‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 3)Chapitre 183 sur 204 · TR · texte numérisé non relu

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POISSONS, ETC

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SpiÊrganium naians^ et pins fréquemment des ulve9 solides, croissantes sur des blocs sobaiergés : mais le fond est presque toujours eiKluild*uoe couche mince de la partie insoluble de Yhumus que les eaux phiviaies y eotralneni des pentes enriroonantes.

Ues grandes chaleurs peuTont incommoder la Truite au point ae la faire périr. Aussi la voit-on, vers le solstice d'été, lorsque les nuits sont très-courtes et mi'un soleif ardent rend les eaux presoue tièdes, quitter les bassins pour aller habiter au milieu d*un courant, ou chercher près du rîTage l'eau fraîche d*un ruisseau ou celle d*uDe fontaine*

die peut d'autant plus aisément choisir entre ces divers asiles, qu'elle na^ contre la direction des eaux les plus rapides avec une vitesse qui étonne l'obserrateur, eC qu*e1ie s'élance au-dessus de digues ou de cascades de p'.us de six pieds de haut.

nie ne doit cependant c'uanger de demeure qu'avec précaution. M. Pénières assure que, SI pendant Tété les eaux sont très-chaudes, el qu'après j avoir péché une Truite, on la

EMie dans un réservoir très-lirais, elle meurt enlôt, saisie par le froid soudain qu'elle éprouve.

Au reste, une habitation plus extraordi^ naire que celle que nous venons d'indiquer parait pouvoir convenir aux Truites, même pendant plusieurs mois, aussi bien et peutêtre mieux qu'à d'autres espèces de poissons. M. Duchesne, professeur d*histoire naturelle à Versailles, a communiqué à LaeépèJe le fait suivant qu'il tenait ou célèbre Lemonnier..

Environ à 1800 pieds au-dessous du pic du Canigou dans les Pyrénées, on voit un

rait sommet dont la forme est semblable celle d'un ancien cratère de volcan. Ce cratère se remplit de neige pendant l'hiver. Après la fonte de la neige, le fond de cette sorte d'entonnoir devient un i>etil lac, qui se vide par l'évaporation, au point qu'il est à sec h l'équinoxe d'automne. On y pèche d'excellentes truites pendant tout l'été. Celles qui restent dans la vase, à mesure que le lac se dessèche, périssent bientôt, ou sont dévorées par des Chouettes Cependant, l'année suivante, on retrouve dans les nouvelles eaux du cratère un grand nomt)re de Truites trop grandes pour être âgées de moins d'un ao» quoique aucun ruisseau ni aucune source d eau vive ne communiquent avec le lac.

Ce lait prouve que le cratère est placé auprès de caviiés souterraines pleines d'eau dans lesquelles les Truites |>euvent se retirer lorsque le lac se dessèche, et qui, par dei conduits plus ou moins nombreux, eibalent dans l'atmosphère des gaz dangereux pour la santé et môme pour la vie des |)oissons; et dès lors il se trouve presque entièrement conforme à d'autres laits déjà connus depuis longtemps.

La Truite se nourrit de petits poissons très-jeunes, de petits animaux à eoquille, de Vers, d'Insectes, et particulièrement

d'Ephémères et de Friganes, qu*èHe saisit avec adresse lorsqu'elles voltigent auprès de la surface de l'eau.

il paraît que le temps du frai de la Truite varie suivant le pays et peut-être suivant d'autres circonstances. Cn habile naturaliste, M. Decandolle, de Genève, a écrit aue les Truites du lac Léman et celles du lac de Neufchétel remontaient dans le printenufts pour frayer dans les rivières et môme dans les ruisseaux. Dans les contrées sur les44uelles Bloch a eu des observations, ces poissons fraient dans l'automne; et dans le département de la Corrèze,selonM. Pénières, les Truites quittent également, au commencement ou vers le milieu de Taulomne, les grandes rivières pour aller frayer dans les petits ruisseaux. Elles montent quelquefois jusque dans les rigoles qui ne so»ît entretenues .que par les eaux pluviales. Elles cherchent un gravier couvert par un léger courant» s'agitent, se frottent, pressent leur ventre contre le gravier ou le sable, et y déposent leurs œufs.

Bloch a trouvé, dans les ovaires d'une Truite, des rangées d œufs gros comme des pois, et dont la couleur orange s'est conservée pendant longtemps m^me dans de l'alcool.

D'après cette grosseur des œufe des Truites, Il n'est pas surprenant qu'elles contienn^t moins d'œufe que plusieurs autres poissons d'eau douce; et cependant elles multiplient beaucoup, parce que la plupart des poissons voraces vivent loin des eaux froides, qu'elles préfèrent.

Mais SI elles craignent peu la dent meurtrière de ces poissons dévasUteurs, elles ne trouvent pas d'abri contre la poursuite des oôcheurs*

On les prend ordinairement avec la truble, à la Ugne, h la louve, ou à la nasse.

Si l'on emploie la truble ou le truble, il faut le lever très-vite lorsque la Truite y est entrée, pour ne pas lui donner le tempa de s'élancer et de s'échapper.

La ligne doit être forte, aSo que le poisson ne puisse pas la casser par ses mouvements variés, multipliés et rapides.

La manière de garnir l'hamec^n n'est pas la môme dans différents pays. On y attache de la chair tirée de la queue ou des pattes d'une Ecrevisse; de petites boules composées d'une partie de camphre, de deux parties de graisse de Héron, de quatre parUes de bois de saule pourri, et d'un peu de miel; des Vers de terre; des Sangsues coupées par morceaux ; des Insectes artificiels faits avec des étoffes très-fines de différentes couleurs ; des membranes, de la cire, «ws poils, de ta laine , du crin, de la soie, du fil, des plumes de Coq ou de Coucou, un change la couleur de ces fils, de ces pumes, de ces soies, de ces poils, non-seulement suivant ta saison et pour imitei les insectes qu'elle amène, mais encore suivapi les heures du joui-; et on les agite de manière à leur imprimer des mouvements

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