‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 3)Chapitre 33 sur 204 · BRO · texte numérisé non relu

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si fortement à sa bouche par une morsure profonde, qu'il n'abandonna la partie mordue qu'assez loin dans les terres, où la Mule en fuyant l'avait emporté.

Tous les Brochets ne frayent pas àla même (époque : les uns pondent ou fécondent les œufs^ès le milieu de février, d'autres en mars, et d'aqlres en avril. S'ils sont redoutables pour les habitants des eaux qu'ils fréquentent, ils sont souvent livrés à des onnemis intérieurs oui les tourmentent vivoment. Bloch a vu dans leur canal digestif (les vers intestinaux. Les œufs, pour qu'ils puissent éclore, doivent recevoir à peu de profondeur sous l'eau l'influence du soleil. On prétend que les. oiseaux, et particulièrement les Hérons, quand ils en avalent, sont bientôt purgés, et qu'ils rendent, sans avoir ou le temps de les digérer, une partie d'entre eux. CY'St ainsi que la progéniture carnassière peut être répandue dans certaines eaux qui n'ont nulle communication entre elles. On ne sait quelle peut être Ja source de la ridicule opinion de certains pêcheurs qui prétendent trouver l'origine des Anguilles dans le frai du Brochet, ou qui assurent que les œufs parviennent dans les ouïes d'autres poissons, et qu'arrivé à Tâge où ses forces développées permettent au Brocheton de dévorer celui qui lui prête ja protection de ses organes respiratoires, le jeune nourrisson lui conserve une reconnaissance éternelle et ne lui fait jamais de mal. On les prend de diverses manières; en hiver, sous les glaces ; en été, pendant les orages, qui, en éloignant d'eux leurs victimes ordinaires, les portent. davantage vers les appâts; on les prend dans toutes les saisons, au clair de la lune, dans les nuits sombres; on emploie pour les pêcher le trident, la ligne, le collet, la nasse et l'épervier, qui est un lilet en forme d'entonnoir ou de cloche, dont l'ouverture a quelquefois vingt mètres de circonférence. Cette circonférence est garnie de balles de plomb, et le long de ce contour le filet est retroussé en dedans et attaché de distance en distance pour former des bourses. On se sert de l'éptjrvier de deux manières, en le traînant et <n le jetant. Lorsqu'on le traîne, deiix hommes placés sur les bords du courant d'eau maintiennent l'ouverture du filet dans une position à peu près verticale, par le moyen de deux cordes attachées à deux points de cette ouverture, un troisième pêcheur tient une corde qui répond ii la pointe du niet. Si Ton s'aperçoit qu'il y ait du jjoisson de pris, et qu'on veuille relever I épervier , les deux premiers pécheurs lâchent leurs cordes de manière que toute la circonférence de l'ouverture du âlet porte

sur le fond. Le troisième tire à lui la corde qui tient au sommet de la cloche, se balance pour que les balles de plomb se rapprochent les unes des autres, et guand il les voit réunies, tire à lui l'épervier, et le met sur le rivage. Lorsqu'on jeite le filet, on a besoin de beaucoup d'adresso, de force et de précaution. On déploie l'épervier par un élan qui fait faire la roue au filet, et qui peut entraîner le pêcheur dans le courant si une maille s'accroche à ses habits; la corde plombée se précipite au fond do l'eau et renferme les poissons compris dans l'intérieur de la cloche.

La chair du Brochet est agoréable au goût. On la sale dans beaucoup uendroits, açrès avoir vidé le poisson, l'avoir nettoyé et coupé par morceaux; on la sert sur nos tables, n est des contrées, parliculièremenl en Allemagne, oii l'on fait du caviar avec leurs œufs. On mêle ces mêmes œuts avec des Sardines, pour en composer un mets que l'on nomme netzin^ el que l'on r^g^raa comme excellent. Cependant ces œufs passent pour dilTiciles a digérer, purgatif et malfaisants, lorsqu'ils p'ont pas subi certaines préparations.

Si l'on veut se procurer une graqd^ abondance de gros Brochets, il faujl choisir pour leur multiplication des ëtangs, parce que toutes les eaux douces leur conviennent. On y placera pour leur nourriture des Cyprins ou d'autres poissons de peu de valeur. Au reste, on peut Jes porter facilement d*un séjour dans un autre sans leur faire perdre la vie.

tes pêcheurs et les owçhaod^ ().e poi^3<>ns nomment vulgairement Lancerons ou Lançons les jeunes Brochets , Ppignards les ijQOyens Brochets, Carreaux ou Loups les vieux, Pansards les grosses femelles dool les œufs font saillir le ventre, et L^yrins Jes mâles les plus allongés.

La seconde espèce est le Brochet américain [EsQsc americanuSf Lai;cép. E$ox ffiticularisj Lesueur, Ac. se. nat. Philad.)- Celle espèce est très-rapprocJiée de la ppécédenie par ses formes el sa couleur; notais elle est caractérisée par sa 'mâchoire supérieure proportionpellement beaucoup plus courte que l'inférieure, par Tensemly© de son rausèau qui est très-^plali, etparj'jéjévation de cette partie de la tête qui est située entre les yeux et la nuque, laquelle est fort plate chez le Brochet commun.

La troi>ième enfin, qui est sçmée de taches rondes et noirâtres, est désigtiée par Lesueur sous le nom d'Esox e$tor (Ac. se nat. Philacl., I.U3).

BBONCHIiS. Vojf. Respiration,

BUFO. Koy. Caapaup.

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CiBILLAUI^. Fojf. Qadc.

CACHALOTS (i) , le Cachalot higrog^ HOi, Physeter ÈÊtKrocephalus^ Linn.; Gur^ (dupéCfvffirrÀî», souffiH, é^tnt, etîen général toute espèce de eétccé ; macrocephaltis signi^ fie flrtfff têt^).

Quel coïosse nous avons encore sous les jfuil Sous Voyons \\n des géanis de la mer> des dominateurs de l'Océan, des rivaux de h Baleine franche. Moins fort que le premier lies cébcés, H a reçu des Armes formidables que h nsture n*a pas données à !a Baleine. Dw iitAs tferriWes par leur force et par leur nombw Garnissent les deux côtés de sa mèdtoiie inMrlé^^e. Son orgAhîsation intérieure, an j>e tflWérente de celle de la Baleine, lui impose d'ailleurs le besoin d'une ▼îe pfus STibstàtitiélle, que des légions d'àniDWui asset grands ^^uvetîl Sôviles lui fouruîr. Aussi ne règne-t-il pas Sûr les ondes, en vainqueur pacifique, comme la Baleine ; U y eiercè \ïn empire redo\i!é : il ne se con- Venle p^s 4e repousser l'ennétni ^ui l'attaque, 4f. brvser \^felacle qui l'arrête, d'immoler VaudacieuiquWe blesse; 11 cherche sa proie, il poursuit ses Tictimes, il provoque au combat; et slî ii'ést pas aussi avide de sang etdecaroage queplusieurs animaux féroces, s'il n est pas Je Tigre de la mer, du moins o'cst-iJ pas l'Eléphant de l'Océan.

Si tête est une des plus volumineuses, si elle n «l pas la pins grande de toutes celles que Ton connaft. Sa longueur surpasse presque tiujours le tiers de la longueur totale du cétactf. Elle parait comme une grosse masse troD'juée parHdevant, presque cubique, ti terminée [»ar conséquent à l'extrémité dii museau pair Une sûrfâcte Irès-étendue, ^esque carrée, et presque Verticale. C'est dans fa jurlace inférieure de ce cube immense, fflais imparfait, que l'on voit l'ouverture de la touche, étroite, longue, un peu plus re- ^éeque le bout du museau, et ibrmée à la

(I) Stirant Andenon, le nom de Cachalot a été maé, for les ri^vea ocddentaies de la Frauce méri- ^MaJe, au céiacé que nous décrivons, et signifie mmal à deniê.

OcUt espèce de céiacé est une des plus grandes de cet ordre, où la nature semble avoir déployé avec < luu de puissance les forces assimilalrices de la vie. iocun (fes êtres quelle a produiu n'a reçu plus que c^le espèce la faculté de soumettre à ces forces Une phs grande quantité de matière, et sans doute aussi ^ b soosimre plus longtemps à Taction des forces jOBiraires. U n'est point rare ^e r^tiieontrer des Cachalots de einquaule à soixante pieds de longueur, et même on dit en avoir vu de quatre-vingts a cent pieds; leur épaisseur est de douze à quinze pieds; Cl cependant ces forces, agissant plus longtemps, ne ^ font pas avec plus de plénitude, et par des moyens pltK nombreux ou plus compliqués, dans ces monstrœtix cétacés , que dans les espèces les plus petites de b cbsse «ks Mammifères, que dans b Souris ou l^ Musaraigne, fui n'oàlque quelques lignes de ionguenr.

volonté du Cachalot par la mftchoire d'i bas, comme par un vaste couvercle renversé.

Cette mâchoire d'en bas est done évidemment plus courte que celle d'en haut. Notis avons dans le Muséum d'histoire naturelle les deux mâchoires d'un Cachalot Macrocé^ phale. La supérieure a cinq mètres quatrevingt-douze centimètres de fongueur; l'inférieure n'est longue gue de quatre mètres quatre-viDgt-six centimètres.

Mais la mâchoire d'en haut du Macrocé*phale l'emporte encore plus par sa largeur que par sa longueur sur celle d'en bas^

âu'elie entoure et qui s'emboîte entre ses eux bratiches. Celle du Cachalot que nous venons d'indiquer a un mètre soixante-deux centimètres de large : l'inférieure n'a, vers , le bout du museau, que trente-deux centimètres de largeur; et ses deux branches, eE s'écartant, ne forment qu'un angle de quarante degrés (1).

Chaque branche de la mâchoire d'en bas a quelquefois cependant un tiers de mètre d'épaisseur. La chair des gencives est ordinairement Irès-blanche, dure eomme de la corne, revêtue d'une sorte d'écorce profondément ridée, et ne peut être détachée de l'os qu'après avoir éprouvé pendant plusieurs heures une ébullition des plus fortes.

Le nombre des dents "qui garnissent de chaque côté la mâchoire d'en bas est de vin^trois, suivant le professeur Gmelin; il était de vingt-quatre dans l'individu dont une partie de la charpente osseuse est conservée dans le Muséum d'histoire naturelle de Pans; il était de vingt-cinq dans un autre individu examiné par Anderson; et, selon plusieurs écrivains, il varie depuis vingttrois jusqu'à trente. On ne peut nlus douter que ce nombre ne dépende de 1 âge du cétacé , et ne croisse avec cet âge ; mais nous devons remarquer avec le savant Hunter, que , dans les cétacés , la dent parait toute formée dans l'alvéole ; elle ne s'allonge qu'en pénétrant dans la éeneivé. La mâchoire s'accrott en se prolongaent par son bout postérieur. C'est vers le gosier qu'il paraît de nouvelles dents à mesure que l'animal se développe ; et de là vient que dans les cétacés, et particulièrement dans le Macrocéphale, les alvéoles de la mâchoire supérieure sont d'autant plus profonds qu*ilà sont plus près du bout au museau.

Ces dents sont fortes, coniques, an peti recourbées vers l'intérieur de la gueule. Les deux premières et les quatre dernières de chaque rangée sont quelquefois moins grosses et plus pointues que les autres. Elles ont à l'extérieur la couleur et la dureté de l'i-

(1) La figure de cette mâchoire inférieure a été gravée dans les planches de ïEncychp, métkod. , sous la direction de M. Bouuaterr«, Câiologitt, ^i. (^, lig. $

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voire; mais elles sont à rintérieur plus tendres et plus grises. On a écrit qu'elles devenaient plus longues, plus grosses et plus recourbées, à mesure que le Cétacé vieillit. Lorsqu'elles n'ont encore qu'un sixième de mètre de longueur, leur circonférence est d'un douzième de mètre à lendroit où elles ont le plus de grosseur. La mâchoire supérieure présente autant d'alvéoles qu'il y a de dents à la mâchoire d'en bas. Ces alvéoles reçoivent, lorsque la bouche se ferme, la partie de ces dents qui dépasse les gencives; et presque à la suite de chacune de ces cavités on découvre une dent petite, pointue à son extrémité, située horizontalement, et dont on voit à peine, au-dessus de la chair, une surface plane, unie et oblique.

La langue est charnue, un peu mobile, d'un rouge livide, et remplit presque tout le fond de la gueule.

L'œil est situé plus haut que dans plusieurs grands cétacés. On le voit au-dessus de l'espace qui sépare l'ouverture de la

Sueule de la base de la pectorale, et à une istance presque égale de cet espace et du sommet de la tète. 11 est noirâtre, entouré de poils très-ras et très-difficiles à découvrir. Cet organe n'a d'ailleurS qu'un très-petit diamètre; et Anderson assure que dans un individu de cette espèce, poussé dans l'Elbe, par une forte tempête, en décembre 1720, et qui avait plus de vingt-trois mètres de longueur, le cristallin n'était que de la grosseur d'une balle de fusil.

Au reste , nous devons faire remarquer avec soin que TobU du Macrocéphale est placé au sommet d'une sorte d'éminence ou de bosse, peu sensible à la vérité, mais qui cependant s'élève assez au-dessus de la surface de la tète, pour que le museau n'empêche pas cet organe de recevoir les rayons lumineux réfléchis par les objets placés devant le cétacé, pourvu gue ces objets soient un peu éloignés. Aussi le capitaine Colnett dit-il, dans la relation de son voyage, que le . Cachalot poursuit sa proie sans être obligé d'incliner le grand axe de sa tête et de son corps sur la ligne le long de laquelle il s'avance.

On a peine à distinguer l'orifice du conduit auditif. Il est cependant situé sur une sorte d'excroissance de la peau, entre l'œil et le bras ou la nageoire pectorale.

Les deux évents aboutissent à une même ouverture, dont la largeur est souvent d'un sixièmede mètre. L'animal lance avec force, et aune assez grande hauteur, l'eau qu'il fait jaillir par cet orifice. Mais ce fluide, au lieu de s|élever verticalement, décrit une courbe dirigée en avant, et par conséquent, au lieu de retomber sur les évents, lorsque le Cachalot est en repos , retombe dans la mer, k une distance plus ou moins grande de l'extrémité du museau. Cet effet vient de la direction des évents et de la position de leur orifice. Ces tuyaux forment une diagonale qui part du fond du palais, traverse l'intérieur de la tête, et se rend à l'extrémité supérieure du bout du museau, où elle se

termine par une ouverture inclinée k l'bo rizon. L eau lancée par cette ouverture e)

[mr ces tuyaux inclines tend à s'élever dans 'atmosphère dans la même direction; et sa pesanteur, qui la ramène sans cesse vers la surface de la mer, doit alors lui faire décrire une parabole en avant du tube dont elle est partie.

Le Macrocéphale n'est pas obligé de se servir d'évents pour respirer, aussi souveot , que la Baleine franche : il reste beaucoup plus longtemps sous l'eau; et l'on doit croire, d'après le capitaine Colnett, que plus il est grand, et moins, tout égal d'ailleurs, il vient fréquemment à la surface de TOcéan^

Nous avons déjà dit ({ue sa longueur pouvait être de plus de vingt-trois mètres : sa circonférence, à Tendroit le plus gros de son ,corps , est alors au moins de dii-sept mètres; sa plus grande hauteur es( même quelquefois supérieure ou du moins égale au tiers de sa longueur totale.

Mais nous ne pouvons terminer la description de ce cétacé) qu'après avoir parlé de deux substances remarq[uables qu'on trouve dans son intérieur, ainsi que daos celui de presque tous les autres Cacha* lots. L'une de ces deux substances est celle qui est connue dans le commerce sous le nom impropre de blanc de Baleiney et l'autre est Vamore gris.

Que la première soit d'abord l'objet notre examen.

La tête du Cachalot macrocéphale, cette tête si grande, si grosse, si élevée, même dans celle de ses portions qui saille le fins en avant, renferme dans sa partie supérieure, une cavité très-vaste et Irès-distiocte de celle qui contient le cerveau, et qui est trèspetite. Le capitaine Colnett nous dit, dans la relation de son voyage, que dans un Macrocéphale pris auprès de la côte occideoti'e du Mexiaue, en août 1793, cette cavité occupait près du quart de la totalité de la léle. Elle était inclinée en avant, s'avançait d'an côté jusqu'au bout du museau, et de l'autre, s'étendait jusqu'au delà des yeux.

Celte cavité est recouverte par plusieurs téguments, par la peau du cétacé, par une couche de graisse ou de lard d'un décimètre au moins d é[)aisseur, et par une meinbranft dont le capitaine Colnett dit que la couleur est noirefl), et dans laquelle on voit de trèsgros nerrs.

La calotte solide que l'on découvre quanu on a enlevé ces téguments, est plus ou moins dure, suivant l'âge du cétacé; mais il paraît que, tout égal d'ailleurs, elle est toujours plus dure dans le Macrocéphale qne dans d'autres espèces de Cachalots qui produisent du blanCf et dont nous parlerons bientôt.

La cavité est divisée en deux grandes portions par une membrane parsemée de neris et étendue horizontalement. Ces deux portions sont traversées obliquement par les évents : elles sont d'ailleurs inégales. La su-

(4) Voyage to tke $oulh Atiantic^ etc.

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péfieare est la moins grande : Tinférieure , qui eâ située au-dessus da palais, a oueti)Qefoi$ plus de deux mètres et demi de nauteur. n Q*est donc pas surprenant qu'on re* tire5D0Tent de ces deux cavités, lesquelles ool été comparées à des cavernes^ plus de dii-hoit ou même vingt tonneaux de blanc bqoidf*. Hais celte substance fluide n'est pas oonteane uniquement dans ces deux grands espars. Chacune de ces vastes cavernes est séparée en plusieurs compartiments, formés par A» membranes verticales , dont on a considéré la nature comme semblable à celle de li pellicule intérieure d'un œuf d'oiseau, et c'est dans ces compartiments qu'on trouve le kUme. Cette matière est liquide pendant Il vie de l'animal; elle est encore fluide k>rsqn*oo l'extrait peu de temps après la moridacétacé. A mesure néanmoins au'elle se re&oidit, elle se coagule : si elle est mêlée êvec une certaine quantité d*huile, il but 00 refroidissement plus considérable poor la fixer; et lorsqu'elle a perdu sa fluidité, elle ressemble, suivant M. Hunter, à k palpe intérieure du melon (Teau. Elfe est Irès-blanGhe : on a cependant écrit que ces nuances étaient quelquefois altérées par le dimai^ vraisemblablement par la nourriture el VélaV de Y'mdividu. Devenu concrète, elle est erislaUine et brillante. C'est une matière bailense, que l'on trouve autour du cerveau , mais qui est très-distincte par sa place, et (fè^-diffërente par sa nature , de la 5a/»sa0cefDédulJaire. Le blanc que l'on retire de le DorUon supérieure de la grande cavité est tres-souvent moins pur que celui de la portioû io/érieure; mais on amène l'un et l'aotre à un très-haut degré de pureté , en le séparant à Taide de la presse , d'une certaine qoantité d'huile qui l'altère, et en le soumeUant à |>Iusieurs fusions, cristallisations et pressions successives. 11 est alors cristallisé en lames blanches , brillantes et argeotiaes. Il a une odeur particulière et fade, très-iaciie à distinguer de celle que donne la rancidité. Lorsqu'on l'écrase, il se châoge en une poussière blanche, encore la- JDeOeuse et brillante, mais onctueuse et grasse. On le fond à une température plus ^^^sse que la cire, mais à une température plus élevée que la graisse ordinaire. Mis en contact avec un corps incandescent, il s'enflamme, brûle sans pétillement, répand une flamme vive et claire, et peut être employé avec d'autant plus d'avantage à faire des boagics, aue lorsqu'il est en fusion, il ne t«ch« pas les étoffes sur lesquelles il tombe, Dais s'en sépare par le frottement , sous la tonne d'une poussière.

On canal communique avec la cavité qui contient le blanc du Cachalot. Très-gros du cèté de cette cavité, il s'en éloigne avec la iDOelle épinière, et se diyise en un trèsgrand nombre de petits vaisseaux, qui, s'étendant jusau'aux extrémités du Cétacé, distribuent dans toutes les parties de ranimai la substance blanche et liquide que nous examinons. Ce canal se vide dans la cavité de la téte^ à mesure qu'on retire le blanc de

cette cavité, et la substance fluide qui sort de ce gros vaisseau remplace, pendant quelques moments, celui qu'on ouise dans la tète.

On trouve aussi, dans la graisse du Macrocéphale» de petits intervalles remplis de blanc. Lorsqu'on a vidé une de ces loges particulières, elle se remplit bientôt de celui dés loges voisines, et, de proche en proche, tous ces interstices reçoivent un nouveau fluide qui provient du grand canal dont la moelle épinière est accompagnée dans toute sa longueur (1).

Il y a donc oans le Cachalot, k l'histoire duquel cet article est consacré, un système général de vaisseaux propres è contenir et à transmettre le blanc, lequel système a beaucoup de rapport dans sa composition, dans sa distribution, dans son étendue et dans la

f)lace qu'il occupe, avec l'ensemble formé par e cerveau, la moelle épinière et les nerfs proprement dits.

11 ne faut donc pas être étonné qu'on retire du corps et de la queue du Macrocéphale une quantité de blanc éçale, ou à peu près, à celle aue l'on trouve dans sa tète, et que cette substance soit d'un égal deçré de pureté dans les différentes parties du cétacé.

Pour empêcher que ce blanc ne s'altère et n'acquière une teinte jaune, on le conserve dans des vases fermés avec soin. Des com^ merçants intidèles l'ont Quelquefois mêlé avec 00 la cire ; mais en le taisant fondre, on s'aperçoit aisément de Sa falsification de cette substance.

Pour achever de la faire connaître, nous ne pouvons mieux faire que de présenter une partie de l'analyse qu'on en peut voir dans le grand et bel ouvrage de Fourcroy (2).

« Quand on distille le blanc k la cornue, on ne le décompose qu'avec beaucoup de difficulté ; lorsqu'il est fondu et bouillant, il pas$e presque tout entier et sans altération dans le récipient ; il ne donne ni eau ni acide sébacique ; ses produits n'ont pas l'odeur forte de ceux des graisses. Cependant

(1) Toutefois Frédéric Cuvier élève des doutes làdessus, c Lacét'me,dîtil,paratls*y trouver (dans les cavités de la téie du Cachalot) eufemiée dans des poches.des cellules plus ou moiiib étendues, plus ou moins nombreuses, rurmées par les lames d*un tissu ceUulaire très- lâche, et séparées, assure-i-on, en deuxcaviiés , Tune supérieure, Tauire inférieure ; mais ceue structure n*a jamais fait le sujet d^observations exactes, et n*est connue que par les rapports toujours bien va^es, bien peu fidèles même, des pécheurs. Les narmes, membraneuses, en traversant les cellules, y trouvent des attaches, et leur donnent en retour des appuis. A en croire ces rapports, dont tant de doutes doivent affaiblir Tautorilé, la cétioe se rencontrerait de plus dans la couche de graisse qui enveloppe le corps entier des Cachalots, eteUe sy trouverait encore renfermée dans les cellules parUculiéres. Ils ajoutent Êun gros vaisseau, rempli de cette substance, s*éteuit de la tête le long ou dos, mais tout, dans Torganisation connue de ces Cétacés, concourt à faire regarder cette idée comme une erreur, i

i^) Système des cotmaiuanceê chimiques, t. X, p. Sd9 et suiv.

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aoe p«rtie de ce corps grsisseuii est déjè dénalurâe, puisqu'elle est i l'état d'huile liquide, et, si ot] le dif^ille {plusieurs fois de suili,', on (jarvienl îi l'ubleuir coraplétemenl huileux, liquide et inconcrescible. Malgré Tiisp^ce il'aUéralion qu'il éprouve dans ces disliib'lions répétées, le blanc n'a point Acquis encore plus de volatilité qu'il n'en avait; el il rai't, suivaut M. Thuuvenel, le même degré de clialeur pourlevolaliliser que dans la première opération. L'huile dans laquelle il se convertit n'a pas non plus l'odeur vive cl néiiétrante de celles qu'on relire des aut traitées de la même

1 1 du blanc avec l'eau

1 imiste liéjà cité, n'of-

t e. L'eau de cette es-

iin peu louche ; filtrée e un peu de malièro I )ur résidu. Le blaoc,

t DS l'eau, devient tilus

<--- --- nns l'alcool, qu'il ne

devient jaune et jue' sa rancidité ; graisses propreodeur soit alors MS dernières, en sou état frais, ce ni assez marqué snt fait observer ■s l'emploi. 11 se et le soufre par es substances nié-

murialique n'ont 'acide sulfuriqua lifianl sa couleur, ssolution,cnmiae 1 l'aciile nitrique; e et le blancliit ; le jaunit, etne la is naturellement

IC9 s'unissent au

[it è l'étal savon-

n se sèche et de-

, . n dans l'eau est

plus louche el moins homogène que celle

des snvons comintias.

- « Bouilli dans l'eau avec l'oxyde rou^e de

plomb, le blancforme une masse cmplaslique,

mbinenl promptegraisseuse à l'aidu le peut pas plus la ma que les graisses les aissolvt'nt éga-

- , même qu'elles ne

font les graîases proprement dites. L'alcool lo dissout en le faisant chauiTer : il s'en sépare une grande partie par lo refroidissementj el lorsque celui-ci est lent, le b|ano se cristallise ep se précipiianl. L'éthor en opère la dissolution encore plus urompiement el plus facilement que l'alcool; il l'enlèvn mémo à celui-ci, el il en relient une plus grande quanlilé. On peut aussi faire crislaljser trè»-régulièremeiil lo blanc, si, a, nés

tnc w

l'avoir dissout dnnl'Mier à l'aide de ii r)ii.ï leur douce que là main lai communiqne.oflj le laisse refroidir el s'évaporer h I air, Li . forme qu'il prend «lors «SI celte d'écaillM| blanches, brillantes etet^iitées comme Vi-, cide boraciqne, tandis que Je Huif et Icbearre de cacao, traités de même, ne donnent que „ des espèces de mamvlons «opaques et gros- , pés, ou des massea grenues irrégulières. > ' Comment ne pas penser maintenant, am , Fourcroy, que le Wanc du Cachalot est ont .[ substance très-particulière, et qu'il peulHre regardé comme ayant avçc les huilei (iin les mêmes rapports i^ue le camphre avec Its I huiles volatiles, tandis que la cire pnratt (Ire ! h ces mômes huiles Ries ce que ta résine mi 1 è ces liuiles volatiles? f

Mais nous avons dit soQvent qu'il D'riii- ' lait pas dans la nature de phénomène entière- ' ment isolé, Aucaoe tfUBlité n'a étôatlriliuft ^ il un être d'une manière exclusive. Lescnuses ' s'enchaînent comme les cfTets ; elles sont rap- 1 prochées et liées de manière h former dn | séries non interrompues de nuances sucfi's- | sives. A la vérité, la lumière de la science i n'éclaire pas encore toutes ces gradMions. i Ce que nous ne pouvons pas apercevoir e4 pour nous comme s'il n'eiisiaît (ias,el*eiii pourquoi nous croyons ref r des vides «uluor des phénomènes; voili pourquoi bous sommes portés i sup{>oser des ftils iso'is, dn facultés uniques, des propriétés eiefmiTej, des forces circonscrites. Mais toutes ces démarcations ne sont que des illusioD^ t]ue It grand jour de la science dissipera ; ellein eiifteiil que dans nos fausses manières île w. Nous ne devons donc pas penser qu'une mIutanceparUculièren'appartiennequ'àquelH'iH êtres isolés. Quelque limitée qu'une miti^n nous paraisse, nous devons éliesûriquesf* bornes fantastiques disparaltronl i m"'"* que nos erreurs se dissiperont. Onlareimiivera plus ou moins abondante, ou plu^'"' moins modifiée, dans des êtres vmsinso'i éloignés des premiers qui l'aurblit préseDl«' Nous en avons une preuve frappsnteMn''.* blanc du Cachalot : pendant longtemps,""'^ cru un produit particulierde l'orijaniSBlio" ''" Macrocéphale. Mais conlinuons découler Fourcroy, et noua ne douterons plus q"^ celte substance ne soit très-aboniiants dins la nature. Une des sources les plus «mïrquables de cette matière est dans le «rr» et particulièrement dans ia tête du Ca*»"' macrocéphale; mais nous verrons '''*!'' .j'"",. d'autres cétacés le produisent aui»i- " même tenu en dissolution <lans la gr"- huileuse de tous les cétacés. L'huile de"?* leine franche ou d'autres baleines'. I ''"!''?L, on a donné dans le commerce h" no"' 'j^ propre dkuile de poûton, dépose, o»"',,. vaisseaux oii on la conserve, """.î" li plu» ou moins grande de biano entierf;mj^ semblable à celui du Cachalot. La ""l«!^ huile de poisson, oeile qu'on extrait ."" |, et de quelques autres parties de vrai» F^ sous, donne le même blanc, q«i s^" il-,.,^ l>ilo lorsque l'huile a été pendant loiigiT'^, en repos, et qui se cnslalliM an w »(*"

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«k celle huile. Les habitants des roers, soit ^îoi qui ont reçu des poumons et des toame\\ei,soil ceux qui raontrent desïïranchies etdesoTaires, produisent donc ce tlanc dont nous recherchons rorigine.

Mais continuons.

Foûrcroy nous dit encore qu'il a trouvé une substance analogue au £nànc d^tns les fâlfàls biliaires» dans les déjections bilieuses de phisfeurs malades, dans lé parenchyme duKfle tijiosé pendant longtemps à l'air et dessérhètOans les muscles qui se sont putréfiés «us une couche d'eau ou de terre humide, dans les cerveaux conservés au milieu de I stcool, et dans plusieurs autres organes

§ïus OQ moins d^comoosés. Il nliésile pas à éclarer^e îe bJanc dont tWus éludions les proîTiétés est un des produits les^luscons- Wts et les plus ordinaire^ des composés animai altérés.

Obinvons cependant que celte substance blan^te el remarquable, que les animaux terrestres ne produisent que lorsque leurs ofpnes ou leurs ffuides sont viciés, tsl le rmllal habituel de Torgamsation ordinaire des animaux marine, le signe de leur force constante 61 la preuve de leur kàuté accoutumée, p\u\61 oue la marque d'uh dérangemenl^mi^nXw ou d'une altération passa-

Obsçrvot)s encore, en rappelant- et en réunistenl dani Dofre pensée toutes les pro-

JriétH guelSna/jse a fait décoùvHr dans le jmc du Cfïcbiiloïf aue cette matière participe aux OTiafieés (tes substances animales rt i reHcs des substances végétales. C'est un exemple de plus de ces liens Secrets qui tt'iîteeDt imis lei do'rps organisés, tet qui n'ont JMSBi Icbaprié aut esprits atlentlTs.

• lii fft-bédu CachMot, dit F. Ciivier, pa-

raiî a»Dff été longtemps négligée pour celle

de h Baleine. Le but que se proposaient les

JMi^Ds, en Se livranWr la pèche de ces grands

Wlatés, était de se procurer les matières

Çîa<M?s que Ces animaux produisent et que

•'** eommftce et l'industrie rechrirchent à di-

^*^ titres. La Baleifie rtend une beaucoup

: /wgranJe nuantité d'huile que le Cachalot,

"'* cet é^ra celui-cî avait beaucoup moins

1 iwportwice qixe celle-lli. Un seul avàhl.ise

''li était rtserré i H donne la cétlnfe qu'elle

"'' produit pa^ ; mais pendant longtemps dette

fwtière, exclusivement employée 'en pliar-

«*^i», et ne fournissant qu'à une consom-

œttion très-bornée, n'excitait point à la re-

^*•**^^lle des animaux qui la p^odtjisent. Au-

Jo^jH'hui , que Tetapfoi de la cétine s'est

*^*5idéfablement étendu, et que, de l'oïllcine

^« pharmaciens, elle a passé dans les ate-

»m des industries les plus communes, la

i**he des Cachalots est devenue très-impor-

ï'Me, et, de nos jours, elle est l'objet de

T^mbreuses exj>éJ!tions maritimes. T. est le

''^rd qui fournissait ahtreWis toute lé cétine,

<'>ut lesperroacéti du comtUerce. Sçit cJUe le§

'achalots ne s'y trourent que passagère-

nient, sôit que la chasse qu'Dn leur a faite

|tt ao ait éloignés, soit par toute autre cause,

b Ml est qu'ils paraifeseût f être devenus .

rares, et c'est vers les mers du Sud et dans l'océan Pacifique que les expéditions se dirigent pour se livrer à leur recherche. Tout annonce que ces tentatives ont été jusqu'à présent suivies du plus heureux succès ; mais on croit s'ai>ercevoir que ces animaux, in*qùiétés par les nombreux pêcheurs qui les poursuivent, abandonnent les parages où ills se trouvaient le plus abondamment, et cher*chent des retraites nouvelles pour se soustraire à leurs actifs ennemis.

La pèche du Cachalot se fait, par nos marîiis, de la même manière c^ue celle de tous les grands Cétacés, c'est-à-dire au moyen du harpon.

On n'a point de données très-précises sur la quantité d'huile et sur colle de cétine que fournit communément un Cachalot d'une taille donnée. Un individu de cinguanto à soixante pieds de long produit, suivant les un§ , douze tonneaux de cétine , et vingt, isni Vaut les autres ; quant à la (Quantité d'hui le, elle serait de quarante à cinauante tonneaux.

Gettehuile ne paraît point différer de l'huile qtie fournit le lard de tous les autres cétacés ; niais la cétine n'est produite que par le Cachalot, et c'eM une substance grasse d'une nature toute particulière, qui a acquis, pat* îe^ vertus extraordinaires qu'on lui attribuait à tort, une célébriié qu'ellti a pèrdiie depuis que son utilité réelle s'est accrue, et àue ses qualités effectives ont été vérîtablehient appréciées. Cette matière estd'ubè tiature toute spéciale : elle n'a ni la fixité des huiles ordinaires, ni la volatilité des nulles essentielles Dans la nature, et telle qu'elle est livrée au commerce, elle se IrouVe fô\i]ours plus ou moins mélangée î des substances étrangères qui l'altèrent, et entre autres k une huile

Elus ou moitié cdïorée, qUi augmente sa fusiilité. Suivant l'analyse qu'en a faite M. Chcvreul, après l'avoir épurée, il à reconnu que 100 parties en poids d'oxvkène y sont ùnièfe à 1490, 7 de carbone et à 23*, 8 d'hy<lrogène. Elle fond à qua:artte-netirdcgrés centigrades, et, par le refroidissement, elle se prend en une masse incolore, lAUielleuse et nrillante. Elle se volatilise à une leran(''râture VbisiHê de trois cent soixante degrés, tnaiS sans su décompose?. Sort édéur est Tort légère, et elle est irisîf^ide. L'eau ne la dissout point, et elle ne l'est qu'en très-netUe (Juantité dan$ l'alcool bouillant, qui ne 1 altère point. Exposée au feu, elle brûle sani^ laisser de résidu. Celte pnDpriélé, jointe à son degt^é de fusibilité, qu! Se rapproche de celui de la cire, ftit (qu'elle est abondamment employée à la ftbrication de bougies qu'on rccliercno aussi à cause de leur éclat nacré.

Le Macrocéphale produit cependant, ainsi que nous l'avons dit, une seconde substance recherchée par le commerce : cette seconde • substance est Vatnbre gris. Elle est bien plus connue que i'adipocire, parce qu'elle a été consacrée éU lUxe, adoptée parla sensudlilé^ célébrée par la mode, fiendant oue l'adipoclte n'a été regardée que comnie utile.

L'ambre gris est un borps opaque et solide. 6« coûMStauee tarte luttant qu'il t été exposa

CkC

REPTILES

CAC

à un air plus chaud ou plus froid. Ordinairement néanmoins il est assez dur pour être cassant. A la vérité, il n'est pas susceptible de recevoir un beau poli , comme l'ambre jaune ou le succin ; mais lorsqu'on le frotte, sa rudesse se détruit, et sa surface devient aussi lisse que celle d'un savon très-compacte, ou même de la stéatite. Si on le racle avec un couteau , il adhère» comme la cire, au tranchant de la lame. 11 conserve aussi, comme la cire, l'impression des ongles ou des dents. Une chaleur modérée le ramollit, le rend onctueux, le fait fondre en huile épaisse et noirâtre, fumer, et se volatiliser par degrés, en entier, et sans produire du charbon, mais en laissant à sa place une tache noire, lorsqu'il se volatilise sur du métal. Si ce métal est rouge, l'ambre se fond, s'enflamme, se boursouffle, fume, et s'évapore avec rapidité sans former aucun résidu, sans laisser aucune trace de sa combustion. Approché d'une bougie allumée, cet ambre prend feu et se consume en répandant une flamme vive. Une aiguille rougie le pénètre, le fait couler en huile noirâtre, et parait, lorsqu'elle est retirée, comme si on l'avait trempée dans de la cire fondue.

L'humidité, ou du moins l'eau de la mer,

ëeut ramollir l'ambre gris, comme la chaleur. In effet , on peut voir dans le Journal de Phpéiqtie^dix mois de mars 1790, que M. Donadei, capitaine au régiment de Champagne, et observateur très-instruit, avait trouvé sur le rivage de l'océan Atlantique, dans le fond du golfe de Gascogne, un morceau d'ambre gris, du poids de près d'un hectogramme, et qui, mou et visqueux, acquit bientôt de la solidité et de la dureté.

L'ambre dont nous nous occupons est communément d'une couleur crise, ainsi que son nom l'annonce ; il est d'ailleurs parsemé de taches noirâtres , jaunâtres ou blanchâtres. On trouve aussi quelquefois de l'ambre d'une seule couleur, soit blanchâtre, soit grise, soit jaune, soit brune, soit noirâtre.

Peut-ôtre devrait-on croire , d'après plusieurs observations, que ses nuances varient avec sa consistance.

Son goût est fade; mais son odeur est forte, facile à reconnaître, agréable à certaines personnes, désagréable et môme nuisible et insupportable 5 d'autres. Celte odeur se peifectionne , et, pour ainsi dire, se purifie à mesure que Vambre gris vieillit , se dessèche et se durcit ; elle devient plus pénétrante et cependant plus suave, iorsqu on frotte et lorsqu'on chauffe le morceau qui la répand ; elle s'exalte par le mélange de l'ambre avec d'autres aromates ; elle s altère et se vicie par la réunion de cette même substance avec d'autres corps : el c'est ainsi qu'on pourrait expliauer l'odeur d'alcali volatil que répandait I ambre gris trouvé sur les bords du golfe de Gascogne par M.Donadei , et qui se dissipa quelque temps après que ce physicien l'eut ramassé.

L'ambre gris est si léger qu'il flotte nonseulement sur la mer» mais encore sur l'eau douce.

11 se présente en boules irrégulières : It unes montrent dans leur cassure un tissi grenu; d'autres sont formées de couche presque concentriques de différentes épaisseurs, et qui se brisent en écailles.

Le çrand diamètre de ces boules Tarie ordinairement depuis un douzième jasquV un tiers de mètre , et leur poids, depuis on jusqu'à quinze kilogrammes. Mais on an des morceaux d'ambre d'une grosseur bien supérieure. La compagnie des Indes de France exposa à la vente dei'OrieDt,ca 1755, une boule d'ambre qui pesait soixantedeux kilogrammes. Un pécheur américaio d'Antigoa a trouvé dans le ventre d'un Cetacé,i à seize myriamètres au sud-est des lies du Vent, un morceau d'ambre pe^tot soixante-cinq kilogrammes, et qu'il a veodu 500 livres sterling. La compagnie des Indes orientales de Hollande a donné onxt milk rixdalers à un roi de Tidor pour une masse d'ambre gris, du poids de quatre-vingt-onze kilogrammes. Nous devons dire cependant que rien ne prouve que ces masses n'aient pas été produites artificiellenient par la fosion, la réunion et le refroidissement gndue de plusieurs boules ou morceaui naturels. Mais, quoi qu'il en soit , l'état de mollesse et de liquidité que plusieurs causes peuvent donner à l'ambre gris, et qui doit être son état primitif, explique commentée corps odorant peut se trouver mêléaTec plusieurs substances très-différentes de cet aromate, telles que des fragments de t^ taux, des débris de coquilles, des arêtes où d'autres parties de poisson.

Mais , indépendamment de cette introdo^ tion accidentelle et extraordinaire de corps étrangers dans Tambre gris, cette substance renferme presque toujours des bect ou plutôt des mâchoires du Mollusç|ue aua»!« Linné a donné le nosi de Sepia ociopodta, et que Lamarck a placé dans un genre auquel il a donné le nom d'Octopode. Ce s^nUes mâchoires, ou leurs fragments, qui produisent ces taches jaunâtres, noirâtres ou blanchâtres , si nombreuses sur l'ambre gns.

On a publié différentes opinions sur la P»^ duction de cet aromate. Plusieurs naturalistes l'ont regardé comme un bitume, com^ une huile minérale, comme une sorte de pe^ trole. Epaissi par la chaleur du soleil et durci par un long s^our au milieu de Teau saiee, avalé par le Cachalot macrocépbale ou pw d'autres cétacés, et soumis aux forces ains

2u'aux sucs digestifs de son estomac, u prouverait dans l'intérieur de ces ammau^ une altération plus ou moins grande, v^ biles chimistes, tels que Geoffroy, Neumaon, Grim et Brow, ont adopté cette opinion» parce qu'ils ont retiré de l'ambre gns qne^

gués produits analogues à ceux des pilnj"^' ette substance leur a donné, par lanai)»» une liqueur acide, un sel acide concrei, « l'huUe et un résidu charbonneux. Mais»

comme l'observe Fourcroy, ces Pï^^j^l „ÎL partienaent à beaucoup dWtres suos'f "^.

qu'à des bitumes. De plus, i'ambre gris <» dissolttble en grande pirtio dan» 1 alcooi

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ànitélher; sa dissolut ioD est précipitée par Ye« «snine celle des résines, et les bitumes sool presque insolubles dans ces liquides. Dtolres naturalistes, prenant les frag- ©eob de mâchoires de Mollusques disséminés dans l ambre gris pour des portions de becs d oiseaux, ont pensé que cette substafl€8 protenait d'excréments d'oiseaux qui *^î °^08é des herbes odoriférantes.

Quelques physiciens n'ont considéré i'ambre gns que comme le produit d'une sorte d'écume rendue par des Phoques, ou un eicréiDenl de Crocodile.

P^met,Lémery, et Formey de Berlin, ont cm que ce corps n'était qum mélange de cire et d« miel, modifié par le soleil et par les eanx de U mer, de manière à répandre uûft odeur Irès-suave.

Daos «es dernières hypothèses, des cétacés auraient avalé des morceaux d'ambre pis CDtiiJtow Dar 1^5 yagues et flottant sur la 5urû<î«"^*^céan, et cet aromate, résultat d*uQ ïàluiDQ} ou composé de cire et de miel, ou d'^dune de phoque, ou de fiente d'oiseaux, oTtd'eicrémeots de crocodiles, roulé p^ Aes Aots, et transporté de rivage en ri- ^»^ pendant son état de mollesse, aurait pu t^itfxmirer, retenir et s'attacher plusieurs &\ihstaDces étrangères, et particulièrement des dépouilles duiseaux, de poissons, de noilosaues, de tesUcés.

Des pD/5ici6ûs plus rapprochés de la vérité M dit, im CiuiiuSf que l'ambre gris était nue suistance animale produite dans l'esto»c d'un célacé , comme une sorte do bézûud.

D'iolres ont prétendu que c'était un prodotieoiUable au musc ou au castor eum^ et qïieroow trouvait que chez le mâle, dans

«D SIC situé vers les organes de la généra-

^^'lotres auteurs ont avancé que ce sac

Biwit fflje la vessie de l'urine, et que les

^^(fambre étaient des concrétions ana-

"Pw 101 pierres que l'on trouve dans la

▼•«leiferhomme et de tant d'animaux; mais

«simt docteur Swédiawer a fait remar

flwf «Tec raison , dans l'excellent travail

gûili publié sur l'ambre gris (1), que l'on

*«Ji»edes morceaux de cet aromate dans les

JjjWttlots femelles comme dans les mflles,

• Joe lei boules qu'elles renferment sont

IJJ^ent moins grosses et souvent moins

'•nj^hées. Il a montré que la formation

•iinabredans la vessie et l'existence d*un

•cptrticulior étaient entièrement contraires

•œ résultats de l'observation ; il a fait voir

f^ ce prétendu sac n'est autre chose que le

^^ du Macrocéphale, lequel cœcum a

PiDs d'un mètre de longueur; et après avoir

'Vpelé que, suivant Ksmpfer, l'ambre gris,

^tné par les Japonais excrément de Ba-

•^(kusura no fu), était en effet un etcré-

*^t de ce cétacé ; il a exposé la véritable

^^i^na de cette subsance singuKère, telle

<Vtô la démontrent des faits bien constatés.

L'ambre gris se trouve dans le canal intes

0) TrwM^tofii philosaphiques.

tinal du Macrocéphale, à une distance de l'anus, qui varie entre un et plusieurs mètres. Il est parsemé de fragments de mâchoires du Mollusque nommé Seiche^ parce que le Cachalot macrocéphale se nourrit principalement de ce Mollusque, et que ces mâchoires sont d'une substance de corne qui ne peut pas être digérée.

11 n'est qu'un produit des excréments du Cachalot; mais ce résultat n'a lieu que dans certaines circonstances, et ne se trouve pas par conséquent dans tous les individus. Il faut, pour qu'il existe, qu'une cause quelconque donne au cétacé une maladie assez grave, une constipation forte, qui se dénote par un affaiblissement extraordinaire, par une sorte d'engourdissement et de torpeur, se termine quelquefois d'une manière funeste à l'animal par un abcès à l'abdomen, altère les excréments, et les retient pendant un temps assez long pour qu'une partie de ces substances se ramasse, se coagule, se modifie, se consolide, et présente enfin les propriétés de l'ambre gris.

L'odeur de cet ambre ne doit pas étonner. En effet, les déjections deplusieurs Mammifères, tels que les Bœufs, les Porcs, etc., répandent, lorsqu'elles sont gardées pendant auelque temps, une odeur semblable à celle e l'ambre gris. D'ailleurs, on peut observer, avec Rome de Lisle (1), que les Mollusques dont se nourrit le Macrocéphale, et dont la substance fait la base des excréments de ce cétacé, répandent pendant leur vie, et même aj)rès qu'ils ont été desséchés, des émanations odorantes très-peu différentes de celles de l'ambre, et que ces émanations sont trèsremarquables dans l'espèce de ces Mollus- 3ues, qui a reçu, soit des Grecs anciens, soit es Grecs modernes, les noms de éledonCf bolitaine^ osmylos^ osmylios et moschites f parce qu'elle sent le musc (2)

L'ambre gris est donc une portion des excréments du Cachalot macrocéphale ou d'autres cétacés, endurcie par les suites d'une maladie, et mêlée avec quelques parties d'aliments non diçérés. Il est répandu dans le canal intestinal en boules ou morceaux irréguliers, dont le nombre est quelquefois de quatre ou de cinq.

Les pêcheurs exercés connaissent si le Cachalot qu'ils ont sous les yeux contient de l'ambre gris.

Lorsqu'après l'avoir harponné ils le voient rejeter tout ce qu'il a dans Testomac, et se débarrasser très-promptement de toutes ses matières fécales, ils assurent qu'ils ne trouveront pas d'ambre gris dans son corps ; mais lorsqu'il leur présente des signes d'ençourjissement et de maladie, qu il est maigre, qu'il ne rend pas d'excréments, et que le milieu de son ventre forme une grosse protubérance, ils sont sûrs que ses intestins contiennent l'ambre Qu'ils cherchent. 'Le

(i) Journal de Ph^uê^ novembre 1784.

(2) Rondelet, Histoire des Poissons^ première partie, liv. 17 , cbap , 6. — Troisième aspèce éê Poulpe.

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REPTILES

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capitaine Colnett dit, dans ia relation de son voyage, que, dans certaines circonstances, l'on coupe la queue et une partie du corps du Cachalot, de manière à découvrir la cavAé du «rentre, et qu*on s'assure alors ftielleroent de la présence de Tambre gris, en sondaat les intestins avec nne longue perche.

Mais de quelque manière qu'on ait reconnu l'existence de cet ambre dans Vinôividu harponné, ou trouvé HK)rt et flottant sur la surface de la mer, on hii Cfwte le ventre, en comniençant par l'anus, et en continuant jusqu'à ce qu'on «M atteint Fobjet de sa recherche

Quelle est donc la puissance du luie, de la vanité, de l'intérêt, de Timitation et de l'usage 1 Quels voyages on entreprend, quels dangers on brave, à quelle cruauté on se oonaamne, pour obtenir une matière vile, Bn objet dégoûtant, mais que le caprice et le désir des jouissances privilégiées ont sn métamorphoser en aromate précieux I

L'ambre contenu dans Vq canal intestinal du Macrocéphale n'a pas le môme degré de dureté que celui qui flotte sur l'Océan, ou cjue les vaçues ont rejeté sur le riviige : dans 1 instant où on le retire du corps du Cétacé, il a même encore la couleur et l'odeur des véritables excréments de l'animal à un si haut degré, qu'il n'en est distingué que par un peu moins de mollesse ; mais, expose à Fair, il acquiert bientôt la consistance et l'odeur forte et suave qui le caractérisent.

On a vu de ces morceaux d'ambre entraînés, par les mouvements de l'Océan, sur les côtes du Japon, de la mer de Chine, des Moluques, de la Nouvelle-Hollande occidentale (t), du grand golfe de Tlide, des Maldives, de Madagascar, de l'Afrique orientale^ et occidentale, du Mexique occidental, des îles Gallapagos, du Brésil, des îles Bahama, de l'île de la Providence, et même à des latitudes plus éloignées de la ligne, dans le fond du çolfè de Çasoogne, entre l'embouchure de rAdour et celle de la Gironde, où M. Donadei a reconnu cet aromate, et où, dix ans auparavant, la mer en avait rejeté une B&asse du poids de quarante kilogrartimes. Ces morceaux d'amnre délaissés sur he rivage sont, pour les pêcheurs, des indices presque toujours assurés du grand nombre des Cachalots qui fréquentent les mers voisines. Et en efltel, le golfe de Gascogne, ainsi que l'a remarqué M. Donadei, termine celte portion de l'océan Atlantique septentrional qui baigne les bancs de Terre-Neuve, autour desquels naviguent beaucoup de Cachalots, et qu'agitent si souvent des vents qui soufflent de l'est et poussent les flots contre les rivages de France. IKun* autre côté, M. Levilain a vu non-seutoment une grande quantité d'ossements de Cétacés gisants sur les bords de la Nouvelle-Hollande, auprès de morceaux d'ambre gris, mais encore la mer

(*) Auprès de hi rivière des Gjgnes. (Journal mamscrit da oaiimlisieLevilam, enibarqné avec le capiUine Baaiiin , pour une expédilioa de découver les.)

voisine, peuplée d^un grand norahre de céta. ces , et bouleversée pendant l'hiver par dw tempêtes horribles, qui précipitent sans cesse vers la côte les vagues amoncelée.*; ei c'est d'après cette certitude de trouver bear;coup de Cachalots auprès des rives où Tod avait vu des morceaux d'ambre, que la pèche particulière du Macroeéphale et d'autres cétacés, auprès de Madagascar, a été dans le temps proposée en Angleterre.

L'ambre gris , gardé pendant plusfeors mois, se couvre comme le chocolat, d'une poussière grisâtre* Mais indépendamment de cette décomposition naturelle, on ne feat souvent se le procurer par le commère qu'altéré par la fraude. On le falsifie eommunément en le mêlant avec des fleurs de riz, du styrax ou d'autres résines (i). Bneol aussi être modifié par les sucs digestifs de plusieurs oiseaux d'eau, qui l'avaleotetle rendent sans beaaeoup changer ses propriétés ; et M. Donadbi a écrit que les nabitanls de la côte qui borde le golfe de Gascogne appelaient renarde Tambre dont la nuaBc« éiait noire ; que, suivant eux, on ne treavaii cet ambre noir que dans des forêts voisines du rivage, mais élevées auKiessus d« la |)0^ tée des plus hautes vagues ; et que cette variété (Vambre tenait sa couleur par(icalièr<f des forces intérieures d«s renards, qui étaient très-avides d'ambre gris, n'en altéraient que faiblement les fragments, et cependant oe les rendaient qu'aprè» en avoir cbaagéJi couleur.

L'ambre gris a été autrefois très-MOSoe mandé en médecine* On l'a donné en substance ou en teinture aUooUfue. Oo s'ei esl servi pour Veêsmee d'Hofnumn^ pour 1»^ttêre royale do codex de Paris, pourdesimAtVjues de la pharmacopée de Wirtembeiî,etc. Oii l'a regardé comme stomaohiqao, 0*raM antispasmodique. On a cité des effets su^ prenants de cette substance dans les v»^ dies convulsives les plus dangereusesi ^^ que le tétanos et Thydrophobia. Le doctwr Swédiawer rapporte que cet aromate » ^^ très -purgatif pour un marin qui eDatsit — '* - "^ ramme ' ' " ' — '^^'^

a. Danj

^^ ,'AfKquo, w« ^.- — - «

usage dans la cuisine, suivant le doc*uf Swédiawer. Les pèterins de la Mecfflie^ achètent une grande quantité, pour l'oflrtt à la place de l'encens. Les Turcs ont retors à cet aromate, comme à wa aphrodisinp**

Mais il est principalement recherché p(>w les parfums : il en est une des bases ^^ plus fréquemment employées. On le mô»

avec le musc, qu41 atténue, et dont iïj^ père tes eflfels au ponit d'en rendrq I ode«» plus douce et plus agréable. Et c'est en|^ une des substances les plus dtwsiWes» f^ qu« la plus petite quantité *»"*'^î?Sf pour parfumer pendant un temps trôHW ua espace trè»^ tendu (3).

(1) Mémoire du docteur Swédiawer, à^^Slî'^ (i) Lorsque le docieur Swédiawer a 9^^ travaU, Tambre gris se vendait à Londres uneu*"^ sterling les trois dccagraroines ; et, suivaat M. vq

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POISSONS, KYC.

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Vmsods eependani pas de parler ae Tarnbrt pis saDs foire observer que Fallératioa qai produit cet aromate n'a lieu que dans: les cétacés don» la iMe, )e corps et la queue, orginisés d*une maaière particulière, reor fffiBefit de grandes masses d'adipocire ; et il stttMe que Ton a voulu indiquer celte anaiufie, en donnant à Tadipocire le nom d'amkre hlmcj sous lequel cette matière Manche a été eoonue dans plusieurs pays.

liôas venons d^exarainer les deux su^ sUDces singulières que prodoit ha Cachalot luacreeépliaie : continuons de rechercher les ittributs et les bdl)itudes de cette espèce de

n cage a^ec beaueoup de vitesse. Plus vti qw phmeurs Belein^, et môme que le Nordapet, oe le cédant par sa masse qu'à la Balewic frtadie , il n'eet pas surprenant qu'il réooisse bbc grande fcrce aux armes terribles OT^a a reçues. Il s'élance au-dessus de la surtûce de rOcéan avec plus de rapidité que les Baleines, et par un élan plus étevé. la Cachalol, que Ton prit en 17*5 auprès des oJtes de Saraaigne, et qui n'avait encore que swe mètres de longueur, rompit d'un co\iç de queue une «rosse corde avec laqwu« on Y avait attaché à une barque ; et lonqu'on euldouMéla corde, il ne la coupa p<is, mais il eotratoa la barque en arrière, quoiqu'el/efâl poossée par un vent favorable. B est rraiseinWable qu'il était de l'espèce du Mâerocépbale. Ce cétacé, en effet, n'est pas étnnger à ia Méditerranée. Les anciens n'en ont pas eu cependant une idée nette. Il parait luéme que, sans en excepter Pline ni Aristote, ih n'ont pas bien distingné les for* mes ni les habitudes des çrands cétacés, malgré la présence de plusieurs de ces énormes animaux dans la Méditerranée, et malgré Iw renseignements que leurs relations commerciales avec les Indes pouvaient leur Vrocuret sur plusieurs autres. Non-seulement ils oni appliqué à leurs mysiiceêua des organes, des qualités ou des gestes du Rorqual, aussi Wen que de la baleine franche, mais encore ils ont attribué à leur Baleine des formes ou des propriétés du Gibbar, du Rorqual cl du Cacnalol macrocéphale ; et ils oiit composé leur phy$alu8 des trâMs de ce même M^crocéphale môles avec ceux du Oibbar. Au reste, on ne peut mieux faire, pour connaître les opinions des anciens au sujet des Cé- Uces, que de consulter reicellent ouvrage da savant professeur Schneider sur les synoDyojes des Cétacés et des poissons , recueillis par Artédi. , Hais la Méditerranée n'est pas la seule mer mlérieure dans laquelle pénètre le Macrocépbale ; il appartient môme à presque toutes les mers. On l'a reconnu dans les parages du Spitzberg ; auprès du cap Nord et des côtes de Finmarck ; dans les mers du Groenland ;

det. Timbre aria trouvé sur les cdtes du golfe de Gatoonr éiab vendu, ott 1*790, à peu près le même priidatift le commerce, ou ou le regardait comme 9Mfohùii06 grandes Iodes, Quoique lespécbeursu'ea ftudi&fceiiCle uiéme poids h Bayonue 00 à Bordeaux qoa dnq ou six franrs.

dans le détroit de. Davis.; dans la plus grande partie de l'océan Atlantique septentrional ; dans le golfe Britannique, aupr^ de Tembouohure de l'Elbe, dans le(}UQl uu Macrocéphale fut poussé par une viotèaie» tempête, éenoua et périt, en décembre iliO ; auprès de Terre-Neuve ; aux environs de Bayonne ; non loin du cap de Bonne-Espérance ; près du canal deMosambique,de Madagascar et de l'Ile de Franee ; dans la mer qui baigiae les rivages occidentaux de la Nouvelk-HoTlande, où il doit avoir figuré parmi ces troupes d'iunomlnrabtes et grands cétacés que le naturaliste Levilain a vus attirer des Pétrels (I), lutter contre les vagues furieuses, bondir, s'élancer avecforce, poursuivre des poissons et se presser auprès de la terre de Lewin, do la rivière des Cygnes et de la baie des Chiens- Marins, au point de gôner la navigation ; vers les c6tes de la Nouvelle-Zélande, près du cap de Corientes, du golfe de ta Californie, k peu de distance de Guatimala, où le capitaine Colnett rencontra une légkm d'individus de cette espèce ; autour des iles Gallapagos, à la vue de l'île Moche et du Chili, où, suivant le môme voyageur, la mer paraissait couverte de Cachalots ; dans, la mer du Brésil ; et enfin, au[)rèsde notre. Finistère*

En 17^, trente -deux Macrocéphale»

échouèrent sur la côte occidentale d'Andierne, sur la grève nommée Très-Covartn. Le professeur Bonnaterre a publié, dans VEn" cyclopidie méthodique, au sujet de ces cétacés, des détails intéressants, qu'il devait à MM. Bastard, Chappuis le fils etBerrien, et à M. l'abbé Lecoz, depuis archevôqoe de Besançon.

Le 13^ mars, on vit avec surprise une nml* titude de poissons se jeter à la côte, et un grand nombre de Marsouins entrer dan^ I» port tfAudierne, Le li, à six heures du matin, la mer était fort grosse, et les vents sou#^ fiaient du sud-ouest avec viotenoe. On entendit vers le cap Bstain des mugissements extraordinaires qui retentissaient dans lesterres k plus de quatre kilomètres. Deux hommes, qui côtoyaient alors te rirage, furent saisis de frayeur, surtout tors'pi'ils aperçurent un peu au large des animaui énormes, quts*flgitaient avec violence, s'efforçaient de résister aux vagues écumantetf qui lesroulaient et les précipitaient vers la côte, battaient bruyamment les flots soule^ vés, à coups redoublés de leur large queue, et rejetaient avec vivacité par leurs évents» une eau bouillonnante, qui s'élançait en aSf** fiant. L'effroi des spectateurs augmenta lorsque les premiers de ces cétacés, n'opposant plus è la mer qu'une lutte inutile, furent ie^ tés sur le sable ; il redoubla encore lorsqu ils les virent suivis d'un très-grand nombre d'autres colosses vivants. Les Macrocéphales étaient cependant encore jeunes ; les moins grands n'avaient guère plus de douze mètres

(1) Toyei, dSins IVtlete del^B4Utti»fWkiioi«, ee „ je nous a^¥ons dit, d^aprèa le capiuine aoglwa Cal* nel^ des troupes de Pétrels ^ aocofnpafoew^cdkt des plus grands cctacôs.

que

CAG

REPTILES

CAG

de longueur» et les plus grands n*en avaient )as plus de quinze ou seize. Ils vécurent sur e sable vingt-quatre heures ou environ.

Il ne faut pas être étonné que des milliers de poissons, troublés et enrayés, aient précédé l'arrivée de ces cétacés, et fui rapidement devant eux. En effet, le Macrocéphale ne se nourrit pas seulement du Mollusque Seiche^ que quelques marins anglais appellent Squila ou Squùl, qui est très-commun dans les parages (ju'il fréquente, qui est très-répandu, particulièrement auprès des côtes d Afrique et sur celles du Pérou, et qui y parvient è une grandeur si considérable, que son diamètre y est quelquefois de plus d'un tiers de mèlre (1). il n'ajoute pas seulement d'autres mollusques à cette nourriture : il est aussi très-avide de poissons, notamment de Cycloptères. On pleut voir, dans Duhamel, qu'on a trouvé des poissons de deux mètres de longueur dans 1 estomac du Macrocéphale. Mais voici des ennemis bien autrement redoutables , dont ce cétacé fait ses victimes. 11 poursuit les Phoques, les Baleinoptères à bec, les Dauphins vulgaires. Il chasse les Requins avec acharnement ; et ces Squales, si dangereux pour tant d'autres animaux, sont, suivant Otno Fabricius, saisis d'une telle frayeur è la vue du terrible Macrocéphale, qu'ils s^empressent de se cacher sous le sable ou sous la vase, qu'ils se précipitent au travers des écueils, qu'ils se lettent contre les rochers avec assez de violence pour se donner la mort, et qu'ils n'osent pas môme approcher de son cadavre, malgré l'avidité avec laquelle ils dévorent les restes des autres cétacés. D'après la relation du voyage en Islande de MM. Olafsen et Povelsen, on ne doit pas douter que le Macrocéphale ne soit assez vorace pour saisir un bateau pécheur, le briser dans sa gueule et engloutir les hommes qui le montent : aussi les pécheurs isl^gadais redoutent-» ils son approche. Leurs idées superstitieuses ajoutent à leur crainte, au point de ne pas leur permettre de prononcer, en haute mer, le véritable nom du Macrocéphale ; et, ne négligeant rien pour l'éloigner, ils jettent dans la mer, lorsqu'ils aperçoivent ce féroce cétacé, du soufre, des rameaux de genévrier, des noix muscades, de la fiente de bœuf récente, ou tâchent de le détourner par un grand bruit et par des cris perçants.

Le Macrocéphale cependant rencontre dans de grands individus, ou dans d'autres habitants des mers que ceux dont il veut faire sa proie, des rivaux contre lesquels sa puissance est vaine. Une troupe nombreuse de Macrocéphales peut môme ôtre forcée de combattre contre une autre troupe de ce- 4acés redoutables par leur force ou par leurs armes. Le sang coule alors à grands flots sur la surface de TOcéan, comme lorsque des milliers de harponneurs attaquent plusieurs

*(i) ObsenraOoDS fiiiies par M. Slarbuc capiulne de vaMseau desEuis-Unis, et communiquées à M. de Lioépède pur M. Josq^h Dourien, de Dunkcrque, en ééeeâbre de Tannée 4795.

Baleines; et la mer se teint en rouge sur uq espace de plusieurs kilomètres (1).

Au reste, n'oublions pas de faire faire attention à ces mûrissements qu'ont fait entendre les Cachalots échoués dans la baie d'Audierne, et de rappeler ce que nous avons dit des sons produits par les cétacés, dans l'article de la Baleine franche et dans celoi de la Balbinoptèrb jubarte.

La contrainte, la douleur, le dansertla rage , n'arrachent peut-être pas sems des sons plus ou moins forts et plus ou moiis expressifs aux cétacés, et particulièremeDl au Cachalot macrocéphale. Peut-être le sentiment le plus vif de tous ceux que les animaux peuvent éprouver leur inspire44i aussi des sons particuliers qui l'aonooceûi au loin. Les Macrocéjphales du mcius doivent rechercher leur lemelle avec une sorle de fureur. Ils s'accouplent comme la Baleine franche; et pour se livrer è leurs amours avec moins ({'inquiétude ou de trouble, iis se rassemblent, dans le temps de leur union, auprès des rivages les moins fréquentés. Le capitaine Colnett dit, dans la relation de son voyage, que les environs des iles Gallapagos sont dans le printemps le rendez-vous de tous les Cachalots macrocéphales (Sperm ceti) des côtes du Mexique, de celles du Pérou et du golfe de Panama ; qu'ils s'y accouplent, et qu'on y voit de j^^unes Cachalots qui n'ont pas deux mètres de loogueur.

On a écrit que le temps de la gestation esl de neuf ou dix mois, comme pour la fialeiije franche; que la mère ne donne le jour(|u'à un petit et tout au plus à deux. M. Tard^vôque de Besançon, et M. Chanpuis, quejai déjà cités, ont communiqué clans le teœps au professeur Bonnaterre, qui l'a publiée, une observation bien précieuse à ce sujet.

Les trente-un Cachalots échoués eu 17*»

auprès d'Audierne, étaient presque M i^ melles. L'équinoxe du printemps approchait : deux de ces femelles mireiit bas sar le rivage. Cet événement, hâté peut-être par tous les efforts qu elles avaient faits pour se soutenir en pleine mer et par la vioieoce avec laquelle les flots les avaient poussées sur le sable, fut précédé par des explo^^oj^* bruyantes. L'une donna deux petits, et l'autre un seul. Deux furent enlevés par les vagues: le troisième, qui resta sur la côte, était bien conformé, n'avait pas encore de dents, et sa longueur était de trois mètres et demi;*®

aui pourrait faire croire que les jeunes achalols vus par M. Colnett auprès des lies Gallapagos lui ont paru moins longs QU[*" double mètre, è cause de la disUnce à laquelle il a dû être de ces jeunes cétace ; et de la difficulté de les observer au m\^ des flots qui devaient souvent les cacher en partie.

La mère montre pour son petit une «nection plus grande encore que <1ûds prep" toutes les autres espèces de cétacés, te peut-être à un Macrocéphale femelle qu**

(1) Traduction du Voyage en /a/amiedc WI. " sen el Povelsen, l. IV. p. 439.

GAG

POISSONS , Etc.

CiES

f vil rapporler le tait suirant, que l'on trouve dans la relation du voyage de Fr. Pyrard (1). Cet auteur raconte aue, dans la mer du Brésil . UH grand cétace , voyant son petit pris ptrdes pécheurs, se jeta avec une telle furie nmlre leur barque, qu*il la renversa, et précipita dans )a mer son petit, qui par là rat délivré, et les pécheurs, qui ne se saufhtni qu'avec peine.

Ce sentiment de la mère pour le jeune

cétacé auquel elle a donné le jour se re-

troQTe même dans presque tous les Macro-

cépèaies pour les Cachalots avec lesquels ils

oot lliabitude de vivre. Nous lisons dans la

rdatioQ du voyage du capitaine Colnett ,

que, lorsqu'on attaque une troupe de Ma-

crv)céphales, ceux qui sont déjà pris sont

bien moins à craindre pour les pécheurs

leurs compagnons encore libres, lesquels,

au heu de plonger dans la mer ou de prendre

la faite, foot avec audace couper les cordes

^oi retiennent les premiers, repousser ou

iflUDoler leurs vainqueurs, et leur rendre la

liberté*

Mais les efforts des Hacrocéphales sont aussi vains oue ceux de la Baleine franche. U^uie de 1 nomme dominera toujours Tinlelh^euce des animaui, et son art enchaînera \afotcedes plus redoutables. On pèche avec succès les MaCTOcéphales, non-seulement dans notre hémisphère, mais dans Thémisphère austnl; et à mesure que d'illustres eiemples et de grandes leçons appren- Beptaui OêfigaleiiTS à faire avec facilité ce oui naguère était réservé à l'audace éclairée des lii^IJan, des Bougainville et des Cook, les stations et le nombre des pécheurs de Ctdiâlots, ainsi que d'autres grands céta- ^ ces dont 00 recherche l'huile, les fanons, j'ambre ou Tadipocire, se multiplient dans ies àeai Océans Ces pédieries ouvrent de nouveiles sources de nchesses, et créent de QouveUes pépinières de marins pour les An- {|lais et pour les Américains des Etats-Unis, w pwpte qui l'emporte déjà sur tant d'aulf« oatioos j)ar l'nabileté et la hardiesse irec laquelle il parcourt la mer comme ses Wies contrées, et recueille les trésors de 1 Océan aussi facilement que les moissons (ie ses campagnes.

1^ Macrocéphales résistent plus longtemps que beaucoup d'autres cétacés aux «essures que leur font la lance et le harpon ^ pêcheurs. On ne leur arrache que dif- Wiemeni la vie, et on assure qu'on a vu de JwCachalots respirer encore, quoique privés w jparties considérables de leur corps, que ^ fer avait désorganisées, au point de les aire tomber en putréfaction.

U faut observer que celle force avec laquelle les organes du Cachalot retiennent, pour ainsi dire, la vie, quoique étroitement lies avec d'autres organes lésés, altérés et PJ«que détruits, appartiennent à une espace de cétacé qui a moins besoin que les Mtres animaux de sa famille de venir reslÂrer à la surface des mers le fluide de l'at-

(t) Seconde partie, page iOS.

DiCTio?i?i. DE Zoologie. 11.

mosphère, et qui, par conséquent peut vivre sous l'eau pendant plus de temps.

La peau, le lard, la chair, les intestins et les tendons du Cachalot macrocéphale sont einplovés dans plusieurs contrées septentrionales aux mêmes usages que ceux du Narwal vulgaire. Ses dents et plusieurs de ses os y servent à faire des instruments ou de pèche ou de chasse. Sa langue cuite y est recherchée comme un très-bon meis. Son huile, suivant plusieurs auteurs, donne une flamme claire, sans exhaler de mauvaise odeur; et l'on peut faire une colle excellente avec les fibres de ses muscles. Réunissez à ces produits l'adipocire et l'ambre gris, et vous verrez combien de motifs peuvent ins-

Sirer à l'homme entreprenant et avide le ésir de chercher le Macrocéphale au milieu des frimas et des tempêtes, et de le provoquer jusqu'au bout du monde.

CJESlO, de cœsiuê, couleur bleuâtre, genre de poissons voisin des Mendoles et des Picards. L'espèce tvpe du çenre est le CiEsio TiLÉ, originaire de l'archipel des Carolines. Les indigènes la nomment Tilé. Son corps en fuseau rappelle un peu les proportions d'un petit maquereau; seulement sa queue n'est pas si mince et n'a aucune crête latérale; ses grandes écailles empêchent d'ailleurs qu'on ne songe à le placer dans la même famille. Son corps est couvert d'écailles presque carrées; il y en a sur la joue et sur l'opercule; la ligne latérale est parallèle au dos, et à peu près au tiers supérieur, sauf près de la caudale oii elle est, comme d'ordinaire, au milieu de la hauteur; elle se marque par un petit point sur chaque écaille ; le dos et les flancs de ce poisson paraissent d'un bleu d'acier, plus rembruni du côté du dos, plus clair sur les flancs. Le bord des écailles tire à l'argenté. Les joues et toute la partie inférieure sont argentées. La seconde est le Cjssio Azuror (Cœsio ccérulaureus^ Lacép.). Cette espèce décrite par Commerson se distingue de la précédente par le nombre des rayons de sa dorsale et par ses couleurs qui sont très-belles et fort agréablement distribuées. Son dos et ses flancs sont d'un beau blanc coupé longitudinal ement par une bande d'un beau jaune doré, placée au-dessus de la ligne latérale, et qui en suit à peu près la courbure. La dorsale est brunâtre, les pectorales, rougeâtres, ont aussi une large tache noire sur leur base intérieure qui se recourbe en pointe sur le bout antérieur de la base externe; la caudale est bordée de rouge tout autour ; mais le bleu du corps s'étend en brunissant lougitudinalement sur le milieu de chacun do ses lobes. L'anale est rougeâtre; les ventrales blanchâtres; l'iris des yeux tantôt argenté, tantôt doré.

N'oublions pas de remarquer que cet éclat et cette diversité de couleurs que nous admirons en tâchant de les peindre, appartiennent à un poisson qui vit dans l'archipel des grandes Indes, particulièrement dans le voisinage des Moluques, et par conséquent dans ces contrées ou une heureuse conibi«

CÂL

REPTILES

GàL

naison de la lumière, de la chaleur, de Tair et des autres éléments de la coloration, donne aux Perroquets, aux oiseaux de Paradis, aux quadrupèdes ovipares, aux serpents, aux fleurs des grands arbres, et à celles des humbles végétaux, Tor resplendissant du soleil des tropiques, et les tons animés des sept couleurs de l'arc céleste.

L'Azuror brillait parmi les poissons que les naturels des Moluques apportaient au vaisseau de Commerson; et le goût de sa ohair était agréable.

CAILLETTE. Voy. Digestion, art* III.

caïman. Voy, Alligator.

CALAHITA ARBOREDS.Foy.RAiNBYBRTB.

CALUCHTE, genre de poissons de la familledes Siluroïdes. — Nous citerons Tespèce Cataphractb - Callightb. Ce Callichte se trouve dans les deux Indes; il aime (es eaux courantes et limpides. On a écrit qu'il pouvait, comme l'Anguille et quelques autres poissons, s'éloigner en rampant ou en sautillant, jusou'à une distance assez grande des fleuves qull habite, et se ' creuser dans la vase, ou dans la terre humide, des trous assez profonds : mais voilà à quoi il faut réduire les habitudes et les facultés extraordinaires qu'on a voulu attribuer à cet animal. Il ne parvient que rarement à la longueur d'un pied ou quinze pouces. Sa chair est très-agréable au goût. Sa couleur générale paraît brune : on voit des taches brunâtres et des nuances jaunes sur la nageoire de la queue. La tête est revêtue d'une couverture osseuse, dure et terminée de chaque côté par une portion allongée et triangulaire. La mâchoire supérieure avance plus que celle d*en bas; la langue est Hsse; le fond de la gueule rude; l'orifice de chaque narine double; l'œil petit; le premier rayon de chaque nageoire, fort et aiguillonné. Presque tous les rayons sont garnis de très-petits piquants. Les lames dentelées qui revêtent chacun des côtés du Callichte sont ordinai^ rement au nombre de vingt-six dans chaque rangée; et elles ont assez de largeur pour que les quatre rangs qu'elles forment soient continus de manière è produire un sillon longitudinal sur le dos et sur chaque côté du poisson.

Le nom de l'Américain indique sa patrie; il a été observé particulièremet dans la Caroline.

CALLIONYME(l), genre de poissons de Tordre des Acanlnoplérygiens. - La Méditerranée fournit le Call. Lyre. «Callionyme- LyreyditLacépèdeiquelles images agréables, quels souvenirs touchants rappellent ces deux nomsl Reauté céleste» art enchanteur de la musique, toi qui charmes les yeux, et toi qui émeus si profondément les cœurs sensibles, ces deux noms ingénieuseiuent assortis renouvellent, pour ainsi dire, en la retraçante la mémoire, votre douce, mais irrésistible jmissance. Vous que la plus aimabh^ des mythologies fit naître du sein des flots azu-

(i) De dèax mots grecs qui sigiiifieni beau uom. :^

rés ou sur aes rives fortunées, qui près des poétiques rivaçes de la Grèce héroïuue formâtes une alliance si heureuse, confoudl» tes vos myrtes avec vos lauriers, et échaih gefttes vos couronnes, que vos iniacei riantes embellissent à jamais les tableaux des peintres de la nature; béni soit celui qui, par deux noms adroitement rapprochés, associa vos emblèmes comme vos deux poutoirs magiques avaient été réunis, et (|ui ne voulut pas qu'un des plus beaux habitants d'une mer témoin de votre double origine eût exposer aux resards du naturalisteattentii sestou* leurs brillantes, ni l'espèce de lyre qui parait s'élever sur son dos, sans ramener l'ima* gination séduite et vers le dieu des arts,at vers la divinité qui les anime et dont le berceau fut placé sur les ondes 1 Non, nous De voudrons pas séparer deux noms dont l'union est d'ailleurs consacrée par le génie; nous ne ferons pas de vains efforts pour empêcher' les amis de la science de l'être aussi des grAces; nous ne croirons pas qu'une sévérité inutile doive repousser avec austérité des sentiments consolateurs ; et si nous d^ vons chercher à dissiper les nuages que l'ignorance et l'erreur ont rassemblés défaut la nature, à déchirer ces voiles ridicules et surchargés d'ornements étrangers, dont la main maladroite d'un mauvais goût froidement imitateur a entouré le sanctuaire de cette nature si admirable et si féconde; nous n'oublierons pas que nous ne pourons la connaître telle qu'elle est, qu'en ne blessant aucun de ses attraits. »

Nous dirons donc toujours Co/K(Mip' Lyre. Hais voyons ce qui a mérité aupoi^ que nous allons examiner, Tespèce ae coqsécration qu'on en a faite, lorsqu'on lai t donné la dénomination remarquable qp»

nous lui conservons.

Nous avons sous les yeux l'un des premiers poissons jugulaires que nofli<^oo[ cru devoir placer sur notre tableau, et Aéjk nous pouvons voir des traits très-prononcés de ces formes qui attireront souvent notre attention, lorsque nous décrirons les osseui thoracins et les osseux abdominaux. Mais à des proportions particulières dans la télé» à des nageoires élevées ou prolongées, à des piquants plus ou moins nombreux, les Callionymes, et surtout la Lyre, réunissent un corps et une queue un peu serpenliformes, et une peau dénuée d'écaillés facilement visibles. Ils montrent un erand nombre de titres de parenté avec les Apodes.

Et si d^in coup d'œil général nouspassons à des considérations plus précises, nous trouverons que la tête est plus large (jue 'e corps, très-peu convexe par-dessus, et pw^ aplatie encore par-dessous. Les veux soti très-rapprochés l'un de l'autre. On a écnt qu'ils étaient garnis d'une membrane clignotante ; mais nous nous sommesassurét^ue ce qu'on a oris pour une telle membraoenesi

3u'une saillie du tégument le plus extineur e la tête, laquelle ae prolonge an peu au'dessus de chaque œil, ainsi qu'on a pu l'ob^rvi» surle plus grand nombre de Raies et de Squa-

fiAL

fOMSONd , ETC.

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