soudent entre elles et ne forment plus qu'un seul os nommé «utmii.
Le caractère essentiel des vertèbres es( d'être traversé par un trou qui, en se réunissant à ceux des autres rerlèbres, form? un canal qui s'étend depuis le crâne jasque vers l'extrémité du corps et qui l(^c la moelle épinière ; dans l'homme, les reriébres coccygiennes ne présentent cependant point de canal semblable, car elles sont réduites à un état rudimcntaira et ne consistent qu'eu autant de petits noyaui èssfi solides. Sur les côtes, ce canal terlébrai communique au dehors par une série ût trous appelés Irous de cotyuaaisonj p^nt qu'ils résultent de la réunion'dedeuxécbi"crures pratiquées sur les bords supérieoff et inférieurs de chaque vertèbre, de façon* se correspondre lorsque ces os sont unJ^- Ces trous livrent le passage aux di>eR nerfs qui naissent de la moelle épinière/»
3ui vont se distribuer aux différentes paiws u corps.
On distingue dans chaque vertèbre tw corps et diverses apophyses. Le '^^^T**^ vertèbre est un disque épais situé ainlewt** du canal vertébral (ou au-dessous, si iifj' lonne est dans une position horixonlaw.
comme chez la plupart des animaux) d f*"' vaut à donner de la solidité à lartiroimo"
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de ces os entre eux. Les deux faces de ce disque sont è peu près parallèles, et chacune d'elles est unie à fa surface correspondante de la rertèbre voisine par une couche épaisse de fibro-cartilage qui adhère à Tune «et à lautre dans toute retendue de ces surfaces articulaires, et ne leur permet de s*éloigner entre ejles qu'à raison de Télasticité dont elle est douée. L'articulation des vertèbres entre elles est encore fortifiée par l'existence de quatre petites apophyses qui sont situées sur les côtés du canal vertébral et qui s'engrènent avec celles des vertèbres voisines. Enfin, en arrière de ce canal, il existe une apopiiyse appelée épineuse, qui concourt au même but, en limitant la flexion de la colonne en arrière, et des faisceaux de fibres aponévrotiques s'élendant encore d*un os à Fautre de façon è les lier entre eux.
L'articulation des vertèbres entre elles est, comme qn le voit, extrêmement solide ; aussi les mouvements que chacun de cos os peut exécuter sont-ils, en général, extréroen^eni t>ornés; mais ces petits mouve-^ ments, s'ajoutant les uns aux autres, donnent è l'ensemble de la colonne assez de flexibilité sans nuire à sa force. Du reste, cette mobilité varie beaucoup dans les dilTérentes |)arties de Képine du dos ; au bas elle est presque nulle ; aux lombes, elle est, au contraire, ass^z marquée: mais c*est dans la portion cervicale de la colonne qu'elle est la plus prononcée ; aussi, dans ces parties, la couche Qbro-cartilagineuse, qui doit se prêter à ces déplacements, est -elle plus épaisse qu*au dos, et les apophyses épineuses sont-elles phis écartées l'une de Tautre, de façon à permettre une courbure plus considérable de la colonne avant qu'elles ne viennent à se rencontrer.
Le poids du corps tend continuellement à courber la colonne vertébrale en avant : aussi y a-t-il, pour résister à cette flexion et pour redresser la colonne, des muscles puissants qui s'insèrent le long de sa face postérieure, et. afin de rendre leur action plus puissante, la nature a disposé leur point d'attache de fa- (OQ h les faire tirer perpendiculairement sur un bras de levier assez long. Kn effet, la plupart d'entre eux se Qxent à l'extrémité des apophyses dites épineuses, qui forment une crête saillante dans toute la longueur de Tépioe,et d'autres prennent leur point d'attache sur deux autres apophyses, qui sont également très- saillantes, et que l'on nomme, à cause de leur direction, apophyses trans- ^^erses.
. 11 est à remarquer aussi que, dans les por-» tjons de la colonne où ces muscles doivent déployer le plus de furc^, comme aux lombes> ces apophyses sont bien plus longues, ^|t p^r conséquent, forment un levier bien plus puissant que dans les parties où toute <^e force n'est pas nécessaire, au cou, par exemple. Chez les animaux dont la tète est Posante et se trouve à l'extrémité d'un cou long et horizontal, ces apophyses prennent ^(i accroissement extrême au dos où elles ^^nrent à l'attache des ligaments et des mus-
cles destinés à soutenir ces parties et à relever le cou.
Les mouvements de flexion de la colonne en avant ne nécessitent presque aucun dé-
tloiement de force, et les muscles employés les produire, et situés au-devant du corps des vertèbres, sont, par conséquent, grêles el en petit nombre.
La première vertèbre du cou, nommée ailas, est beaucoup plus mobile que toutes les autres; elle a la forme d'un simple anneau et tourne autour d'une espèce de pivot formé par une apophyse qui s*élève du corps de la vcrièbre suivante (ou axis). C'est même dans cette articulation que s'efl*ectuent presque entièrement les mouvements de rotation exécutés par la tête. Les liens qui unissent ces deux vertèbres sont incomparablement moins forts que ceux des antres vertèbres; et en effet, dans la position ordinaire du corps, le poids de la tête pressant sur Tatlas tend plutôt à les maintenir en contact qu*à les séparer. Mais lorsque c'est la tête qui supporte tout le poids du corps, comme cela a lieu chez les personnes pendues, il en est tout autrement : ces deux vertèbr«s se séparent alors facilement, et leur luxation produit une mort presque inslanlanée par suite de la compression de la moelle épinière, précisé- ^lent sous le point où naissent les principaux nerfs de l'ap()areil respiratoire. C*était dans la vue de dét«^rminer cette dislocation du cou, et, par conséquent, d'abrégetr les souffrances des criminels condamnés à périr sur la potence, que les bourreaux avaient autrefois Thabitude d*appuyer avec le pied sur IVpaule des supplicies, au moment où ils les lançaient de leur échelle la corde au. cou; et c'est par la môme cause qu'on a vu quel* quefois une mort subito arriver au milieu do ieux imprudents dans lesquels on soulève les enfants en les tenant, avec les deux mains, suspendus par la tête.
La colonne vertébrale, comme nous Tavons déjà dit, supporte en quelque sorte toutes les autres parties du corps. Par son extrémité supérieure elle s'articule avec la tête, chacune des vertèbres dorsales s'articule avec une paire de côtes, et le sacrum est enclavé comme un coin entre les deux os des hanches.
La tète se C6m|)0se de deux portions principales, le crâne et la face.
Le crâne est une espèce de botte osseuse de forme ovalaire, qui occupe toute la partie
Kosjtérieure et supérieure de la tête, et qui )ge, comme nous l'avons déjà vu, le cerveau et le cervelet. Huit os se réunissent pour eq former les parois, savoir : le frontal ou coronal en avant, les deux pariétaux en haut, les deux temporaux sur les côtés, roccipita) en arrière, et le sphénoïde et rethmoïde en bas. Tous cesos,à l'exception du dernier, ont la forme de grandes lames minces et d'une tex<e ture très compacte, et tous s'articulent entre eux de manière à être complètement immobiles et à donner au crftne une grande solidité. Ces articulations sont même très-remarquables en ce qu*elles varient de forme dans Ic^
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différetites parties du crâfve, afin de mieux résister aux violences extérieures qui pourraient ternire h désunir ces os, et qui doivent produire des effets différents, suivant le pointsur lequel elles agissent. Ainsi, lorsqu'un coup porte sur le sommet de la tôte, le mouvement se pro{i^igo dans tous les sens et tend à écarter les os pariétaux et à chasser en avant ou en arrière les os frontal et occipital; aussi tous ces os sontrils unis entre eux Ear des sutures engrenées des plus solidns. [ais quand le crâne reçoit un choc sur le oôlé, Teffort agissant sur le temnoral tend à enfoncer ces os, et, pour empêcner cet accident, la nature a uni le temporal aut os voisins, non pas à l'aide d'engrenures propres seulement h empêcher leur disjonction,, mais à TaiJe d'un boni artieulaire taillé oblique^ ment, de façon à rendre cet os extérieurement beaucoup ()lus grand que l'espace dans lequel il se trouve comme eVichàssé.
La voûte du crâne ne présente rien de remarquable ; mais à sa biase on voit une multitude de trous qui servent au passage des vaisseaux sanguins du cerveau et de^ nerfs qui naissent de Tencéphaie; un de ces trous, creusé dans l'os occipital et beaucoup f)lus grand que tous les autres, est traversé par la moelle épinière, et il existe près de son bord et de chaque côté une apo^rt physe large et convuxe ap|»e[ée condyle^ quL sert h Tarticulatiofi de la tcHe sur la coloimé vertébrale. La tête est presque en équilibi-e sur cette espèce de pivot, mais cependant la portion située au-devant de Tarticulation est plus volumineuse que celle qui est située en arrière et qui tend à faire contre-poids à la première; aussi les muscles qui se por* tent de la colonne vertébrale èr la partie postérieure de la tétc, et qui servent 5 redresser celle-ci, sont-ils bien plus nombreux et plus puissants que Ir'S muscles tléchisseurs placés de la même manié; e au-Jevaut de la colonne; et lorsque les premiers se relâchent, ct>mme cela arrive dans le sommeil, la tète tend-elle ordinairement à retomber en avant et à s'appuyer sur la poitrine.
Sur les côtés de la base du crâne on re* marque encore deux apophyses très-grosses, appelées mailoides^ auxquelles s*insèrent deux muscles qui descendent obliquement vers la poitrine à la partie antérieure du CQu, et qui servent à faire tourner la tète sur la colonne vertébrale (1). Enfin, immé«diateme?il en avant de ces apophyses , se trouve l'ouverture du conduit auditif externe, qui, de même que les diverses parties de l'oreille moyenne et de l'oreille interne, est creusée dans une portion de l'os temporal appelée rocher à cause de sa grande du«relé.
Là face est fbrmée par la réunion de quatorze os de formes très-diverses, et présente cinq grandes cavités destinées à loger les organes de la vue, de l'odorat et du goût.
(I) On les nonimc h raison de leurs attaches muti.kt êtcrnO'mnbîeidieHs,
Tous ces 6s,^ excepté celui de la michoifc inférieure, sont compléloment imoiobiles ft s'articulent entre eux ou avec les os dt crâne. Les deux principaux sont les os maartf. lairei supérieure, qui constituent la presqm totalité de la mâchoire supérieurei, et qui s'articulent avec le frontal, de façon \ «ena)urir aussi à la fondation, des orbites et des fosses nasales; en tfelv)iis, ii« s'artioolent avec les os juganx. ou os des pommettes, et en arrière ateo les os paiatmsi qui i leur tour se joignent au sphénoïde.
Les orbites sont, deux fusses coniqBes doDt la base est dirigée en avant; h Toâle de ces cavités est formée pal* une portioa de Vos frontal et leur pla^ener part les maxiU laires supérieures; en dedans, c'est r<tfamoule et un petit os appelé latrymal aaitouh
glètent leurs paro s, et en ilt4u>rs elles sont armées par l!os jugal et le sphénoïde, qui en occupe aussi le foad où. se trouvent les ouverture servant au passage du aeif optique et des autres bratich^'^s nerveuses appartenant h l'appareil de la vision. A U Toute de l^orbite on remarque une dépression qui lage la glande lacrymal^ ei à $a ptfroi externe se trouve uh canal qui descend verticalement dans les fosses aasa!^ et livre passage^aux larmes.
Le nez esl^foctué èo m^jeune partii^dé ca^'tilages; aussi, dans le Squelette, l'oomture antérie^ire des fosses nasales est-ei)e très-grande, et la portion osreuse da ne^, formée par deux petits os, ji[>p^lés nassui. est elle peu saillante. Les^fo^cs nasales soni très-étendues; supérieur^iiaiieni,. elles sont creusée&dans l'os elhmoïde, dont tout riatérieur est rempli de collules; infériearemeut, elles sont séparées dé la boutHie |ar la voôie du palais, qui est formée \^t lesn$ ihaxilljires supérieurs et par les deux os palatins; enfin, elles sont séparées, sor )i ligne mériiane, par une cloison verticalefin^ mée supérieurement par une lame de Tethm^u le, et inférieurement par un os (wirticulier nommé vomer. On trouve enco^^ dans l'iniérieur dé ces fosses, deux os di^* Uucts qui forment les cornets infiriesun, e| on y remarque l'ouverture des sinus froa* taux, sphénoïdaux et maxiHaires, cavités plus moins vastes, creusées dans l'épaisswir des os dont elles fKirtent les noms.
C'est dans l'os maxillaire supértenr qui sont implantées toutes les deats de la ni* choire supérieure; dans le jetine âge, il «t formé de plusieurs pièces, et chez la plupart des animaux, on en distingue toajoa" une portion antérieure qu'on a])pdte Tos intermaxillaire.
La mâchoire inférieure de l'homme aese compose que d'un seul os, car les deux okhtiésuont elle est formée chez un grand aooh bre d'animaux se sêudent entre elles dd très-bonne heure et se confondent complu tement. Cet os, appelé maxillaire inférieur,' une ressemblance grossière ave<$ on/W'i chfvol, dont les extrémités coudées s'éte'** raient b.^aucoup. Il s'articule avec les ^ temporaux par un condylc saillant, sittié*
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ehacune de ses extrémités, et reçu darfs une ca?i(é nomaiée gténoïdale ; eofln, au-devant de ces coodyles s'élève, de chaque côté, \me apophyse nommée coronoîée^ qui sert & Tia" sertion de Tun des muscles releveurs de la mâchoire (le muscle temporal) ; ces muscles se usent tous nirs fangle de la mftchoire et à peu de distance du point d*appui sur lequel ce levier se meut. Dans la plupart des cas c'est, au contraire, vers \a partie antérieure des mflç)ioires qu*est an[)liquée la résistance que ce môme levier uoil vaincre pendant la mastication ; aussi ces muscles, quoique tfès-puissants, ne peuvent-ils alors produire que des clfets très-faibles, et, pour écraser entre les dents les corps les ))lus durs, est-on obligé de porter ceux-ci aussi loin que possible vers le fond de la bouche, de manière à raccourcir le bras de levier de la résistance et à le rendre^ égal ou même plus court que celui de la puissance. Ces muscles so fixent à la face interne aussi bien qu'à la face externe de la mftchoire, et Tont prendre lôur noint d*appui sur les côtés de la tète jusqu au haut des tempes^ en passant entre les parois latérales du crâne etune arcade osseuse, nommée zygomatique^ qui s'étend de la pommette jusqu'à l'oreille, et qui sert aussi à Tinserlion de ces orga* Des.
La téte> comme ôii a nu le voir, se compose essentielleriàenf ilo vingt-deux os ; mais leur nombre esl réellï»ment plus considérable; car, dans l'intérieur de chaque os temporal, il existe, ainsi que nous l'avons dit ailleurs, auélrc osselets apparte* nant à Tappareil de l'ouïe, et on peut aussi considérer comme une dépendance de la tête Voihyoide^ qui est suspendu aux os temporaux par des ligaments, et qui est placé en travers de la partie supérieure du cou, où il »erl à porter la langue et à souteuir le larynx.
Les vertèbres cervicales ne s'articulent qu*entre elles ou avec la tôte et la pri^mière yertèbre du dos; mais chacune des douze vertèbres dorsales porte une paire d'arcenui très-longs et aplatis, (lui se recourbent autour du tronc, de fa^n à former une sorte de cage osseuse dest'mée à loger le cœur et les poumons. Ces arceaux sont les côteif dont le nombre est par conséquent de douze de chaque coté du corps ; leur extrémité postérieure est articulée avec le corps de là vertèbre correspondante et avec 1 une des apophyses traiisveises ; l'autre extrcWuité su continue avec une lige cartilagineuse, qui, chez certains animaux (les oiseaux, par exemple), est toujours ossifiée et porte alors le nom de côte slemaie. Les cartilages des sent premières paires de côtes, que 1 on ajj-? pelle les vraies côtes, viennent se Joindre au sternum, os impair qui occupe en avant la ligne médiane du corps et sert à compléter les parois de la cavité thoracique ; les ciuq dernières paires de côtes n*arriveDt ]>as au sternum, mais se joignent aux cartilages des cotes précédentes ; on les distin-* iSue suus le nom de fausses côtes.
G*est sur la cage osseuse dont nous venons de parler que se fixent les menéres supérieurs. On disUngne, dans chacun de ces appendices une portion basilaire, qui peut être comparée à un sac, sur lequel s*insère la portion essentiellement mobile du membre, celle qui représente un levier, auquel la première sert de point d'appui.
Cette portion basitaire se compose de deux os, Pomoplate et la clavicule.
L* omoplate est un grand os plat, qui occupe la partie supérieure et externe dû dos : sa forme est à peu près triangulaire et il présenta! en haut et en dehors une cavité articulaire assez large, mais peU profonde, destinée à recevoir l*extrémité de l'os du bras (fosse glénoïdale de TomOplate). A son bord supérieur, on remarque une apophvse sailLinte, appelée coracoiae^ et sur la iace externe se trouve une crôîe horizontale très* saillante, aUl vient se terminer au-dessus de l'articulation de l'épaule, en formant une apophjse, nommée acromioUf à l'ei^trémité de laquelle s'articule la clavicule. Ce dernier os est gros et c^ylindrique ; il est placé en travers à la partie supérieure de la poitrine, et s*élend, comme un arc-boutant, du stertlum à l'omoplate. Son principal usage est de maintenir les épaules écartées : aussi se brise-t-il très-souvent, lorsque, daiis les chuies sur le côté, cette partie est poussée avec violence vers lé sternum, et, chez les animaux qui doivent porter avec force le bras vers la poitrine (comme les oiseaux le font pendant le vol), cet os est-if très-développe, tandis qu'il manque complètement Chez ceux qui n'exécutent jamais de mouvements semblables et qui ne meuvent leurs membres que longitudinale ment, comme les Chevaux, etc.
Des muscles nombreux fixent l'omoplate contre les côtes. L'un des principaux d'entre eux est le ^and dentelé^ qui se porte de la partie antérieure du thorax au bord postérieur de cet 05, en passant entre lui et les côtes. Chez l'homme, il est peu développé ; mais, chez les animaux qui marchent à quatre pattes, il est extrêmement fort et constitue avdc celui du côté opposé une esnèce do sangle qui supporte tout le poids clu tronc, et qui empêche les omoplates de remonter Vers la colonne vertébrale. Dans l'homme, le muscle trapèze, qui s'étend de la partio eer- Vicale de la colonne vertébrale à l'omoplate, a aussi des fonctions très-importantes ; car il sert à relever iV'paule et à ^utenir le poids de tout le membre thoracique : aussi est-il très-dévelbppé»
La portion du membre thoracique qui constitue le levier amiuel l'omoplate sert de
Eoikit d'appui. Se comiK)se du bras, de l'avantras et de la main.
Le bras est formé par un seul os, long et cylindrique, nommé humérus. Son extrémité supérieure (ou tête) est grosse , arrondie et articulée avec la cavité glénoïde de l'omoplate, dans laquelle elle peut rouler dans tous les sens. Les muscles destinés à mouvoir l'humérus s'insèrent au tiers sui^rieur
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de cet os el s'attachent par leur extrémité' opposée à l'omoplate ou au thorax. Les trois principaux sont le grand ptctoraly qui porte le bras en dedans, en même temps qu'il l'abaisse ; le grand dorsal, qui le porte en arrière et en bas ; et le deltoïde, qui le relève.
L'extrémité inférieure de rhuraérus est élargie et a la forme d'une poulie, sur laquefie l'avant-bras se meut comme sur une charnière.
Des os long«, placés parallèlement, forment cette portion du membre ihoratique : c'est le cubitus en dedans et le radius en dehors. Us sont unis entre eux ear dés ligaments et par une cloison aponévrotique, qui s'éiend de l'un à l'autre dans toute leur longueur ; mais cependant ils sont mobiles, et le radius qui porte à son extrémité la main, peut tourner sur le cubitus, çiui lui sert de soutien. D'après les usages différents de ces deux os, on peut prévoir quelles doivent être les principales différences de leur forme générale. Le cubitus, pour s'articuler d'une manière solide avec l'humérus, doit présenter à son extrémité supérieure une certaine grosseur et une surface articulaire étendue, tandis qu'à son extrémité inférieure, où il doit servir de pivot au radius, il doit être grêle et arrondi. Le radius au contraire doit être, pour la môme raison, grêle à son extrémité supérieure et très-large à son extré-^ mité inférieure, à laquelle est suspendue la main : c'est effectivement ce qui a lieu, et on remarque aussi que ces deux os ne se touchent que par leurs deux extrémités, ce qui rend plus faciles les mouvements de rotation du radius sur le cubitus.
Le cubitus, qui entraîne avec lui leradius» ne peut se mouvoir sur l'humérus que dans un sens : il n'exécute que des mouvements de flexion el d*extension, et, dans ces derniers, il ne peut former avec Thumérus qu'une ligne droite, car il présente au delà de sa surface articulaire une apophyse, nommée olécrane, qui s'appuie alors sur l'humérus, et oppose ainsi un obstacle invincible Il toute extension ultérieure. Les muscles extenseurs et fléchisseurs de Tavast-bras s'étendent de Pépatile ou de la partie supél'ieure do l'humérus à la partie supérieure du cubitus ; il en résulte qu'ils sont disposés d'une manière favorable à la rapidité des mouvements de l'avapt-bras, mais très- défavorable au déploiement d'une grande force ; car le bras de levier de la puissance, représenté par l'espace compris entre l'articulation du coude et leur insertion, est trèscourt; tandis que le bras de levier de la ré-^ sistance, qui est égal à toute la longueur du membre, a partir de la même articulation, est au contraire très-considérable.
Les mouvements de rotation du radius et de la main sur le cubitus sont effectués par des muscles qui sont situés à Tavant-bras et
aui se portent obliquement de l'extrémité e l'humérus ou du cubitus à l'une et à l'autre de ces parties.
La main se divise en trois parties, le carpe^ ^ métncnrve et les doigts.
Le carpe ou poignet est forme p»r daii rangées de petits os courts, unis trè$-iD(iIu^ ment entre eux, de façon que l'ensemble de cette partie jouit de quelque mobilité, quoique chacun des os dont elle se com|M)se ne se déplace qu'à peine, disposition qiii est de nature à donner à leurs articulations une solidité très- grande. On en compte huit. Quatre de ces os, savoir : \e scapholde, leiemilunaire, le pyramidal et le pisiformt, composent la première rangée ; les quatre autres, qi#^. l'on nomme trapèze^ irapézolde, grmd os et os crochu^ en forment la seconde. Il est à remarquer que ces divers os sont dis-
Ï^osés de façon a protéger les vaisseaux et es nerfs qui se rendent de l'avant-feris à la main ; ils forment à cet effet avec des lig^ ments un canal qui est traversé par ces or-
f;anes et qui peut supporter, sans s'apbtir, a pression la plus forte.
Le métacarpe se compose d'une rangée de petits os longs, placés parallèlement entre eux, et en nombre égal à celui des doigts, avec lesquels ils s'articulent par leur extrémité. Quatre de ces os sont unis entre eui par leurs deux bouts, et sont à peine mobiles; mais le cinquième, qui porte le ponce, oe s*articule qu'avec le carpe et se meut librement sur celui-ci.
Enfln les doigts sont formés chacun pr une série de petits os longs, joints bout i bout et appelés phalanges. Le pouce n'en présente que deux ; mais tous les autres doigts en ont trois. La dernière pbalaoge, que l'on appelle aussi phalangette, porte 1 ongle. Les doigts sont tous très-mobiles et peuvent se mouvoir indépendamment lés uns oes autres. Leurs muscles fléchisseurs el extenseurs forment la majeure partie de la masse charnue de l'avant-bras, et se terminent par des tendons extrêmement longs et grêles, dont les uns se fixent aux premières phalanges, les autres aux phalangettes.
Lorsqu'on considère fensemMe des mes* ores thoraciqaes, on remarqQe que iesifire» leviersr, jotots bout à bout pour les former, diminuent progressivement de longueur.
Ainsi le bras est plus longque l'avant-bras; celui-ci est plus long que le poignet, et chacune des phalanges est plus courte que ceil« qui la précède. Or, l'utilité de cette disposition est facile à comprendre. Les articulations nombreuses et rapprochées, quft l'oft voit vers l'extrémité du membre, permettent à celui-ci de varier sa forme de mille manières et de raccommoder h celle do corps qu'il doit Saisir ; tandis que les leviers aHoogés, formés par le bras et l'avant-bras, nous permettent de porter rapidement la main à d'assez grandes distances. Ce sont principalement les mouvements de l'humérus sot l'omoplate, qui déterminent la direction générale du membre; l'articulation du coadei Surtout pour usage de permettre à celui-a de s'allonger ou de se raccourcir.
La structure des membres inférieurs a la plus grande analogie avec celle des membrt^ thoraciques, et les principales iiSérto^ qu'on y remaniue sont celles nécessaire
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pour lear donner plus de solidité/ aux dépens de leur mobilité, et pour en faire, au îîeo d*organe de préhension, des organes de locomotion. On y distingue aussi une portion basilaire, qui est le représentant de I épaule, et qu*on nomme hanche^ et un lerier articulé formé de trois parties principales, la cuisse, la jambe et le pied, qui répondent au bras, à Tavant-bras et à la main.
La hanche, ou nortion basilaire du membre abdominal, est formé par un grand os plat Dommé 0$ iliaque (du mot latin uia^ flanc), bu oMcoxat (du mot foxa, uui en grec signifie kancke). tei os résulte de la soudure de trois
f>ièces principales, toujours distinctes dans e jeune èee, que Ton peut comparer au corps «le FomopTate, à l'apoj^hyse coracoïde de cet os, et à la claTicule. Les os iliaques ne trou- Tent point, comme les os de l'épaule, de cAteset de sternum, pour s y appuj'er; étant destinés à soutenir tout le iK)ids du corps, ils doivent cependant être fixés de la manière la plus solide au tronc : aussi les Toit-on s'articuler en arrière arec la portion de la colonne rertébrale appelée le sacrum, et en arant se réunir entre eux, en formant une arcade nommée nubit. Ils sont complètement immobiles, et il résulte de l'union de ces deux os entré eux et arec le sacrum, une large ceinture osseuse, qui termine inférieurement l'abdomen, et qui, à cause de sa forme évasée, est appelée bassin. Cette espèce d'anneau est t>ouchée inférieurement par des musdes, et lirre passage à l'intestin rectum et aux organes génito-urinaires. Sur les côtes et en dehors, on remaraue sur chaque os iliaque une cavité articulaire, à peu près hémisi)bérique, qui sert à lr>ger la tête de l'os de la cuisse. Enfin h plupai t des muscles, serrant à mouvoir la cuisse et la jambe, prennent insertion sur le bassin, et les muscles qui cloisonnent la cavité abdominale s'y fixent pour s'étendre de là au thorax.
La cuisse, comme le bras, ne se compose que d'un seul os, que l'on nomme fémur. bon extrémité supérieure est coudée en dedans, et sa tète, qui est arrondie, est séparée du corps de Tos par un rétrécissement, appelé eol du fémur. Au bas de ce col et dans le point où il se joint au corps de 1 os, en formant un angle ouvert, on remarque plusieurs grosses tutiérosités, qui peuvent être senties à travers la peau, et oui servent à l'insertion des principaux muscles moteurs de la cuisse; enfin son extrémité inférieure est très-grosse et présente deux condyles comprimés laté^ ralement et arrondies d'avant en arrière, qui glissent sur la surface articulaire du principal os de la jambe et ne permettent à celuici que de se ployer en arrière ou de s'étendre, tandis que le fémur lui-même peut se mouvoir sur le bassin dans tous les sens.
La jambe diffère davantage de l'avantbras. Outre le péroné et le iibioy qui sont les deux *bs principaux dont cette partie du membre se compose, comme l'avant^bras se compose du cubitus et du radius, on trouve au-devant du genou un troisième os api>olé
rotule^ qui peut être cansidéré comme .'analogue de l'apophyse olécrane du cubitus, et qui sert principalement à éloigner du genou le tendon des muscles exteqseurs de la jambe et à rendre son insertion au tibia plus oblique, disposition qui, ainsi que nous l'a^ tons déjà vu, doit tendre è augmenter la puissance de son action. Le pied ne dev.int pas exécuter des mouvements de rotation comme la main, et devant, pour soutenir tout le poids du corps, présenter dans son articulation beaucoup ne solidité, les deux os de la jambe ne sont pas mobiles l'un sur l'autre et celui d'entre eux qui s'articule avec le fémur et qui représente le cubitus (le tihiaj est aussi celui qui porte le pied à son extrémité opposée. Le péroné, qui est grêle et situé du côté externe du tibia, ne sert, pour ainsi dire, qu'à maintenir le pied dans sa position naturelle etè Tempécher de tourner en dedans. Son extrémité su|»érieure est appliquée contre la tête du tibia, et son ex^ tremité inférieure constitue la malléole ex*terne.
Le pied se compose, ainsi que la main, de trois parties principales, savoir : le tarse, le métatarse et les doigts.
Il y a sept os au tarse, et son articulation avec la jambe ne se lait que par l'un d'entre eux, Yastraaale^ qui s'élève au-dessus des autres et présente une tête en forme de poulie, destinée à s'emboller dans la cavité for^ mée par la surface articulaire du tibia et les deux malléoles (i). L'astragale repose sur le calcanéum^ qui se prolonge beaucoup plus loin en arrière, et constitue le talon; enfin un troisième os, appelé scaphoïde, termine la première rangée des os du tarse, et la seconde rangée se compose, comme à la main, de quatre petits os, dont trois ont reçu la nom d'oi cunéiformes^ et le nuatrième, placé en dedans, est appelé os cuooide.
Les os du métatarse, au nôntbre de cinq, rc^se;i;blent exactement à ceux du métacarpe : seulement ils sont plus forts et moins mobiles, surtout l'interne, qui est disposé comme les autres. Il en est de même pour les orteils ; on y compte le même nombre de phalanges qu'aux doigts de la main ; mais ces os sont plus courts et beaucou{) moins mobiles. Le gros orteil n*e^t pas détaché des autres, et ne peut leur être opposé, commj le iK)uce s*oppuse aux autres doigts.
DU côté interne du pied, les os du tarse et du métatarse forment une espèce de voûte, de slinée à lo<jer et à protéger les nerfs et les vaisseaux uui descendent de la jambe Yors les orteils. Lorsque cette disposition n'existt; pas, et que la plante du pied est plate, comme cela amve nuelquefois, ces nerfs sont comprimés par le poids du corps, et la marc!:e ne peut être continuée longtemps sans douleur. Du reste, le pied pose sur le sol dans toute son étendue, el forme une base de sustension large et solide ; il ne peut se mou- Toir sur la jambe que dans le sens de sa
(I) La malléole iateme esi «ne apophyse do llliia; r<?iieme est tormétf par le péroifé.
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