‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 3)Chapitre 24 sur 204 · BAR · texte numérisé non relu

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POISSMIS, ETC.

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c^r, éê la mollosse» et irraiseiQblablement 4e k graJsM de leur chair.

C«9C auprès des ondmits où les rivières iejettrat dans la mer que le Loup dépose MStfofSy quelquefois deux fois par an. Ces oA ont été souvent employés, comme eeui tf'jQtres poissons, à faire cette préparation que Ton Doronoe bouiargue ou botarao.

Ce Ceotropome est très-bardi : il est de

phntrèi-voraee, et voilé pourquoi on lui a

àooné le nom de Loup. Il nage fréquemment

très-près de la surface de la mer. Plusieurs

aalears anciens se sont plu à lui attribuer

la finesse de riostinct, aussi bien que le cou*

nn de la force, et ils ont écrit que lors-^

qoof) foulait le prendre avec des filets, il

safait creuser dans le sable, en agitant vive-

nent sa queue, une sorte de sillon dans le*

qoel 9s>nà>oçait, pour laisser passer au-des-«

Ms 4e hâ ia nappe verticale dans laquelle

00 dierehait h Tenvelopper.

Où le péehe pendant toute Tannée, et avee phisieurs sortes de filets; mais la saison la pios hforable pour le prendre est commu-- Dément la fin de Tété.

Ca Thoftein abandonne la mer pour remonter dans les rivières, lorsque Tété suc-* «Me tu ptintemps. Le temps le plus chaud parMX être MA\a\ c\tf il préfère pour ce voyage annuel, qu'il terroine lorsque l'automne ar* rife. 11 est très-commun dans la Seine, depois Je solstice de Tété jusqu'à Téquinoxe de Vantomoe. Se chair est excellente un mois après son entrée dans l'eau douce. Il se nourrit de débris ou de résidus de corps organi* ses. I) ft par troupes très-nombreuses : aussi en ppead-oo cnielquefois quatre ou cinq cents (fan seul coup de filet. Ses mouvemesls foflt très-vifs, Qt les sauts élevés et /réoueois qu'il fait au-dessus de la surface de k hriére, l'annoncent de loin aux pèchean. Lorsqu'on le trouve dans une eau hoorbeose, on le pèche avee la seine ; mais ^onquHI est dans des eaux très-claires, on clt^vclie piutM k le prendre avec le filet DOffiiotf etrfenU, Il parvient souvent à la lon-< ^wor de sii décimètres; et alors il a plus àe (rats déciniètres de tour dans la partie la plus grosse de son corps.

BAKBBAU {Barbus, Cuv.), genre de poissoos de la famille des Cyprinoïdes, ordre d«s Malacoptérygietts abdominaux. — Ce poiuon a quelques rapports extérieurs avec k Brochet, à c^usede l'allongement de sa ^ de son corps et de sa queue. La partie «Bpérieare de ce€vprin est olivâtre; les cô- ^ lOQt bleuâtres au-dessus de la ligne latente, et UsDchâtres^au-dessous decette même liS"^, qui est droite et marquée par une série de points noirs; le ventre et la gorge fOQtbIanios; une nuance rougeÂtre est répiodue sur les pectorales, sur les ventrales, Mr la nageoire de l'anus et sur la caudale, <{vi d'ailleurs montre une bordure noire ; la wrsale est bleuâtre. La lèvre supérieure est r^^uge, forte, épaisse, et conformée de manière que ranimai peut l'étendre et la retirer bcilcmeot. Les écailles sont striées, d«at6l4es et attachées fortemept à la peau*

L épine dorsale renferme quarante-six ou quaranto-sept vertèbres, et s'articule, de chaque côté, avec seize cèles.

Le Barbeau se plaît dans les eaux rapides qui coulent sur un fond de cailloux ; il aime à se cacher parmi les pierres et sous les rives avancées. Il se nourrit de plantes aquatiques, de Limaçons, de Vers et de petits poissons; on l'a vu même rechercher des cadavres. Il parvient au poids de dix-huit ou vingt livres. On le poche dans les grands fleuves de l'Europe, et particulièrement dans ceux de l'Europe méridionale. Suivant Bloch, il acquiert dans le Veser une graisse trèsagréable au goût, à cause du lin que l'on met dans ce fleuve. Il ne produit que vers sa quatrième on sa cinquième année. Le

{printemps est la saison pendant laquelle il raie : il remonte alors dans les rivières, et dépose ses œufs sur des pierres, à l'endroit oh la rapidité de l'eau est la plus çrande. On le pèche avec des fiJets ou à la ligne, et on l'attire avec de très-petits poissons, des Vers, des Sangsues, du fromage, du jaune d'oeuf ou du camphre. Sa chair est blanche et de bon goût. On assure cependant crue ses œufs sont très-malfaisants : mais Blocn, je ne sais pourquoi, regarde comme fausses les propriétés funestes qu'on leur attribue.

Nous lisons dans les notes manuscrites de M. Pénières, que nous avons déjà cité plusieurs fois, oue, dans le département de la Corrèze, les Barbeaux chercnont les bassins profonds et pierreux^ Au moindre bruit, ils se cachent sous les rochers saillants, et ils se tiennent sous cette sorte de toit avec tant de constance que, lorsau'on fouille leur asile, ils souffrent qu'on enlève leurs écailles, et reçoivent même souvent la mort plutôt que de se jeter contre le filet qui entoure leur retraite, et dans les mailles duquel le rayon dentelé de leur dorsale ne contribuerait pas peu è les retenir.

Ils se réunissent en troupes de douze, de quinze et quelquefois de cent individus. Ils se renferment dans une grotte commune, à laquelle leur association doit le nom de stehie, que leur donnent les pécheurs. Lors-

3ue les rivières qu'ils fréquentent charrient es glaçons, ils choisissent des graviers abrités contre le froid, et exposés aux rayons du soleil; et si la surface de la rivière se gèle et se durcit, ils viennent assez fréquemment auprès des trous qu'on pratique dans la glace, peut-être pour s'^ pénétrer du peu de chaleur que peuvent leur donner les rayons affaiblis du soleil de l'hiver.

Plusieurs Barbeaux se trouvent-ils réunis dans un réservoir où ils manquent de nourriture, ils sucent la queue les uns des autres, au point que les plus gros ont bientôt exténué les plus petits.

BARBIERS. Foy. Sbrran.

BARBUE. Yoy. Carrelet.

BAROMETRE VIVANT. Yoy. Cobitb fossile.

BASILIC, genre de Sauriens, famille des Iguaniens. Cet animal, dont les anciens ont tant parlé, qu'ils redoutaient à Tégal de TA^-»

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pic, dont les yeux lançaient le feu et la mort BYec une violence (elle, qu'il n'en était

Sas lui-même à l'abri, et qu'il suffisait de rééchir ses regards au moyen d'un miroir pour lui donner le trépas ; qui tuait rien que par son souille, et dont les émanations mêmes étaient si délétères, qu'elles faisaient périr les plantes qui croissaient et les animaux qui passaient près de -son repaire; dont les dépouilles, seules, suspendues dans un filet d'or aux voûtes des temples d'Apollon et de Diane , sufSsaient pour les préserver des toiles d'Araignées et des nids d'Hirondelles; cet animal, dont le poison était si sublil, qu'il se glissait le long du trait qui déchirait ses flancs jusqu'à la main et aux sources de la vie du téméraire qui le blessait; ce monstre, qui ne redoutait que la Belette saturée île rhue ou le chant matinal du Coq, auquel il devait sa naissance, car il provenait des œufs d'un Alectryon décrépit; le Basilic, enfin, que l'on représentait avec la tête surmontée des attributs de la royauté, comme pour témoigner loule sa prééminence sur les autres animaux venimeux, est décrit dans les auteurs d'une manière si peu précise, que l'on ne sait si c'était effectivement un Reptile ou un animât d'une autre classe. Les écrivains s'accordent si peu sur les caractères qu'ils lui assignent, que l'on peut conclure que le Basilic des anciens fut une métaphore poétique, s'il ne fut pas une fable. Ce n'est que sur la fin de ii) période romaine que les naturalistes commencent à s'acuorder pour voir le Basilic des anciens dans unRepiilede l'ordre des Ophidiens. Néanmoins, leurs descriptions sont encore assez vagues pour jeter les commenlaleurs modernes dans une perplexité interminable. Ainsi, les uns partent de simples éminences qui surmontent latétc du Basilic; et sur l'indication de ces émfnences, qui ont

Su donner aux anciens l'idée de l'existence 'une couronne, l'on croit trouver le Basilic dans le Céraste; mais comment lui adapter les descriptions de Nicander et de Galenus,

Sui portent que le Basilic est jaune, et que !S éminences qui surmontent sa tête sont au nombre de trois î D'autres, insistant sur la propriété du souffle du Basilic, qu'lsidorus consacre, en donnant au Basilic le nom de Sibilus, ont cru voir dans ce reptile la Vipère Haje, qui possède-en eifut, a un point assez marqué, cette faculté de souffler, mais dont le souffle n'a rien de délétère ; d'autres

Parlent d'ailes pincées sur le dos ; et avec rosper Alpino, on trouve, dans la faculté de dilater son cou, en le repliant, un motif ipporter le Basilic ii la Vipère veulent, avec Clusius, voir le louronne du Basilic dans ce i sur la nuque des Naja, dans luvODS & peuie la Qgure d'une tes. Mais comment appliquer i-dessus, qui, comme tous les imeux, sont vivipares, cette lira, que le Basilic naît d'un qui est tellement enracinée u commun des hommes de

toutes les époques, que la tradition l'a pro- ' pagée jusqu'à nous, et que nos paysans croient encore, dans leur ignorante simplicité, que ces œufs sphéroïdes, h envelnppe , membraneuse et dépourvus de jaune, conouj ' sous le nom d'œufs bardés, prOTiennenld'un Coq âgé, et qu'ils produisent un Basilic! Cette considération du Basilic oviparo, li présence de deux crêtes rachidiennes, gui, jusqu'à certain point, pouvaient être pnses pour des ailes, et surtout l'existence d'un développement considérable de la peau de la nuque, qui rappelait une figure du Basilic donnée par un ancien auteur, et qui parait la télé comme pouvait le faire la cooronne dont les Grecs ont fait mention, en^g^renl quelques auteurs modernes à appliquer, h une espèce de Lézard, le nom de Basilic. Linné adopta celle dénomination, et depuis elle a été gi^néralement consacrée, bieo que le Basilic moderne n'ait pu être connu dtt anciens, puisqu'il provient de la Guyane

Le LÉZARD Basilic habite l'Amérique méridionale ; aucune espèce n'est aussi facikk distinguer, h cause d une crête très-eihaussée, qui s'étend depuis le sommet de 1> tête jusqu'au bout de la queue, et qui«l composée d'écaillés eo forme de rayoos.uD

fieu séparées tes unes des autres. Il a d'aileurs une sorte de capuchon qui couroooe sa tête; et c'est de là que lui vient son poni de Batilic , qui signifie petit roi. Cet aDimal parvient à une taille assez considérable; il a souvent plus de trois pieds de longueur, en comptant celle de la queue. Ses aoigis, lu nombre de cinq à chaque pied, oe sont réunis par aucune membrane. Il vit sur h arbres, comme presque tous les Lézards qni, ayant Ie8doigtsaivise5,peuventygriiDparaTK facilité et ensaisiraisémentlesbranclies.Sonseulemenl il peut y courir assez vile, maiii remplissant d'air son espèce do capHdxvi. déployant sa crête, augmentant son Tolurae. et devenant par là plus léger, ii saule cl voltige, pour ainsi dire, avec agilité de branche en branche. Son séjour n'est copend»nl pas borné au milieu des bois : il va à l'eiu sais peine ; et lorsqu'il veut nager, il enfle *8*i^ ment son capuchon et étend ses membtBnes. La crête qui distingue le Basilic, et qm peut lui servir d'une petite arme défansivi', est encore pour lui un bel ornement. Bot loin de tuer, par son regard, comme l'animal fabuleux dont il porte le nom, il d"" être considéré avec plaisir, lorsque, aninnn' la solitude des immenses forêts de l'Aménque, ii s'élance avec rapidité de branche en branche ; ou bien, lorsque, dans une atliludï de repos et tempérant sa vivacité naturelle, il témoigne une sorte de satisfaction à ceui qui le regardent, se pare, pour ainsi dire, m sa couronne, agite mollement sa belle crtte, la baisse, la relève, et, par les différents reflets de ses écailles, renvoie, aux yeux de ceux qui l'examinent, de douces ondulalio"* de lumière. ,

. On a aussi donné le nom de BasihM ' d'aulfe Sauriens, qui ont à la vérité quaques rapports avec celui qui vient d'être w

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cht, mais qui s'en distinguent aussi sous Unt d'autres, qu'ils constituent aujourd'hui des genres tout à fait tranchés : .tels sont cem que Ton a désignés sous les noms de lophora, d'Hydrosaures ou d'Istiures. Ils se rapprochent du Basilic par la taille et la présence de la crête rachidienne, la forme ^érale de leurs écailles et celle de la queue, qui est légèrement comprimée latéralement. Mais les Istiures ont plus de rapports par le reste de leur organisation avec lesGaléoles qu'avec les Iguanes, dont le Basilic semble voisin. Ainsi, leur tôte est plus nmassée, leurs dents incisives sont coniques simples, les laniaires assez prononcées, les naxillaires comprimées simples ou à peine deolelées à leur base ; ils manquent de dents p»\aluies. Les. écailles du dos sont parsemées d'écaillés plus grandes gue les autres, Îui rappellent un peu la disposition des hangeaots ; le bord interne des cuisses esl garai d'une rangée de follicules poreux ; les membres sont moins allongés proportioDDellemeQt, et les doigts des pieds postérieurs beaucoup plus courts : eniin, la crête dorsale est moins élevée, moins continue et formée par des écailles monophylles molles, dans Ves!(\Qe\les les épieux des vertèbres ne se pro\oogeûl pas. On en connaît plusieurs espèces; \apius anciennement connue est le Basiuc vl'ÀMBoaE {Istiurus Amboinensis) , décrit aussi soas le nom de Lézard portecréledeJarâf long de trois à quatre pieds, à crête caudale très-développée et de plus d'au pouce de hauteur ; d'un jaune-verdâtre,

ersemésurles parties supérieures d'onduions noirâtres, courtes, irrégulièrement arrondies : ii vit sur le bord des fleuves et des lacs, et lorsqu'il vient à être efifrayé par ràppttKhe des chasseurs, il s'élance des artasscaui sur lesquels il était perché, et sVûfiiitsous L'eau, en s'aidant fortement de » (fme en aviron. L'istiure d'Amboine se WKirrilde graines, de baies^ d'insectes et de prtils crustacés arénicoles. L'on connaît enwre jTsTnjRE de Cuvier {htiurus Cochinchi- *«">, Valenèiennes, ) parce (ju'il provient en effet de la Cochinchine : moins grand que io précédent, à écailles beaucoup plus petil«5, proportions gardées ; d'un gris-verdâtre en dessus, avec quatre ou cinq bandes ondulées brunâtres, œillées de bleuâtre, étendîtes obliquement de haut en bas sur les cô- ^ des flancs. L'istiure de Lesuèur est un P^ plus développé que celui-ci ; ses écailles sont un peu plus dilatées, interrompues par des ?erticilles presque symétriques d'écaillés plus grandes, disséminées à aes distances ^les sur le dos et la queue ; des écailles uiguleuses, plus marquées et plus saillantes sur les côtés de la nuque et de l'orifice du tjmphan, le rapprochent des Gemmatophores ou AKames à poresaux cuisses. La crête nuchale est peu développée ; la caudale est Jttoios élevée que dans l'istiure d'Amboine. Cet animal est d'un brun-verdâtre en dessus, interrompu à certaines distances par des pe- Ijles raies transversales jaunâtres ; il vient de

wawatia , d'où il a été rapporté par M. Lelueur.

Il est une autre espèce de Sauriens qui a beaucoup d'aflinité avec Je Basilic par la taille, la forme générale du corps, la proportion des membres, de la queue ; par la disposition de la langue, des yeux, des dents; l'absence des pores fémoraux , l'existence d'un prolongement nuchal et d'une crête rachidienne : c'est le Basilic du Mexique ; mais le capuchon est ici de forme pyramidale quadrangulaire, déprimé en dessus et rappelant, à quelques égards, la disposition d*un caméléon. Au-dessus du tympan, l'on trouve quelques écailles épineuses plus développées, comme on en observe chez les Agaraes ; l'on en voit aussi de disposées par bandes sur les flancs, comme chez les Changeants et certains Istiures ; la crête dorsale est très-basse, interrompue, formée seulement d'écaillés paléacées ; la queue est presque arrondie, conique et sans vestige de crête rachidienne; aussi ces particularités ont-elles engagé à faire de cette espèce un genre particulier, sous le nom de Corythéolus ou de Caméléopsis.

Le Caméléopsis du Mexique ou d'Hernandez, parce que cet auteur paraît l'avoir décrit le premier sous le nom de Cuapapaleatl, est d'un gris-brunâtre, terne, uniforme en dessus , quelquefois parsemé de bandes transversales plus ou moins larges, irrégulièrement arrêtées, d'une teinte plus foncée ; il est d'un blanc-iaunâtre en dessous. On le trouve , comme 1 un de ses noms l'indique, au Mexique; ses habitudes paraissent être les mêmes que celles du Basilic à capuchon.

BATIS. Votj. Raie.

BATRACHOIDE, Batrachus. — Genre de poissons dont le nom vient du grec, ô«t/)«xoç, qui signifie grenouille. Schneider la appliqué à un genre de poissons dont la forme de la tête rappelle elTectivement, jusqu'à un certain point, celle de plusieurs Batraciens anoures.

L'illustre auteur du Règne animaly G. Cuvier, a rangé les Batrachoïdes dans la famille des Acanthoptérygiens à pectorales pédiculées, celle qui renferme les Baudroies ou Raies pécheresses en particulier, avec lesquelles les poissons qui font le sujet de cet article présentent les plus grands rapports. En efi'et, l'appareil branchial des Batrachoïdes n'a , comme le leur, que trois lames de chaque côté ; et on leur compte aussi , de même qu'à ces dernières , six rayons, mais beaucoup moins allongés à la membrane branchiostége. Ils ressemblent encore aux Raies pécheresses par le volume de leur tête, qui excède de beaucoup en largeur celui du corps , lequel d'ailleurs est aplati sur les côtés, tandis que la tête est au contraire fortement déprimée. Leur bouche offre également une ouverture énorme , et les dents dont elle se trouve armée, sont réparties sur les mâchoires, la portion antérieure du vomer, en arrière de chaque palatin, et sur les os pharyn^ens.

L'une des deux nageoires du dos, l'antérieure, est représentée par trois rayons épineux eitrêmement aigus , qui sont si bien enveloppés' dans un repli de la peau, qu'à peine en aperçoit-on la pointe lorsque Tani-

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ma. a'esl menacé d'aucun danger; car, dans le cas contraire, il les fait sortir de l'espèce de gaîne dans laauelle fis sont renfermés, et ils deviennent alors pour ses ennemis des armes redoutables.

Ces poissons ont coutume , comme les Baudroies et les Plalycéphales, autre genre d'Acanthoptérjgiens , mais qui appartient à la famille de§ Joues cuirassées, ae se tenir cachés dans le sable, allendant là Toccasion de se jeter sur quelqu'un des poissons dont ils ont rhabitude de se nourrir.

On a divisé les Balrachoîdes en trois petites tribus. La première comprend les espèces dont la peau est tout à fait dénuée d^écailles, et qui offre en outre ce caractère, d'avoir le sourcil surmonté d'un lambeau cutanc^, avec des appendices charnus sous la mâchoire inférieure. Ils ont aussi les dents courtes, fortes et coniques. Nos mers en nourrissent une espèce. C'est leBATRAOHOïoB TAU {Batrachus tau, Gadus tau, Linn. ). Sa longueur est d'environ cinq ou six pouces; il est marbré de blanc et de brun-violacé sur le corps; et les nageoires du dos et de l'anus sont coupées longitudinalement par des bandes alternes brunes et blanches.

Les Balrachoîdes qui composent la seconde tribu ont le corps revêtu dfe petites écailles et des barbillons sous le menton. Leurs dents intermaxillaires sont en cardes, ainsi que celles qui garnissent le devant de la mâchoire inférieure, mais les dents latérales do cette dernière, de même que les vomériennes, les palatines et celles que portent les os pharyngiens , sont coniques , mais moins fortes que leurs analogues, chez les espèces du premier groupe. Tel est, en particulier, le Uatrachoïde DE Surinam (Batrachus Suri^ namensis^ Cuv.) : il est brun-clair en dessus, blanc en dessons , avec de larges bandes noires sur les côtés du dos.

Enfin, la troisième et dernière tribu renferme des espèces qui ressemblent à celles de la première par la nudité de leur peau, mais chez lesquelles celle-ci se trouve percée d'une inQnité de petits pores disposés par rangées longitudinales. Elles offrent de plus des différences notables dans la forme de leurs dents, qui sont en crochets, et parmi lesquelles plusieurs, et notamment celles qui appartiennent au vomer, sont très-lon-

f^ues. Le Batrachoïde a pores nombreux Batrachus porosissimus, Cuv.) fait partie de celte division. C'est un poisson que produisent les mers du Brésil. Il est remarquable par son système de coloration , qui consiste en une belle couleur chocolat en dessus, tandis que ses parties latérales et inférieures brillent de l'éclat de l'argent. On lui compte, sur les côtés du corps, trois rangées de ces pores dont nous venons de parler, et plusieurs autres sous la gorge et les opercules. BATRACIENS. — Ce nom, dérivé du mot grec pârpa^of , grenouille, s'applique aux animaux qui ont avec celte sorte do reptile des rapports plus ou moins intimes de forme ou d'organisation. Ainsi, les Batraciens, en générÀlf OQt une peau ou enveloppe extérieure

nue et muqueuse, la tête fortement déprimée, è contour antérieur semi-circulaire, articulée avec l'atlas par un double eondyle perpendiculaire fc Paxe du corps, et placé sur la même ligne yerticale que l'angle de Tarticulation de Tos maxillaire inférieur; des côtes au pfus rudimentaires, point d'organe copulateur, un cœur à un seul venlricale et une seule oreillette cloisonnée ; un sang \ globules Tolumineux ellipsoïdes, des branchies au moins dans le premier âge, et des poumons au moins dans Fâge adulte, alte^ nant ou coïncidant avec des branchies, et déterminant, selon les cas, une circulation plus ou moins analogue à celle des poissons ou à celle des reptiles des autres ordres; enfin des pieds plus ou moins développés, phis ou moins digitésdans l'état adulte. Mats à ces caractères communs se bornent les affinités des Batraciens, et, sous tous les autres» rapports, ils présentent des différences marquées 3ui distinguent d'une manière tranchée les iverses familles de cet ordre. Ainsi, en prenant l'animal au premier point de son développement, il est des Batraciens qui sccomplissent toutes les phases de leur déîeloppement dans VoviducttM, et viennent au monde vivants et pourant sufOre eux-mêmes à la conservation de leur individu (Salamandres); tandis que d'autres sortent de Toviducte aans un état imparfait, et eiigent encore, pour leur dévelopi:>ement ultérieur, une addition plus ou moins prolongée du mucus azoté qui semble faire la base, la trame et l'aliment de tous les tissus animaux. Tantôt ce mucus est fourni parToriduete môme, au moment où l'ovule à enveloppe membraneuse tnolle se sépare de la mère, et il entoure chaque germe isolé (Tritons), ou réunit tous les germes en cwdons ou en masses plus ou moins volumineuses (Crapauds). Quelquefois ce muew alimentaire n'est pas fourni par la })eau'féfléchie de l'oviducte, mais par la peau eitérieure du dos, des lombes et des cuisses; et tantôt alors ce mucus sécrété par Ja peau sort par les follicules mucipares disséminés sur le dos (ou môme par des glandes si^éciales situées à la région lombaire, comme dans la Grenouille du Chili nipportét par M. (îay), s'exhale seulement en petite quantité au point de contact de l'ovule, et sert à le fixer momentanément comme par un pédicule aux téguments du mâle et de la fe melle (Alyles), ainsi que l'on en voit la répétition chez les Aslaeoid^: ou bien ce nnucus, sécrété en plus grande abondance, se condense en une pseudo-membrane sur la peau du dos de la femelle seule, et recouvre la totalité des œufs, qui achèvent leur entier développement dans des sortes de locules incubatoires, comme les nymphes d*Abeilies dans les alvéoles de la ruche, ou bien encore comme les Didelphes dans la poche inguinale de leur mère, ou les Lycoses et les Aselles dans le sac abdominal (Pipas). Les petits des Batraciens ne déchirent pas loua leur enveloi>pe fœtale au môme deçré de développement, 0U| pour mieux direi peutr

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POlâSOMB, ITG.

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ê\re, n'ont pM tous la mêoie forme lorsonHls commencent k vîrre par éus-mèmes.

Aiosi les uns, au sortir de ronile, ont déjà Il forme quils garderont toute leur vie (Pipis, Atolotl, Syrène, Batrachia immutabitia)^ tandis qae d*antres doivent éprouver encore (te modifieations plus ou moins notables (MraeAitf mutabilia). Pour les uns, ces chan- ^meols se bornent à la chute des branchies (w organes d'osjgénation acfualigue, au fur rt I mesure que des poumons , organes ïToiygénalion a^^rienne, se développent (SalaffiaDdres« Trifons); mais pour d'autres, la révolution est plus générale. Dépourvus de pieds nu moment de la sortie de Tovule, munis d'une queue comprimée latéralement e^ensiforme, de branchies rentrées à peu près comme celles des poissons» et d'une boQffaek petite ouverture, à lèvres cornées •( (fabord herbivores, ces Batraciens prenaenf à certaine époque des pieds antérieurs H postérieurs; ceui-ci, qui étaient venus les derniers, prennent un accroissement rapide, la queue e( les branchies disparaissent, et les lèvres cornées sont remplacées par des rolchoires à rebords membraneux, plus ou iQoins pourvus de dents, qui obligent I animal ^^euournreiclusivement de substances anitt^aks, «V entraînant des modifications inlé- HenresdoDl la coooordance estindispensable. Arrifés à ieor état définitif ou parfait, les BatneieDS d'oûI pas tous les mêmes former; êîDsi /es uns, comme les Grenouilles, ont le corps renOé, court, trapu; les pieds de derrière Irès-développés, rapprochés l'un de l'autre par l'absence au bassin; les orteils aHoogés, réunis par des membranes comme reaides<)iseaux palmipèdes; point de queue. (^ ks désigne sous le nom de Batraciens onûmr$m toiw queue^ de Batraciens nageurs ou tautewrs^ de Batraciens proprement dits (Wneltes, Crapauds, Pipas).

D'autres ont un corps plus allongé, des pieds courts à d»Mgls libres, et une queue ^Qsoo moins longue; on les nomme Ba^ iraeiim marchew^s, Batraciens urodêles ; mais, wmii eux, il existe encore beaucoup de dif- «frences importantes : les uns ont quatre pieds, et bien que le nombre des doigts soit loBt autre, leur forme générale rappelle celle des Sauriens, avec lesquels on les rangeait «ulrefnis : ce sont les Batraciens sauroïdes 0^ pseud<Hsauriens; d'autres, par leur corps eilréraement allongé , représentent , aux pieds près , certains poissons , comme les Silures; on les a appelés Batraciens icthtfoi' des. Le nombre des pieds et celui des doigts est aussi sujet à varier dans les Batraciens urodêles. Ainsi, chez les uns, l'on voit quatre pieds |)ourvus de quatre doigts aux pieds antérieurs et de cinq aux pieds postérieurs. C'est le cas de la plupart des Batraciens anoures^ des Salamandres ût^s Tritons et des Salamandrops ; d'autres ont quatre pieds, mais seulement quatre doigts aux pieds postérieurs comme aux antérieurs; tels sont les Salamandrines et les Ménobran^ ^es ou JVerfum# ; d'autres n'ont que trois dei^ à chaque pied , comme les Brachf/cé^

phales^ YAmphifsmê tridactyte; d'aii|reft ont trois doigts aux pieds de derant et deux aux pieds de derrière, comme les Proies ou /Typochtons; d'autres enfin n'ont que deux doigts à chaque pied, comme l'impAmmr didactyle» Il est des Batraciens oui n'ont, au contraire, que deux pieds situes près de la tète, et parmi eux l'on trouve encore cette différence, que les uns ont quatre doigts, tandis que les autres n'en ont que trois; ces doigts varient non-seulement sous le rap^ port de leur longueur ; très-développés, eu effet, chez les Batraciens anoures, ils sont à peine sensibles chez les Batraciens ichtyoïdes, mais la disposition de leur dernière phalange n'est pas toujours la même.

Chez la plupart, elle est simple et inerme; mais quelques uns , les Dactylèthres par exemple, ont de véritables ongles coniques aux trois doigts intérieurs des pieds de der* rière; d'autres ont, au lieu a'ongles, des pelotes molles , spongieuses, visqueuses, qui servent à les tixer aux corps contre leur propre poids; d'autres ont les aomières phalanges aes pieds antérieurs terminées par attatre petits filets courts qui leur ont fait onner le nom d'Astérodactyles. Les doigts sont ordinairement mobiles dans un seul sens, de haut en bas ; néanmoins il est, dit*on, des Batraciens où le pouce est opposable à l'indicateur {R. paradôxa). La queue, chez les Batraciens où elle existe, présente aussi des modifications : tantôt conique et ronde, tantôt comprimée latéralement et ensiforme ou en aviron ; il paraît même que chez certains Batraciens aile prend telle ou telle de ces formes selon les circonstances; ainsi chez les Tritons, qui vont à l'eau pour l'acte de leur reproduction, la queue se surmonte, pendant l'époque de l'accouplement, d'une crête membraneuse qui peut disparaître complètement lorsque le temps des amours est passé et que ranimai quitte le séjour de l'eau. Si l'on examine chacun des organes des autres systèmes, Ton voit également des différences nombreuses. Le squelette des Batraciens présente de grandes différences lorsqu'on le compare dans les différentes familles qui composent cette classé. Le crâne, toujours déprimé, offre une cavité fermée de toute part, et occupe une grande partie de la tête, en sorte que la face se trouve pour ainsi dire réduite aux os maxillaires. Le maxillaire inférieur est long , grêle , faible , articulé tout-à-fait en arrière; la fosse temporale est très-petite en général, en comparaison surtout avec le développement des fosses orbitaires, principalement chez les Batraciens anoures, où ces (Jeux cavités ne sont séparées que par un ligament; l'os tympanique est peu prolongé en arrière, coniondu avec les autres os du crâneet maintenu encore immobile par l'adjonction de l'extrémi té du jugal . Le nombre des vertèbres varie chez les Batraciens de huit ou dix à soixante ou soixante-un; chez les Batraciens anoures, ell^s sont en petit nombre; leurs at>onhyses transverses sont fortement proaoueeesf dilatées en nianièiQ

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de tronçons de I côtes ; ehez les Urodèles cette disposition n'existe pas; mais on trouve» chez plusieurs d'entre eux, à chaque vertèbre une petite côte .rudimentaire perdue dans les chairs par son extrémité libre; les apophyses articulaires et les lames sont fort larges; les apophyses épineuses plus ou moins marquées, et les sunaces articulaires arrondies en arrière, au contraire saillantes en avant chez quelques uns , sont chez d'autres creuses en avant et en arrière, comme celles des poissons; la tète est presque immobile sur la colonne vertébrale; chez les Batraciens anoures, la colonne vertébrale paraît immobile ; chez les Urodèles elle jouit d'un certain mouvement latéral. Le bassin n'existe que chez les Batraciens pourvus de pieds postérieurs; chez les Anoures il n'y a pas de bassin proprement dit; les os

Îui servent à le composer chez les autres atrâciens sont ici repoussés en arrière audessus du cloaque, la protection latérale des organes qu'il entoure d'ordinaire étant ici sulFisamment effectuée par les cuisses, constamment ramenées en avant et en haut dans la situation fixe ; la dernière vertèbre offre des apophyses transverses dilatées en forme de palettes ou de haches, auxquelles sont suspendus des iliums grêles dirigés en arrière et formant, autour d'un sacrum subulé» grêle, d'une seule pièce, dont la longueur a à peu près les deux cinquièmes de celle du rachis, une arcade comprimée ou ogive lé-

(;èrement recourbée sur elle, formant, avec e reste du tronc, un angle plus ou moins obtus qui a servi de caractère à certaines espèces (Corpus angulaiuniy fomicatum). Au

Eoint d'union des branches des iliums, le puis et l'ischion viennent se rencontrer pour former la cavité colvloïde. Ces os sont pour ainsi dire réduits a cet élément de leurs fonctions , et forment seulement autour de ces cavités, qui sont adossées par leur fond, une crête saillante pour servir d'attache aux muscles du tronc et des membres postérieurs. Dans les Urodèles le bassin consiste en un anneau, comme c'est l'ordinaire chez les animaux supérieurs; mais ici il est susceptible d'un léger signe de mouvement de totalité. L'ilium court, grêle, s'articule avec les apophyses transverses de laquatorzième, quinzième ou seizième vertèbre ; l'ischion et le pubis, confondus en avant, forment une sorte de plastron; réunis sur la ligne médiane par une symphyse sans vestige de trou obturateur, si ce n est sur les côtes et et en arrière de l'ischion, entre lui et la cavité colyloide, où l'on observe une échancrure assez marquée. En avant de la symphyse du pubis, et en opposition avec l'os cloacal dos Sauriens, on voit chez ces Batraciens un cartilage qui s'ossiGo avec l'âge, et qui, après s être avancé pendant quelque temps sous l'abdomen, se bifur(}ue pour servir de support aux musclos (|ui viennent s'y insérer. Let os, qui rappelle celui des Tortues, des Crocodiles, et un peu ceux des Marsupiaux, a reçude-sa forme le nom aoi hypsitoiiU. Le bassin thoraciquc ne varie

I)as moins que celui de la génération chez es Anoures, et semble, par son développement, une inversion ou une erreur de pbce; en effet; l'on voit en avant une première clavicule que quelques auteurs oési^ent sous le nom d'os coracoide^ venir s'unir ()ar symphyse à celle du côté opposé; en arrière, une autre clavicule vient également se réunir à sa congénère sur les côtés d'un sternum simple, grêle, qui les tient séparés des clavicules antérieures par un trou fermé rcomme l'obturateur par une membrane fibreuse; en arrière de cette articulation, vient aussi se rendre un appendice xiphoïde dilaté en une petite palette cartilagineuse; en avant des clavicules antérieures, Ton voit aussi un appendice cartilagineux terminé par un disque qui se trouve placé sous le larynx ; sur les côtés du thorax, et en arrière de la cavité glénoïde, s'étend un omoplate allongé, aplati, sans épine, brisé en deux parties articulées l'une à l'autre par un cartilage. Dans les Urodèles, le bassin thoracique est formé de chaque côlé par un large cartilage, dans lequel on distingue à peine les trois parties de l'épaule des autres animaux. Le sternum n'existe pas, mais la portion discoïde inférieure du cartilage droit passe dessus le cartilage gauche, et défend ainsi les organes intérieurs; le disque antérieur du bassin thoracique des Anoures est ici suppléé par un petit os rudimentaire triangulaire, isolé au milieu des muscles, auxquels il donne attache: c'est Vos thyroïde; en arrière, l'on trouve aussi, dans l'épaisseur des muscles, un autre cartilage peu considérable : c'est le cartilage carré intermédiaire. Les os du membre antérieur, chez les Anoures, offrent cette particularité importante à signaler, après le nombre variable dos doigts et le nombre différent des phalanges qui les composent, queie radius et le cubitus sont soudés et comme confondus, que dès lors la pronation est habituelle, et la supination ne saurait s'effectuer ici ; iJ en est de même pour le tibiêi et le péroné; l'astragale et le calcanéum sont très-allongés, distincts, et pourraient, au premier coup d'œiU être pris pour les os de la jambe; chez les Urodèles, au contraire, les os des membres se rapprochent davantage de la disposition qu'offrent ceux des Lézards; le tibia et le péroné sont distincts comme le radius et le cubitus, et l'astragale et le calcanéum semblent confondus avec les autres os du tarse. On observe aussi ici cette ditférence : tandis que chez les Anoures les membres postérieurs sont repliés eu avant comme dans une flexion cl et une adduction forcée qui les ont ramenés fortement en avant chez les Urodèles, au contraire, comme chez lesSaurienSflefémuri^ pour ainsi dire éprouvé une sorte de torsion qui a porté sa poulie articulaire endedaus, et en même temps un mouvement de totaliîid'ai»duction, en vertu duquel sa position ordinaire est d'être dirigé en arrière et en haui^. Le nombre et la disposition des muscle? destinés à mouvoir les pièces de U ch*^

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POISSONS, £TG

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ftenta des Batraciens doivent varier comme eues, et il serait trop long de passer ici en rené les modifications de ces parties; elles changent, comme on peut le pressentir, chez leé B>émes individus, lorsque ceux-ci subissent des métamorphoses; mais, en généra), ces muscles sont peu forts, et leurs fibres se laissent facilement déchirer ; néanm'ios leur action parait assez énei^ique, et Xùù Toit les Batraciens sauteurs, entre autres, s'élancer, sans efforts apparents, à plusieurs pieds de distance, et décrire une pari^ dont on ne soupçonnerait pas d'abord toute rétendue. Leur contractilité est telle qaelle se conserve longtemps après la mort. Cest elle qui a fait découvrir les phénomènes si curieux du galvanisme, dont les applications déjà si précieuses promettent de plus grands résultats encore, et dont SwamoaertUm avait depuis longtemps (1660) sijfoilé la découverte.

La peau des Batraciens est, en général, fflioce et presc[ue d'égale épaisseur sur tous les points du corps ; elle parait disposée à Tabsorplion de Toxigène atmosphérique ou mêlé à T eaa, et à aider ou suppléer le poumon ou les branchies dans la fonction de VUémalose; sa couleur varie : ordinairemenl blanche, jaunâtre ou* rosée en dessous, ette est, cbei quelque Batraciens, noirâtre ; chei quelques esp^es, elle est colorée d*un jaune-rougeâlre orangé ; en dessus, elle est encore p/iis sujette à varier : 1© vert, le brun, le Doirje rùu&e et le jaune se marient difersemenU selon les genres et les espèces; mais quelquefois ces couleurs manauent en dessus et en dessous , et ranimai paraît alors reîêtu d'une peau d'un blanc sale jauoâlre, comme cellede Thomme européen, par eieaipie;cetétiolement ou albinisme est propre à certain genre de Batraciens qui vit ooDstammeot à Tabri de Tair et de la lumière; mais il se rencontre aussi acciden- Vettement chez d'autres espèces ordinairement colorées, telles que des Grenouilles ou des Tritons. L'épiderme rauqueux se re- Dourelle plus ou moins fréquemment, et tombe en lambeaux, que souvent l'animal dévore au fur et à mesure qu'ils se détaclienl; les circonstances influent puissam- B»eût sur la fréquence du renouvellement. La peau des Batraciens est rarement attache d'une manière bien serrée aux organes subjacents, et chez quelques espèces d'Alïoares, par exemple, les mailles du tissu cellulaire sont si lâcbes, dans quelques points en particulier, qu'on aj cru apercevoir des loges vides ou des sacs aériens que Ion pensait communiquer avec les pou- DM>ns, comme les sacs aériens des oiseaux, et que l'on a voulu expliquer par leur présence cette faculté qu'ont surtout les Batraciens anoures d'enfler considérablement leur corps, en retenant l'air inspiré dans la ca?iié de leurs poumons. Quelquefois l'épaisseur de la peau du dos s'encroûte àl'intérieur de substance osseuse, et forme alors ^"^ petite cuirasse de plusieurs pièces qui '•ppelle en raccourci la carapace des Trio-

njx. Ordinairement la peau des Batraciens est garnie d'une grande quantité de follicules mucipares, soit disséminés et d*éjzal volume, soit agglomérés et formant des follicules ou tubercules plus volumineux dispersés çà et là, surtout sur le dos ; mais quelquefois ils se disposent en masse, soit autour des oreilles, comme chez les Cra-

Sauds et les Salamandres ; soit le long des ancs, où ils forment des séries perpendiculaires qui simulent l'effet que les côtes pourraient produire si elles existaient, comme chez les Ménopômes et les Salamandres, soit en rangées symétriques le long de l'échiné, comme chez les Salamandres ; il est des Batraciens où on trouve de ces follicules très-développés , disposés symétriquement de chaque côté de la région lombaire. Ce mucus, ordinairement d'une odeur plus ou moins fétide, d'une consistance huileuse, paraît destiné à lubréfier la peau et a protéger jusqu'à certain point ces animaux de rapproche de leurs ennemis ; quelques Grenouilles de l'Amérique du Sud sont phosphorescentes. La peau des Batraciens forme parfois à la surface du corps des replis particuliers, tels que les appendices labiaux des Pipas, les appendices palpébraux des Mégophrys, ceux du tarse de la Grenouille éperonnée; chez plusieurs Batraciens, elle forme des crêtes plus ou moins développées sur le dos et la queue, comme chez les Tritons, les Axolotls, les Syrènes.

Le mode d'oxygénation du sang ne se fait pas chez tous de la même manière ; les uns ne paraissent au monde qu'avec des poumons, comme les Pipas; tandis que d'autres, et c'est le plus grand nombre, commencent à vivre avec desl)ranchies ; tanlôt ces branchies sont rentrées dans des sortes de sacs sur les côtés du cou, à la manière de celles des poissons : ce sont les Batraciens cryptobi^anches, comme les Grenouilles, Rainettes, Crapauds, Syrènes ; d'autres, au contraire, ont des branchies extérieures, libres, flot-, tantes, en forme de panaches ; ce sont les Batraciens phanérobranches ; tels sont les Salamandres, les Prêtées ; chez les uns, les branchies tombent à une certaine époque, qui paraît jusqu'à certain point dépendre de la volonté de ranimai et de l'opportunité des circonstances dans lesquelles il se trouve, et lorsque des poumons en forme de sacs uniloculaires , à peine aréoles à l'intérieur et faisant souvent l'oflice de vessie natatoire, se développent dans le thorax ; ce sont les Batraciens caducibranches ou à branchies caduques ; les Grenouilles, les Rainettes, les Crapauds, dans les Batraciens cryptobranches; les Tritons» les Salamandres, dans les phanérobranches, peuvent appartenir à cette division. Ce travail ne peut se faire, comme on le présume bien, sans une modification coïncidente de l'appareil d'oxi- ^énation ; mais il serait trop loue d'exposer ici les changements de l'hyoïde des muscles et des vaisseaux branchiaux ; nous renverrons le lecteur aux ouvrages de Cuvier, de Funck, de Rusconi, et surtout au travail de

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M. le docteur Martin Saint-Ange. D'autrea Batraciens, au contraire, paraissent conserver leurs branchies pendant toute leur vie, et offrir sous ce rapport une sorte d'arrêt de développement : ce sont les Batraciens néfennibranches, comme les Axolotls, les Ménobranches et les Prolées ; d*aulres enfin ne présentent de branchies complètes h aucune époque de leur vie, ce qui les a fait appeler Abranches ou sans branchies; néanmoins Ton aperçoit sur les côtés du cou des trous peu profonds, qui semblent sinon dès branchies rentrées, au moins des vestiges de ces organes, etqui lesoiil faitappelerDérotrèmes, Pseudobranches ou à fausses branchies.

Enfin il est des Batraciens qui offrent cette singularité remarquable de la persistance des branchies avec le développement des poumons, tels que les Prolées, mais plus évidemment encore les Sjrènes, qui méritent seules les noms de Dipnoa, d*Ampliipneusta, d'Amphibies, c'est-à-dire d'animaux pouvant vivre également dans l'eau et à l'air, ou pouvant respirer simultanément et à leur gré l'oxygène atmosphérique et l'oxygène combiné avec l'eau. Au reste, la respiration pulmonaire des Batraciens s'exécute comme chez les autres reptiles dépourvus de côtes, par une véritable déglutition de l'air et sans la participation de muscles inspirateurs. Le mode d'appréhension des aliments n'est pas le même chez tous les Batraciens ; tantôt ce sont les lèvres seules qui sont chargées de cette fonction, et l'animal happe sa proie : c'est le cas des Batraci(*ns qui n'ont pas de langue, soit dans le premier âge comme les Têtards dos Anoures, ainsi appelés parce que le défaut des membres fait paraître la tête si volumineuse qu'elle semble former presque l'animal tout entier; c'est aussi le cas des Batraciens qui paraissent n'avoir de langue à aucune époque de leur vie tant elle est peu prononcée, comme chez les Pipas, gui reproduisent sous ce rapport l'organisation des Crocodiles ; c'est enfin le cas aussi des Batraciens qui sont pourvus d'une langue non extensible, comme les Tritons. Chez d'autres Batraciens, l'on observe un mode de préhension des aliments tout-à-fait spécial ; la langue, molle, visqueuse, extensible, protraclile. s'élance et va chercher à distance l'animal qui doit servir de nourriture, à peu près comme chez le Caméléon ; mais ici, au lieu que ce soit la pointe de cet organe qui paraisse libre et chargée de ce soin, c'est, au contraire, pour ainsi dire la base de la langue qui, oéveloppée en un repli valvulaire, se renverse, va cncrcher sa proie, la |iorte, en se repliant, jusque dans le pharynx, et \y, retient à la manière du rideau membraneux

Sue l'on observe à la base de la langue du rocodile ; c'est ce que l'on voit cnez les Grenouilles, les Rainettes, les Crapauds et les Salamandres adultes. Les Batraciens avalent, comme tous les reptiles, leur proie sans la mAcher ; néanmoins plusieurs d entre eux ofl^'ent des dents uniquement destinées à retenir la pn)it*. Cos dents sont en général

petites. Uniformes, simples, coniques, lisses, à peine recourbées ? quelquefois il n'en existe qu'au palais, rares et disséminées sur le vomer (Crapauds). D'autres, fois, il en existe en grand nombre au palais et à la mSchoirt snpérieure , dis|>osées en rangées simples, comme chez les Grenouilles, les Salamandres, les Triions. D'autres fois, l'on en trouve au palais, à la mâchoire supérieure et à la mâchoire inférieure, comme che» VHemiphmctHs de Spix ; quelqurfoisil n'en existe qu'au palais et à la mâchoire inférieure seulement, comme dans les sjrrènes ; quelquefois les rangées palatines sont doubles; d'autres fois elles son en quinconce, comme chez les Poissons; enfin quelquefois elles manquent entièrement, comme chez les Rainettes. Ordinairement les dents des Batracien^ sont égales; pourtant, chez l'Hémiphractus, on observe des dents plus saillantes en avant, qui représentent des laniaires en crocs.

Les narines sont petites, placées i l'extrémité du museau, munies d*une sorte de valvule membraneuse plus ou moias sensible, et le conduit qui leur succède s*ou?re, sans se dilater beaucoup en fosse nasale, très-près du bord postérieur de la mâchoire.

Les yeux ne varient pas beaucoup pour la position, mais il n'en est pas de même pour le volume ; tantôt ils sont volumineui comme chez les Grenouilles et les Crapauds^ tantôt petits comme chez les Pipas; tantôt protèges par deux ou même trois paupières, comme chez les Salamandres et les Grenouilles, tantôt nus comme dans les Amphiumesel les Syrènes, tantôt enfin couverts par la peau comme chez les Protées ; mais, chez tous les Batraciens, l'œil a la singulière propriété de coopérer à la déglutition. Le plancher de l'orbite membraneux s'abaisse au-dessous du globe de l'œil, qui peut, lorsque ses muscles se contractent, faire uuo saillie plus ou moins jnarquée h la yortle du palais et chasser vers le pharynx la proie contenue dans la bouche. La forme Je ^ pupille est sujette à varier : ellipsoïde, allongée horizontalement d'avant en arrière chez les Anoures, elle est circulaire chei les Urodèles ; l'iris est doré comme cbei les Poissons, ou d'un noir-foncé uniforme.

L'organe de Touïe présente aussi cb^z les Batraciens des particularités dans lesquelles le plan de cet ouvrage ne nous | erwelguèie d'entrer. Nous dirons seulement que pajfois le tympan est marqué à 1 extéiieur pr une membrane circulaire, lisse, taudis que d autres fois il est recouvert par la i^eau générale du corps, sans que pour cela le sous de Taudilion paraisse perdre de sa finesse, car les Batraciens perçoivent à des distances remarquables les sons ou les bruits luônie les plus légers.

Le système nerveux des Batraciens offre des dilTérences sensibles dans bà composition. L'encéphale offre des lobes oUact»» peu volumineux, qui paraissent en rapport avec le peu d'étendue des fosses nasales et leur imiierfection. Les lobes cérébraux sont

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iIbs ou moins développés selon les groupes; a lobes opiiques, découverts comme chez l#asks reptiles, varient en proportion relal!T€ atec les lobes cérébraux ; la couche et le wps striés sont encore séparés ; néanmoias Ton aperçoit déjà chez eux des traces de la teme cornée. Le cervelet manque, et Umoell») épinière,- grise, presque translufideàrextérieur, offre un cordon de substance W«ncheàrintérieur,enoppositionayecceque VoB voit chez Thomme et les mammifères. DaQ5 les Batraciens anoures, la moelle épi oièrefinit plus ou moins avant dans le'canal racfaidien ; q[uelquefois elle n'occupe que la ooiW anléneure de ce canal ; tandis que àm, les Crodètes elle se prolonge presque josqu'àrexlréoiité de la queue.

Les mouvements lents aes Batraciens, leur physionomie inapassible, Tair hébété que donne à plusieurs d*entre eux la saillie du globe de l'œil ; leur longanimité lorsqu'on les (ourmente, le peu d'efforts qu'ils font pour se soustraire aux poursuites dont ils peaveot être robjet, ei le peu de ruse qu'ils mettent en u^age pour dérouter leurs ennemis, peuvent faire regarder les Batraciens comme des êtres stupides et apathiques ; mws si Yf)ti observe ces animaux essentiel- \emeû\ noclumes aur instans consacrés à Vexercice dt: leurs fonctions de relation, la scène est lool-à-fait différente, et alors leurs raouTemeols Drennent une vivacité et quel- ^Uf'/àis iwe péiolance dont les poissons nous e^reat i peine un exemple. La nature ne leur a pas donné beaucoup de moyens de défense, H est vrai, et ces animaux semblent pénélrts du sentiment de leur faiblesse ; Dwis leur prudence, leur vigilance en compensation pourraient servir de modèle et de terme de comparaison, et il n'est peut-être pas (f animal où l'instinct d'appareiller et de confondre sa robe avec la teinte des objets eilérieurs soft plus développé. D'ailleurs, si h nature leur a refusé un courage déplaréâfec le défaut presque complet d'armes o/Tensives et défensives, elle les a gratifiés du don de remplacer facilement leurs perles, et les membres amputés, des organes des sens enlevés, ne les privent que peu, et ils les reproduisent facilement ; l'on a même TU un Triton vivre, a^tès l'amputation des trois quarts de la tête jusqu'au-delà de la cicatrisation complète de la plaie du cou. Les Koves inécusables en sont déposées au séum national de Paris. A l'époque des amours, ces êtres, si phlegmatlques en apparence, offrent une ardeur qui surpasse celle des Feies. Les mâles se fout une guerre acharnée qui va quelquefois jusqu'à la mort, et lorsque l'un d'eux s'est emparé d'une femelle, rien ne saurait l'en séparer ; l'on a quelauefois tranché successivement les pieds postérieurs, l'on a môme coupé l'animal par le milieu du corps sans pouvoir lui faire lâcher prise. L'existence des Batraciens semble consacrée tout entière au sentiment tle l'amour ; car, hors la saison de la reproduction, la vie extérieure cesse, et un engourdissement estival et b^émal s'empare de

leur être ; et de quelle utilité eût été d'ailleurs l'existence active pour ces animaux insectivores, lorsque la terre desséchée par les ardeurs de l'été ou les rigueurs de l'aiver ne permet plus de vagoer aux insectes qui doivent leur servir de pAluna? Aussi pressentent-ils à l'avance les moindres changements de température, el leur sensibilité à cet égard surpasse encor-e celle des Rossignols et des Hirondelles. Malgré l'air de sauvagerie brutale des Batraciens^ ces animaux ne sont pas insensibles aux soins, et l'on cite souvent des exemples de Batraciens plus ou moins apprivoisés. Si l'on étudie attentivement les actions des Batraciens, si l'on compare le développement de leurs sens»

des sources de leur intelligence et leur organisation, l'on verra que ces animaux, sous le rap[)ort de leurs facultés intellectuelles, sont bien au-dessus de la place qu'ils occu-

f^ent à cause de leur structure générale^ dans es systèmes de classification que Ton a proposés jusqu'ici.

Le cœur des Batraciens est composé d'un ventricule et d'une oreillette, mais cette oreillette est cloisonnée à l'intérieur, de sorte qu'elle est divisée en deux parties par une membrane mince, qui s'étend jusqu'à l'otifice auriculo-ventriculaire. La loge supérieure, plus grande, reçoit le sang des deux veines caves supérieures et de la cave inférieure ; la loge inférieure, plus petite, reçoit le sang artériel du tronc des veines pulmonaires, d'où résulte qu'une quantité proportionnelle à la capacité inégale des deux loges, pénétrant dans le ventricule^ ce* lui-ci envoie aux parties un mélange formé d'une proportion beaucoup plus considérable de sang veineux que de sang artériel. Le tronc de l'aorte envoie d'abord deux veines pulmonaires, puis deux rameaux qui descendent le long de la colonne vertébrale, pour se réunir en un seul tronc vers sa ])artie inférieure, et enfin deux autres branches qui paraissent corres|>ondre aux artères carotides des animaux supérfeurs. Les bran^ ches qui constituent l'artère pulmonaire formaient dans l'origine le vaisseau afférent de la troisième branohie, dont l'artère pulmonaire n'est alors qu'un faible rameau.

Les branches qui vont constituer l'aorte descendante forment, pendant l'époque branchiale, ratTéront de la seconde brandiie, don! la branche déférente anastomosée avec les déférentes des autres branchies constituent alors l'aorte. Errfin les carotides communes né sont, lorsqu'il existe des branchies, qua les afférents de la première branchie, doftt. les vaisseaux de retour fournissent alors le sang aux parties prélfioraciques,

La voix n'a pas été accordée à tous les Batraciens ; quel(iues-uns donnent seulement un petit bruit passager, rare, court, flûlé, que l'on pourrait prendre pour le frôlement de leur corps contre les parois du vase où on les observe; chez d'autres c'est un son plus marqué; momentané aussi, mais souvent ré» pété, raoMOtone et peu susceptible de varier en force ou en acuité, taudis que obeed'aop*

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très» c'est un bruit aigre, râlé, saccadé, monotone, plus ou moins sourd ou clair, connu sous le nom parliculier de coassement, et

Ïu*Aristophane a rendu très-heureusement ans le chœur de la cinquième scène de l'acte premier de sa comédie des Grenouil^ les^ et dont J.-B. Rousseau a donné une p&le traduction dans sa fable du Rossignol et de la Grenouille. La voii paraît n*avoir été donnée aux Batraciens que pour contribuer au rapprochement des sexes, aussi estce au déclin des beaux jours du printemps qu'on les entend faire retentir Tair de leurs concerts amoureux. Plutarque a dit à leur sujet que, si le coassement était un épithalame, il fallait que les femelles- des Grenouilles eussent les oreilles disposées autrement que les nôtres. £n effet, ces chanter amoureux peuvent affecter désagréablement nos oreilles ; mais le philosophe oubliait sans doute, lorsqu'il > les critiquait, que,

auelle qu'elle soit, l'on est toujours charmé 'entendre la voix de l'objet qu'on aime. Cette force de voix parait due au renflement des sons dans des sortes de sacs gutturaux

aue l'on voit saillir quelquefois sur les côtés u cou ; car les Batraciens ne paraissent pas ouvrir la gueule pour chanter, et leur voix se fait entendre lors même qu'ils sont plongés sous une légère couche d'eau.

Le canal digestif est peu étendu, comme cela a lieu chez tous les animaux qui, comme eux, sont carnivores; néanmoins chez ceux qui sont herbivores dans le premier état, comme ceux qui subissent une métamorphose presque complète, le tube digestif forme alors des circonvolutions plus nombreuses. En tout temps , les diverses parties du canal ne se distinguent guère Tune de l'autre, et à peine si l'estomac offre un léger renflement dont l'origine et la terminaison sont presque insensibles. U n'existe pas de codcums, et une valvule simple marque à l'intérieur la démarcation entre l'intestin grêle et le gros intestin, chez quelques espèces seulement. La membrane muqueuse est blanchâtre, lisse et plissée longitudinalement, sans offrir dans aucun point de ces villosités et de ces valvules conniventes que l'on remarque chez les animaux supérieurs. Les Batraciens ne paraissent pas posséder d'autres glandes salivaires que celle qui ta-

C'sse la partie supérieure antérieure de leur ngue. Le foie est presque toujours assez volumineux chez les Batraciens, mais aminci en rapport avec le poumon dont il n'est plus séparé, puisque le diaphragme, comme les autresmuscles inspirateurs des mammifères, n'existe plus ici, et avec l'estomac et le canal digestif, tantôt formé d'un seul lobe profondément divisé, tantôt disposé en deux lobes réunis seulement par une languette du tissu parenchymateux. Le canal cyslique et l'hépatique s'ouvrent isolément dans le tube digestif. Le pancréas est peu volumineux, de forme irrégulière, et 1 embouchure de son conduit dans l'intestin précède quelquefois celle des conduits biliaires. La rate, peu volumineuse, a une forme plus ou

moins arrondie, «plus ou moins allongée, selon les groupes où on l'examine. Les reins sont parfois globuleux, mais plus souvent leurs lobes, distincts à l'extérieur, sont raa-

f;és comme en chapelets le long des parties atérales de la colonne vertébrale, et les uretères viennent s'ouvrir à l'entrée de la vessie près de sa communication avec le cloaque; aussi a-t-on douté parfois que cet appareil jouât chez les Batraciens le même rôle que chez les autres animaux ; du moins on sait que, chez plusieurs Batraciens, le liquide amassé dans la vessie peut être lancé à distance, au gré de l'animal, sur l'ennemi qui le poursuit. C'est un moyen défensif assez innocent, que quelques stratégistes de nos jours ont imité avec succès dans les dissensions intestines de l'époque. L'on a accusé ce liquide à odeur nauséeuse des Batraciens, d'être venimeux; mais la chimie a démontré son innocence, et c'est à peine s'il possède les qualités irritantes de l'urine des animaux supérieure.

Les Batraciens vivent quelquefois réunis, sans pourtant former société et travailler ensemble àla conservation de l'individu, maisie

lus souvent ils vivent isolés hors le temps de areproduction.Tantôtilshabitentla terre dans des trous peu profonds, dont ils sortent seulement la nuit pour aller à la chasse, et qu'ils creusent avec leurs pieds de derrière en marchant à reculons, en s'arc-boutant avec ceux de devant. Ceux-là ne s'approchent de l'eau que pour l'acte de la multiplication de l'espèce. Souvent des pluies brusques et abordantes inondent leurs terriers avant qu'ils n'aient le temps de les rendre plus profonds, et pour se soustraire à une submersion inévitable , ils sortent de leurs trous et paraissent presque subitement à la surface de la terre, et encombrent parfois, pour ainsi dire, les bords des chemins oà Ton n'en voyait pas auparavioint, ce qui a fait croire au vulgaire qu'ils étaient tombés avec la pluie; c'est une erreur grossière, et comme le disait Rai, « celui qui peut croire qu'il pleut aes Grenouilles, peut croire également qu'il pleut des veaux. » D'autres, également terrestres, habitent dans les crevasses et les fentes des murailles en ruines, dans les caves des maisons, sous les pierres; d'autres sont, au contraire, continuellement perchés sur des arbres et cachés sous les feuilles, d'où ils se laissent choir à terre, ce qui a pu servir à faire croire qu'ils tombaient des nues; d'autres ne s'écartent guère du voisinage des eaux et se réfugient au milieu du liquide lorsqu'un ennemi terrestre les attaque, et entre les racines des roseaux lorsqu'un animal aquatique les poursuit ; d'autres enfin ne peuvent quitter le séjour des eaux, mais c'est seulement dans les eaux douces que l'on rencontr-e les Batraciens proprement dits. L'on dit qu'une espèce de Grenouille de l'ancien monde était une Grenouille marine, mais elle a été seulement trouvée dans un dépôt marin, et c'est !)eut-ôtre à l'envahissement des flots qu'il àut attribuer sa mort et son état fossile. De

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DOS jmirs 00 doooe eocore le nom de Marinus k unBatracien qui pourtant De fréquente pas leliitonl des mers. Quelques-uns vivent sans cesse dans les sources souterraines sans pouîDÎr veni^jamais impunérncnt s'exposer aa contact de^Taîr ou de la lumière. Dans Veiu, les Balracieas peuvent impunément s*eipuser à des degrés extrêmes de tempénture et de pressions atmosphériques. On •Q trouve dans les lacs glacés des hautes moDlagDes de la Suisse , sur les plateaux élcTés de la chaiue des Andes, et Ton en voiliussi dans les sources chaudes des Pyrtoéaet des Alpes ; mais ces animaux restent pea dans les endroits secs et exposés à soe forte chaleur ; l'exhalation rapide que détermioe une température un peu élevée dans des s^ours arides suffirait piour les exténuer et les foire périr, et c'est en partie au dAnt d'exhalation qu'il feut atlribuer la faculté de vivre plus ou moins longtemps dans des géodes cdcaires ou dans l'épaisseur méoDedes troncs d'arbres sans communication iTec l'extérieur et sans aliments , faculté que Von a signalée chez quelques BatracieDS,queron a contestée souvent, mais que les expériences de M. Edwards ont mise Dors de doute.

Les Batraciens sont répandus dans presque \o\ile( Ves régions des deux hémisphère et ^ peine si les contrées polaires se montrent assez réfractaires pour se défendre de I approche de ces animaux ; mais c'est surioal dêDS les régions tempérées qu'ils se maltiplieût davantage ; toutefois cette multipficaIJoo se montre partout subordonnée aux mêmes lois que celles des autres animaux; elle est surtout relative à leur volume, qui jamais n'est bien considérable, car les plus grands Anoures connus n'ont pis an pied de diamètre, et beaucoup ont un pouce ao plus de longueur ; l'on trouve quel- (/uefois des Urodèles Ichlyoïdes qui atteignent jusqu'à deux à trois pieds de long ; mais \eur corps anguilliforme compense par «on peu de grosseur la longueur de ces animaax, a( ce n'est que dans Tes espèces éteintes que Ton Toit une Salamandre de trois pieds de longueur. L'Europe et l'Afrique ^eotrionale possèdent une certaine quantité d'espèces mfférentes de Batraciens, appartenant aux mêmes familles. L'Asie méndiooale et l'Amérique du sud produisent ittssi un grand nombre d'individus des Bêmes genres ; mais il en est qui paraissent mrtenir presque exclusivement à quel- ^une de ces parties du monde. Ainsi les salamandres à parotides et à flancs poreux, les Protées, semblent propres à TEurope ; les Sirènes, les Amphiumes, les Ménopôraes à rAmérique du Nord ; les Axolotls au Mexique; les Pipas à TAmérique du sud ; nulle part ces animaux ne se multiplient assez pour ^fenir à charge, et dans plusieurs endroits ils sont même employés comme aliments ; leurs tissus, dans lesquels abondent le mucus animal et la gélatine, paraissent d'une digestion facile; l^eur particulière dont ils «ont imprégnés disparaît beaucoup par la

Oicnoti!!. DE Zoologie. 1I«

cuisson, et bien qu'un tel manger soit d'ailleurs assez fade, il est parfois très-recherché et estimé de nos Apicius et de nos épicuriens modernes. Nulle parties qualités malfaisantes que Ton a attribuées aux Batraciens ne sont ellectivement constatées. Ils débarrassent les cultures d'une quantité d'Insectes dévastateurs ] aussi, loin de les poursuivre et de les détruire , devrait-on souvent surmonter la répugnance involontaire qu'ils inspirent et leur donner un asilo et une protection, que les services qu'ils peuvent rendre payeraient généreusement; assez d'autres ennemis, tels que les Chats, les Ophidiens, les oiseaux rapaces, s'opposeraient à l'excès de leur multiplication. Toutefoisil faut réduire à leur juste valeur les propriétés médicinales illusoires que la crédulité aveugle des médecins peu analytiq^ues de certaines époques a attribuées à ces animaux.

La durée de la vie des Batraciens n'est pas connue.

Les Batraciens paraissent avoir été connus partout et de tout temps; les plus anciens ouvrages de l'antiquité en font mention, et si l'histoire de ces animaux est encore incomplète sur bien des points, ce n'est pas faute d'avoir pu s'en procurer souvent pour les observer. Les Batraciens existaient même dans les anciens mondes, et l'on en retrouve encore des traces auiourd'hui. Néanmoins ils paraissent avoir été peu nombreux à cette époque, et limités, autant qu'on en peut juger jusqu'ici, à des localités peu étendues. En etfet, c'est seulement en Allemagne que l'on a trouvé des vestiges fossiles de Grenouilles et de Tritons de petite taille , et aux environs d'QEningen aue l'on a recueilli les restes d'une grande Salamandre.

Des animaux qui, avec un cachet commun incontestable de ressemblance et d'analogie, présentent entre eux tant de différences ; des animaux dont les aflinités avec ceux des autres classes sont si nombreuses et si variées, devaient naturellement offrir beaucoup de difQcultés aux généralisations des esprits philosophiques; aussi voit-on ceux qui se sont occupes des rapports des Batraciens entre eux ou de leurs relations avec les autres Reptiles ou les autres animaux, flotter dans de continuelles hésitations et les grouper diversement selon le systèmede leurs idées toujours plus ou moins fautives, parce qu'elles étaient exclusives et qu'elles rompaient des liens indissolubles de parenté. Ainsi l'on voit les Batraciens réunis aujourd'hui, tantôt divisés et en partie groupés à la suite des Tortues, en partie reportés dans une classe commune avec certains poissons Chondroptérigiens ; d'autres confondus avec les Lézards. Rien ne serait plus propre peut-être que l'étude approfondie des Batraciens pour prouver que les classifications systématiques, quelles qu'elles soient, sont toujours des tableaux artificiels bien éloignés de représenter l'état des connaissances relatives aux objets qu* elles comprennent.

DAU

BATRACIENS, leur cirtnilatîoa. Voy. cir- CDLtTioN, art. II.

fiAL'DROIË. — Lophiui, du grec \ofix qui sîgnilie nageoire et éUvation, a cause de la grande quantité d'émioences, de prolongements et de nnjjeoires que l'on voit en elM sur le dos de toutes les espèces comprises dans (e genre qne nous allons décrire. Les poissons qui composent ce genre ont les nageoires inférieures placées sous la gorge ; elles sont courtes, fortes, et composées de rayons assez mobiles pour servira In Baudroie à s'attacher, et, pour ainsi dire, à s'accrocher au fond des mers. Ces rayons sont d'ailleurs au nombre de cinq, et reunis par une membrane assez lâche; aussi a-ton cru voir dans chacune de ces deux nageoires ventrales, ou plutôt jugulaires, une sorte de main à cinq doigts et palmée. D'un autre côté, les nageoires pectorales, au lieu de tenir immédiatement au corps de t'animai, sont situées, ainsi que celles des autres Lophies, h l'extrémité d'une prolongation charnue et un peu coudée, que l'on a voulu comparer h un bras et un avant-bras, ou à une jambe et un pied. On a regardé, en consé^iuence, les rayons des nageoires pectorales comme autant de doigts d'une main ou d'un pied, et la Baudroie n a plus paru qu'une sorl« d'animal marin à deux mains et à deux pieds, ou plutôt à quatre mains. On en a fait un Quadromane; on a dit qu'elle était, su milieu des eaux de la mer, )e représentant des Singes, des Mongous, el des autres animaux terrestres auxquels fe nom de Quadrumane a été aussi donné; cl comme lorsque l'imagination a secoua le joug d'une saine analogie, el qu'elle a pris son essor, elle cède avec facilité au plaisir d'enfanter de faux rapports et de vaines ressemblances , on est allé jusqu'à supposer daus la Baudroie des traits de l'espèce humaine ; on a surtout métamoqjtiosé en mains d'homme marin ses nageoires jugulaires; et, il faut en conrenir, la forme de ces nageoires, ainsi que les attaches de celtes de la poitrine, pouvaient, non pas préoais rappeler elqne partie itraste Déanauguste arec me temps la :e antipathie euse ae Véare ait créé, ]ue sa main aissé échap- D relrouvaot e copie, bien dani un peu tes modèles, it grosse, et entièrement ille, ou plu- ËmesuréT On 'tionnée. qui uom de tire- , , it d'un corps

terminé par une queue et doué en appa-

LËS, BAC M

rence de mains ou de pieds d'nonnm, jurmontée par de longs niaments qui iroiteti dvs cornes, et tout entourée d appendice vermiculaires, a fait de la grande Lophie qui nous occupe le type de ces images effroyables de démons imaginées parles poètes, 1» peintres et les sculpteurs. Aussi la Baudroie a-t-elle souvent fait oattre une sorte de curiosité inquiète dans l'flme des observnteiirî peu instruits qui l'ont vue pour la première fbis, surtout lorsqu'elle est parvenaek sdd entier développement, el qu'elle a atteini une longueur de plus de deux mètres, oodi près de sept pieds. Elle a été appelé* Â'ioU de mer; et sa dépouille, préparée de 113nière & être très-transparenle, el rendceb mineuse par une lampe allumée renfermée dans son intérieur, a servi plusieurs fois i faire croire des esprits faibles à de fcntisliques apparitions.

L'intérieur de la bonche- est garni d'aa grand nombre de dents longues, crocbavsel aiguës, comme dans toutes les Lophies;iDitis on en voit non-seulement à la mAchoire supérieure, où elles forment trois rangées, el a la mâchoire inférieure où elles sontdisposées sur deux rai^ et où celles de derrière pv'uvent se baisser en arrière, mais encore au palais, et sur duux cartilages très-durs et allongés, pïacés auprès do gusfer. La l,<n(,T)e, qui est lai^e, courte et épaisse , est hérissée ae dents semblables, et Von aperçoit d'aotanl plus aisément cette multitude de dents pins ou moins recourbées, cette distribution du CCS crochets sur la taiigffc, ml gosier, sur le palais et aux mâchoires , et fout ceta^ rangement qui est soumis pour Fa preniitte fois à notre examen, que rotn'erfure de ta bouche s'étend d'un côté de la tèle ï t'aulre, presque dans l'endroit où celle' llem*reM^ lie a Je plus de largeur, el que celle même tète est Irès-grande relativement au voiuûii! du corps qu'elle déborde des deux cOlfc.

CVsl cet excès de grandeur du dismèlre transversal de la tète sur celui du corjM qui. réuni avec le contour arrondi du devonl y museau, forme le caractère sçéà&qve de '< Baudroie. ,

L'ouverture de fâ bouche est deuleurs placée dans la partie supérieure d\l museafl, el, pdrcoDSéqueal, la mâchoire inKrieure est la plus avancée.

Derrière la lèvre supérieure, ôti^OiUfli narines. Elles présentent dans .B Baûdrote une conformation particulière : les BSeiUi'r*'* nés qui composent l'organer de l'otforat, uu l'intérieur de ces narines, sont renfermées dam une espèce de caliceà ouverture élro*'*que soutient une sorte de pédoncule ; la °^ olfactif parcourt U partie lalerne de ces pédoncules pour alfer sa déployer sur ta surface des membranes contenues dans le creui du calice , et cette coupe, un peu mobilf ^."f sa tige, peut se tourner, à la volonté ae 1 »nimai, contre les courants odorants, el rendre plus forte rimpressloQ des odeurs ïw l'organe de la Baudioîe. , . -.

Lorgane de l'ouïe de celle grande lopn« a beaucoup plus de rapporU avec celui u»

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POISSOiNSi, ETC.

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pobMDft asseox qu'at^ eehii des Raies et des Squales; la cavité qui le contient n'est pas séparée de celle du ceryeau par une cloism cartilagineuse , comme dans les Squales etlesKaies, raais par une simple membrane. 9e ffas, les trois canaux nommés demi-cifctà^rt9 qui composent une des prineipaks portiens de cet or^aiïe commttDÎqaent ensefflbié, et, dans Tendroit oà leur réunion s\)père,on foit un ossement particulier, que Ton MrouTe dans te Broebett que Scarpa a dérmiTert dans TAngiiilie, dans la Morue, dm la Truite, et qu'iiseupçoBoe dans tousles poissons osseux.

L'auveruire branebiale est unique de ehaquecèté, et ce caractère, q^ji est commun à toiitesles Lonbies, est un de ceux qui servent )(As\\Qgiier le genre de ces animaux de ceux des autres poissons.

les Teax sont placés sur la partie supérieaitdela tfte, et très-rapprochés Tun de faotre; te (pii donne à ranimai la faculté de reromoltre très-distiuctement les objets qui passait auKh'Ssus de lui.

On aperçoit entre les yeux une rangée lon^ ftitodioale composée de trois longs filamentSr dont ordinairemenf le plus antérieur a plus èe longneor que les autres, qui s'élève à une liauleur é^e an moins à la moitié de la Ç\\is çrtnde \arçeur de la tête, et se termine par une membrane assez lar^ et assez lon^

Ke. Cette membraoe Bt divise en deux lo* s, et Voa roit une seconde membrane beaw* coiipp!as petite et un peu triangulaire, rmp/aatéc vers sa base et sur sa partie posténeure. tes autres deux filaments offrenl quelques fifs le long de leur tige.

Des barbillons Termitormes garnissent le» côtés du corps, de la queue et de la léte, an- «lessas de laquelle paiaissent quelques tuiercolcs ou aiguillons , partictrlièremerrt entre les yeux et la première nageoire du dos.

Au reste, la Baudroie est brune par destut el blanche par dessous , et la nageoire i* la gaeae est noire, ainsi que Je bord des Uimires pectorales.

^ons avons déjà dit qu'elle parvenait à la foogueur de 7 pieds; Pôntoppidan assure aéme qu^on en a pris qui avaient plus de tipieds de long. Cepei^dant la peau de la Baudh>ie est molle et flasque dans beaucoup d'endroits; ses muscles paraissent faibles; sa queue, qui n*est ni très-souple ni (Wiée, ne peut pas être agitée avec assez de nte^se pour imprimer une gi^nde rapidité à «es mouTements. N'ayant donc Ai armes (fès^éfensiyes dans ses tégcnnents, ni force ^èûs ses membres, ni célérité dans sa natation, la Baudroie, malgré sa grandeur , est obli;$ée d'employer la ressource de ceux qui n*ont reçu qu'une puissance très-limitée; elle est contrainte* pour ainsi dire , d'avoir recours à la ruse , et de réduire sa chasse à its embuscades , auxqttelles, d*ailleurs, sa conformation la rend très-propre. EHe s'enfonce dans la vase, elle se , couvre de piaules marines, elle se cache sous les pierres et les saillies des rochers ; se tenant avec pa-

tience dans son réduit, elle ne laisse apercevoir que ses filaments, au'elle agite en différents sens» auxquels elfe donne toutes les Îuctuatioos qui peuvent les faire ressembler avantage à des Vers ou à d'autres appâts» et- par le moyen desquels elle attire les pois-^ sens qui nagent au dessus d'elle , et que la position de ses yeux lui permet de distinguer facilement. Lorsque sa proie est descendue assez près de son énorme gueule, qu'elle laisse prescjue toujours ouverte, elle se jette sur ces animaux qu'elle veut dévorer, et les engloutit dans cette grande bouche, eu une multitude de dents fortes et crochues les déchirent et les empêchent de s'écbappep.

Celte manière adroite et constante de se procurer les aliments dont elle a besoin , et de pécher en quelque sorte lesr poissons à la ligne, lui a fait donner Tépilhète de Péeheuse; et voilà pourquoi on Ta nommée Grenouille péehetAse et Martin pécheur y en réunissant ^s idées que ses habitudes ont ftiit naître avec celles que révèle sa conformation.

Les deux espèces qu'on sait appartenir à ee genre vivent l'une et l'autre dans nos mers. La première est la Buaoeous commune (Lophius piscatorius, Linn.), qu'on nomme aussi vulgairement Raie pécheresse. Diable de mer, Galanga, etc. Elle arrive quelquefois à 5 pieds de longueur. Sa couleur, wmc le dessus du corps , est fauve , mar^ krée de brun» mais en dessous elle offre une teinle blancMtre.

La* seconde espèce acquiert à peu près les ttêmes diakensions , et n'est pas autrement eolorée que la première ; mais ce qui l'en distingue essentiellement , c'est de n'avoir que 25 vertèbres au lieu de 30. Sa seconde dorsale est aussi beaucoup moins élevée que celle de l'espèce commune , caractère qui lui a valu de la part de Cuvier le nom de Baudroie a petite nageoire (I.o<phius parvipinnis). La chair de ces poissons est coriace et de mauvais goût^ (^oy. Appât.)

BÉLONË. Yoy. Orphie.

BëLIIGA , Pkocrnnm leuca^ — Genre de €étacés de la tribu des Delpbiniens.-- Quoi-

9ue la mer Glaeiale, les côtes du Spitzberg, u Groenland, aient été fréquentées très-anciennenaent par les Norwégiens, les Danois, et que ces mers paraissent être Thabitation principale de cette grande espèeo de Baaphin, on a été bien longtemps aTaut de la connaître^ avant mémo d'en trouver une indication suffisante pour ne plus la confondre avec d'amtres espèces, ou même pour ne plus la rapporter a des genres auxquels elle n'appartient pas. C'est Martens qui le premier l'a décrite avec quelques détails, sous le nom de WMt'-Visteh (Poisson Blanc). Or Martens, chirurgien sur un baleinier de Hambourg, fit son vo^'age au Spitzberg en 1671, et en publia la relation en 1675,

Comme le nom de Wbit-Vistch l'indique, c'est par sa couleur que le Béluga a primitivement été distingué des autres espèces de Cétacés. Dans toutes les langues d'origine

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