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VAISSEAUX LYMPHATIQUES, vaisseaux iBSOiBA^TS, Voy, Arsobption.
VALVULFS. Voy. Circulation, art. II.
VAN BENËDEN, analyse de ses travaux u)r les Enlozoaircs et les Infusoiros. Voy.
lixÉRATMN SPONTANÉE.
VAKIÉTÉ DES ESPÈCES. Voy. TIxtro-
DGCTION.
VEINB8. Voy. Circulation, arl. II.
VENIN do la Salamandre terrestre. Voy^ Ulauandre terrestre.
VERTÈBRES. Voy^ Squelette,
VESSIE NATATOIRE. Voy. Poissons.
VESTIBULE. Voy. Ouïe.
VIE CONSIDÉRÉE DANS L'INDIVIDU.-- (ous nous proposons de faire Ténarralion les phases et des périodes par lesquelles insse chaque individu des difTérentes espèces rèlres vivants, depuis le commencement de ^ Vie jusqu'à sa terminaison.
Plusieurs de ces espaces, ceux que nous lominons phases de la Fie, se succèdent sans e ressemLler, et constituent chacun une lartie notable de la durée totale de Texisence. dont ils sont des divisions essetitielles^ i subordonnées seulement, ou pre.-que seuemeDl, à l'organisation, indépendantes ou leu dépendantes des circonstances ext/rieues : oe sont les âges. Il en est quatre bien listincts, dont nous traiterons successiveaent en peu de mots, aussi bien que de la Qort, qui en forme la conclusion dJûnir ire.
1* Aae fœtal. — Portion de la Vie nui se «sso dans l'œuf. Vie inlra-ulcrine des alainûifères ; état durant lequel un germe d'a- •ord DÎiou, gélatineux, trùs-imparfiit el d'une itrômo petitesse» acquiert graduellement onsistance, grandeur et perfectionnement* ans sa structure, soit que de nouveaux orânes se forment et s'ajoutent les uns aux litns, soit que des organismes primitivelenl éloignés se rapprochent et sç confonent pour un service commun : phase duant laquelle la Vie se complique par degrés» evient par degrés plus manifeste et plus clive; oi^ la nutrition est à peu près la eule fonction énergique ; où cette nutrion, toute dMmbibition d'abord, s'o[)ère eniiite par des procédés plus complexes, et ce rcc une rapidité qui n'a rien de pareil dans ï reste de 1 existence ; nhase dans laquelle nOn, subordonnée d'auord à la Vie de ta »ère, la Vie du nouvel être tend à devenir e plus en plus indépendante, et Test môme fesque de prime abord chez beaucoup d'aimaux (Ovipares).
2* Enfance. — Phase (faccroissement et 'éducation, durant laquelle le corps de l'aimai reçoit plus de matériaux qu'il n'en lisse échapper. L'animal, à cet âge, a moins c consistance et de force que dans les âges vivants, mais il jouit encore d'une activité ulrilive, qui rappelle en partie celle de la
Vie fcetale, dont l'enfaice diffère par J'activité animale^ c'est-à-diru par i aptitude à ex6« cuter les actes qui modifient les corps environnants, et à recevoir do ces corps des impressions variées. L'enfant oe diiTèro pas seulement de l'adulte par les conditions que nous venons d'énumérer, et par une taille d'autant moindre qu'il est moins éloigné du moment de la naissance ; il y a souvent aussi entre l'un et l'autre des différences de forme, de proportion, de couleurs (Uvrëo des Faons, des Marcassins, des jeunes oiseaux); mais ces différences sont surtout considérables chez quelques animaux qui sein* bleraient appartenir a des ordres et même h des classes différentes, considérés à deux âges divers : ce sont les animaux à métamorphose, comme les Batraciens parmi les Vertébrés ; les bosectes, les Cirrhipedes, certains Crustacés et certaines Arachnides parmi les Invertébrés. L'enfance de ces animaux ou leur état de larve^ comme on rappelles est, en quelque sorte, une prolonga(i<m de l'état fœtal, mais avec l'activité caractérisli-
aue (le la Vie hors de l'œuf, et qui doit sufre pour faire regarder comme une métaphore , l'assertion des naturalisies qui ont voulu appeler la larve un œuf suscept^bla d'accroissement et de mouvement.
3* Age adulte ou état parfait. — Ici, pour l'ordinaire, l'animal a acouis et sa forme définitive et sa taille complète; il s'entretient, pendant un temps variable selon les espèces, dans un é:at stationnaire, nerdant autant de matériaux qu'il en assimile àsa substance. Quelques animaux pourtant (Continuent à s'accroître, s'ils se trouvent dans les conditions convenables» pendant toute la durée de leur Vie ; on ne leur connaît pas, du m<>ins, de véritable viciilesso : tels sont Ie9 [KMS^ sons, la plupart des Repliées. L'âge adulte est celui de la force, do la puissanee» (le la solidité ; c'est aussi celui où une partie du superfiu de la nutrition sert à la reproduction de nouveaux êtres ; il commence donc, î pro[>rement parler, à la puberté et s'étend jusqu'à la stérilité sénile, bien que, chez l'homme surtout, la nubililé commence avant que le corps ait pris tout son développement, et que la reproduction puisse être encore opérée, (îe la part du marie en partie culier, à un^ énoque où déjù rorgamaation offre cette décaaence qui caractônso la phase suivante. D'ailleurs, ce moyen de déiimiter l'âge adulte serait évidemment inapplicable aux animaux qui ne sont pas aptes è se re* produire, comme les Mulets et les indiTîdus
Î[ui, dans les grandes réunions de certains nsectes (Abeilles, Fourmis, Termes), sonC essentiellement chargés du travail et ont été nommés ouvrières j)àv les naturaliste».
k"" Vieillesse. — Cet âge, où ranimai perd plus de matériaux qu'il ne s'en approprie par l'alimentation, et qui se caractiSrise par
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REPTILES
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ramaigrissemeniy i*atrophie« la (flétrissure^ le dessèchement, rendurcissement, Taffaiblissemeut et la torpeur, commence chez certains animaux aussitôt qu'ils ont pourvu à Tentretien de l'espèce par un ou plusieurs accouplements L'Ephémère, à 1 état parfait, n*a pas même d'organes de mandu* cation; elle meurt le jour ou le lendemain de ses amours et de son enfantement, après avoir vécu deux ou trois ans sous les eaux à l'état d'enfance, c'est-à-dire sous forme de larve. Beaucoup de mâles, chez les Insectes,
f>érissent peu après racc^uplement'; et la émelle périt souvent sur ses œufs comme les Gallinsectes, ou bien après les avoir couvés, protégés jusqu'à lour éclosion comme beaucoup d'Araignées. Chez d'autres animaux, l'homme par exemple, la décrépitude marche par degrés bien plus lents; et c'est encore une assez longue Vie que celle de la femme qui a nasse le temps critique, c'est-à-dire celui ou elle a perdu la fécondité.
5*" La mort est en quelque sorte une cinquième phase de la Vie; elle est comme la conséquence de la décrépitude, qui n'est souvent qu'une mort lente et partielle.
Quelle que soit même la manière dont elle arrive, qu'elle suive un accident, une ma
lr.dio, elle n'est {m inslaufanéiuenl com-
l)lèle; il y a un temps où certains organes, certaines parties ont déjà cessé de vivre, que d'autres jouissent encore de leur ûc/îvité spéciale^ la mort n'est vraiment totale <}ue quand la putréfaction commence. La fermentation putride est, en eti'et, le mode de destruction le plus ordinaire de l'animal devenu cadavre: elle volatilise la majeure partie de ses éléments, réduit les autres en terreau, et dissémine, en les dissociant, les parties qui résistent à son influence (os, téguments, cornés, etc.), et qui bientôt céderont à l'action mécanique de l'air, des pluies, à celle du soleil et de la gelée, et souvent encore à la dent des autres animaux vivants. Cette dernière cause de destruction agit puissamment aussi sur les parties molles et charnues, et c'est une chose miraculeuse que de voir avec quelle rapidité les larves de Diptères, les Dermestes. Boucliers, Nécro})hores et autres font disparaître des cadavres môme d'animaux volumineux; de là, la rareté de leurs débris dont les parties les plus compactes ne se conservent même pendant longtemps qu'à l'aide de circonstances particulières, comme l'enfouissement qui les fossilise, etc. La dessication ne produit pas des effets aussi durables , quoiqu'elle conserve, pendant d'innombrables années, les cadavres des Végétaux, bien moins fermcnlescibles, il est vrai, que ceux des animaux.
Les phases que nous venons de parcourir peuvent avoir, chacune en particulier, une durée variable, et cette durée n'est proportionnelle, entre quelqu'une de ces parties et leur ensemble, que chez certains aniniaux. Si, chez les Mammifères, on a pu d:re« avec quelque . raison , que Ja durée
totale de la Vie était en rapport avec eeUede l'enfance, cette règle, d^à sugette à des irrégularités assez fbrtes, oe serait plos a^ plicable aux autres classes du même sousrègne ni aux sous-règnes suivants. On m peut guère non plus établir de rapport constant entre la durée de la vie et la cobplexité de l'organisation, bien que, en général, les animaux à organisatiun coin* plexe, à individualisation et ceiUralisalioa plus intenses, vivent plus que Icsautm:
mêmes incertitudes relativement à la tailt, quoique, généralement, les grands animaux vivent plus que les petits. D^ailleurs^cest une chose fort difficile à établir que cette durée chez les animaux sauvages; eoQlefitons-nous donc de donner ici, à ce sajei, quelques aperçus comparatifs. Les deux points extrêwies de Técnelle animale poorraient, jusqu à un certain point, noos ojfrif aussi les deux cxirômes sous le rapport qoi nous occupe : en effet, c'est certaiDemeot une des plus courtes existences virafiles que celle des Infusoires qui , dans une matière en fermentation, se produisent par milliers et se transforment , d'uo jour i l'autre, en nouvelles espèces, comme Tarait observé Buffon, tout en leur donnant le nom de Molécules organiques. Quelqoes* uns de ces animaux monadaires ne smblenl, il est vrai, pt^dre que leur animalité, mais non leur Vie; ce sont c^iix qui, r^ leur agrégation , constituent des cooferves H autres productions d'apparence végétale:
les plus complexes d'entre eux, appanenant. à la vérité, a des classes supérieures dans lesquelles il faudra bien les ranger plus tanl, ont aussi une Vie plus durable et plus nriée (1) : il en est même qui semblMl susceptibles de la perdre et de la reprendft à diverses reprises. Le rotifère, qu'il toi rapprocher dos Mollusques ptéropodeSi a joui sous ce rapport d'une grande célAnté, grâce aux remarques de Spallanzani et d'iutrès; desséché dans le sable ou la raseoà il prend naissance, il semble mort, et peut être ainsi conservé des années entières, puis reprendre sa forme et son activité qua»! cette vase est humectée, délayée dans de Feau nouvelle; mais Morren et de BlaioviUe ont bien constaté qu'il ne recouvre point la Vie quand il est desséché à nu, et les obserrations de plusieurs micrographes moderoe.
se trouvent ainsi conciliées avec celles de Spallanzani; il en résulte qu*une dessication absolue tue irrévocablement Taniroal: tt sans doute il en serait de oiéme du rt^^^ trilici sur lequel on a fait des remarques d" même genre (Bauer). Quant aux Brancbipfi^ aux Apus, aux Daphnies, etc., qui se ffloorrent subitement dans les eaux pluviale? H bourbeuses, il n'est pas certain qu'ils se cooservent dans la vase desséchée, et Ton po"'rait supposer que cette conservation nj^l réelle que pour leurs œufs, chose à peu pre^
(1) Ehrenbcrg estime à 18 }mn la Vi« ** 6iiusôir6S.