‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 3)Chapitre 26 sur 204 · BLE · texte numérisé non relu

BLE

POISSONS , ETC

l^LE

dattes ; l'autre extrémité de la corde est so \ideiB6at ûxée à un pieu; mais elle communiqae par une ficelle ayec un bâton mince et tris-mobile qui sert de support à une Mooette. On conçoit que , par cet arrange- Beot, un BinDy ne peut mordre à Tun des biffieçons sans <^ue le mouvement imprimé D*ét)nDle et n'agite la sonnette , et n aver- . tisse les pécheurs. Aussitôt Tun d'eux tire rappareil sur le rivage, aidé par un de ses compagnons , qui s'avance dans l'eau pour soolef er la boule. Il est à remarquer que la Umie n'est pas utile seulement comme corps pesant, mais, au dire des pêcheurs, l'orge fermée qui entre dans sa composition répand au loin une odeur qui attire le poisson et le fait approcher des hameçons, qu'il powrait sans cette précaution ne pas apercer. Le Binny a la tète un peu comprimée, le dos élevé, le ventre arrondi, la ogne latérale courbée vers le bas, l'anale et k caudale rouges , avec du blanc à leur base , U les autres nageoires blanchâtres et bordées d'une couleur mêlée de roux. L'éclat de l*argeQt dont brillent les écailles le fait facilement remarquer.

BLANC DE BALEINE. Yoy. Cachalot.

BLliSNE ou Blenh IB , BlermiuSj du grec

^^<n4c, macositi, poissons ainsi nommés à

cause de \a mucosité dont leur peau est en-

duite.^es poissons appartiennent à Tordre

des Acan(liop(^i7giens , famille des Go-

bhîdes, Od donne généralement le nom de

Blennie ou Baveuse , dans la Méditerranée ,

h tous les poissons qui offrent un caractère

très-marqué dans leurs nageoires ventrales ,

placées en avant des pectorales et composées

seulement de deux rayons. Leur corps est

alloi^, comprimé, et ils ne portent qu'une

seule dorsale composée presqu'en entier de

rajons simples , mais flexibles ; leur tête

est obtuse, leur museau court et leur front

tertical.

Ce sont de petits poissons , vivant sur les riîages d parmi les rochers, où ils voltigent et samilient presqu'à la manière des poisions ?oIants , pénétrant dans les fentes des pierres, ce qui avait fait croire aux anciens qu'ils parvenaient à les fendre. Ces poissons nrent un assez long temps hors de l'eau ; on les voit quelquefois s'éloigner des vagues et ne s'y précii)iter que lorsque leurs nageoires, dont ils s'aident pour s'élancer, coflUDencent èi se dessécher. Leur nourrilore habituelle se compose de petits Crabes ^ de coquillages. Lacépède, après avoir décrit les Gades, s'exprime ainsi en parlant desBlennies :

< L'homme d'état ne considérera pas avec autant d'intérêt les Biennies que les G^des ; il De les verra pas aussi nombreux, aussi grands, aussi bons à manger, aussi aaluures, aussi recherchés que ces derniers; laire naître, comme ces mêmes Gades, des légions de pêcheurs, les attirer aux extrémités de rOcéan, les contraindre à braver •es tempêtes, les glaces, les brumes, et les changer bientôt on navigateurs intrépides,

en ouvriers industrieux, en marins habiles et expérimentés; mais le phvsicien étudiera avec curiosité tous les détails des habitudes des Biennies; il voudra les suivre dans les dif- ^ férents climats qu'ils habitent; il désirera connaître toutes les manières dont ils viennent à la lumière, se développent, croissent, attaquent leur proie ou l'attendent en embuscade, se dérobent à leurs ennemis par la ruse, ou leur échappent par leur agilité. »

Le Blennie Lièvre est une de ces espèces sur lesquelles nous appellerons pendant peu de temps l'attention des naturaliste^. 11 se trouve dans la Méditerranée; sa longueur ordinaire est de deux décimètres. Ses écailles sont très-petites, enduites d'une humeur visqueuse.

La couleur générale est verdâtre, avec des bandes transversales et irrégulières d*une nuance de vert plus voisine de celle de l'olive ; ce verdâtre est, sur plusieurs individus, remplacé par du bleu, particulièrement sur le dos. La première nageoire dorsale est ou bleue comme le dos, ou oliv&tre avec de petites taches bleues et des points blancs; et indépendamment de ces points et de ces petites gouttes bleues , elle est ornéa d'une tache grande, ronde , noire , ou d'un bleu très-foncé, entourée d'un liseré blanc t imitant une prunelle entourée de son iris , représentant vaguement un œil; et voilà pourquoi le Blennie Lièvre a été appelé Œillé ; et voilà pourquoi aussi il a été nommé Poisson Papillon {Butterfly Fish en anglais).

Sa tête est grosse , ses veux sont saillants; son iris brille de l'éclat dfe l'or. L'ouverture de sa bouche est grande ; ses mâchoires, toutes les deux également avancées, sont armées d'un seul rang de dents étroites et très-rapprochées. Un appendice s'élève audessus de chaque œil ; la forme de ces appendices, qui ressemiblent un peu à deux petites oreilles redressées, réunie avec la conformation générale du museau , ayant fait trouver par des marins peu difficiles plusieurs rapports entre la tête du Lièvre et celle du Blennie que nous décrivons, ils ont

Enoclamé ce dernier Lièvre marin ^ et d'hailes naturalistes ont cru ne devoir pas rejeter cette expression.

Pour ajouter au parallèle entre le poisson dont nous traitons et le vrai Lièvre de nos champs , on a dit que sa chair était bonne à manger. Elle n'est pas, en effet, désagréable au goût ; mais on y attache peu de prix. Au reste, c'est à cet animal qu'il faut appliquer ce que Pline rapporte de la vertu que l'on attribuait de son temps aux cendres des Biennies, pour la guérison ou le soulagement des maux causés par la présence d'un calcul dans la vessie.

Le Blennie Sourcilleux (Blennius Superciliosus, Bl., Cuv., Lacép.). Les mers de ilnde sont le séjour habituel de ce Blennie Comme presque tous les poissons des contrées équatoriales, il a des couleurs agréa-

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