‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 3)Chapitre 189 sur 204 · TIT · texte numérisé non relu

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REPTILES

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«lies étaient piquées, coupées, tenaillées, interrogées avec le fer et les caustiques.

« Toute partie qui, étant touchée par quelque corps étranger, devient à l'instant plus i courte, Haller la déclare irritable. L'irritabilité est donc la faculté d'entrer en contraction sous l'influence d'un ilimultu.

ff 11 a soin de distinguer cette propriété de Yélasiicité. Dans les phénomènes produits par l'élasticité, la réaction n'est jamais supérieure à l'action. II n'en est pas de même de Virritabilitéf VeBei y surpasse de beaucoup la cause, puisqu'un léger souffle anime le cœur d'une rorce qui lui fait surmonter d'énormes résistances.

« Il s'attache à prouver que l'irritabilité est différente de totUcs le$ autres propriélée des corps. Rien n'empêche, dit-il, d'admettre l'irritabilité pour une propriété du gluten animait ciHume on reconnaît l'attraction et la gravité pour propriété de la matière en général. Tout ceci montre combien est sévère et philosophique la marche du raison* nement de Haller dans l'étude de l'irritabilité. Il ne veut pas qu'en s'occupe d'en rechercher l'essence ou la cause prochaine; il écrit à ce sujet : Propria autem vis est^ ab omni potestaie disiincta^ et referenda inter ^ontes generandi motus^ quorum uUerior cat^a ignoratur.

« Nous avons dit qu'il fallait un stimulus

{>our mettre en jeu rirritabllité. €e stioiuus, c'est, dans 1 état phvsiologique, et pour les muscles extérieurs, la volonié^ ou plutôt . c'est le changement qui se passe dans le système nerveux sous l'influence de la volonté. Les muscles creux, comme le cœur, le tube digestif, ont pour siimtUus les liquides qui affluent dans leur cavité. Ainsi, du sang qui sert de stimulus, et un cœur irritable, et TOUS comprendrez, dans sa doctrine, comment, depuis l'état embryonnaire jusqu'à la vieillesse la plus reculée, la nuit comme le jour, sans jamais avoir besoin de repos et sans intervention nécessairedu système neryeux, le cœur enchaîne les contractions alternatives de ses doubles cavités.

« Haller ne veut pas qu'à l'exemple de Whytt, on confonde l'irritabilité avec la sensibilité. Les nerfs, où la sensibilité est si exquise, ne sont pas irritables, et le cœur, le plus irritable des muscles, le cœur, impatiens stimuliy suivant l'énergique expression de Haller, est à peine sensible, et en le touchant sur l'homme (l'occasion s'en est présentée), on cause plutôt la syncope que la douleur.

« Enfin, Messieurs, Haller soutenait que l'irritabilité était complètement indépendante de la force nerveuse ; et comme on ne peut nier cependant que tous les muscles ne reçoivent des nerfs, il attribuait aux nerfs des muscles volontaires l'office de transmets tre à ces muscles le stimulus provenant de la volonté, et aux nerfs des muscles involontaires, comme le cœur et les intestins, la propriété d'entretenir les relations sympathiques de ces parties avec les autres organes de l'économie.

« Tds sont. Messieurs, .es points hnfkmentaux de l'irritabilité hallérienoe ; boqs la jugerons dans un instant.

« La deuxième propriété admise parHil- 1er est la sensibilUé. Il donne à ce mot m sens plus restreint quene l'ont fait plusiems de ses adversaires et quelques-uns de ses successeurs; il appelle fibre sensible ceid qui étant touchée transmet à Fâme rimpretstofi de ce contact. Ainsi, il n'admet pas de sensations non perçues.

« Si vous voulez bien vous rappder de quel point de Yue nous examinons le Vitelisme, vous reconnaîtrez avec moi que si Haller n'a pas signalé tous les actes organiques élémentaires, tous les faits-principes des êtres vivants, il a au moins procédé d'une façon très-sévère en établissant ses deux propriétés, et su éviter les erreurs que nous reprocherons à quelques-uns de ses successeurs. Il n'a point fait de son tmV &îlt<^ quelaue chose de distinct de la o»tière irritable, et, loin dB la personnifier, il en fait une propriété du- gluten ou giki'm animale (il nomme ainsi la mati^ da muscle). Il va même jusqu'à se refuserait proposition faite par quelques-uns de ses contemporains, Gaubius entre autres, de donner le nom de force vit(de à l'irritabilité. Il ne faut pas, dit- il. Qualifier de vitale use

{propriété qui survit à 1 existence, comme qq e voit dans les muscles d'un animal récemment mis à mort et dans les parties qa'oo vient de séparer du corps. Hais ce n'eslpss là son seul mérite : il sépare l'irritabilité de la force morte, distinction qui doit afoir fourni à Bichat l'idée de ses propriétés de tissu ; il distingue aussi l'action de l'irrita bilité de l'action de FAme, à laquelle plusieurs physiologistes s'obstinaient encore à faire jouer un rôle dans les mouTemeots involontaires.

« Mais ce qui donne le cachet à sa doc* trine, doctrine issue d'une expérimenlitioo rigoureuse, c'est qu'il fixe nettement le domaine et la nature de l'irritabilité. Glissoa l'avait mise i)artout ; Haller ne Tadmet que là où un excitant fait à l'instant raccourcir la fibre. Il nous donne le catalogue des parties irritables, et qu'y trouvons-nous? tout ce qui dans l'économie recèle de la fibre musculaire ; tout cela et rien que cela. De sorte qu'il arrive, par les vivisections, ni même résultat qu atteindrait aujourd'hui celui qui procéderait, à l'aide du scapel et do microscope, à la détermination des parties musculaires du corps.

« Vous aurez une idée de l'impulsion donnée à la physiologie par la découverte ik l'irritabilité, si vous voulez bien vous t^ présenter le chaos qu'il fallait débrouillef) Jorsque des hommes tels que Baglivifaisaieol Sde la dure-mère un oi^ane contractile, sorte de cœur dont le resserrement et le rdâcb^ ment alternatifs mettaient en circuhtioii Je» esprits vitaux ou animaux, et susdtaieflt ainsi les contractions musculaires; lorsqnoi croyait au raccourcissement des (endor)S}' l'oscillation des neriîs, qui mettaient loéttot

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POISSONS . ETC

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ffoement en jeu la fibre masculaire, et au resserrement des plexus que les ramifications subdiyisées des nerfs forment autour des Taisseaux.

c Après ayoir entendu cette appréciation de rirriiabilité hallérienne, tous serez peutêtre surpris d'apprendre au'aucun physiologbte moderne ne la fait ngurer dans le dénombrement des propriétés yitales dont il reconnaît l'existence. D'où vient cette apparente omission? Le voici. Lorsqu'une contraction a lieu par suite de Tapplication d'un stimulus à une partie irritable, quel est le phénomène capital 7 C'est la contraction. La propriété fondamentale est la eoniractilité ; l'irritabilité n'est qu'un mode de cette contractilité, c'est la faculté quelle a d'entrer en action sous l'influence d'un stimuluê. Aussi, allez-YOus voir désormais 1^ mot coniraelilité figurer à la place du mot irritabilité.

c Sur un autre point essentiel, les rapporté de rirritabilité avec la force nerveuse^ la doctrine de Haller a été soumise à révision par les modernes, et la question n'a {mis été jugée dans le sens de la théorie hallérienne. Ce point sera exposé à, propos de la physiologie des muscles.

c Si Haller a préparé leVitalisme moderne, nous savons qu'il n'avait pas même prononcé ce mot ; mais d'autres physiologistes, tels que Barthez, Biumenbach, Dumas (de Montpellier), Chaussier, Biebat, etc. , ont enfin donné au Vitalisme les caractères d'un système complet d'explications des phénomènes de la vie. Barthez et Bichat doivent surtout attirer notre attention.

c Personne peut-être n'a montré de vues plus élevées que celles de Barthez sur la philosophie médicale; personne n'a tracé d'une manière plus judicieuse et plus sévère la méthode è suivre dans la systématisation des faits ; mais il a singulièrement dérogé dans la suite aux préceptes qu'il avait énoncés dans la première partie de ses EUwuiUs de la science de rhomme,

c Le mot qu'il adopte comme formule abreviative du fait primordial, auquel il faut rapporter tous les autres, est le mot principe vital.

c D distingue tout d'abord ce principe de Vâme^ et il se prononce contre Vanimisme.

< 11 se demande si ce principe vital a une existence qui lui soit propre , ou s'il n'est qu'un mode du corps humain. Il déclare c|u'il restera dans le doute à cet égard ; mais il est facile de voir ou'il incline vers la première hj^-pothèse. Les arguments qu il a produits pour l'appuyer, et qui ont paru si décisifs a certains physiologistes, ne me paraissent pas du tout concluants.

< L'existence indépendante de ce principe serait démontrée, dit-on, par l'ufitY^u'il établit dans le corps des animaux, donl toutes les parties sympathisent. Mais cetfe unités loin de tenir à un prétendu principe surajouté au corps, est due à l'existence de certains organes qui, plus importants, plus répandus que les autres, tiennent ceui-ci sous leur dépendance et établissent des re-

DumoNif. DE Zoologie. IL

lations entre eux. U faut un eentre nerveux et des nerfs pour avoir une unité complète dans l'organisme. Si l'unité tenait à ce principe vital, elle devrait exister aussi marquée dans le Polype et même dans la plante, auxquels on ne pourrait refuser le principe vital, qu'elle l'est dans un Vertébré. Or, en

Vunite du corps humain 7 Cette unité, je m'empresse de le reconnaître, n'en est pas moins un fait de la plus haute importance et que le médecin ne doit pas plus perdre de vue oue le physiologiste.

ff Bartnez est-il plus heureux , quand il regarde l'action des poisons sur la vie comme une présomption en faveur de l'existence indépendante du principe vital ? Il suppose gue ces poisons tuent en s'atta^

auant onprtncipe vitale et sans causer aucui érangement matériel. Ainsi, le venin du Ser> peut à sonnettes, au lieu d'agir sur le sang, frapperait cet être inconnu, immatériel sans doute, répandu dans l'économie 7 Mais qui ne sait aujourd'hui que les poisons non cor« rosifs ne tuent ou'autant que, transportés par la circulation à VeDcéphale et à la moelle, ils touchent, molécule è molécule, la substance nerveuse ; tandis qu'ils ne produiraient pas le même effet s'ils étaient simplement appliqués à la surface du cerveau ou des nerfs ?

« Barthez admet encore une harmonie préétablie entre le principe vital et le corps, d'où résulte, par exemfde, que le jeune Veau essaye de frapper avec ses cornes, qui ne sont pas encore poussées. Mais c'est dans le cerveau, et non dans le principe viial^ qu'il faut mettre la source de cet instinct, et il est permis de croire que si le Veau recelait dans son crâne la cervelle du Chien, il tenterait de déchirer son adversaire avec les dents lanières absentes de ses mâchoires.

« Barthez donne à son principe vital des forces motrices et des forces sensiiivss. Les forces motrices sont :

c 1* La contraeiilité ou faculté de resserrement;

« â* La faculté d'élongation. Ainsi, dans son détestable langage , il dit que le principe vital peut allonger la fibre musculaire. Mous prouverons, à l'article des mouvements, qu'il n'y a pas d'élongation active des muscles.

« 3* La force de situation fixe. C'est encore le principe vital qui met la fibre musculaire dans un état où elle ne peut être ni allongée ni raccourcie. Il citait, a ce sujet, le fameux tour de la grenade fait par Milon de Crotone et rapporté par Pausanias. Les doigts de l'athlète ne pouvaient être ouverts par la personne la plus robuste, et cependant ils ne comprimaient pas la grenade. C'était là une des créations que Barthez affectionnait le plus.

« h* La force tonique^ dont on découvre les effets dans l'état qu'on nomme chair de poulcy dans le changement de diamètre des vaisseaux, etc.

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