BON
libres qu'ils habitent, Tazur et l*or de leurs kaxUesluisantes et unies.
lisse nourrissent de petits oiseaux qu'ils aiâiait avec assez de facilité, malgré la pe- Kiiesse de leur corps, et par une suite de la fteoUé qu^ils ont d*élargir leur gosier ainsi qoe leur estomac. D^ailleurs, Ton doit présQiaer qu^ils ne cherchent à dévorer leur proie qu'après Tavoir comprimée, ainsi que I»s grands serpents écrasent et compriment û leur. Le Boiga se tient caché sous les feuiUes pour surprendre ios'oiseaux; il les ittire, dit-on, par une espèce de sifflement qu il bit entendre, et qui, imitant apparemment certains sons qui leur sont familiers ou ft^ibles, les trompe et les fait avancer vers le serpent, qui les attend pour les dévorer. On a mèioe voulu distinguer, par le beau Dom de cfcanl, le sifflement du Boi^a ; mais la (broie de sa langue, allongée et divisée en deux, ainsi que la conformation des autres or^oes qui lui servent à rendre des sons, oepeQTent produire qu'un vrai sifflement, au n'eu de taire entendre une douce mélodie. Le Boiga, non plus que les autres Serpents préteodus chanteurs, ne mérite donc que le nom de sii&eur. Mais si la nature n'en a pas tiilui\ des chantres des campagnes, il parait [u W rèuml un instinct plus marqué que ceui de beaucoup d'autres Serpents, à des mouvements plus promnts et h une parure plus magoififue. l)aiis l'île do Burneo, les eoûnts jofjeal avec lui ; on les voit manier sans crainte ce joli Serpent, l'entortiller autour de leur coq)S , le porter dans leurs mains innocentes, et nous rappeler cet emblème ingénieux imaginé par la spirituelle antiquité, cette image louchante de la candeur et de la confiance, qu'elle représentait soos la forme d'un enfant souriant à un Serpeot qui le serrait dans ses contours. Mais, dans cette charmante allégorie , le serpent recelait un poison mortel , au lieu que le Boiça ne rend que des caress^^s aux jeunes «loiiiens, et parait se plaire beaucoup à être tourné et retourné par leurs mains délicates.
Comme c*esl un spectacle assez agréable qae de voir, dans les vertes forêts, des animaux aussi innocents qu'agiles, faire briller les couleurs les plus vives, et s'élancer de liraûcbe en branche, sans être dangereux ni par leurs morsures ni par leur venin , on li^il regretter que l'espèce du Boiga ait besoin, pour subsister, d une chaleur plus forte qae celle de nos contrées , et qu'elle ne se IrouTe que vers Téqualeur, tant dans l'ancien que dans le nouveau continent. BOlQUiKA. Voy. Crotale.
BOJOBI, espèce de Boa. Voy. Boa.
BONDELLES. Voy, Lavaret.
BONGâRE. — C'est le nom indien d'une espèce de Serpent. On désigne ainsi aujourd'hui tous les Ophidiens qui se rapprochent d'elle, et qui ont la tête courte, déprimée, le museau obtus, Tœil petit, à pupille circulaire, la langue fortement protractile et profundément bifide, renfermée dans un fourleau membraneux ; les dents nombreuses,
DicTio>>. UB Zoologie. H.
coniques, simples, légèrement recourbées en arrière, inégales, implantées sur les mâchoires et au palais, les maxillaires antérieures plus grandes que les autres, les premières surtout développées en forme de crochets, moins prolonges proportionnellement que chez les Crotales et les Vipères, canaliculées à l'intérieur et communiquant avec une glande venimeuse, mais non isolées et mobiles comme chez les autres Serpents à morsure délétère; l'inter-maxillaire et le maxillaire étant réunis solidement au reste du crâne, l'occiput est peu renflé ; le crâne recouvert de plaques ; le corps est presque d'égale grosseur partout ; l'abilomen est protégé par des lames, et la queue médiocrement longue, mais traînante, couverte de lamelles entières à sa partie inférieure ; les écailles du dessus du cori)s sont rhomboïdales, lisses, subverticillées; mais ce qui distingue les Bongares des autres Serpents plus ou moins analogues, c'est que, comme chez les Dipsas, le dos, comprimé en carène, est garni d'une rangée rachidienue, impaire, de grandes écailles hexagonales, allongées transversalement et recourbées dans le même sens, ce qui leur a fait donner dans les derniers temps le nomdeAspidoclonion(ai?pi>, bouclier, et clonion, épine du dos ). Tous les Bongares connus sont de TAsie méridionale. Los Bongares sont tous des Serpents venimeux, et leur fjoison parait avoir une action très-nromple et profonde sur Téconomio animale. Confonilus d'abord avec les Boas à cause des lamelles sous-caudales entières, on les distingua plus tard par les noms de Pseudo-Boas^ sous lequel on les voit indiqués dans quelques auteurs. On distingue plusieurs espèces de Bongares, savoir: 1*» le BoNGARB A AMNRAfJx (B, antiuloris^ Boa fasciata)^ ainsi appelé à cause de la disposition de sa coloration. Le corps est imprimé d'anneaux d'un bleu noirâtre et de jaune clair, d'un nouce environ de largeur, placés à distance égale l'un de l'autre. Le premier anneau bleu s'étend en pointe sur l'occiput, et le contour du museau est bordé d une large bande de couleur foncée. Le Bongaro à anneaux atteint sept ou huit pieds de long; on compte de 207 à 233 lames ventrales, et de 36 à 50 lamelles caudales. 11 n'est pas rare aux Indes; on lui donne, selon les provinces, les divers noms de Bungarum-Pamahy de Sakéené, de Ranla - Pam^ Hola^ Dola^ etc.
2" Le Bongare bleu ( B. cœruleus , Boa Iineoia), noir bleuâtre sur toutes les parties supérieures, marqué à des distances inégales de lignes transverses, blanches, trèsétroites, réduites parfois à de simples points» surtout aux extrémités du corps ; on compte 40 ou 50 de ces sortes de lignes. Ce Bongare ne paraît pas atteindre à beaucoup près la taille du précédent; les lames ventrales varient de 192 à 230, et les lamelles caudales de M à kl. 11 est assez répandu au Benffale, et a reçu les noms de Pakla-Poola, Gedi" Para-^oodooy de Cobra^Monil^ etc. L'on indique encore une troisième espèce de Ser-