CH
^^sims aatears. Le plastron., composé Où Bombre variable de pièces , offre sou- ^^m hAw elles des es[»èces cartilagineuses I é^ OQBOins flexibles, La télé est couverte [^ pUqaeseQ oombre et en disposition va- ^;^^les, selon les espèces. La bouche, forle- ^0€ùi <m^mée sur les côtés, est bordée «^iM lame cornée, tranchante, à limbe ^'HKui, analogue au bec des oiseaux de |C«wetdes perroquets. Les narines, placées «ar k dessous du museau, près son extrémité, sont susceptibles d'ôlre fermées complflaoeul par une valvule membraneuse.
Od i dil qu'elles se prolongaienl en une iu'diureqlindrique, mais Tobservalion ne (i^rtùme pas cette proposition. Le tymp.in t^, coccrae chez toutes les Tortues, caché ^Upeau.
Les Clâélonées vivent habituellement on Irouj^suioUnon en sociétî^"', dans Toau dos Jiff^-reolfs ûiers tropicales, près dos côtes garnies d'allés et de fucus, dont elles font, leur prÎDcit'ale nourriture et sous losquolles elles trouvent une retraite assez sûre. Elles ne furaissent ^as se pratiquer d'autres den/euresqui'leursooibrai^es. Elles s'éloigne'it i*eu des t:Ddroils quelles ont choisis pour domicile; néanraoLis, vers l'époque de la re\ï«>ducUon,c'esl-à-diro à rép0(|ue variable du priûlcrapsjjour les diirérentes latitudes, oD les voil «1 pèlerinage dans des POÎDts assez di>tui(5 des côtes. Quelquefois i^s Jenis et hs lempèies les chasseîit vers des para-ti e'/ranijm à leurs habitudes, et cesi iJLsi quh diverses éj)oques on en a s'i^vàléprès du port de Dieppe, à Temboucùure de h Loire, etc. Partout elles sont "hUgées de v.flir de temps à autre, h la
^ïjejJJer jiauiobiles ou se cliauffer aux rayons <lu sdeU. Leur pesanteur si)écilique est telle '\vie parfois, soit plénitude des sacs pulmouiires, joil dessiccation de la carapace, elles ^."IP^^eiiiiius plonger qu'avec une certaine •ii^m Jbis généralement elles ne vien- ^*^i (erre que rarement, et n'y séjournent j"tre (|ue pour y déposer le produit de leur '^'oodâliofl.
^J'iccouplement des Chélonées se fait à la
1^" Après un laps de temps qui n'est pas
''^mnUf les femelles se traînent à terre,
4 ,f*eudam la nuit vont pratiquer dans le
. ''«.èfaide de leurs (ûeds et en se tournant
^^ tlles-mômes, un trou de plusieurs déci-
, 'rt de profondeur, dans lequel elles
; '«Oîent leurs œufs, ayant en général Tins-
l' '^tde choisir pour cela un endroit inac-
j'^îiWe aux plus hautes marées. La ponte
j'iiil d'une manière continue, et,Tacle
|?^l^é,la Chélonée remplit le trou de sable
'^ jbandoune ses œufs à la chaleur des
POISSONS, ETC
CHIt:
^«^luuLonle a melire avec celui qui dun- ^Uui mâles la prévenance conjugale d'ac-
compagner les femelles h terre, pour les prologer pendant la ponte. Une imagination poétique peut seule avoir exf)liqué de la sorte, dans le premier cas, la pose stupide d'une Chélonée non loin de ses œufs, et dans le second les poursuites intéressées .d'un mâle en chaleur. Une Chélonée peut ainsi faire plusieurs pontes, sans nouvel accouplement. Les Tortues de mer sont les plus fécondes de la famille: elles peuvent pondre, dit-on, de cent à trois cents œiifs ; mais communément un mùiiia trou (;n renferme de trente à soixante, (-es œufs ont une forme presque sphéronlale ; renveIop[)e extérieure est molle, llexible à [)eu [)rès comme un parchemin; leur voliimo est à peu près celui d'un œuf d'oie. Le temps de l'incubation solaire des œufs de Chélonée n'est pas précisément connu. On l'estime de quinze à quarante jours, selon les climats et la disj)Obilion de la saison. L'on a dit à tort nue les femelles venaient déterrer leurs œufs à répo(|uo de la maturité, pour percer la coque qui les entoure et conduire les petits à la mer. Les petits percent cette coque d'euxniômes et se rendent à l'eau directement et
!)ar un instinct invincible, que l'on a cherché i expii(jiier par la sensation particulière que leur fait éprrmver rins|)iration de l'air plus humide, qui vient ordinairement du côlé de la mer. La prodigieuse fécondité des Chélonées trouve alors plusieurs obstacles à la mullifdication exorbitante des individus , car [dusieurs petits sont, dans leur trajet, Ja proie des oiseaux rapaces, et en arrivant à l'eau d'autres deviennent victimes de la voracité des poissons.
Les Chélonées, et surtout certaines espèces d'entre elles, parviennent à une taille assez considérable. On en a vu de sept à huit pieds de longueur et du poids de sept à huit cents livres. Pline, Arien et d'autres auteurs anciens répètent, d'après Néarque, etc., que sur les bords de la mer Rouge et de la mer des Indes, on trouvait les Tortues de mer assez grandes pour que la carapace
Eût servir de barque, ou de toiture à des caânes ; et Dampier rapporte que l'enfant du capitaine Roch, âgé de neuf à dix ans, allait reti ouver, monté dans une écaille de Tortue, son père à bord d'un bâtiment en rade. Il faut avouer, si cette histoire n'est pas un contet qu'il y a autant à admirer ici le courage et le sang-froid du petit pilote que la grandeur de la carapace. On tire un assez grand parti des Chélonées, et le prolit que l'économie domestique et l'industrie tirent des Tortues de mer et de leurs œufs fait qu'elles sont généralement très-recherchées. Comme elles pullulent dans chaque localité à peu près a la môme époque, 1 on se rend souvent de très-loin vers les Iles sablonneuses situées à l'embouchure des grands fleuves et vers les d iues que les Chélonées fréiiuenlent, et on les chasbc du dilléreutes manières, suivant lesditTérenls pays. En mer, il arrive quelquefois qu'u'i plongeur se jette à l'eau à qnelt|ue distance de la Chélonée qui dort à la surface de l'eau, la saisit par les pieds d^
il5
CHE
REPTILES
CHE
derrière, et la tient ainsi basculée jusqu'à ce que l'équipage de Tembarcation vienne Tenlever. D'autres fois on laisse flotter un nœud coulant, dans lequel on cherche à prendre la téteoules pieds de laChélonée,queron tire ensuite à soi ; mais cette manière cle prendre les Tortues de mer n'est pas sans danger. C'est ainsi que l'on rapporte qu'un Indien, esclave h la Martinique, étant seul à pêcher, aperçut une Tortue qui dormait sur l'eau; il s en approcha et passa doucement un nœud coulant à la patte de l'animal. Celui-ci se réveilla bientôt et s'enfuit en plongeant, entraînant avec lui le canot auquel la ligne était attachée. Le canot chavira, et l'Indien perdit la pagaye qui servait à le diriger, son couteau et les ustensiles que le canot contenait. Habile nageur et chasseur intrépide, il ne se déconcerta pas et parvint à retourner son canot; mais le même accident se répéta de nouveau neuf ou dix fois, sans (^ue la Tortue, qui se reposait lorsque 1 Indien travaillait à remettre son canot à flot, se lassât assez pour se laisser prendre. Elle traîna ce malheureux pendant un jour et deux nuits, sans au'il pût détacher ou couper la corde de la ligne. La Tortue se lassa enfin et vint échouer par bonheur sur un haut fond où l'Indien, à demi-mort de fatigue et et de besoin, acheva de la tuer. Une manière assez singulière de pêcher les Chélonées à là ligne, est dit-on, d'attacher à une corde un poisson du genre Echénéis. Celui-ci va se flxer, au moyen des lames écailleuses qu'il a sur la tête, au plastron de la Chélonée, et y adhère d'autant plus que l'on tire la corde à laquelle il est attaché, et Ton parvient, à l'aide de ce moyen, è amener à portée la Tortue dont ou veut s'emparer. D'autres fois, on pêche la Tortue au harpon à pointe simple et droite, ou varre. L'on se rend de nuit et dans le plus grand silence vers les parages fréquentés par les Tortues, ce que 1 on reconnaît par la quantité de débris de fucus déchirés qui flottent sur l'eau, et, au moment où l'une d'elles arrive à la surface pour respirer, on lui lance avec force le harpon attacné à une lignb. La pointe se fixe dans la carapace, et l'on amène ensuite l'animal avec précaution ; mais cette chasse, assez attrayante à cause de l'adresse et de la subtilité qu'elle exige, n'est pas aussi facile et aussi productive que les autres, aussi est-elle moins employée. L'on tend, dans certaines localités, des filets le long des côtes où les Tortues montent pour
f)ondre leurs œufs. Ces filets à grandes malles sont maintenus, tendus d'une part par des flots, d'autre part par des bouées. Lorsqu'à la nuit les Tortues veulent se diriger vers le rivage, elles s'engagent la tête ou les pieds dans les mailles du filet, et lorsqu'on voit la /b/e, c'est ainsi qu'on l'appelle, caler ou baisser, ce qui indique qu'une Tortue est embarrassée, on va dessus et l'on s'en saisit. Souvent l'on attend que les Tortues aillent à terre pour s'en emparer, et lorsqu'elles sont è une certaine distancé de la iner on les bascule avec la main ou au moyen de leviers» et on les laisse ainsi se dé-
battre sur le dos et chercher \ se remellffi sur leurs pieds, ce qu'elles ne peuvent (air« que très-difficilement. On charge dm pierre les plus agiles et l'on attend, foaf venir les reprendre, un moment favonfe't On peut les laisser ainsi plusieurs jours «* les conserver vivantes, en les arrosant d'm de mer de temps en temps. La recherche dis œufs est assez facile. Comme la Tortue de mer laisse sur le sable une trace proûà trois sillons inégaux, formés par le poids du corps et l'impression des pieds, il i^i facile de suivre sa piste jusqu'à l'endroiloù elle s'est arrêtée pour déposer ses œufe.L'oD dit que, dans quelques pays, Toû est (larvenu à dresser des chiensà distinguer, au moyen de l'odorat, les trous où sont renfermés les œufs des Chélonées. Autrefois la chasse des Chélonées était, h ce qu'il parall, très-productive; mais son rapport semble diminuer de jour en jour, etlesîlesderAseension, du Cap-Vert, du Caïman, de Saint-Vincent et de los Gallapagos, ne sont plusauta&l que jadis fréquentées par les spéculateurs.
On distingue plusieurs espèces de Chélonées; ainsi, parmi elles, il en est donlh carapace est revêtue d'une écaille divisée eo compartiments, et chez les unes ces cdoiparliments sont juxta-posés, telles sont :
V La Caouane ( J. cephalo , impropremol nommée J. caretta par quelques auieurs; décrite aussi sous les noms de T. naskom, de T. à buffet ou à bahut), La plupart desnaturalistes,quiont décrit cette espèce de Tortue de mer, lui ont donné le noffldeCaref» mais comme ce nom est applitpé depuis longtemps par les voyageurs à la iottueqm fournit les plus belles écailles, nouscousetverons à celle dont il est ici question la dénorainalion de Caouane^ sous laquelle «je est déjà très- connue, et uniquemenN^ gnée par les naturels des contrées où on la trouve. Elle surpasse en grandeur la W franche , et elle en diffère d'une mm bien marquée par la grosseur de la léle, u grandeur de la gueule , rallongement et u force de la mâchoire supérieure; le wu*^ épais et couvert d'une peau lâche, ridé^' |* garnie, de distance en distance, d'écaillescâi leuses; le corps est ovale, et la carapacep large au milieu et plus étroite par dernere que dans les autres espèces. Les bords ue cette couverture sont êarnis de laffljs F cées de manière à les faire paraître deut» comme une scie; le disque présente tnw^ rangées longitudinales d'écaillés; lesp»^ de la rangée du milieu se relèvent en bo»e et finissent par derrière en pointe; Uj*"* verture supérieure paraît d'un jaune laeDew de noir, lorsque l'animal est dans! eau; 'J plastron se termine, du côté de r«n"^ r une sorte de bande un peu arrondie Pf^ ^ bout : il est garni communément de vnv deux ou vingt-quatre écailles. La Q^^!j5 m courte ; les piecls, qui sont couverts djc» les épaisses , et dont les doigts sont W^ par une membrane, ont une forme tre^^ longée, et ressemblent è des nageoires; ce de devant sont plus longs, mais moins»*