‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 3)Chapitre 176 sur 204 · TR · texte numérisé non relu

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rre; les pieds, divisés en cinq doigls, sont, en dessous, d'une couleur orangée. Il habile TAfrique, et il n'y est pas confiné dans les régions les plus chaudes, puisqu'il est également au cap de Bonne-Espérance et en Egypte. On le rencontre aussi aans les contrées orientales et dans les îles de l'Archipel, ainsi qu*en Judée et en Syrie, où il paraît, d*après Belon, qu'il devient très-grand. M. François Cetti dit qu'il est assez commun en Sardaigne, et qu'il y habite dans les maisons ; on Vy ùomme Tarentole^ ainsi que dans plusieurs provinces d'Italie; et c'est une nouTelle preuve de l'emploi qu'on a fait, pour plusieurs espèces de Lézards, de ce nom de TctrentoU, donné à une variété du Lézard vert. Mais c'est surtout aux environs du Nil que les Stellions sont en grand nombre. On en trouve beaucoup autour dos pvramides et des anciens tombeaux qui subsistent encore sur l'antique terre d Egypte. Ils s'y losent dans les intervalles que laissent les différents lits de pierres, et ils s'y nourrissent de Mouches et d'Insectes ailés. On dirait que ces pyramides, ces éternels monuments de la puissance et de la vanité humaines, ont été destinées à présenter des objets extraordinaires en plus d'un genre; c'est en effet dans ces vastes mausolées qu'on va recueillir avec soin les excréments du petit Lézard dont nous traitons dans cet article. Les anciens, qui en faisaient usage, ainsi que les Orientaux modernes, leur donnaient le nom de Crocodtïea (1), apparemment parce qu'ils pensaient qu'ils venaient dû Crocodile (2); et peut-être ces excréments n'auraient-ils pas été aussi recherchés, si Von avaît su que l'animal qui les produit n'était ni le plus grand, ni le plus petit des Lézards, tant il est vrai (]ue les extrêmes en imposent presque toujours à ceux dont les regards ne peuvent pas embrasser la chaîne entière des objets.

Les modernes, mieux instruits, ont rapporté ces excréments au Slellion, à un Lézard qui n'a rien de très-remarquable ; mais déjà le sort de cette matière abjecte était décidé, et sa valeur vraie ou fausse était établie. Les Turcs en ont fait une grande consommation; ils s'en fardaient le visage; et il faut que les Stellions aient été bien nombreux en Egypte, puisque pendant longtemps en trouvait presque partout, et en trèsgrande abondance, cette matière que l'on nommait stercus Lacerii ainsi que Croeodilea. { III. Les QuBtJES RUDES {Doryphorus f G. Cuv.).

De même que les Stellions, ils manquent de pores aux cuisses; mais ils n'ont pas le tronc hérissé de petits^roupes d'épines.

Cette division ne comprend que deux espèces qui habitent l'Ameriaue méridionale , le Stellion cocrtb-qceue (SteUio brevicau'

(1) < Noas trouvons aussi des Stellions» desquels ^ Arabes recueilleut les excréments, qu*ils porj^it vendre au Caire, nommes en grec Crocodttea. ^ là les marchands nous les apportent vendre, i ««Ion, livre n, chap. 68, page t32.

(*) StfrcoTt fucalui Crocoiili. Horace.

daius^ Daud ). Sa longueur totale est de quatre à cinq pouces, et sa queue a au plus un pouce et aemi ou deux; il est bleu-clair, marqué de bandes transversales irrégulières d'un bleu foncé; l'autre espèce est le Stbl- LiON Azcaé (Siellio azurtus^ Daud.). Il a près de sept pouces de lopgueur totale, sa queue seule ayant plus de trois pouces ; il est en dessus d*un bleu clair uniforme, sans aucune tache, et d'une couleur à peine plus pâle en dessous.

§ IV. Les Fouette-queue {Urotnoêtyx^ G.

Cuv., Merr.; Caudiverberat Auct.), Stellions BATARDS, Daud.

Les écailles du corps sont petites, lisses et uniformes ; les écailles de la queue sont encore plus grandes et plus épineuses quo chez les Stellions ordinaires; la tête n'est pas renflée par les muscles des mâchoires ; il V a une série de pores sous les cuisses.

Le groupe des Fouette-queue renferme plusieurs espèces qui habitent les parties chaudes des deux continents. L'espèce la plus importante est le Foubtte-oueue d'E- OTPTB (Vromoityx spinipet^ Merr.; Siellio spinipes^ Daud.J. Il a Jeux à trois pieds cle long ; sa couleur générale est d'un beau vert de prés ; ses cuisses présentent plusieurs écailles assez grandes et épineuses ; la queue est épineuse en^-dessus seulement. Cette espèce est assez répandue dans la Haute-Egypte et dans le désert qui avoisine ce pays. Dans l'état de nature, elle vit sous terre dans des trous. Les bateleurs l'apportent fréquemment au Caire et l'emploient habituellement dans leurs divers exercices.

^Parmi les autres espèces nous citerons YUromaêtvx griseus de la Nouvelle- Hollande ; VtJr. reticuhtus du Bengale ; VUr. aeantinurusj Bell.; VUr. omatus^ Ruppell, et le Stellion quetzpaleo^ décrit par Lacépède, et qu'il ne faut pas confondre avec le genre Quetzpalbo (OpAuru*, G. Cuv.).

STERNOTHAIRE. Voy. Emtdb.

STROMATÉE FIA TOLE, çenre de poissons apodes. — Le corps des Stromatéos est très-comprimé par les côtés, et les deux surfaces latérales que produit cette eom-

()ression sont assez hautes, relativement h eur longueur, pour représenter ua ovale plus ou moins régulier. Cette coniiûrmation, unique parmi les apodes crue nous décrivons, suffit pour empêcher de confondre les Stromatées avec les autres de son ordre.

Parmi ces Stromatées, l'espèce la plus anciennement connue est celle que l'on nomme Ftaiolej et que l'on trouve dans la mer Mé^ diterranée, ainsi que dans la mer Roage% Les couleurs sont agréables et brillantes ;: et leur éclat frappe aautant plus les yeux« qu'elles sont répandues sur les larges surfaces latérales dont nous venons de parler. Ordinairement ce beau poisson est bleu dans sa partie supérieure* et blanc dans sa partie inférieure, avec du rouge autour des lèvres; et ces trois couleurs, que leurs nuances et leurs reflets marient et fondent les unes dans les. autres, plaisent d'autant plus sur la Fiatole, qu'elles sont relevées par de%

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