‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 3)Chapitre 192 sur 204 · TUE · texte numérisé non relu

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REPTILES

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Toient très-bien. Les oiseaui ont dons leurs yeux une grande quantité d'humeur aqueuse, surtout ceui de haut yoI, afln que la lumière en soit d'autant plus réfractée, que l'air dans lequel ils s'élèvent est plus rare. Les yeux des oiseaux ont, en outre, dans leur intérieur, une meipbrane spéciale dé-

Î)endant de la rétine, qiii s'étend depuis 'entrée du nerf optique jusqu'au cristallin, et qui est plissée et dentelée comme un

Ee'îgne, dont elle porte le non*, tletle memrane, transparente comme la rétine, étant frappée nombre de fois par les rayons lumineux qui la trarersent, l'impression sur le nerf optique doit élre, pour cette raison, extrêmement forte. Enfin, l'organe étant f»n môme temps très-souple et très-sensible, l'œil se renfle ou s'aplatit, se couvre ou se découvre, se rétrécit ou s'élargit, et prend aisément, promptement et alternativement toutes les formes nécessaires pour agir convenablement à toutes les lumières et a toutes les distances. On suppose aussi que ce qui contribue à donner aux oiseaux une Vue 'très-étendue est un changement de foyer ; le cristallin, dans cette nypothàse, serait mu par suite d'une sorte d'érection, laquelle aurait lieu, soit de la part des procès ciliai- Tes, soit de la part du peigne.

Les poissons étant plongés danf un fluide plus dense que l'air, la lumière qiJ y pcnè- Iro en est suffisamment réfractée, l'humeur aqueuse n'était donc guère nécessaire à ces animaux ; aussi est-elle peu abouiiante chez quelques-uns d'entre eux, et maiique-t-elle totalement chez d'autres. Leur cornée transparente est aplatie, et la puissance réfringente ^e leurs yeux serait laible, s'ils n'avaient un cristallin presque sphérigue. Nous remarquerons que, chez eux, l'humour vitrée ^st moins épaisse qu'elle ne l'est chez les Mammifères; qu'ils sont privés de paupières, do membrane clignotante et de tout l'appareil lacrymal ; enfin, que leurs yeux sont, comme le reste de leur corps, couverts d'un enduit gras et huileux fourni par une infinité de petits vaisseaux excréteurs, et qui sert à les protéger contre l'action de l'eau. Quand un poisson doit vivre dans les mers, ' à de grandes profondeurs, où la lumière est très-affaiblie, il est pourvu d'une choroïde qui brille d'un éclat mélalliq^ue. On la trouve telle, du reste, chez les animaux qui n'ont besoin que d'une faible lumière pour bien distinguer les olijets. Dans l'homme et dans les Quadrupèdes, au contraire, du moins en général, la choroïde, en vertu du pigment noir dont elle est revêtue, absorbe les rayons lumineux après que ceux-ci ont fait sur la rétine une impression ujriique, mais suffisante.

Le Limaçon est porteur de quatre yeux, ajust^ chacun à l'extrémité d'un appareil tubuleux et musculaire, qui fait en même temps l'office de tentacule, et qui se développe ou se replie, selon la volonté de l'a* nimat.

La tète des Arachnides étant immobile, ainsi que leurs yeux, ces animaux ont qua-

tre, six, ou même huit yeui, situés sur différents points de la tête.

Mais les yeux des Insectes doivent surtout ' exciter notre admiration. Ces jeux sont d'une structure particulière. Qu'on se figure dew petits croissants cm bourrelets immobiles, couchés autour de la tête de rinseclc, el composés d'une multitude jprodigieose de petits cristallins hexagones qui sont rangés à côté les uns des autres. On trouve dessous autant de filets ou de divisions du Derfopti«

Zue qu'il y a de facettes au dehors, et euwenhoecka compté 16,000 divisions sur l'œil d'une Mouche et 3ît,000 sur celai d'an Papillon. 11 est certain que toutes ces facettes sont autant de petits yeux, sur lesquels les objets viennent se peindre de tous côtés, comme sur autant de miroirs. Od 7 toit l'image d'une bougie allumée, répétée sans fin ; cette inlage monte ou descend daes diaque œil , selon le mouvement que la bougie reçoit de la main de robservateur; et le même objet, pour être vu de tanld'yeuià la fois, n en est pas plus confus qu^il ne Test chez nous pour être vu de deux , à cause de l'unité de sensation dont nous avoasd^ parlé.

Quant aux animaux qui habitent le seio de la terre, comme les yeux leur eussent été inutiles, ou ils n'en ont que de trèsrpelils «t de très-peu de portée, comme la Tauoe, ou ils en sont entièrement priyés> comme l« Lombrics terrestres.

Observations relatives à la vition. — La rétine n'est pas seulement sensible à Tiopression de la lumière ; elte l'est aussi i nmpression d'autres agents. Une coromotionott une simple pression du globe de l'œil daos l'obscurité détermine une certaiaeexcitaiioo de la rétine, et cette excitation se maaif^te à l'intelligence sous forme d'éclair.

Si le cristallin a trop d'épaisseur, oa si les membranes de l'œil sont trop couveies,»

vertu de la loi par laquelle le foyer principtl d'une lentille se rapproche de celle-ci i mesure que la convexité de la lentille augmente, le foyer des pyramides lumineuses se trouvera en avant de la rétine; c'est ce qoi constitue la myopie. La personne, chez qui existera ce défont ne pourra voir les objets que de très-près, et sera obligée de comger cet excès de réfraction au moyen de rerrrt concaves. Mais il arrive souvent aue lei myopes diminuent de plus en plus la force de leurs verres, et même qu'ils finissent p« n'en plus avoir besoin. Cela tient à la dioûnution successive dos humeurs et au dessèchement des membranes de l'œil : ces allérations remettent ainsi, à la longue, lorgaoe dans l'état convenable, en rendant mobi convexes les parties qui l'étaient trop. L'âjB amène ordinairement cet effet, et rooaaiB^i des exemples de myopes qui, à iasuitefiuie maladie, ont joui tout à coup d'une Voe très-étendue.

Il n'en est pas de même des preshjfit^ Chez ces derniers, le cristallin ou la conée transparente étant trop peu convexe, le f'«f principal se trouve trop loin du cristaJIiût«

VUE

POISSONS, ETC

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