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iKoue ceuxde derrière ; et ce qui est un des Sjclèrcs dislinclifs de la Caouane, c'est aue Vîs pieds de derrière, aiusi que ceux de derl sont garnis de deux ongles aigus.
UCaouane habite les contrées chaudes t^ nouveau conlinent, comme la Tortue hocbe; mais elle paraît se plaire un peu tltts fers le nord que cette aemière. On la (mft moins sur les côtes de la Jamaïque. fik ^ite aussi dans l'ancien monde ; on la bjttTe loème fréquemment dans la Médi- \frmkf où on en liait des pèches abondantts, wprès de Cagliari, en Sàrdaigne, et de ùs^Sardo, vers le quarante-unième depi de latitude : elle y pèse souvent jusqu'à ./Bitre cents lirres, poids de Sàrdaigne. K-jTykH qui habitait Je Languedoc , dit en iTw oourri une chez lui pendant quelque t*a^, a^>paremment dans Quelque bassin.
É*.« vvX été prise auprès des côtes de sa I rovioce. Ole bisait entendre un petit son c .nftts, «l jetait des espèces de soupirs sembUbkskeeai que Ton a attribués a la Tortue tinoeke.
Les Urnes on écailles de la Caouane sont presque de onne valeur, quoique plus grandes que celles du Caret, dont on fait dans le commerce on si grand usage : on s'en servait cepepidanl tntrdfois pour garnir des miroirs el d'aolres ^mmIs meubles de luxe; mais mainle&anl oq \es rebute , parce qu'elles sont pre^ toojoars gâtées par une espèce de gale. Od a ru des Caouanes dont la carapaee élail eoorerte de mousse et de coquii- Ufes, et dùiA les plis de la peau étaient rempea de petits Crustacés.
La Caooaoe a l'air plus fier que les autres
Tortues. Elaot plus grande et avant plus de
force, elle est plus hardie; elle a besoin
d*oiie Doorritore plus substantielle; elle ^se
ooutaoteiDoiasde plantes marines; elle est
iDéflie Toraee : elle ose se jeter sur les jeu-
oes Crocodiles , qu'elle mutile facilement.
Ou assure que, pour attaauer avec plus d'à-
xioUge ces grands Quaarupèdes ovipares ,
eQe ksatteod dans le fond des creux situés
le long des rivases, où; les Crocodiles se re-
^^rtok^ et où ils entrent à reculons , parce
qoe la ioogueur de leur queue ne leur per-
uettrfilpas de se retourner; et elle les j
ttisit forteiDeDt par la queue , sans avoir
^^ craindre de leurs dents.
CoflUDe ses aliments, tirés en plus grande
''^^ïQdaoccdu règne animal, sont moins purs
H plus sujets à la décomposition que ceux de
1> Tortae franche, et qu elle avale sans choix
^ vers de mer, des mollasses, etc., sa chair
*'« ressent : elle est huileuse, rance , fila-
^oUiise, coriace et d'un mauvais goût de
^^e. L'odeur de musc, que la plupart des
/([«g^ ré^^andent, est exaltée dans la
^"^oe au point d'être fétide ; aussi cette
^^ e est-elle peu recherchée. Des naviga-
^ en ont cependant mangé sans peine,
^\^>Dt trouvée très-échauffaute. On la sale
*V*** <luelquefois, dit-on, pour l'usage des
^^es. L*buile qu'on relire des Caoua-
**^,^fort abondante; elle ne peut être
*^"*P'Ojée pour les aliments , parce qu'elle
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sent très-mauvais; mais elle est bonne è brûler; elle sert aussi à préparer les cuirs, et k enduire les vaisseaux qu'elle préserve , diton^ des vers, peut- être à cause de la mauvaise odeur qu'elle répand.
La Caouane n'est donc point si utile que la Tortue franche; aussi a-t-elle été moins poursuivie , a-t-elle eu moins d'ennemis à craindre, et est-elle répandue en plus grand nombre sur certaines mers. Naturellement plus vigoureuse que les autres Tortues, elle voyage davantage : on l'a rencontrée à plus de huit cents lieues de terre ; d'ailleurs, se nourrissant quelquefois de poissons, elle est moins attachée aux côtes où croissent les algues. Elle rompt avec facilité de grandes coquilles, de grands buccins , pour dévorer l'animal qui y est contenu; et, suivant les pêcheurs de FAmérique septentrionale, on trouve souvent de très-granas coquillages k demi brisés par la Caouane.
11 est quelquefois dangereux de chercher k la prendre. Lorsqu'on s'approche d'elle pour la retourner, elle se défend avec ses pattes et sa gueule, et il est très-difficile de lui faire lâcher ce qu'elle a saisi avec ses mAchoires Cette grande résistance qu'elle oppose k ceux qui veulent la prendre lui a fait attribuer une sorte de méchanceté : on lui a reproché , pour ainsi dire, une juste défense ; on a condamné l'usage qu'elle fait de ses armes pour sauver sa vie; mais ce n'est pas la première fois que le plus fort a fait un crime au plus faible de ce qui a retardé ses jouissances ou mêlé quelques dangers à sa poursuite* Suivant Catesby, on a donné le nom de Coffre à une Tortue marine assez rire, fini devient extrêmement grande, qui est étroite» mais fort épaisse, et dont la couverture supérieure est beaucoup plus convexe quecelle des autres Tortues marines. C'est certainement la même que la «Tortue dont Dampier fait sa première espèce, et que ce vovageur appelle Grosse-Toriue , Tortue à bahut ou coffre. Toutes deux sont plus grosses que les autres Tortues de mer, ont la carapace plus relevée, sont de mauvais coût et répandent une odeur désagréable, mais fournissent une grande quantité d'huile bonne à brûler.
2* La Mtdas, connue aussi sous les noms de Tortue franche» Tortue verte, Tortue noire. Ce nom de Mydas emprunté k Nyphus, ainsi gue l'observe Schneider, paraît avoir été fabriqué avec le mot emtii, qu'Aristote donnait aux Tortues d'eau douce, et que son compilateur maladroit a altéré et transporté aux Tortues de mer.
Un des plus beaux présents que la nature ait faits aux habitants des contrées équatoriales, une des productions les plus utiles qu'elle ait déposées sur les confins de la terre et des eaux, est la grande Tortue de mer, k laquelle on a donné le nom de Tor« tue franche. L'homme emploierait avec bien moins d avantage le grand art de la navigation, si vers les rives éloignées, où ses désirs rappellent » il ne trouvait dans une nourriture aussi agréable qu'abondante un remède assuré contre les suites funestes