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laisse (nmsporter aisément ; il fraye au mois de mars, et les œufs que répand la femelle loot petits et blanchâtres.
Le Ci!«6LB, dont le nom allemand varié,
? Disque, selon Cuvier, on le prononce fiussi indel ei lundely paratt exclusivement appartenir aux eaux du Danube et des rivières qui Y affluent; il se dislingue de Tespèce précédente par sa taille plus considérable. Il a la chair branche comme celle de respèce commune, mais plus ferme et de kneilteur goût : aussi ëU-ce un poisson qu'en Allemagne on Sert sur les tables les plus recherchées. Pendant la plus grande imrtie de Pannée, le Cingle habite leé profondeurs el les endroits où le courant est peu rapide; ce îfest qu'aux tnoîs de mal et d*avril au'll re- Jierehe les eau ^courantes, et qu*il s^approthe des bords pour frayer.
àPTÉRiCHTES. Voy. Anouillb.^
ÀPTÉRONOTE, genre de poissons, placé parCoTier parmi les Anguilliformes. L'espèce la plus comme est l'AptéroDOte poêsan^ décrit ainsi par Laeépède.
« Le norn û'Aptéronote^ qui yeut dire sans «agcoife tur le dos, désigne la même conformation que celui de Gymnote, qui signifie d«i Ml. Et en effet, le Passan, comme les Gyinùole6,ti'à pas de nageoire dorsale ; mais lious avot» (A le séparer de ces derniers, parce que, indépendamment d'autres granoesdUterenf^, fl a une na^oire caudale, ttentiis ne présentent aucun hnéament.Nous tatom donc inscrit dans un genre narticu- Wer, auquel cependant nous avons été bien aise de donner un nom qui, en faisant éyiter toute équivoque, rappelât ses rapports, et, pour ainsi dire , sa parenté avec la famille des Gymnotes.
« Le Passau a le museau ttès^btits , la tête dénuée d'écaillés sensibles et parsemée de Irès-petits trous destinés à répandre une humeur TisgueuSé , Touverture de la bouche étendue jus'iu'iu delà des yeut, qui sont voilés par une membrane comme cedx deà Gmnotes ; les oriQcc^s des narines à une dis* tsBCB à peu près égale des veut et du bout do museau ; et les deut mâchoires festonfiées, de manière que la mâchoire supérieure présente une portion saillantô à son extrémité, aiu^i <)ue (Quatre autres pévM^ avancées, deul d'un côté et deut de l'autre, et que la m&cboire itifériéui'é oppose un enfoncement fc chaque saillie et une saillie à cha- 3oe enfonoement de la ttâchoife d'en haut, ans laquelle d^ailteurs elle s'embotte.
« Les opercules deâ branchies Sont attachés dans la plu^ grande partie de leuf contour, et les ouvertures branchiales tin peu 60 demi-cercle.
< Par une conformation bien rare et bien remarquable, même à côté de celle qu^ofîrent lesApodesde la première division des Osseux, et particulièrement Its Gymnotes, l'anus est si près de la tête, qu'il est situé dans le petit espace anguleux qui sépare les deux metobranes branchiales, et très -près du point où elles se réunissent. Derrière l'anus,
on voit un orifice que l'on croit destiné à la sortie dé la laite ou des œufs.
^ a Mais nous allons décrire une conformtktion plu^ singulière encore.
« Vers le milieu de la partie supérieure de l'animal, comprise entre la tête et la nageoire caudale, commence une sorte de filament. Ou de lanière charnue très-longue et très-déliée. Le savant naturaliste du Nord, le célébré Pallas, auquel on doit un si grand nombre do découvertes en histoire naturellOf a, le premier, fait attention à cette espèce de lanière. En Voyant que ce long filament, convexe par-dessus et comme etcavé pardessous, répondait à une sorte de canal longitudinal dont les dimensions paraissaient se rapporter exacleraeni à celles du filament, il flit d'abord tenté de croire que l'on avait entaillé le dos de l'aninial, et qu'on en avait détaché une lanière, au point qu'elle ne fût retenueqneparson extrémité antérieure.Il s'aperçut cependant bientôt que la conformation au'il avait sous les yeux était naturelle ; mais 1 état d'altération dans lequel était apparemment le Passan de la collection de l'académie de Pétersbourg, empêcha ce savant [)rofesseur de connaître uans tous ses détails la véritable conformation du filament; et comme, depuis la description publiée par ce naturaliste, on n'a pas cru oevoir chercher à ajouter à ce qu'il a écrit, la vraie forme de cette portion ciu Passan n'est pas encore connue de ceut qui cultivent les sciences naturelles. La voici telle que j'ai pu la voir sur un individu très-bien conservé, qui faisait partie de la collection donnée à la Franco par la Hollande ; et la figure que j'ai fait dessiner et graver en donnera une idée très-nette.
<c Celte lanière charnue est en effet convexe par-dessus et concave par-dessous, attachée par son gros bout vers le milieu du dos de l'Aptéronote, et répondant à un canal, dont les dimensions diminuent à mesure qu'elle devient plus déliée, ainsi que l'a très- bien dit le professeur Pa'llas; mais ce que ce naturaliste n'a pas été à même de voir, et ce qui est plus extraordinaire, c'est
Sue ce filament est attaché aussi, par son out lé plilS menu, très-près de l'orisine de la nageoire de la queUe. Lorsqu'on le soulève, on le voit i^etenu par ses deux bouts, forniant une espèce d'arc dont la queue de l'animal est la corde ; et de plus, on aperçoit très - distinctement utie douzaine de petits fils qui vont du cantft longitudinal à cette lahière, la retiennent l^omme pat^ autant d^ liens. Sont inclinés vers la hâ^eoire caudale,
f)t se couchent dàris le câtiâi longitudinal , orsqu*on laisse retomber le granu filament dans là longue gouttière qu'il remplit alors en entier.
« C'est de la présence de cette lanière que nous avons tire le caractère spécifique dti Passan.
<c La nageoire de l'anus, commençant trèsprès de cette dernière ouverture, s étend presque depuis la gorge Jusqu'à la base de la nageoire caudale; elle comprend de 147 à 152 rayons