‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 3)Chapitre 184 sur 204 · TB · texte numérisé non relu

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sninblaliles i ceux dus Insectes les plus recltcrchi^s parles Truites.

Dans l'Arnon, aujir^s de Geaëve, on pique

se nommaient nasses ite remonte; et les au* très, nasse» de descente. On laissait oniinaicenient tous les passnges I bres dès In fin <)e juin, alin dt? donner aux Truites la liberté d'allerfrayerdansce fleuve ;on les renfermait Tcrs le milieu d'oclobe, ce qui divisai! le temps de la pSche en deux saisons : celle du printemps, cjui durait depuis là IJn de janvier jusqu'en juin, et celle de lautamne, qui commençait eu octobre, et qui Gnissait arec le mois de janvier. Dans l'une el dans l'autre (le ces saisons, on prenait des Truites b la remonte et h la descente, mais dans des proportions bien diEFérentes. Sur quatre cent quatre-vingt-neuf Truites, on en p^icliait trente-six èi la descente du nriiitemps, trentequatre k la descente de I automne, seize h la remonte du pnntem[>s, quatre cent trois h la remonte de l'automne. Il est aisé de voir que celle différence provenait de la liberté qu'avaient les Truites de descendre dans le BliOne, depuis la ûa de juin jusqu'au mois d'octobre.

Pour attirer nn plus grand nombre de Truites dans les nasses ou dans les louves, on y place un linge imbibé d'huile de lin, dans laquelle on à mêlé du casloreum et du cainpîire fondu

On marine la Truite comme le Saumon, «1 on la fa\e comme le Hareng. Mais c'est surtout lorsqu'elle est fratclie que son goût est très-agréable- Sa diair est tendre, particulièrement pendant l'hiver ; les personnes même dont l'estomac est faible, la digèrent facilement. Pendant longtemps, ce Salmnne a éié nommé, dans plusieurs pdys, le roi des poi^soos d'eau douce ; et dans quel' ques parties de l'Allemagne les princes s'en étaient réservé lapëcbe.

Comme on ne voit guère la Truite séjourner nalurelLement que dans les lacs ^evés et dans les rivières ou ruisseaux des montagnes, elle est très-clière dans un grand nombre d'endroits : elle mérite, par conséqiieul, il beaucoup d'égards l'ottentioii'de l'é-

conome, el voici les principaux des mû qu'elle exige.

Pour former un bon étang h Truites, il ÙM une vallée ombragée, une eau claire d froide, un fond de sable ou de cailloux plnf sur de la glaise ou sur une autre terre qui retienne les eaux, une source abondaQicM un ruisseau qui, coulant sous des arbni touffus, et n'étant pas très-éloigné de us origine, amène, môme en été. uoe tvt limpide et froide; des bords assez éleiji

ftour que les Truites ne puissent pas s'îancer pardessus ; de grands végétaux plûtes assez près de ces bords, pour que Inr ombre entretienne la fratcbeur de l'eauj in racines d'arbres ou de grosses pierres, enin lesquelles les œufs puissent Ùre dépùsis; des fossés ou des digues, pour.préTeairlet ' inondations des ravins ou des rivières bourbeuses ;'uue profondeur de neuf pieds ou d'environ, sans laquelle les Truites ne trouveraieut pas un abri contre les effets de l'orage, monleraiimt b la suiface de l'eau Ion- ' qu'il menacerait, y préseulecaient souwil. un grand nombre de points blanchâtres m livides, et périraient bientôt; une quiotiU très-considérable de Loches ou de Goujons, el d'autres petits Cyprins dont les TruiKj aiment k se nourrir, une très-grande tKmdance de omrceaux de foie aa'chëe, d'entrailles d'animaux, de gAteaux secs, faits dt sang de bœufs et d'orge mondé ; des tund» garnies d'une grille assez fine poursrftter 1 alevin, une attention soutenue pour éloigner les poissons voraces, les Grenouillti, les oiseaux pécheurs, les Loutres, et pour casser pendant l'hiver la glace q)ù peut se former sur la surface de i'oau.

Lorsque, pour peupler cet étang, w eti obligé d'y tr.nsporterdes "Truites d'un ttdroit un peu éloigné, il faut ne placer diss chaque vase qu'un petit nombre de ces Salmones, renouveler I eau dans laquelle qnlts a mis, et l'agiter souvent.

Différentes eaux peuvent cependant Hit assez claires, assez froides et assez rapide pour que les Truites y viv.enl, et avoir néinmoins des propriétés particulières qai ia; Huent sur ces Salmones au point de aodiiier leurs qualités, leurs couleurs, leursformes et leurs hahiludes, et de produire dn variétés très-distiuctes et plus ou œciiai constantes.

Al. Decandolle assure que iet Tnil''' prises da'is le Uhùne dilfèrcnt de wHrt fl^ l'on pèche dans le lac de Genève, pu} grandeur do deux taches noiriitres pUcéw sur les joues. Suitont le même nalunlis''i celles de I Ârve sont plus minces et plus »llongéts.

On en voit, dit M. Pénières, d'elBIées « d'autres très -courtes. Le ruisseau api«l^l' Queyron, près de PéoièrtiS, dans leae[«l^ nient du Cantal, en nourrit d'arroadies.!'^ le dos voûté; dans celui de Nirbois.»

Truites sout courtes, arrondies, el dwe nuance presque jaune ; dans ua autre n» seau nommé Enlan, elles sont jllonjrt*' grises et légèrement tacbelées.

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POISSONS, ETC

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If. Noël de Rouen a écrit : « Les Traites e Pailuel ont uno çrande réputation dans ? département de la Seine-inférieurë; ce ont les plus délicates que nous possédions aos les eau% douces. On m'a assuré à Cany [u'elles ne reraontaient |)as au-*dcs5us du ont de ce gros bourg, qui n'est éloigné de 1 mer que d^une lieue. Après les Truites e Falhiel viennent celles de la rivière de iobec, qui se perd dans la Seine à Rouen. )rï connaît dans nos ditîérenies rivières sept u huit rariétés de Truites, qui diffèrent ntre elles par la couleur, les taches, etc, »

Dans les eaux de Lethnot, comté de ForiTi en Ecosse^ les pécheurs distinguent leyx variétés de 4a Traite : la première est auncy et beaucoup plus large ou haute que 1 Truite ordinaire ; la seconde a la tête leaucoup plqs petite, et )es côtés tachées d'une manière aussi élégante que brilmie.

Oo pèche aussi dans quelques iacsi ruiseaux ou rivières d'Ecosse, d'autres variée es de la Truite auxquelles on a donné les loms de Truite de mouêftef Truite de petite ivièrey Truite noire. Truite blanche, et Truite

Migrations de la Truite. La Truite ordilaire n'est pas moins célèbre par ses migraions que le Saumon avec lequel elle a tant le rapports. Lorsque ce poisson est parvenu I une cerfaine grosseur, il paraît éprouver, omme les jeunes Saumons» l'impérieuse )écessité d'abandonner les lieux qui l'ont m naître. Ce besoin tient aux conditions louvellos de leur existence» qui exigent des ?aûx plus fraîches ou une nourriture plus ibonaante et plus appropriée à leurs appéits toujours croissants. Elles recherchent, romme les Saumons, les eaux vives et couran!es, et remontent, à l'époque du frai, les rivières et les torrents avec non moins i^adresse que d'agilité. Elles les redescendent ensuite lorsqu'elles ont déposé leurs œufs.

11 est curieux d'observer combien est merveilleux Tinstinct de ces animaux, qui les porte à s*aider dans leurs voyages des effets du frottement de l'eau sur les côtés et le fond des rivières.

Les Truites aiment h se tenir dans les eaux courantes ; pour y rester, elles sont souvent forcées d employer toute leur vigueur pour résistera la violence du courant; sans leur force motrice et leur énergie, il les entraînerait souvent fort loin des lieu\ où elles se plaiscfnt et qui conviennent à leurs conditions d'existence.

Lorsque le volume et la vitesse des riviè- [^ sont augmentés considérablement par les pluies, ces paissons comprennent qu ils seront obligés de céder à leur force impulsive. Us se rapprochent donc pour lors de leur fond ou de leurs côtés. La, ils retrou- ^fnt la vitesse ordinaire du courant, et ^ ont plus d'autre effort musculaire à faire ^uc celui qu'ils exercent habituellement.

Sans le ralentissement que le courant des "eures éprouve généralement par l'effet du

frottement sur le fond ou sur les côtés, les Truites, comme les autres poissons, se^ raient entraînées hors de leurs eaux, lors des grandes inondations. Cela môme arrive quelquefois malgré toute la résistance que ces animaux opposent à la violence des courants. On en a eu un exemple fameux lors d'un ouragan terrible qui eut lieu à la Jamaïque.

. Une pareille circonstance est, du reste» fort rare, mais elle s'est présentée en 1815 à la Jamaïque, ainsi que nous l'avons déjà fait observer. La quantité d'eau qui tomba lors de cet ouragan fut si granJei qu'elle entraîna avec elle à la mer tous les poissons de la rivière Yallabs. Plus de dix ans après cet événement, on ne découvrait aucune espèce de poissons d'eau douce dans cette rivière, de laquelle ils avaueat été ea« levés par cet immense courant.

Le passage des Truites d'un lac aans une rivière, ou d'une rivière dans d'autres eaux courantes, porte le nom de descente et de remonte. Les époques de ces migrations paraissent soumises, d'après des observations suivies pendant plusieurs années, aux influences atmosphériques et au besoin de noun-iture. En effet , dès que les eaux où dlcs passent l'hiver acquièrent une température plus élevée, elles les quittent pour aller dans des eaux plus froides, que ces poissons recherchent de préférence , surtout lorsque la saison des frimas ne fait plus sentir sou influence.

L'époque de la descente est annoncée par Fappafition de petites Truites. Les plus jeunes ouvrent 'toujours la marche. Après celles-ci viennent les individus d'une grandeur moyenne, auxquels succèdent les plus gros, qui ferment et terminent le cortéRe« Il arrive pourtant que les jeunes individus et les moyens arrivent seuls : alors ceux qu'on prend en juin et en juillet ont déjà leurs œufs, ce qui prouve qu'ils fraient longtemps avant la venue des plus gros. Mais dès que les Truites ont déposé leurs œufs, du moins celles qui iVéquentent les rivières situées dans le voisinage des lacs, on les voit rentrer dans ces lacs, ce quia lieu le plus ordinairement Vers la fin d'octobre.

L'instinct de ces animaux les porte aussi, dais d'autres circonstances, a remonter jusqu'aux sources des fleuves et des rivières pour y déposer leur œufs, et cela par suite de l'empressement que ces poissons mettent à rechercher les eaux les plus vives et les plus fraîches. Par suite de leurs habitudes, ces poissons se trouvent dans les lacs de l'Europe qui ne dépassent pas 1,100 toises; ils ne paraissent pas pouvoir vivre beaucoup au-dessus de ce niveau. On n*en voit pas dans celui du grand Saint-Bernard, qui se trouve à 1,250 toises au-dessus du niveau des mers, et ceux que l'on y dépose y périssent tous plus ou moins promptement.

Les Truites fraient ordinairement en* septembre et en octobre entre les racines des arbres et les grosses pierres. Lorsqu'elles

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reptiles;

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sont pleines, .cur voracilé èsl exlfème,.et à tel point qu'elles se dévorent souvent les unes les autres.

On s'est demandé si les Truites nommées Truitèordinaire, Truite saumonée, Truile du lac Léman et de rivière, Truile des Alpes, Truilefario,Truîlecarpione,conslituaientàutant d'espèces distinctes et diverses. Jurine, dans son ouvrage sur les poissons du .lac de Genève,s'esl prononcé fortement pour la négative. Il a soutenu avec toute raison que toutes ces truites ne constituaient qu'une seule et même espèce. Ce qu'il y a de certain, c'est que la Tnlite du lac de Genève [Salmo lemanus) ne dépasse jamais une certaine longueur, quoiqu'elle acquière le poids de quarante à cinquante livres. On en a vu récemment à Genève de pareilles; mais alors, sans avoir gagné en longueur, elles avaient pris une largeur plus considérable.

Nous avons déjà dit que les Truites se distinguaient par la vivacité de leurs mouvjBments et l'impétuosité avec Inquelle elles se meuvent contre les courants. Aussi le nom qu'elles portent dérive du mot trutta^ dérivé lui-môme de trutto, quisiçnifie pousser avec violence. Celte idée convient parfaitement à un poisson toujours prêt à lutter avec courage et adresse contre les obstacles qu'on lui oppose.

TRUITE SAUMONÉE, Salmo Trutta.Un., CuT.; espèce de poissons du «rand genre Saumon.— On a prétendu que la Truite saumonée provenait d'un œuf de Saumon fécondé par une Truite,, ou d'un œuf de Truite féconde par un Saumon; qu'elle ne pouvait pas se reproduire, qu'elle ne formait pas une espèce particulière. Cette opinion i:Si contraire aux résultats des observations les plus nombreuses et les^plus exactes. Mais la Truite saumonée n^n mérite pas moins le nom qu'on lui a donné z sa forme, ses couleurs et sbs habitudiBS la rapprochent beaucoup du Saumon et de la. Truite ; elle montre même quelques-uns des signes qui caractérisent l'un ou l'autre de ces deux Salmones, et c'est depuis bien du temps qu'on a reconnu ses caractères pour ainsi (lire mi-partis. Non-seulement, en elfet, Schwenckfeld , Schoneveld , Charlelon et Johnson l'ont distinguée et décrite; mais encore le consul Ausone l'a chantée, dès le V* siècle, dans son poëme de la Moselle, où il l'a nommée Farioy et où il Ta représentée comme tenant le milieu entre la Truite et le Saumon.

La Truite saumonée habite dans un trèsgrand nombre de contrées; mais on la trouve principalement dans les lacs des hautes montagnes etddos les rivières froides qui en sortent ou. qui s'y jettent. Elle se nourrit de Vers, dlnsectes aquatiques et de très-petits poissons. Les eaux vives et courantes sont celles qui lui plaisent : elle aime les fonds de «able ou de cailloux. Ce n'est ordinaire^ ment nue vers le milieu du printemps qu'elle quitte la mer pour aller dans les fleuves, les rivières, les lacs et les ruisseaux, choisir

l'endroit commode et abrité où elfe i<ptiKl sa laite ou dépose ses œufs.

Elle parvient à une grand.eur considérable. Quelques individus de cette ^pice pèseat huit ou dix livres, et ceux même qiti nen pèsent encore que six ont déjà plus de detn pieds de longueur.

Sa tète est petite et en forme de coio; ses mâchoires sont presque également avam^; les dénis qui les garnissent sont pointaes et recourbées, et celles d'une mâcMirevS'en* boitent entre celles de la mâchoire opposét. On voit, d'ailleurs, trois rangées de dent»sv. le palais et deux rangéiss sur la lan^.Le$ yeux sont petits, ainsi que les écailles; U ligne latérale est presque droite.

Ise nez et le rront sont noirs; les joo^ d'un jaune mêlé de violet; le dos-et les cMÀ d*un noir plus ou moins môle de nuioees violettes; la gorge et le ventre blancs; k caudale et l'adipeuse noires; les autres»^ geoires grises; les taches noires répandues sur le poisson quelquefois angulaires, nuis le plus souvent rondes.

Ail- reste, la forme et les nuances de ee^ taches varient un peu, suivant U oataredeseaux dans lesquelles l'individu séiouroe. U bonté de sa chair, dépend; aussi très-souvent de la qualité de ces eaux ; mais en géoénl, et surtout un peu avant le frai, celle cjuir est toujours tendre, exquise et facile è di$Ërer. Elle (>erd beaucoup de son bon goût Ionque la rivière où la Truite saumonée se trouve reçoit une grande quantité de saleiéi. 11 suffit même que des usines y introduiseei un grand yolume de sciure de boU, poon que ce Salmone contracte une maladie à li-

Quelle on a donné le nom de conêûmptm,fi ans laquelle sa tète grossit, son cor]» devient maigre, et la surface denses ifitestiitfie couvre de petites pustules»

On pèche les Truites saumonées treedei filets» des nasses et des lignçs de faDd,aair quelles on attache ordinairement des Ven« Dans les endroits où l'on en prend un grand. nombre, on les -sale, on les fume, un les marine.

Pour les fumer, on élève sur àe^ piertts un tonneau sans fond et percé dans plusieurs endroi's ; on suspend ces S-ilmoncs, et oo I» y expose, rendant iroia jours, à la fcm^« branches ue chêne et de grains de genièrre.

Pour les mariner, cm les vWe, on lesaj dans du sql; on les en retire au bout de quo*

3ues heures. On les tait sécher, onlesirr^ e beurre ou d'huile d'olive, oo les grille, w étend dans un tonneau une couche de ces poissons sur des feuilles de laurier et de lomarin, des tranches, de citron, du poirr«» des clous de girofle; on place alternapï?* ment plusieurs couches semblables deTru»tes saumonées et de partions de Yégéttw

3ue nous venons d'indiquer; ou verse pr* essus du vinaijgre très-tort queroo*»' bouillir, et l'on ferme le tonneau.

: Bloch a observé sur une Truite saoffloo» un phénoniène qui s'accorde av.ec ce ip nous avons dit de la phos|)borescenceo»

poissons. Entrant un soir dans sa cbamw»»

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îf y aper^l one Imnière blanchâtre et brik l»nle<, qui le surprit d^abord, mafs dont il dé- (»aTrit inentùt la cause : celte lumière pro- ▼eoaît de la tète d'une Truite saumonée. Les veux, la langue, le palais et les branchies répandaient surtout une grande clarté. Quand il louchait ces parties, il en augmentait Téclat, el Joryqae, aTee le doigt qui les avait touchées, il frottait une autre partie de la télé, il lui comomoiquait la même phosphorescence. Celles qui étaient le moins enduites de mucilage ou de matières gluantes étaient le moins lumineuses, et ces effets s*affaiblireni h mesure que la substance visqueuse se

TCBE DICESTIF. Voy, Digestiom.

TUPINAMBIS. Voy. MeniToa.

TCRBOT, Rhombuif genre de poissons de U famille des Pleurenectes. --: Ce poisson ist Irès-rechercbé el doit Tétre. 11 réunit, en effet, laKranJeur h un goût eiquis, aiii^i ^u*à une chair ferme, et voilà fiourquoi ou 1 a nommé Faisan (feau on Faisan dt mer^ pendant qu'on a doimé h la Sole le nom de Perdrhr marine. Le Turbot habite non-seulemeot dans la mer du Nord et dans la Baltique, mais encore dans la Aléditerranée. RoDtieLt dit avoir vu dans cette dernière mer un individu de cette espèce qui avait rtn<| touêées de iBng, qucflre coudées de large et un pied d'é|»aisseur. Des TurlK>ts de cette taille sont très-rares; mais on en prend quelquefois sur les côtes de France ou d*An^ ^etcrre , Hiui pèsent de 20 à 30 livres; et M. Noét écrivait h Lacé|>ède que, dans le mois d*avril 1801, ou avait vendu dans le marché de Rouen un Turbot du poids de plus de 26 livres.

Le Pleoroiiecte que nous décrivons est très- goulu; sa voracité le porte souvent à se tenir auprès de Teniliouchure des fleuves, ou de rentrée des étangs qui communiquent avee la mer, pour trouver un plus grand nombre dos jeunes poissons dont il se nourrit, et pour les saisir avee plus de facilité hiréqu ils pénètrent dans ces étangs el dans ces fleuves, ou t(;i:3qu*ils en sortent pour revenir dans la mer. Quoique très-grand, il ne se contente pas d'employer sa force contre sa proie, il a recours à la ruse. Il se précipite au fond de TOeéan ou de la If édîterrai:ée , applique son large cor|>s c<»ntre le saMe, se couvre en partie de limon, trouble Toau autour de lui, et, se tenant en embuscade au milieu de celte eau a^itéo, vaseuse el peu traasparente, trompe so^ victimes et les dévore.

Au reste, les Turbots sont très-difficiles dans le cboii de leur nourriture; ils no touchent guère quh des poissons virants et très-frais. Aussi, au lieu de garnir uniquement de iLorceaux de Gade, ou de Clnpée, et particulièrement de Hareng, les nameçons avec lesquels on veut prendre ces Pleuronectes, les Anglais ont-ils imaginé d*emplojer pour appAt de petits poissons encore en vie, el surtout de jeunes PétrQmjr^ons pricha, qu'ils oit achetés de pécheurs holaodais. On prétend même que les Turbots

ne sont point attirés par des amorces auxquelles u autres poissons ont mordu. Quoi qu'il en Mt, ils sont très-abondants sur les cotes de Suède, d'Angleterre et de France. On en troure notamment un très -grand nombre entre Hnnfleur et Terabouchure de rOroe, où on pèche ceux oue l'on vend dans les marchés du Havre, de Rouen et de Paris.

Les pécheurs d'Angleterre, suivant le naturaUsie Bloch, vont à la recherche des Turbots, dans des canots qui portent trois hom** mes. Chacun d'eux a trois cordes ou lignes de trois milles anglais de longueur; on attache à chaque corde, de six pieds en six pieds, un crochet retenu par une ficelle de ^rin; des fTlombs maintiennent les lignes dans les fonds de la mer; des morceaux de liège en indiquent k i)lace, et on se rè^>e sur les marées pour jeter ou relever les cordes.

La forme générale du Turbot est un losange; et c'est de cette figure qu'est venu le nom de Rhombe^ que tant d'auteurs anciens el modernes lui ont donné. La mâchoire infJreure, plus avancée que la supérieure est garnie, comme cette dernière, <ie plusieurs rangées de petites dents. La ligne latérale descend pour se courber autour de la pec< torale, et ten j ensuite directement vers la na.4eoire de la queue, sans présenter aucun tubercule. Les nageoires soit jaunâtres avec dès taches et des points bruns ; le côté gauche est marbré de brun et de jaune; lecdté droit, qui est l'inférieur, est Manc avec des taches bruni'S ; les tubercules osseux de la femelle sont moins nombreux que ceux du mâle.

TURPIN, réfute la génération spontanée.

Yùy. Gé^éBATioiv spo?ita?iée.

TYPHLOPS, des motsgrerSTvt>^etrv fvi, qui, chez les Grées, servaient à désigner I Orvet. — 8ch eider a donné ce nom à un gegre de Reptiles ophidiens, placé parti. Cuvier dans la famille des vrais Serpents, tribu des Doubles-Marcheurs.

Les Tynhiops ont le corps venniftirme et courert de petites écailles imbriquées; le museau est avancé, garni de plaques; la gueule n'est pas dilatable; la langue est ^^ sez longue et fourchue ; les yeux sont trèspetits et â peine visibles au tmvrrs de la peau; un des fmumons est quatre fois plus grand que l'autre; G. Cuvier n'a pu apercetuir de3 «lents eux individus qu'il a observés.

Les Typliloj^s ont de l'analogie atec les Amphisbènes, et ressemblent comme eux, «u pieiB er aspect, à des Vers de terre. 0:i peut aisément distinguer les Tvphlops des AmphisbènHs; car, ta'idis que les premiers sont, de même que les Oivels, revêtus de petites é-ailles imbriquées, les autres ont le corps entouré de bandes d'écaillés de forme

Juaijrangulaire. £n outre, les Trphlops ont eux poumons, et les Amphisbènes n en ont qu'un seul. Les Typhlops diffèrent essen* tiellement ôes^ Anguis ou Orvets, parmi lesquels ils ont été longtemps placés, en ce que les Anguis présentent encore au-ilessOus de la peau des vestiges de sternum et d*épaule, tandis qu'on ne retrouve plus ces parties

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