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^1 daos des individus, privés trop tôt de ^ viei la postérité nombreuse qui leur ^«fiil dû le jour.
^ Oodevrait tâcher d'acclimater les Tortues ^^jwbes sur toutes les côtes tempérées oii ^tes pourraient aller chercher dans les terres ^^ endroits un peu sablonneux et élevés au- ^y» des phis hautes vagues, pour y dépo- ^^ leurs oBufs, et les y faire éclbre. L'acqui- *lioa d'une espèce aussi féconde serait ^^^^^^^ttaioement une des plus utiles ; et cette ^72*^ "réelle, qui se conserverait et se J^wtiplierail d'elle-même, n'exciterait pas ^ moins les regrets de la philosophie, ^oname les richesses funestes arrachées avec
tant de sueurs au sein des terres éqoaloriales.
A cette Tortue se rapportent, soit comme espèces voisines ou comme simples variétés : la Ghélonée Tachbték (C macnlosa^ Cuvier), à plaques mitojrennes, plus longues du double que larges, fauves, marquées do grandes taches noires; la Chélonée là- CRTI14LE (C, lacrymcUa) , avec les plaques comme la précédente, la dernière relevée en bosse, et des flammes noires en larmes sur le fauve; et la Chélomée veugetée (€. virgata)^ à plaques mitoyennes moins relevées, que, par inadvertance sans doute, on a rapportée aux Chélonées à écailles imbriquées. La Tortue Cépédienne de Daudin et là Tortue Ridée de Van Ernest ne paraisr; sent être gue des variétés d'âge et de colo^' ration. Ici enOn se rapportent aussi les Chélonées récemment décrites, comme espèces à part, sous les noms de Chélonéb a sternum BiGABÉNé (C bicarinataSy et de Facssb Tortue Franche (C. Pseuaomydas).
D^autres Chélonées, à carapace revêtue d'écaillés divisées en compartiments, ont les pièces de leur cuirasse imbriquées, et se recouvrent les unes les autres par une petite
Eortion de leur bord postérieur, comme la BÉLONÉB Caret ou mBRiQUÉE (7. imbricata)^ décrite aussi sous les noms de Tuilée de Becà-Faucon, plus petite que les espèces précédentes, à museau alloneé, les lames cornées, des mâchoires à bords inégaux ei disposées en scie; le disgue composé de treize plaques, à bords entiers, peu prolongés dans le jeune âge, plus marqués et irréguliers chez les adultes; les quatre premières rachidiennes hexagonales, la cinquième pentagonale ; les premières et dernières costales quadrilatères, les intermédiaires pentagonales, lisses à leur surface ; le plastron composé de douze plaques ; les plaques qui revêtent le dessus du crâne diffèrent aussi un peu de la disposition qu'elles affectent chez les Tortues précédentes. Le Caret est d'une teinte brune plus ou moins foncée, marbrée de taches irrégulières, rougeâtres, jaunâtres, plus ou moins transparentes. Ce sont les plaques du disque de cette Tortue qui fournissent la substance si recherchée, connue dans le commerce sous le nom particulier d'Ecaillé. Leur souplesse, leur flexibilité naturelle, que l'on sait augmenter encore par la chaleur ou la macération, le degré de solidité et de résistance qu'elles ofl'rent, leur demi-transparence, les nuances qu'elles présentent et le poli dont elles sont susceptibles, rendent les écailles du Caret un produit très-précieux dans les arts de nécessité et de luxe; depuis le si m pie et grossier hameçon que l'habitant des SIes de rOcéanie s'en façonne, jusqu'aux magniûgues incrustations que l'artiste français marie le mille manières plus gracieuses et plus délicates les unes que les autres, il est une foule d'objets d'utilité et d'ornement que l'on emprunte aux écailles de cette Chélonée; les anciens en tiraient déjà un grand |>arti, H Plinius nous a conservé le nom de celui qui
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le premier a imaginé d'employer l*écaille de Torlue dans rameublenient ; c'esl devoir de ;e répéter, c'est au Romain Carvilius Pollio qae l'on est rederable de cette invention aui fait déverser sans effort du superflu de 1 o-
Buîence sur tant de familles nécessiteuses, ne Tortue fournit (luatro, cinq et quelquefois jusqu'à sept ou nuit-livres d'écaillé. La chair du Caret -est jaunâtre, et n*est pas estimée ; par une sorte de compensation avec la qualité de son écaille , elle jouit, dit-on, de propriétés malfaisanies, elle dévoie avec douleur, provoque le vomissement, et détermine quelquefois une sorte d'urticaire ou une éruption furonculaire-; mais les œufs ne, participent pas, à ce qu'il paraît, de ces qualités nuisibles.
On distingue quelques espèces de Caret à cause de légères différences dans la disposition des plaques suscraniennes, telles sont le Faux Caret^ C, Pseudocaretta , et la Chéionée du Japon, incomplètement décrite par ïhunberg.
Enlin, il est des Chélonées dont Vécaille de la carapace est composée d'une seule pièce ; sa mollesse a fait doimer à ces Toi tues le nom de Tortues à cuir, Corindo^ Dermaehe^ lys : on leur donne-aussi celui de Sphargis ; Tcspèce la plus connue est la Cuélonée Luth {T. Coriacca^ Lyra)^ ou Mercuriale, à laquelle quelques auteurs ont également donné les noms de Tortue couverte, de Rat de mer, deTprtueàclin.CetteTortueatteintseptàhuit pieds et plus de largeur ; sa carapace al longée, peu convexe, est relevée par cinq carènes continues, réunies en arrière et surmontées de tubercules plus ou moins saillants. La mâchoire est écliancrée vers son extrémité ; elle babiie la Méditerranée et se retrouve, mais rarenKHit, sur les côtes occidentales de l'ancien continent. C'est ainsi qu'on en a pris une en 1729 vers l'embouchure de la Loire ; on ia trouve aussi, dit-on, sur les côtes d'Amérique. Rondelet a pensé que c'était avec la carapace de cette Tortue que les Grecs avaient construit la l>re, etc. Dans cette croyance, il lui -a donné le nom qui rappelle cette attribution ; mais Pausauias donne à entendre que les Tortues avec lesquelles on faisait des lyres étaient non des Chélonées, mais bien des Tortues terrestres. Ainsi il dit Arcadia^ chap. 5^.
« On trouve sur le mont Parthenius des Tortues très-propres à faire des lyres », et chap. 23 : « Le i>ois de chênes de Soron, ainsi que toutes les autres forêts de chênes de rArca<lio,est rempli de Tortues d'une très-grande taille, dent on ferait des lyres aussi grandes que celles qu'on fait avec les Tortues des Indes. » Nous relèverons en passant une iable rapportée par Pausanias au sujet des Chélonées. Il dit, AUicuj H, que Sciron précipitait, du haut des roches voisines de Moiurida, tous les étrangers qu'il rencontrait, et une Tortue qui se tenait dans les flots au bus de cet endroit les enlevait. » « La mer produit eu effet, ajoute-t-il, des Tortues qui ne diffèrent de celles de terre que far la grandeur et par la forme des pieds,
âiii sont faits comme ceux uos Phoques. • n a vu que les Chélo:iées ne se rH)iirrissaient que de fucus ou -tout au plus ûe\)t[h animaux Mollusques ou Crustacés. L'orçauisation des Tortues de mer et reiamen de leur canal digestif surtout rendeot h légende de Pausanias tout è fuit apocryphe. On a décrit comme espèce distincte du Lulb une Tortue à cuir dont les carènes sont garnies de tubercules plus marqués sons le noa de Chélonée tuberculeuse, C. tubncnlaUi.
Une autre est indiquée sous celui do Cbélo- ^née Atlantique, C Atlantica. Il existait daus les mondes.précédents des Tortues ciu groupe des Chélonées ou Thalassites; on en aretrouvé des restf s dans les couches marines de la montagne Saint-Pierre de Macslrichl et dans quelques autres points des contrées oc- "cideirtales de rEurope;on en à môme décrit-plusieurs fragments comme ayant appartenu à des espèces particulières, telles sont entre autres la Tortue trouvée dansks ardoises de la montagne de Plattenbergprès Claris, la Testudtt antiaua de Brown, la Chelonia radiata de^F4scner, la CMlonéeDtlue : mais ces restes sont trop peu compîeis pour pouvoir asseoir encore des déleniimatrons précises; tout ce que l'on poiil dire jusqu'ici a*après le peu des écailles de la caQpaco que Ton a, c'est que ces Tortues marines se rapprochent jdus de ta Cbébuécùret que des autres espèces.
CHÉLONIENS, du grec x^lim, nom appliqué d'abord aux Tortues de terre et (Jeœerel qui désigne aujourd'hui la famille entière des Tortues. •— Les Toriucs se reconnaissent au premier coup d'œil par la sfflg'ilièfe armure défensive dont Ja nature lesepou^ vues^ Un double bouoîier enveloppe débutes parts leur corps et ne laisse passer <]tte la tête, le cou, les quatre pattes et la q^eue.
aui, en général » peuvent aussi se lacker ans cette espèce de boite solide.
En étudiant les Mammifères, noustrouTer rons des animaux, dont le corps est prolé^ par une espèce de (est. Le Tatou nous (Ui fournira un exemple-; mais cette armure, formée seulemeat4)ar des poils agglutinés ou par une modification particulière des couches épidémiquesdela peau, ne ressemble en rien au double bouclier des Tortues; car celuici est composé d'os élargis ei intimeuieul unis entre eux; la carapace ou bouclier supérieur résulte de la réunion des c^les el des vertèbres dorsales : le plastron ou bouclier inférieur est le sternum. Ces organes sont par conséquent une portion du squelette qui, au lieu d'être logée dans la ftofondeur des parties molles, est devenue soperiicielle et n*e$t recouverte que par uuc peau sèche et mince.
La charpente osseuse des Tortues, poor présenter cette disposion insolite, a dû être, comme on le pense bien, profondéroeul modifiée ; on y retrouve cependant les môaies pièces constituantes que chez les animaux vertébrés normaux ; seulement plusieurs u^ ces pièces ont changé de forme et de v^ lume.