‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 3)Chapitre 185 sur 204 · URA · texte numérisé non relu

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eheiK tes Tjpblops. D*après l*observation de M. HipfK)lylc Cloquet, io cœur des Typhlof)s est à ventricule double, et celui des Anguis à un seul ventricule; enfin les AdçuIs ont les ni&choires garnies de dents distinctes, et il paraîtrait que celles des Typhlops en sont dépourvues. Ces Serpents ne sont pas venimeux.

Ce genre comprend une vingtaine d'espèces, qui toutes habitent les pays chauds des deux continents. G. Cuvier a divisé ce genre en quatre sections dans le .rè^e ammat r nous n'indiquerons pas ces divisions; nous citerons seulement queiques espèces.

Le T. BiiA«iiiE(r. Braminus^ Cuv., Rondoutaloatoo-pam, Russel; Erix braminus^ Beodin; Torlrix Rusiselii^ Merrora). La loigoettr 4olale de ce Serpent n'est aue de six pouces, et sa grosseur égale celle d*une plume de Cygne; la lôte, revêtue d'écaillés, présente trois ou quatre plaques sur sa partie antérieure ; la bouche est très-petite; k*s yeux sont de forme orbiculaire et un peu saillants ; le corps est cylindrique, presque

également épais dans toute sa longueer, tt s\nmincissant un peu vers la queue ; la co«leur est d'un blanc de crème parsemé doue grande quantité de points noirs. On le troote au Vizagapatam, sur la côte d'Oris», dam le golfe du Bengale.

Le T. BÀTiQULé (J. reticuUUu$yCwi.\àA guis reiiculaiust Lioo,, Sdwali^ irlânv, Daubentony. La kmgoimràB ee Serprat et de sepi k buil ponres; la tète est très-peliic* Mj^ement arrondie, presque aussi grosse

3ue le corps, et couverte en dessus de grises écailles polygones; le corps est cyliudrique, revêtu de petites écailles formant cent soixante-dix*sept rangées transTersales sous le ventre, et seulement Ireolê-sepl sous la queue ; la queue est presque alissi grosse que le corps, et fait la sixième partie delà longueur totale ; le dessus du cotrps (^ don cendré noirâtre, avec le milieu des écailles blanc, ce qui le fait paraître comme rélica!«; le desîsous du corps est d'un bl inc jaunilre. H habite à Surinam.

ULAR-SAWA. Vey. Pvthon.

UMBRK. Voy. Sciène.

URANOSCOPE RAT, Uranoscopus mus, genre d'Acanthoptérygiens de la famille des Percoïdes. — Celte dénomination (ÏUranoseope (qui regarde le ciel) désigne le caractère frappant que montre le dessus de la tête du Uat et des autres poissons du môme genre. Les yeux sont, en effet, non-seulement trèsrapprochés Tun de Taulre, et placés sur la partie supérieure de la tête, mais tournés de manière que, lorsque l'animal est en repos, SQS prunelles sont dirigées vers la surface des eaux ou le sommet des cieux.

Lat6le,très-aplatie et beaucoupplus grosse que le corps, est, d'ailleurs, revêtue d^une substance osseuse et dure, qui forme comme une sotte de casque garni d'un très-grand nombre de petits tubercules, s'étend jusqu'aux opercules qui sont aussi très-durs et verruqueux, présente, à peu près au-dessus de la nuque, deux ou plus de doux piquants renfermés quelquefois dans une peau membraneuse, et se termine, sous la gorge, par trois ou cinq autres piquants. Chaque opercule est aussi armécie pointes tournées vers la queue et engagées en partie dans une sorte de gaine très-molle.

L'ouverture de la bouche est située à l'extrémité de la partie supérieure de la tète, et l'animal ne peut la fermer qu'en portant vers le haut le bout de sa mâchoire inférieure, qui est beaucoup plus longue que la mAeboire supérieure.

Il y a deux nageoires sur le dos; celles de la poitrine sont très-grandes, ainsi que la caudale.

Le Rat habite particulièrement dans «a Mé^' diterranée. Il y vit le plus souvent auf)rès ^s rivages vaseux ; il s y cache sous les aL- (t) Piîne i, Z% c* 7.

gués; il s'y enfonce dans la fange; et, far une habitude semblable à celles que auss avons déjà observées dans plusieurs Raies, dais la Lophie baudroie et dans quelque autres poissons, il se tient en embus^ dans le limon, ne laissant paraître quone petite partie de sa tête, mais étendant le filament mobile qui est attaché au bout de sa mâchoire inférieure, et atUiant, par la ressemblance de cette sorte de barbiilt») im un Ver, de petits poissons qu'il dévore. C'&t Rondelet qui a fait connaître le preroierceite manière dont i'Uranoscope Rat parvienlàse sisir facilement de sa proie. Ce poissoine peut se servir de ce moyen de pêcher quVii demeurant pendant très-longtemps immobile, et paraissant plongée dans un sommeil profond» Voilà pourquoi, apparemmeolton a écrit qu'il dormait plutôt pendant le jour que pendant la nuit» quoique, dans soo organisation, rien n'indique une seosibOilé aux rayons lumineux moins vive que cefie des autres poissons, desquels on n'a pas di^ que le temps de leur sommeil fût le plus soivent celui pendant lequel le soleil édairt l'horizon.

11 parvient jusqu'à la longueur de trois décimètres; sa chair est blanche, mais quelquefois dure, et de mauvaise odeur; elle iodique, par ces deux mauvaises quaJilé:^! 1^ petits Mollusques et les Vers marins donti^ Rat aime à se nourrir, et les fends Tasesi qu'il préfère. Dès le temps des anciens flituralisles grecs et latins, on savait qu«» vésicule du fiel de cet Uranoscope es^ tf^ grande, et l'on croyait que la liqueur qnw contient était très-propre à guérir des pto« et quelques maladies des yeux (i).

VIE

POISSONS, KTC.

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