‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 3)Chapitre 23 sur 204 · BAR · texte numérisé non relu

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lougations terminent les rayons antérieurs (le la seconde nageoire du dos ; et le premier rayon de la première dorsale est très-fort et dentelé par-devant.

Voyons maintenant la nuance et la distribution des couleurs dont est peinte le plus souvent celte belle espèce de Balisle.

Le dessus du corps est d'un jaune foncé et rayé de bleu; ce jaune s'éclaircil sur les côtés, et se change en gris dans la partie inférieure du corps. L'iris est rouge; et de chaque œil parlent, comme d'un contre, sept ou nuit petites raies d'un beau bleu. Celte môme couleur bleue borde les lèvres, les nageoires pectorales qui sont jaunes, celle de 1 anus qui est grise, et la caudale qui est jaune, et ell" s'étend sur la queue en bandes transversales, dont la teinte devient plus claire à mesure qu'elles sont plus éloignées de la tète.

La Vieille se nourrit des animaux des coquilles. Elle est quelquefois la proie de gros poissons, malgré sa grandeur, sa conformation et ses piquants ; mais alors elle est presque toujours saisie par la queue, qui» dénuée d'aiguillons, est moins bien défendue 3ue le devant du corps, et d'ailleurs est douée 'une force à proportion beaucoup moins considérable ; ce cjui s^accorde avec ce que nous venons de dire sur la lenteur des mou** vements des Balistes.

On trouve la Vieille non-seulement dans les mers de l'Inde, mais encore dans celles d'Amérique, où cette espèce, en subissant quelque changement dans le nombre des rayons de ses nageoires et dans le» teintes de ses couleurs, a produit plus d'u le variété.

Le Baliste Caprisqle {Balistes Capriicus^ Gmel., Lacép., Cuv,). On ne trouve passeulement ce poisson dans les mers chaudes do l'Inde etde l'Amérique; on le rencontre aussi dans la Méditerranée; et c'est à ce cartihgfneux que Pline a, d'après Aristote, api>li-

S\u6 le nom de Caper. et qu'il a attribué la acuité de faire entendre une sorte de bruit ou de petit sifflement, lequel appartient en effet à tous les Balistes, amsi que nous l'avons vu. Les couleurs du Caprisque sont belles et chatoyantes : il présente, en Amérique, et d'après les dessins enluminés de Plumier, une teinte générale d'un violet clair et chatoyant, qui donne à tout son corps les nuances variées que l'on admire sur la gorge des Pigeons; et l'iris de ses yeux, assez grand, d'un bleu Irès-vif, et bordé d'un jaune éclatant, |)aralt, au milieu du fond violet dont nous venons de parler, comme un beau saphir entouré d'un cercle d'or. A des latitudes plus élevées, et particulièrement dans la Méditerranée, le Caprisque est quelquefois semé de taches bleues sur lo corps, et bleues ainsi que rouges sur les nageoires ; et des nuances vertes se font remarquer sur plusif.urs parties de l'animal. 11 ne diffère d'aillours des poissons de sa famille que par les caractères dislinclifs que l'on a déjà ju voir sur le tableau de son genre, et par le nombre des rayons qui composent ses nageoires.

Il y a des Balistes à écailles postero-branchiales plus étendues que celles des autres parties du corps, qui ont en outre, sur les côtés de la queue, (les rangées d'épines courbées en avant, dont le nombre est variable.

Ceux-là forment un groupe auquel appartient, parmi les espèces à deux séries d'écailles pointues, le Baliste nAY& { Batistes lineatus), qui est d'un brun plus ou moins foncé, avec des liçnes obliques blanches sur le corps. IJ est originaire de la mer des Indes. Comme exemple de ceux oui ont trois rangs d'épines, nous citerons le Baliste Censpicillum, que Lacf^pède a fort mal à propos nommé Baliste américain, attendu oii'il vil dans la même mer que le précédent. Le Baliste A ÉGHARPE, qui doil son nom spécifique à la bandelette blanche qui se détache, à la hauteur des yeux, du Tond brun de son corps, est un de ceux qui portent quatre ran^tk'S d'épines. D'autres espèces ont cinq ou six de ces lignes épin'euses, comme le Baliste s;lon!ké, par exemple, qui est d*un noir d'ébène magnifique, avec le bord externe de l'anale et de la seconde dorsale d'un beau blanc. Enfin, il existe des Balistes qui ont jusqu'à seize rangées d'écaillés épineuses ; de ce nombre est le Baliste Bouiisb, qui est fouve, avec une bande brune en croissant entre ToeH et la pectorale.

BÂR {Centropome Loup , Lacép. ; Labrët Lupus, Cuv.). — Genre de poissons de la bmillo des Aoanthoptérygiens percoïdes.

On trouve le Loup non-seulement dans l'Adriatique et dans toute la Méditerranée, mais encore dans les eaux de l'Océan qui arrosent les côtes de l'Europe, parliculièremeat dans le golfe de Gascogne , dans là Manche ou canal de France el d'Anrieterre. Il devient grand, et, selon Duhamel, on en prend qiielquefois auprès de l'embouobure de la Loire, qui pèsent jusqu'à quinee kHogrammes. 11 se plaît dans le voisîfiage des ileuves el des grandes rivières ; mèis il ne s'(Miga;^e que rarement dans leur Ut, U a la ch.iir très-délicate, et, par consécpent, il doil être très - recherché. Les anciens Romains le ^Kiyaient très-cher; ils le comptaient, avec la Murénophis hélène» le Mulle Rouget, l'Acipensère Esturé^eon, et le Muge, qu'ils nommaient Myxo^ parmi lea poissons les plus précieux. Ils désiraient surtout montrer sur leurs tables, et dans leurs festins les plus splendides, les Loups que l'on prenait dans le Tibre, entre les deux ponts de Rome. Cepen Jant on a toujours dû préférer, suivant Rondelet, ceux de ces poissons qui vivent auprès de i'ombouchuro des ileuves à ceux qui remonlentdans les livières, ceux que Ton trouve dans les étangs salés à ceux que l'on prend auprès de l'erabouchure des ileuves, el ceux que l'on ren* contre dans la haute mer à ceux qui ne quittent pas les étangs salés. Au reste , Pline nous apprend que les anciens gourmets de Home el d'Italie attachaient moins de prix aux Loups ordinaires qu'à ceux qu'ils nom*^ i^iaicnt LAiNgux (iamUt), à oftuse de lour blaO"

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