CHO
Ui
iui4it (le blanc et de rouge ; là l)ase de la iiueue est rouge, il vient des mers des indus.
2* Les poissons qui diffèrent de ces véritables Chœtodons par la forme extraordinaire de leur museau, qui est long eteréle, ouvert seulement au boutet formé pari inter-maxillaire et par la mâchoire iiifôrieuro, prolongés outre mesurp, ont reçu do Cuvier la dénomination de Chblmons. Une des espèces les plus remarquables est le Chmiodonr rosiratu9, Linné. Ce poisson est d'autant plus beau à voir, que ses: bandes sont placées sur un fond mêlé d*or et d^àrgent, dont les nuances se marient avec plus de vingt raies longitudinales très-étroites et brunes, qui rendent leurs reflets encore plus brillants; mais il est encore plus curieux à observer lorsqu'il vit, sans contrainte et sans crainte, dans les mers de Tlnde, qu'il paraît préférer. Il se tient le plus souvent auprès de Tembouchure des rivières, et particulièrement da is les endroits où Teau n'est pas profonde ; ii se nourrit d'insectes, et surtout di? côjx que l'on peut trouver sur les plan les qui s'élèvent au-dessus de la surface de la miT ; il emploie pour les saisir une manœuvre remarquable, qui dépend de la forme très-allonçée de son museau. Lorsqu'il aperçoit un insecte dont il d^ésire faire sa proie, et qu'il le voit trop haut au-dessus de la surface de la mer pour pouvoir se ieter sur lui, il s'en approche le plus nossiUlo, il remj»lit ensuite sa bouche d'eau, lerme ses ouvtMtures t>ranchiales, comprime avec vitesse sa petite gueule, et, contraignant le fluide à s'é-
achapper avec rapidité par le tube très-étroit ue lorme son museau, il le lance avec tant e force, que Tinsecte est étourdi et précipité dans la mer. Cette chasse est uo petit spectacle assez amusant pour que les gens riches de la plupart des lies des Indes orientales se plaisent à nourrir, dans de grands vases, des Chœtodons à museau allongé.
Bloch a cité dans son grand ouvrage M. Hommel , inspecteur des hôpitaux de Batavia, qui avait fait mettre quelques-uns de ces poissons dans un vaisseau très-large et rempli d'eau de mer; il avait fait attacher une mouche sur le bord du vase, et il avait eu le plaisir do voir ces Thoracins s'empresser à Tenvi de • s'emparer de la mouche, et ne cesser de lancer avec vitesse contre elle des gouttes d'eau qui atteignaient toujours le but. D'après ces faits, il n'est pas surprenant que ce soit avec des insectes qu'on amorce les hameçons dont o:i se sert pour prendre les Cho&tadoos a museau allongé, lorsqu'on ne le pèche pas avec des filets. Ajoutons
3u*ils seraient très-recherchés, quand mémo s ne seraient pas des chasseurs adroits, parce que leur chair est agréable et salubre. 3* Les HÉNiOGHLs ou Cochers, ceux qui ont les premiers aiguillons du dos qui croissent rapidement, et surtout le troisième ou le quatrième qui se prolonge en un filet quelquefois double delà longueur du corps, et Semblable à une espèce de fouet; du feste ils ont tous les caraclères des Chœto-
dons vrais. L'espèce qui a servi de Ijpe à ce sous-genre est le Choetodo-n a ouaudu ÉC4ILLES {Chœtodon macrolepidolu$,Cn\x Les* deux mAchoires sont aussi avaocéès l'une que l'autre, la tête couverte de petites écailles seulement ; la couleur générale est argentine; sa chair est grasse et d'une saveur délicate qu'on a comparée à celle de la Sole.
4** Ceux quenous appellerons EpHn»pti8 ou Chevalier, ont une dorsale profondément échancrée entre sa partie molle et sa partie épineuse, avec celte dernière pajtie dénuée décailles; la dorsale peut se replier dans uu sillon formé par des écailles du dos. Il j a en Amérique une espèce, Ephippus jigas, Cuv., remarquable par, le Irà-gros renflement en forme de museau du premier interépineux de son anale et de sa dorsale, et par un renflement analogue de la crête de sou. crâne.
5" Lé^ Drépan£s, Cuy>, qui ont trois épines à l'anale jointes è des pectorales longues et pointues. L«?s espèces qui copstitueut co. sous-genre sont les Choitodon mnelalm^ Linné, et Chœtodon longimomuSi Blocb.
0** Les Sgatopaagbs (Scatophagus, Cuv.), qui ont quatre épines k l'anale et des écailles très-petites. Une espèce , le ChatoÙH. argus , Linné , est un petit poisson de la merdvS Indes; ses mâcbpii*es sont d'égale longueur ses nageoires courtes.et jaunâtres.. Ce poisson à Thabitude àe suivre les raisseaux pour se nourrir des restes. de la Me^ qui sont jetés dans la mer; mais ilderore de préférence les excréments hun\ain$. Il pénètre par les rivières, d^ns tes lûMMi. d'eau douce, afin dV trouver uo pan»i nombre d'insectes qu*il a|me.
T Nous distinguons d^s Scato|»bages, sous le nom de Taurightes, des espèces qui ont sur chaque oeil une corne arquée et, pointue, Chœtodon com^ , Lacép., tolu. IV» pi. 295. Le Cornu tire son nom des deux aiguillons qu'il porte au-dessus des yeux, et, 3ui représentent deux petites cornes; il a es écailles très-petites , dçux rangées de d.ents à chaque m&chpire; la couleur génér rai de son corps est argentée ; tels sont les principaux caractères que montre le Corou. Suivant Commerson, on le trouve dans les grandes Indes, et sur le rivages garnis Oe coraux ou da madrépores. Sa chair est do bpn goût.
8' Les poissons qui auront |)OUf caractère un grand aiguillon à l'angle du, préopercuk et chez la plupart les bords de cet o? dentelée, seront surtout ceux auxquels le nom (ï Uolacanthus appartiendra. Ce sont dis poissons remarquables par la beauté et w distribution régulière de leurs couleurs; il^ sont excellents pour le goût. Les deui océans en possèdent de nombreuses cs|»eces. Nous citerons le Chœtodon citiar^h Linné, ou Isabelita, Parra Vil {Chatodon tricolor). On neut encore en dislmguerlej Pomacantbes (PotnacanthuSj Lacép.J, qu* ^"^ la forme plus élevée que les précédent*, p-rce que le bord de leur dorsale moni"
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POISSONS, ETC
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fins rapidemenl. On n*en connaiC que d*Aroériqae {Ckœiëdon aureus)^ Bloch. 193, ou Onmiia jaune ^ Parra, VI, 2; et enfin sous ^e nom de Platax , des espèces qui ont en tfiDlde leurs ilents en brosse • un premier m^ de dents tranchantes, divisées chacune «1 trots pointes. Ce sous-genre est de «a mer J«3 Indes CHR0MI5, genre de poissons de la famifedes Labroides. — Deux poissons de ce
Sre méritent d'être cités. L'une do ces I espèces est petite, d'un brun ch<^tain ; 0 la pêche par milliers dans la Méditerrwée, c'est le Petit Casta6?«eau {Sparui cirtMi, Lin.; le CoR4cn« vclgairb ou noih desauciens). Le Nil en produit une autre qui itleiDt deux pieds ae long , et passe
ri? k meilleur poisson de T^jrpte : c'est louio (Labrus niloficus, Hassel, 346»
Sonaiii,pi. ^, 6g. 1 ; Goracin bi^ànc ou (TBfiimiies anciens. Voy, Sciène.
CEITSOPHRIS. Koy. Daurade.
CHIYSOTOSE LUNE. Toy. Lamvris.
CHTLE. Yoy. Digestion, art. IIL — Sa dreulitkK)) foy. Circulation!, art. 11.
CHYUFKATION. Voy. Digestion, art. UL CHYLOSE. Yoy. Digestion» art. UL CHYUE. Voy. Digestion.
CIYMlf KATION. Voy. D|6EST|0N,art. III.
CKATWCDLE. Voy. Fonction.
CINGLE. Vov. Apron.
ancvLÀTioss.
L ué^JÊRAUTÉS.
ftree mot de circulation, on entend un iDoaremeotde translation des liquides nutriti& dans uoe direction régulière. Cette fonclioo eiiste avec plus ou moins de complexité cbez h majeure partie des êtres vivants, et Sifls doute m6roe chez la plupart de ceux iQzqoels on Ta refusée , car chaque jour imèue, à ce sujet, quelque nouvelle découverte; mais elle présente de grandes dilTénoeesd'uo animal k un autre, et le titre pluriel que nous avons imposé à cet article, pournitserTirà indiquer ces variations, quotas ait réellement été motivé par une autre onoostance, savoir» qu'il y a plusieurs liquides ctrculants» et par conséquent plusiiurs cùtolatioos distinctes. Cette multiplicité, il est vrai, D*est bien marquée que dans les ttimaux à vertèbres ; ce qui établit entre ^x et les invertébrés une telle dissemblance, que nous croyons devoir les séparer totalement. Mais avant d'entrer dans Tétade des uns ou des autres, prouvons cette généralité du mouvement progressif des liquides chez les êtres organisés, en la signalant daps les végétaux.
t* Si Ton examine à la loupe, et par réfraction» une ti^e de cbara dépouillée de son enveloppe corticale, on voit aans le liquide ^obuhfere que contiunt sa cavité inténeure s'opérer un mouvement en hélice allongée, at se produire ainsi un courant continu recourbé vers les deux bouts du tube que iimiteot des nœuds, ascendants d'un côté, desoeudants de l'autre. Un mouvement sendilable parait s'o()érer aussi dans les cellules uièmes de diverses plantes aquatique^ de^
genres Caulinia, Nilclla, Vallîsneria^ iVaûw, ÏFydrocharis , Stratiotes , Sagittaria ( Burdach).
Cotte circu^atioti singulière, bien propre è nous faire admettre dans les liquides mémos un principe de mouvement, sous l'influencée des agents impondérables-et indépendamment des vaisseaux, devient plus remarquable encore quand on la compare au double courant qui s'établit de même, selon l'observation facile & répéter de Raspail, dans un tube de verre rempli l'alcool, et qu'on échauffe inégalement; oq voit, en effet, que rimpondérable calorique et l'impondérable vital (quel qu'il puisse être) produisent ici des effets analogues, môme sur des molécules liquides.
2^ 11 y a, sans doute, quelque chose de semblable, mais plus complexe, dans la marche que su't la sève des végélaui^ vasculaires ; cette liqueur monte dans les vaisseaux du centre de In lixe, descend par ceux de la périphérie et de 1 écorce. En effet, l'évaporaiion qui s'opère dans les feuilles et l'aspiration oui s*cnsuit, de même que le t7t5 a iergo dû à l'ahsorptioti (endosmose) dans iBS racines (1), peuvent expliquer l'ascension peutêtre indépendamment de l'agent vital ; mais la marche de la sève descendante ne pourrait, évidemment résulter des mêmes causes»
tout au plus pourrait-on hyi)Othétiqnement Tattribuer à une impulsion communiquée par des anastomoses entre les uns et les autres des vaisseaux séveux, dans les nervures des feuilles.
3^ L action de l'impondérable vital semble plus nécessaire encore pour rendre raison d'une autre circulation, plus récemment dé* montrée dans les plantes par Schuitz» cella des sucs propres de la gomme (que de Can* dolle regarde comme le sang végétal) ou d'un latex indéterminé. Les vaisseaux dans lesquels cette humeur circule, en courants continus et visibles au microscope» sur les parties transparentes, paraissent réellement pourvus de parois spéciales» comme l'ont pensé Schul'z et de Candolle lui-même; mais ces parois sont-elles contractiles, ainsi que le pensent ces physiologistes qui attribuent aussi conjecturalement la contractiliié aux vaisseaux séveux? C'est ce dont il est grandement permis de douter; et alors»
auelle est la force d'impulsion qui peut prouire un mouvement semblable» si ce n'est une impulsion moh^culaire, une sorte de mouvement S()ontané des globules et du liquide? La turgescence des cellules entre lesquelles rampent los vaisseaux laticifères ne peut être invoquée que pour les mouvements accidentels qui résultent d'une irritation momentanée et locale, ou d'une section et d*une imbibition également accidentelles.
(I) Les pleurs de la vigne, après la taille, prouvent riiii|Milsioii ; Tabsorplioti esl évidenie quand on lient dans Peau un rameau coupé nei, même renversé
(Halos.)
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IK Df.S CIRCLLATIONS CHEZ LES ANIMAtX
VEKTÉUnÉS.
Nous allons relrouver, dans cet ar icie, des sujets souvent traités jmr les physiologistes, plus souvent étudiés sur rhoaime niôniC, et pour les détails desquels nous aurons souvent à renvoyer à des ouvrages spéciaux de physiologie humaine. C'est ici principalement qu'il faut établir des divisions, et les nrnicipaies se basent, moins peut-i'^lre sur les organes qui opèrent la translation dos fluides, que sur la nature de ces fluides mômes. Les humeurs circulantes, que Laurent j^roposait de nommer collectivement hèmes ou sangs^ sont le chyle,^ la lymphe et le sang proprement dit; de là trois coupes essentielles dans notre sujet. Des coujies secondaires pourront être établies ensuite dans chacune de ces divisions premières, notamment dans cell9 qui se^ rap|)orte au sang rouge qui fournit effectivement à un certain nombre de circulations particulières (pulmonaire, héf^atique, capillaire, etc.), toutes liées DéaniQoius à la circulation générale.
§ 1*' De la circulation du chyle»
Nous n'avons pas ï)arlé du chyle des animaux invertrbrés, ni de son passage dans le sang, atin de ne pas mpttre les conjoctures à la place de Tobservation ; mais les anuélides, les arachnides en nartjculier, nous inontroni (\{is vaisseaux n/férents, | artanl du canal intestinal pour ye rendre au cuetir, raii]}orlant sans doute h la fois le chyle et le superflu du san^ destiné à nourrir Tintestin ; chez les insectes, on peut suppo er que le fluide nutritif est (iltré parles parois du canal intestinal : ce fluide, épanché dmis les cavités du corj s, se joindrait aux courants |)récédemment décrits. Ramcihor et Hen ^i^er ont vu eflecliveme it un liquide transparent suinter à travers les parois des organes digestifs durant leur contraction ; et le dcrniercroit avoir reconnu le chyle, môme dans les villosités duodénales dont nous avons parlé ailleurs.
Au reste, c^s incertitudes sur la marche du chyle ne sont pas complètement éirangères à son étude, ciiez les animaux vertébrés, l/aspect incolore de cette humeur chez les poissons, les reptiles et les oiseaux, laisse dos doutes qu'on n'a pas pour les Mammifères. Le Crocodile, en effet, est le seul animal parmi ceux de ces trois grandes classes, chez lequel on ait trouvé le chyle lactescent (Hewson) ; mais il faut convenir que, auant aux autres, on n'a pas fait assez d'expériences positives, et surtout, comme lobserve e Blaiuviile, qa'on n'a pas assez tenu comyte de la nature des aliments ingérés. Toutefois, le chyle transparent, limpide des poissons a été admis comme tel \mt tous les anatomistes qui, chez les pois- MMis (Hewson, Fohmann), ont vu des réscaax intestinaux, des plexus mésentéri- (|nes et môme un renflement analogue aux rés45rvoirs de Pec<|uet. On peut on «Jire autant dos reptiles , dej)uis les recherches de
Hewson de Bojaiuis; des oiseaux d*aprèif celles de Lauth et de plusieurs des observateurs précédemment nommés. Hais arrêtons-nous, pour plus de certitude^ à ce qui a été observé chez les Mammifères.
On a admis hypothéttquemeot aue le chyle était précipité dp chyme par 1 action de la bile; mais Magendie est le premier qui ait cru l'apercevoir sous forme de flocons ou lllaments blancs, d'autant plus abondants qu'on examinait la pâte chyroeuse plus près des parois du duodénum. Tièdemanu et.(jm( lin assurent que ces stries ne sont que des mucosités^ sécrétées par les faiiii^uies intestinaux. Leuret et La^fiaîgne ont pcticéd^ d'une autre manière à la reclierche du chyle : ils ont cru en reopanaitra les globules , en soumettant au microscope du chyme convenablement délayé. Cettoopinion serait inadmissible pour ceux qui ne voudraient attribuer l'absorfttioo du. chyle qu'aux pores inorganiques, assurément toop étroits pour admettre c(e pareils globules. Elle concorderait noieuv avac la supposition des bouciies absorb^uies qu*ii'. faudrait également accepter,, si Ton roulait croire qu'il n'y d point eu de rupture quand les mômes observateurs , aussi bion que Ma^ndie, ont fait refluer Je chyle dans I intestin, en pressant les vaisseaux lacUés et les |)arois de l'intestin môme. D<!S homme. s distuîgués, MOller, Breschet, Oiellioger, pensent au contraire que le chyle ne peut être absorbé qu'en molécules^ tout aussitùf réonies en globules, qu'on ne saurait, par conséquent, trouver tout formé daos ï'vii\itt* tin. Quoi qu'il en soit de la foyroiatiou du cbylc, préalable ou seulement concomUanle à son absorf)tion, celle-ci n'est point douteuse, et tous les physiologistes s!ac€orde<il h l'altribuer aux lymphatiques intesli ^aux faisant suite iiux mésenteriques et quoi nomme lactés depuis la découverte d'AselH; non-seulement on la voit distendue parle chyle dans le mésentère et à la surface des iiitestins, où leurs rameau![ élargis (Lauth; forment un réseau remarquable^ mais encore on trouve que les villosités intestinales en sont imprégnées; il semble donc qu'elles jouent un rôle important dans cette ausorption. C'est dans le duodénum que, d'un commun accord, on place le foyer principal de l'absorption chjleuse; cependant on sait qu'elle se continue jusqu'aux dernières limites du canal intestinal, et l'on peut croire, avec Leuret et Lassaigne^ qu'elle commença dans l'estomac, surtout dans VotUrum pylori pour les animaux h estonaac unique, dans le feuillet et surtout la caillette pour les Uaminants. Chez ceux-ci, en effet, une expérience curieuse de Duual prouTe que ré[)iderme épais dont est ^evètue la pansa y rend l'absorption très-difficile ; des Moutons ont pu supporter d'énormes doses de noix vomique tant qu'il était intact : aussi a-t-on dit que cette substance n'était vénéneuse que pour les animaux carnivores : mais l'épidcrme gastrique venait-il h s'exfolir^r l>ar suite.d'irritations réitérées, remiK)isun-
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POISSONS, ETC
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ti^tneY)! (^nU loul aussi facilement opéré que chez le Chien, par exemple.
UibscMption da cbylc est lente, selon Vag^odie, qui Ta vue se continuer pendant ètttibeuH's après la mort. 11 s'écoule lenlenent des vaisseaux lactés ouverts : toutefois, Cniiksbank estime qu'il peut quelque- Us parcourir un espace de quatre pouces n une seconde ;1es contractions dés muscles *'• iMomioaui, les mouvements de la respira- -"•^ tm aident indubitablement à sa marche, déterminée en partie parle vis a tergo^ et en partit peul-èlre nar la contractilité des vais- Hàn\, Les valvules des lactés, semblables à celles des autres Ijmpliatiqaes, empêchent le cbjle de rélrograder; cependant Leuret eC Lassaigne disent l'avoir fait refluer dans riotesliD, en poussant une injection d'eau tiède daDS le canal Ihoraeiqne : expérience routre laquelle s'élèvent des diillcultés de |jÏ!istfun|ienre.
■ieiU&l les lactés se perdent dans des glandes ou ganglions, sortes de pelotons oà les raiDcaui iïi^s lymphatiques, dilatés en ce'/oJes (Lauth), et entrelacés ensemble, 5onl aussi n)êlés avec des vaisseaux sanpiins* qoi les imbibent d*une humeur particulière (Mage; die), et changent un peu la \\alttr« du cl^le, comme nous le verrons ciaprès. Les «Uuies sont larges dans le Che- Tal (Cruikshankj, bien plus encore dans les Cétacés, ^isçuon assure que ce sont des r<icfae5fluiea(;enneat la place chez la Ba-
^e^ glandes partent d'autres vaisseaux p/u5 (W moins anastomosés, et dont la réuniufl coosMod k canal Ihoracique^ que précède ou 001 une dilatation nommée citerne ou /éserroir de Petquet. Ce canal va dégoryffdins h veine sous-clavière gauche pour jordinâi^^' " ^«^mlile que telle soit la seule foic ouverte au ch} le pour arriver dans le Ittne^i circulatoire : aussi la li^^ature du cauaJ tboracjquu a-t-eilo été fréquemment MÛ^ie, chez divers animaux, d'une rupture et fBfl épanchement de chyle; A. Cooper i$^UK môme qu*il suffit pour cela d*uno cmprvssion exercée durant quelques mi- Dstes sur le canal thoraciq^ue d'un animal qoi a bu du lait une demi-heure auparavant.
I)upujt;en et A. Cooper ont vu quel'^ueluis les Chevaux et les Chiens ainsi tn.ité.s échapper à ces suites funestes, parco qu'il eiisLait un second canal ; et sur l'homme luéuie, des oblitérations morbides ont été i-QUjpensées de cette façon, au témoi^na^e de l'illustre chirurgien de Londres. Cepenuaut, si Ton en croit Leuret et Lassaigne , l'oblitération par ligature aurait été cons- Ulée sur un Chien qui avait résisté à cette eipérience, et l'on n'aurait trouvé rien de semblable à un cacial Ihoracique supplémentaire; ces deux savants pensent que, durant la vie et depuis l'opération, le cnylu passait uniquement par les veines. Mais est-il certain aue le canal thoracique n'avait pas été remplacé par quelque anastomose de ses racines avec le grand lymphatique droit?
Sur un des chiens dont A. Cooper s'est servi dans ses expériences, et qui avait également survécu, on a trouvé eifectivement ce genre de communication.
Nous verrons ailleurs ce que devient ce chyk; mais, pour mieux comprendre ce que nous en dirons alors, il faut Tétudier en lui-même, et cette étude se rattache d'autant miei^x à la physiologie corûpatéo, que rarement on a pu le recueillir sur des sujets de Tespèce humaine.
Nous avons déjà dit que le chyle passait pour être incolore chez les nui maux ovipares, et l'on a dit aussi qu'il en était de même des mammifèn s iierbivtres ; toutefois ÏQS aliments fjrint^ux et gias, tout au moins, en ont donné d'opaque, même chez ces derniers animaux, et il y aurait beaucoup à faire encore pour concilier toutes les contradictions qu'on trouve dans les résultats obtenus par divers observateurs. Le chyle, en elfet, est loin d'être toujours le même, et il parait surtout varier d'api es la nature des aliments, bien que, selon Uallé, Magendie et autres, les substances sapides, colorées ou odorantes, ingérées dans Testomac, ne s'y mêlent j;:mais eu nature. Transparent, blanc ou rou;4;eâtre, le chyle est en général légèrement akalin (moins que le sang, Tiedemann), un peu salé au goût, d'une odeur analo^^ue à celle de la fleur de châtaignier, et Ton y découvre au microscope des globules qui imraissent être ai rouais et non lenticulaires; du reste moins égaux, moins réguliers que ceux du sang, plus |)etits qu'eux chez le Veau, la Chèvre, le Chien, égaux chez le Chat, plus gros chez le Lapin (MûUer).
Le chyle n'est pas Iç même dans toutes les parties de son cours; dans les vaisseaux lactés proprement dits, il est communémeiit blanc comme le lait, ou bien incolore, et alors il ne se coagule pas (Enimert, Tiedemann et Gmelin). Après son passage à travers les glandes mésentériques et dans le canal thoracique, on le trouve souvent rost», ou rougissant à l'air et coagulable; alors il contient de la fibrine qu'on suppose lui avoir été fournie par le sang des vaisseaux rouges mêlés aux vaisseaux blancs dans les ganglions, ou par les fluides fournis i)ar la rate et conduits au canal thoracique par de nombreux lymphatiques, dont le contenu est une lymphe lougeâtre (Tiedemann et Gmelin). Faisant donc abstractionde la fibrine et de la matière colorante qu'on dit lui être étrangères, les autres principes qu'on trouve dissous ou suspendus dans une gianàe quantité d'eau jiour former la substance du chyle sont Valbumine et la graisse (Vauquelin), auxquelles il faut jouidre quelques sels assez semblables à ceux du sérum du sang, •savoir : de la soude, des laclates, des mu»riaies et des phosphates de soude et de chaux ci même de fer.
La matière grasse est d'autant plus abondante que le chyle eslplushlmc, plusopaque. Forme-t-ello U^s globules? Muller le nie, car l'éther ne les dissout pas. Selon Leuret et
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Lassaigne, cette graisse abandonnerait le chyle dans les glandes mésentériques; au contraire, selon Tiedemanii et Gmelin, elle serait transportée dans le sang pour aller former eu dépôt la substance adipeuse de TanimaU et elle ne serait autre que de la graisse non digérée, absorbée en nature dans rinteslin. 11 est certain que les aliments gras donnent un chyle plus loileux, plus chargé de graisse; mais on voit aussi, dans les expériences mêmes de ces physiologistes, que des cartilages, do la gélatine, ont donné du chyle blanc; que le chou, le pain ont souvent eu le même résultat, et qu*il en a été ainsi de Tavoine dans la« quelle, à la vérité, ils disent exister un peu de matière grasse ( i^^j. Nous pensons d(»nc, avec Millier, que leur assertion n*est pas fondée; et ne sait-on pas, en effet, que, d*une part, on voit rembonpoint se déYelopper chez divers aniauuix par r usage des substances amylacées, comme les pommes de terre, ounerbacées (Chenilles, Ours, Marmottes, etc.) ? ce qui prouve que les aliments ordinaires peuvent se changer en graisse; et, d*autre part, que celte graisse peut se transformer, à son tour, en substance nutritive, puisque Tamaigrissement suit Tabstinence, etc., etc. Rien n'empêche sans doute de croire, avec Marcet, que les substances animales font un chyle plus azoté, plus gras, plus putrescible, et les aliments végétaux un chyle plus carboné, plus aqueux; et pourtant, ici encore, Tobservalion directe laisserait bien des doutes, comme nous avons vu déjà qu'elle en laissait pour la coloration. En effet , selon Tieuemann et Gmelin, la proportion de fibrine et de matière colorante contenues dans le chyle du canal thoracique serait, à la vérité, plus grande dans le Chien que dans la Brebis, mais plus grande encore pour le Cheval que pour le Chien.
En résumé, de Talbumine et de la graisse, voilà, ce me semble, 1rs principes organiques qui se montrent comme plus constants et plus importants dans la constitution du chyle : la première nous parait être destinée à se convertir en ûbririe, et la seconde en cruor; car, quand le chyle se coagule, il est déjà ûbrineux ; alors aussi il rou^pt au point de devenir écarlate ()ar le seul fait du contact de.Tair atmosphérique, et il se montre d'autant moins gras qu'il est plus rouge (Leuret et Lassaigne). Enfin, le sang même contient encore une certaine quantité de graisse, comme nous le verrons plus tard.
Terminons cet article par un bref parallèle entre quatre matières éminemment nutritives, physiologiquemenl parlant : le chyle, le lait, l'œuf, le sang. Bans toutes quatre, nous voyons se correspondre : 1" un nriucipe plus ou moins hydrogéné, huileux: la graisse, la crème, le jaune, l'hématosine; 2* un principe azoté : l'albumine, le caséura, le blanc, la fibrine. Or, on sait combien peu %'« différence il y a, chimiquementi entre
ces substances, ainsi que l'a iait surtout remarquer Berzélius.
§ 2. De la circulation de la ^phe.
Découverts par Rudbeck et Thomas Bartholin, poursuivis presque partout par Hunier, Cruikshank , Morgagni, les Taisseaux lymphatiques de l'homme onl été reconnus chez tous les verli'brés p.ir d'autres anatomistes cités plus haut au sujet des lactés, et dont les noms se représenteront encore plus d'une fois sous noire plume. On a remarqué que les poissons n'ont que des réseaux vasculairos sans valvules et sans ganglions, que les reptiles ont quelques valvules peu complètes et point de glandes, que pourtant des plexus serrés les remplacent, et que de larges plexus seoibleut aussi remplacer le canal thoracique, allant, comme lai, s'ouvrir dans les Ternes sous-clavières (Bojanus). A l'eiidroHoà les lactés ou lymphatiques du mésentère se rassemblent, il y a chez les poissons et les reptiles, au moins chez les Tortues, une citerne ou réservoir oui peut-être jouil d'une contractilité prof)re a mettre en mouveoidit la lymphe et le chyle.
Cette faculté ne saurait être douteuse pour les cœurs lymphatiques^ observée par Panizza chez les ophidiens sur les côtés de la base de la queue, et par Mùller chez les batnciens et les sauriens en quatre points dilTérents ; savoir, aux deux régions fessières e! aux deux sus-scapulaires. Dugès a vu chez des Grenouilles et des Rainettes, les bi//^ ments de ces sinus membraneux fortsllorh
Î;és, qu'on peut aisément développer par 'insufilation jus(]u*à un diamètre d'une ligne et demie au moins. Ces pulsations sont wv déf)endantes de celles du cœur propremeDl dit, comme Panizza l'a prouvé par diversei expériences /ailes sur des Grenouilles; et Muller, disséquant ces vésicules sur un Serpent de grande taille, s'est assuré qu'elles sont muscuieuses.
Chez les oiseaux et les Mammifères, on û'à pas jusqu'ici reconnu de pareils moteurs au cours de la lymphe, et il semble que Ifs pelotons vasculaires ou ganglions qui, peu nombreux chez les premiers, le sont au contraire, beaucoup chez les seconds, devraient retarder encore la marche de ce fluide en détruisant l'effet du ri> o /er^o dont nous parlerons tout i l'heure. On | ourrait penser que la capillarité agit dans ces pelotons do ranmscules atténués par une division considérable, et donne une nouvelle impulsion au liquide ; mais les dilatations celluleuses dont nous avons parlé déjà à l'occasion des mésentériques, détruisent cette théorie; et nous avons tu que, pour les lactés, il d^ reste guère de cause admissible de leur progression que la pression des parties wi^ sines, aidée de l'action des valvules qw empêchent la rétrocession. Cette explication n'est guère applicable aux lytnphalH ques des membres : on pourrait, il est rrai» recourir à la contractilité générale de ces vaisseaux, mais on ne peut l'admettre quiijr-
^ cm POISSONS, ETC.
^liéliq^ucnicnl ; les irritations mécaniques
^ «Jiniiqufs, Paclion même de la pile gai-
'unique n'ont rien produit sur le canal tho-
'JwiaqTiedemann, Mùlïer) ; et Ton peut
w» ^ <^onséiJuence, arec Breschet, que
•J|P[<>FWsion du liquide paraît être déter-
■^» «D grande partie, par la force ini-
5î«.1*^i«gil au moment même de l'intro-
cm
Vj,^ force doit être assez grande, puîs-
Ç^^» pu rompre le canal thoracique oblî-
«« P»f une ligniare (Autenrieth, Carus),
« uncer le liquide en formB deJelqu^nd
• î. P^wquaii aue perforation. En moins
te ow\ tûinuies Je canal thoracique épan-
*Mv uw demi^nce de liquide sur les
oitts qui avaiem mangé ; mais Técoule-
wsAiMrchait ensuite avec plus de lenteur
fjf^/>j,ef il fallut sept a huit minutes
pâurfewplit de nouveau le canal thora-
cÂ^, fidé par la compression, chez des
l^Bsà jeuD (Oollard de Martigny). En gé-
léràl, b lymphe ne s*écoule qu'en bavant
des fiiseaiii «iiverts ; et les lymphatiques
cotnprimès ne se remplissent souvent qu'a*
près une demi-heure> dit Magendie. En
P*r«l tts, il est yrai> on doit supposer que
W* knombnbles anostomoses de ce sys-
^witTaisseaux font que la circulation
*P»Wftfc\i lymphe n'est nullement ralen-
«^ Mijré celle stase partielle. En sjmme,
il «téndefil «pendant que> si la force oui
Pî*«e fe/içBMfe est assez considérable, elle
^^ço'iraebeiucoup de lenteur; tel est
^fj^jf** de l'impulsion produite par des
^^^^ï*w«pouramsi dire moléculaires, ei
wU^Qi'ooles conçoit à Torigine des va»-
"■""^w» 'Jtnphaiiques ; qm ce soit par endos*
witairefs despores inorganiques» que ce
" /«f m impulsion due à la continuité
J «emiéres arlérioles, de celles qui ne
reçoireoi pJus que des fluides blancs et sé-
retiianf/es vaisseaux qui nous occupent,
c^malsion agit avec continuité» parti-
"J^i/«rticuJe,et finit par développer un
^H ^orl eo masse, quoiqu^il en ait fallu
wonpea poar chaque molécule isolément
w^^uileç on aaii que le liquide s'élève
^fMaui dans l'endosmomètrey et Ton con-
^t ks prodigieux effets que produit la
f^ hydraulique à pompe foulante, quoi-
(fidk réclame bien peu de force pour être
■«e en activité.
Eq Dariant de l'absorption aux surfaces et
^ ks ioterslices des tissus vivants» nous
*^w$ donné à entendre que le* vaisseaux
'jvphatiques n*y prenaient point naissance
P^ des radicules libres ; nous avons admis
PJ^Qt un réseau d'anastomoses mutuellesi
^"Doas avons supposé ce qui vient d'être
^''^^cé encore, une continuité entre les
^pilltires artériels et les lymphatiques;
«Bïise par Bartholin, Boërhaave, Mageodie,
^e continuité nous paraît indubitable, et
colique la surabondance cle matière colo-
™*^le et de fibrine que la lymphe présente
tuttout tbez les animaux soumis à une ab-
•^yence rigoureuse, et dont par conséquent
•^ liquide séreux n*estpas renouvelé par des
absorptions stiffisantes. Les lymphatiques H'çoivent la sérosité superflue, et les veines le cruor surabondant du sang artériel. Co ne peut être que par l'intermédiaire de ce service commun, qu'il est permis de supposer une relation indirecte entre les capillaires lymphatiques et Iîs veineux, relation gue Magendie assure avoir constaté par des injections.
C'en est assez sur le point de départ ; un mot maintenant sur celui de l'arrivée de la lymphe,c'est-à-direde sa pénétration dans les gros vaisseaux sanguins. C'est toujours dans le sysième veineux qu'aboutissen t les canaux de* décharge qui la mêlent au sang» mais ce n'est pas toujours dans les mêmes lieux. Les ccBurs lymphatiques des reptiles jettent, selon Mûlier, la lymphe dans les grosses veines voisines, crurales ou axillaires : ceux du Python tigré reçoivent trois troncs lymphatiques, et s'ouvrent par deux troncs dans les grosses veines pelviennesfWéberj. Chez les poissons (Fohmann), les oiseaux (Lauth), il y a d'ailleurs d'assez nombreuses terminaisons de rameaux lymphatiques dans les veines voisines : on en a dit autant des mammifères, du Phoque (Wrolîk), et même de l'Homme (Lippi ); ums il parait qu'il y a eu erreur ou exagération quart à ce dernier article; que, même dans les glandes ou ganglions, il n'y a pas de communication directe (Breschet) entre ces deux ordres de vaisseaux ; que ce n'est que dans les reines sons-clavières qu'une véritable inusculation s'observe, que c'est par là, par conséquent, la seule embouchure du torrent lymphatique.
Jetons maintenant un coup d*œil sur cette humeur et sur ses rapports avec le chyle et le sang. Assez variable selon les circonstances dans lesquelles on l'observe, elle se présente assez généralement comme semblable au sérum du sang, à la sérosité des membranes splamhniques : obtenue par la section des vaisseaux du cou sur le Cheval, elle s'e.<t montrée jaunâtre, inodore, d'une saveur salée et mucilagineuse h la fois; elle s'est prise en consistance de gelt^e, et Ton a reconbu beaucoup d'albumine (57 parties sur mille), un peu oe fibrine f 3 td.), de la soude et de)s chlorures de soude et de potasse (Leuret, Lassaigne). Recueillie d'une plaie au pied d'un homme, par Millier et Windischmanu, elle s'est trouvée plus coagulable encore, et l'on y a observé des globules rares, petits, mais réguliers, disséminés dans le liquide, ou suspendus dans un caillot essentiellement formé de tlbrine. Ces globules lymphatiques sont comparés par Wagner aux noyaux des globules sangums ; de Blainville les dit irréguliers ; Dugès en a vu de réguliers ei fort petits, qui pouvaient être considérés comme des rudiments de ceux du sang, dans la lymphe tirée des poches sous-cutanées de la Grenouille, d'après le conseil de Muller. Lalj^mphe tirée du cai.al thoracique chez des animaux à jeun a une odeur spermatique, une saveur salée; el!e est rougefltre et rougit davantage en se coagulant &
ItyH
CIR
REPTII^S,
CIR
Tair; de plus, lecoagulura» d'abord généra), ne tarde pas à se séparer en sérosité et en caillot nropremenl dit : aussi Iroure-l-on alors, oans la lymphe, beaucoun plus de librine que d'albumine ^Chevreui) : le muriate de soude et la soude libre y prédominent. Plus le jeûne e>t prolongé, plus la rougeur se prononce, plus la lymphe ressemble au sang fMagendie , Coliard de Martigny ) et au fonu, mêmes sels, mêmes principes, ébauche de globules ; elle n'en diffère donc que parce que la matière colorante est dissoute et non inhérente h ces derniers; en conséquence, elle ne différerait même pas du tout du sang des Ânnélides et autres invertébrés. Dans les animaux qui ont mangé, il y aura au contraire plus d'albumine, plus de ressemblance avec le chyle, parce que cette humeur lui sera mélangée. En résumé, c'est une humeur secondaire, variable, et qui, considérée en elle-même, n'est autre chose qu'un résidu du sang artériel, ainsi que déjà nous l'avons fait entendre.
§ 3. De la circulation du sang.
Tableau de la circulation dans son ensem* ble chez les principaux groupes d'animaux vertébrés. Chacun sait que le sang des vertébrés est un fluide rouge, utile h l'entretien de la vie, et c'est tout ce qu'il nous en f.iut savoir pour le moment ; nous entrerons avec plus de fruit dans l'étude de ses propriétés, de ses différences, surtout quand .nous en aurons suivi la marche à travers des vaisseaux de diverse nature et chez des animaux variés. Partout nous trouverons un cœur unique recevant le sang des veines dans une ou plusieurs oreillettes, chassant ce sang dans les artères au moyen d'un ou de plusieurs ventricules, et les artères communiquant avec les veines par un réseau anastomotique de vaisseaux capillaires. 11 est à remarquer que constamment ici le cœur, c'est-a-dire le moteur principal, est situé du côté sternal ou inférieur du tronc, au contraire de ce qui a lieu chez les invertébrés où il est toujours placé du côté du dos. Jetons un coup d œil sur les moditications essentielles de cet ensemble dans les divisions principales du sous-règne des vertébrés.
1* Poissons. — Les veines caves et hépatiques débouchent dans une grande oreillette, la seule qui existe chez ces animaux ; elle communique avec uu ventricule également unique, qui envoie son contenu dans une artère dite branchiale, d'abord renflée en bulbe et contenant (chez les chondoptérygiens) de trois à cinq rangs de valvules sigmoides. Divisée en huit branches, cette artère répand le sang dans les branchies, et des anastomoses innombrables le font passer dans les branches d'un tronc dorsal, dit aortes, et dont les divisions ultérieures distribuent le fluide nourricier à tous les orf fa nés du corps. Le cœur est proportionnelemcnt très-petit et le sang en petite quantité^ de même que dans les reptiles.
2* Batraciens. — Chez les Reptiles on gé. néral, Faorte, quoique partant directemeot du cœur, forme au moins une double crosse ou arcade qui rappelle les arcades braochia. les des poissons ; en supposant seulement que les divisions de l'artère afféreole h soient plus largement, plus directement anastomosées avec celles de l'efférente oa aorte dorsale ; c'est ce qui a aulorisé Cwus à dire que le bulbe et le tronc brtnchisi des poissons n'étaient en réalité qu'un bu!be et un tronc aortiques. Cette venté defieol patentechez les Batraciens à métamorpho6e, comme il sera dit avec plus de détails [)aria suite ; elle rend raison, d ailleurs, des singulirites que présentent les Batraciens pérermibranches comparés aux caducibraQCDes;Us premiers, de même que les Têtards, oOi^ une disposition presque absolument ^laûable à celle des poissons. Les Méiiopoiues ont de même huit divisions branchiales à chacun des doux troncs artériels ei-dessus nommés, il n'y en a que six dans les Protées et les Sirènes, quatre dans les Amphinomes (Owen) ; et chez lesuos (SirèntMl n'y a que des anastomoses capillaires, ebez les autres des anastomoses laides, eotre les branches du tronc afférent et de l'aorte.
Toutefois, il faut convenir que ce tronçi partant du cœur, peut aussi bien être considéré comme pulmonaire que comme aortique, puisque c'est des deux arcades on'il forme en se divisant que partent lesuléres pulmonaires des Batraciens adultes. Cetrooe, garni chez les Grenouilles de quatnran^ de triples valvules sigmoifdes {Dvemyl, part d un ventricule unique, qui reçoiUia fois et mélange dans sa cavité deux espèces de sang qui lui sont fournies par uoomllette que divise en deux loges une ckjîsoQ membraneuse ; l'une de ces loges admet le sang des veines pulmonaires, l'autre celui des veines caves.
3* Sauriens^ Chéloniens^ Ophidiens. — Tous ont deux oreillettes, une pour le sang noir ou veineux proprement dit, une pour le sang rouge ou pulmonaire ; ils ont aussi un ventricule nullement (Tortues) ou incomplètement cloisonné, et fournissent une artère pulmonaire isolée et deux troncs aortiques bientôt réunis en un seul du côtéda dos. Le sang est mélangé dans le ventricule commun avant de passer par les artères (Martin Saint-Ange).
fc* Crocodile. — Selon Mérjr et CuTier, il faudrait lui reconnaître trois ventricules imparfaits et communiquant ensemble .
Meckel, Panizza et Martiu-Saint-Ange n'en recouuaissent que deux parfaitement séparés, de même que deux ureillelles. Toutefois il y a encore ici mélange du sangteineux et de l'artériel, parce que le tronc aor- (ique dorsal résulte de la fusion de deui branches, dont l'une vient du ventricule droit qui communique, comme chez les Mammifères, avec l'oreillette des veines caves; lautre vient du ventricule gauche qui communique avec celle des veines pul-
UT
en
POISSONS, ETC
cm
inuiiiid Maïs la tète et la partie antérieure dti Xvttc ue reçoirent que au sans oxygéné, parc« qoe leurs vaisseaux artériels naissent iooks do Tentricule gauche, indépendammeiitdQ Tarcade aortique dont il vient d*6tre
S* Oimux 9t Mammifères y ou animaux à nmg càottd. — Nous ne devons pas tenir cotufte ici des différences anatomiques qui scAMment entre les organes circulatoires \iQ ceideai classes de vertébrés ; nous reituM\]flerons seulement qu'ils ont en comsn^alesdispositions physiologiques les plus favorables à la ?iviQcation du sang par Pair, ei Àeelle des organes par le sang artériel. ONeui cercles passent l'un et Tautre par le ccerurt où ils se réunissent de manière h fortiMer idéalement un huit de chiffre, savoir : le tffùt géDéral commençant au ventricule iQcbe, soifant Taorte et ses divisions en ioMDb.abIes artères et artérioles, traverinl te capillaires de tout le corps, se contlooedans les veines jusqu'aux cleux troncs ooffliDUfls qui leur servent d'aboutissant jç^éfal sous le nom de veines caves, et se termioaul à loreillette droite : là commence W deuiième cercle ou cercle pulmonaire, qae déchUesangen passant par le ventricule droU, Vutère pulmonaire et ses ramificalions, anaslonM^es avec celles des quatre veioes palmoaaires qui le rapportent à roreillelte poche, en rapport elle-même avec le yeoirimk qui commence le premier cercle.
Dans tous ces animaux à l'état adulte, il
n'y t plus qu'une seule arcade artérielle,
nuis il fl'eo est pas ainsi dans l'état em-
biyonnaire et fetal ; on leur trouve alors
des arcades au moins doubles (oiseaux), des
«>fflinuoicalions entre l'aorte et l'artère
pttlfflOQaire (canal artériel), des ouvertures
ae passage entre les cavités parallèles du
^Œ!M(lruade Botal, etc.), en un mot des
^ttttlarilés qui peuvent rationnellement
w iDises en regard de celles que nous
j^niesexister à l'âge adulte dans d'autres
^™« d'animaux. Arrêtons notre attention
^ fe rôle spécial que ioue, dans les actes
^rroiatoires, chacune des principales par-
«^doDl il fient d'être, question.
Du (tntr. — Cet organe est mis en activité
/** le contact du sang ; Humboldt l'a prouvé
/*î réTeillant les palpitations éteintes chaque
*-*ii qu'il plongeait le cœur détaché d'une
^;^DouilIe dans du sang pur. Dieffenbach
J^arriré au même résultat, en injectant du
^2? ^°' '^ ^^^ ^^^ Mammifères exsan-
*^^«. La sérosité injectée de même ne fai-
^^t point renaître les mouvements arrêtés.
p^ j^.cœur semble avoir en lui-même son
Ç^*^pe d'action, puisqu*ii continue de
^SJJ'^ quelque temps après avoir été arra-
^J^ du seiu de l'animal vivant ; mais cela
^Prouve nullement que sa force réside
^^ ses fibres et non dans ses nerfs, car
Jj^isavoDs que les productions du système
fi3^cboique sont peu conductrices et
«Jj, ùcilement office de centre nerveux.
^1 que S'influence du grand sympathi-
DicnuMN. DE Zoologie. IL
que sur le cœur peut se démontrer par certaines expériences, et l'on ne doit pas objecter è cette manière de voir les résultats négatifs de certaines autres, quand, par exemple , détruisant les troncs cardiaques sans attaquer la huitième paire, on voyait le cœur conserver son activité ; cet organe la perd au contraire en quelques heures, si on lie à la fois, comme Petit et Brûnner, les uns et les autres de ces nerfs. Si l'influence de cette lésion paraissait néanmoins bien lente encore pour être convaincante, il faudrait se souvenir que, par l'intermédiaire du plexus pulmonaire et des ganglions thoraciques du grand sympathique, les nerfs du cœur sont encore en communication avec des centres nerveux très-notables, et en particulier avec la moelle épinière.
Ces relations bien plus nombreuses et plus directes dans l'état d'intégrité expliquent, avons-nous dit, la cessation des battements que Legallois a obtenue en détruisant la moelle épinière ; elles expliquent aussi l'influence des affections morales sur les palpitations du cœur, d'où les fréquentes interpellations qu'adresse à cet organe le langage figuré de la poésie, celui même de la vie sociale, qui lui rapportent tous les sentiments et les passions.
Sans partager ces croyances, les médecins savent quelle est la haute importance de l'intégrité du cœur pour l'entretien de sa vie; quelques-uns même ont trop accordé à sa prépondérance et sont tombés ainsi dans des assertions contradictoires; selon Ualler, le cœur est plus grand dans les animaux les plus fiers; selon Haies, c'est dans les plus timides. Ce n'est pas à la grandeur [)roportionnelle de leur cœur, mais à leur puissance musculaire, à leur vélocité, à la non té de leurs armes, à la vivacité de leur appétit, que les poissons et les Reptiles, dont le cœur est
Sroportionnellement plus petit que celui es Mammifères, et les oiseaux qui l'ont au contraire plus grand (Hallerj , empruntent leur courage ou leur pusillanimité.
En raison de l'importance même de ce viscère, on s'est beaucoup occupé de ses maladies et des signes qui les traduisent au dehors, ce qui n'a pu se faire sans mieux étudier ceux de ses fonctions normales. Le choc que sa pointe exerce, à chaque pulsation, contre les parois de la poitrine, et qui est si perceptible au toucher, à la vue même, faussement attribué d'abordé l'allongement du cœur, l'est plus rationnellement aujourd'hui au redressement de l'aorte, roidie par l'ondée de sangqu y injecte le ventricule gauche; de là la coïncidence de la percussion du cœur et de la diastole de l'artère signalée par le battement du pouls. La réplétion de l'artère pulmonaire a lieu en même temps et concourt au même effet; quant aux oreillettes, leur distension n'est pas pourcela assezbrusque, assez violent e, quoi qu'on en ait pu penser. Attribuer ce choc à la dilatation des Tentricules, ainsi que le fait Burdacb, c'est en donner une explication plus insuffisante encore, puisque durant sa diastole le cœur se rac-
iS
GfH
REPTILES
cm
courcît, se détend et ne pourrait choquer avec force ni par son propre mouvement, ni par suite d'une impulsion étrangère.
On a discuté plus encore sur les divers bruits que Laennec a distingués dans les opérations du cœur, et on a été jusqu'à vouloir expliquer les mouvements par les bruits, et non les bruits par les mouvements, qui sont en effet assez difficiles à bien analyser. Un son proportionnellement plus clair, suivi immédiatement d'un plus sourd isochrone à la percussion ci-dessus mentionnée, puis un court temps de repos ; voilà ce qu'on entend avec un peu d'attention. Le premier son est-il dû à la contraction des oreillettes (Laennec), ou à l'entrée du sang dans les ventricules et à leur dilatation (Magendie, Pigeaux) qui les fait frapper contre les parties voismes, ou bien encore au froissetoent des orifices auriculo-ventriculaires et à l'abaissement de leurs valvules? Le deuxième est-il produit par la contraction du ventricule (Laennec) et le choc de sa pointe et de sa face antérieure (Magendie), ce qui paraît assez probable, ou par l'abaissement des valvules auriculo-ventriculaires, etc. (Bouillaudj? Ce sont des opinions que nous ne devons pas discuter plus amplement ici, et qui peuvent avoir du vrai sans s'exclure Tune l'autre. Il n'en est pas ainsi de celle de Burdach qui fait intervenir, sans le moindre fondement, la présence d'une certaine quantité d'air dans le cœur, sous prétexte qu'il ne peut exister de bruit sans air, assertion contraire aux premiers principes de l'acousticjue. Si le sang laissait dégager de l'air, ce serait dans les artères tout aussi bien que dans le cœur où il ne pourrait d'ailleurs séjourner : ce dégagement de gaz peut avoir lieu après la mort, quand il y a un commencement de" putréfaction, mais non durant la vie; et l'écume du sang reçu dans une palette n'est assurément que de l'air emprisonné dans la chute de ce liquide visqueux. Voyons plutôt ce que l'inspection directe apprend sur ces mouvements divers. Pour les analyser plus aisément, nous examinerons un cœur un peu allongé et battant avec quelque lenteur, celui de la Couleuvre vipérine, par exemple. Nous y reconnaissons une sorte de mouvement vermiculaire, de contraction et de dilatation successives, suivies d'un temps de repos durant lequel l'organe est aplati et peu coloré, et durant lequel aussi les oreillettes se remplissent sans se- (.ousses. Quant au mouvement vermiculaire, il peut se diviser en plusieurs temps continus quoique successifs : 1'' contraction des oreillettes; 2* tout aussitôt, dilatation brusque du ventricule oui s'allonge et prend une couleur violette; â* immédiatement après contraction du ventricule qui se raccourcit et pâlit. La pointe du cœur se relève dans ce dernier temps, et presque en même temps les grosses artères sont distendues et poussées en avant.
On peut se convaincre de plusieurs manières que la dilatation ou diastole des cavités du cœur est passive et non active, non
fïourvue d'une force d'aspiration, comme 'ont dit GaUen , Vesale, Fantoni, Pechlin, Barthez, Burdach,, d'abord par le raiscane» mentappliqué à lastructure aecetorgane, telle que l'ont présentée Lower, Gerdy, et qu'il est facile de la vérilier par la coction : des fibres fasciculées en divers sens pour les oreillettes, des plans charnus enroulés en spirale double à droite, triple à gauche pour les ventricules, commençant au pourtour extérieur des orifices auriculo-ventnculaires,et se terminant en partie dans ces colonnes charnues qui retiennent les valvules mitrale et tricuspide : voilà une structure qui ne peut permettre de supposer autre chose qu'une constriction dans l'état d'activité; et quant à la force d'élongation des fibres dont on pourrait se servir pour expliquer le mécanisme d*une dilatation active, nous avons dit ailleurs ce qu'il faut en penser; elle ne peut que relâcher les muscles. L'expérience de Pechlin, dont on a tiré de si positives conséquences, esteffeclivement trompeuse, et Magendie a eu tort d'attribuer au relâchement cet effort par lequel le cœur encore vivant, serré dans la main ou entre les doigts, fait effort pour les écarter même lorsqu'il est vide, détaché du corps par exemple; mais ce qu'il fallait remarquer, ce qui est péremptoire, autant qu'indubitable, c'est que cet -effort n*a lieu q^ue dans la systole, et nullement lors de la diastole. Durant la systole le cœur se durcit, se raccourcit , résiste à la pression qui pouvait l'aplatir durant son état de flaccidité : voilà tout le mystère de ce fait si hautement invoqué en faveur d'une théorie qui n'avait pas d'autre appui valaWe;
En ce qui concerne la contraction, nous avons peu de choses à dire des oreillettes, qui effectivement n'ont chacuneà vaincre que la résistance passive des parois d'un ventricule relâché : Magendie assure même que, chez beaucoup de Mammifères, leur contraction est presque nulle, le sang arrivant dans le cœur presque par le seul effet de la continuation de son mouvement dans les veines. Aussi rétrograderail-il avec la plus grande facilité sans les valvules auriculoventriculaires, qui, se relevant lors de U contraction du ventricule, et retenues toutefois par les filets tendineux du leurs bord^, ne peuvent se renverser totalement vers l'oreillette, et font tourner tout l'effort de chaque ventricule au profit de la progression du sang dans les artères. Cet effort est bien moins grand chez les oiseaux et les Mammifères, pour le ventricule puUnonaire ou droit que pour le gauche ou aortique ; on en conçoit aisément la cause finale, puisque le ))remier n'a qu'un court tr^et i im^irimer à son contenu. Ses parois sont en conséquence beaucoup plus minces, chez les oiseaux en particulier, du moins à l'âge adulte, c'est-à-dire à une époque où il n^st plu$» comme chez le fœtus, au service de la circulation générale; c'est donc du ventricule gauche que nous avons surtout à apprêt ier TinQuence sur celte circulation.
Harvey, le premier qui démontra la réa-