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ainsi que du diaraèftre, qu*il ne faut pas confondre avec le calibre (Béclard). Pour que Taire des deux iliaques ensemble égale celle de l'aOrte, il leur faut à chacune plus des deux tiers de son diamètre.
Des capillaires. — Ramifiéesj usqu'à un diamètre de 0,00W à 0,0069 de ligne (Mûller), les artères se résolvent en un immense réseau que le microscope démontre formé d'innombrables anastomoses ; de sorte qu'il peut véritablement être considéré comme constituant un système à part. On a pu supposer que les capillaires n existaient point en tant ({ue vaisseaux, mais seulement comme trajet des courants sanguins; le contraire a été positivement démontré par Windischmann qui, dans les lamelles nerveuses de Toreille interne, a vu les capillaires subsister après la dissolution du parenchyme.
Mais que ces parois soient comme musculaires et contractiles, ainsi que le pensait Bichat, c'est ce dont il est permis de douter. L'inhérence ou la fusion des filaments nerveux dans leurs tuniques ne prouve point en faveur de cette opinion; elle les doue seulement d'excitabilité et les rend au contraire susceptibles d'expansion, de turgescence en cas de surexcitation locale ou générale (inflammation, flèvre, rougeur des passions, gonflement et rougeur produits par la chaleur), de dépression , de constriction quand l'expansion cesse par défaut d'excitation locale ou d'impulsioiv de la part du cœur (pâleur du frisson, du froid, de la syncope, etc.). De là vient qu'on ne peut les injecter pendant la rigidité cadavérique, qui, comme l'observe Burdach, condense la substance organique en général
Sans doute aussi cette structure nerveuse les rend plus aptes à fournir les matériaux des sécrétions , de la nutrition. C'est ainsi qu'ils agissent sur le sang, en séparent les principes, en chassent une partie à travers leurs pores par exosmose (Dulrocliel) ; car ils sont fermes de toutes parts, et ne peuvent pousser le reste de leur contenu que dans les lymphatiques pour la partie séreuse, dans les veines pour la cruorique. Effectivement , si la première de ces communications est douteuse, quoique les injections la démontrent (Vanok, Mascagni, etc.), la seconde ne l'est pas : on peut manifestement la voir dnns les parties transparentes de divers animaux (mésentère des Souris, membranes natatoires des Grenouilles, queue des poissons, des Têtards, branchies des larves de Salamandres, etc.), et sûivrede l'œil le traiet du sang, depuis les ramifications artérielles jusque dans celles des veines, à travers le réseau des capillaires.
On peut très-bien observer aussi alors, chez les animaux à sang froid, que le sang marche principalement dans ces derniers en vertu de l'impulsion du cœur, puisqu'il y montre les mômes saccades que dans les artères. Si ces saccades ne sont plus évidentes chez l'hoinme ei les animaux à sang chaud, Vinfluence du cœur n'en est pas moins réelle, tt nous avons vu plus haut comment elle se
combine avec la réaction des artères pour produire une progression continué : ce que nous dirons bientôt du mouTemeiK de ce fluide dans \q$ veines le prouvera mieux encore.
Toutefois, ri nous faut rendre raison de quelques particularités qui sembleraient justifier l'indépendance attribuée par beaucoup de physiologistes aux vaisseaux capillaires.
1* On sait, d'après les expériences de Hal* 1er, de SpaUanzani, qu'un vaisseau oafMllaire, ou même un plus considérable, étant piqué dans le mésentère d'une GrefH>uill6 , un double courant fait affluer le sang vers la pi* qûre, lors môme qu'il n'y a pas une entamuf u notable. Il y a, dans ce dernier cas, expai sion; il y a effusion dans le premier; dans i un et l'autre, c'est par défaut de résistance que le sang afflue ainsi; et, parle moyen ^es arcades anastomotiquea , rien n'est plus facile que de conoevojr qu'il aj a rétrogession ni d'un côté ni de l'autre.
2" La fluxion vers une région enflammée tient aussi à l'expansion» et c'est égalameut è Timmense quantité des anastomoses que tient la possibilité des irrégularités qui se remarquent eu pareil cas, et, en d'autres, dans la vitesse du sang pour différents vaisseaux capiflaires : arrêté ou ralenti dans les uns, il passe aisément dans leurs voisios; et Dugès a va cent fois le courant s'arrêter, recommencer, i>arfbis même rélrogader rta'is tel netit vaisseau de la queue d'un Télini ou d'un Poisson, stolon qu'il rencontrait ou non des obstacles à sa marche. « C^i de cette façon que nous comprenons, sjûulece même physiologiste, les illusions de pluàwtfs observateurs, qui ont cru que le^ globules du sang allaient se fixer en nature dans les organes, pour les nourrir et les accroître. Quand ils ont cru voir un globule sortir da vaisseau, il ne faisait que passer dans ua rameau plus étroit, y ralentir sa marche et s*y arrêter môme. Les parois de ces ramuscules étaient inaperçues comme celles de tant d'autres, en raison de leur ténuité excessive et de la manière dont se font de semblables observations (par réfraction). Nous avons si souvent observé ce ralentissement des globules dans les capillaires les plus tenus, que nous serions tenté d'établir que /« sang marche d'autant plus lentement au ^l ^''^ verse des vaisseaux plus étroits. Cette assejlion serait d'accord avec TobservalioD de Poiseaille, qui soutient qu'aux parois des capillaires adhère une couche de sérosité immobile ; que ce n'est qu'au mili^'U du va'Sseau que le sang marche avec vélocité; que ses globules se ralentissent et s'arrtteni même s'ils s'approchent trop des parois, ce oui ne saurait manquer d'arriver dans lei dernières ramifications. ,..
3- « J'ai détaché d'un coup de ciseauï»of encore Dugès, une portion du muscle oroj d'une Grenouille, et le microscope ip'y a ia'| voir des courants de sang circulant avec le»' teur pendant plusieurs minutes. Magei^ui^ qui parle également de ce fait, observe avec raison qu'iine prouv enullemeul ïiud^*
OR
POISSONS, ETC
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dance des capillaires; car ce mouvement taèle el leot peut n'élro qu'un effet d'élastidié, de coostriction par cessation de Teffort expansif , tant de la part des capillaires ifi^aies que de celle des tissus environoints (1). Nous ayions bien constaté qu'il njiTait là aucune contraction manifeste, et qae le sang semblait y marcher comme sponuoément. L'action de l'agent vital sur le sâot; oe peutrelie pas, en lui donnant des qualités comme électriques, le polariser, de minière à lui imprimer, dans le système ca- [liiliire, de même que dans le corps et les membres des insectes, etc., un mouvement quon peut alors appeler spontané. Cette supposition n'est pas sans vraisemblance; mais il ne faut pas en exagérer les conséqaeoces, ni en surcharger la théorie, comme W bit, ce me semble, Burdach, en attribuant sur\e mou?ement circulatoire du sang une grande influence à la polarité, à Tantagonismedes organes avec le cœur. Ce serait pis encore que de placer cette spontanéité ûe$ BMMjTements du sang dans une sorte de ne ifidividuelle dévolue à chaque globule, ainsi devenu un animalcule véritable. Les lounoiements que ces globules exécutent ^ut\q\le{ois dans les petits vaisseaux sont \oul mécaniques ; on conçoit bien que ceux qui soûl o^a\es tourneront, si un obstacle les arrête, par le bout qui marche en avant, el PoLseuil/e pense qu'il n'est pas nécessaire pour cela qu'Us touchent la paroi du vaisseau, mais seulement qu'ils rentrent en partie djfls là couche séreuse dont il a été question loat à ITieure. »
i* Enfin, il est évident qu'on ne peut tirer aucune conclusion favorable à l'activité spéciale des capillaires, de certains effets de la pesanleur ou d'autres impulsions accessoires appJi^juéesau sang qu'ils contiennent; ils ne prourent que leur passiveté^ et s'expliquent p«r les aoiisîomoses et le mutuel secours qui co est la conséquence.
te effets méritent même de nous arrêter ttûiDOioent. Ceux de la pesanteur sont bien 2^^, surtout depuis les remarques de «>ttrdûn : Tenchifrènement de la narine du «îl<^ sur leauel on se couche, la rougeur des 01^ pendantes et leur (>âleur quand on les élève, le gonflement de la face, Tembairas ^ ia tête quand on se tient dans une attitude renversée, prouvent assez cette ijiâaeocede la pesanteur sur le sang des capil- ^^n$9 et aussi sur celui des veines et des artères. Piorry a ex|)érimenté nu'un animal o^nrt exsangue si on lui tient la tête incli- 'ïée, après avoir ouvert la veine jugulaire ; je sang s'arrête spontanément si Ton tient ta tète relevée. On a moins connu Tintluence des mouvements oscillatoires et gyratoires lor la circulation capillaire; il nous paraît
(I) f Ajoutez-y celle des artères dans un membre J^fé du tronc; j'ai vu alors, au microscope, le Mog cbeminer lentement dans les capillaires el s'ai '»^ser daoê les iroocs veineux en j serrant ses gloi'Ules« qui se plaçaient de champ les uns près des 1 iir«6 et Unissaient par ne plus laisser entre eux attctti. intervalle, i
pourtant qu'elle est de même nature que celle dont il vient d'être question; c'est toujours une force étrangère imprimée aux molécules du sang, et qui en dérange le cours : Darwin Tavait bien reconnu, quand il recommandait la gyration horizontale, tantôt les pieds, tantôt la tête répondant au ' centre de rotation. La gyration du corps sur son axe, et les balancements divers, me paraissent causer aussi 'es désordres connus (vertiges, nausées, vomissements), en dérangeant la circulation cérébrale, qui forme jusqu'à un certain point système à part, ainsi que nous le verrons plus loin : telle est, selon nous, la seule théorie rationnelle du mal de mer, des vertiges de la valse; et, sans doute, dans les vertiges spontanés, il s'établit dans la circulation de l'encéphale quelque gyration analogue à celle que déterminent les forces extérieures dont il vient d'être parlé.
Desveineê. — Néesd'innombrables radicules au sein du système capillaire, les veines se réunissent en branches successivement plus grosses, jusqu'à constituer deux troncs ouverts dans l'oreillette droite : ce sont les veines caves.
11 est bien connu que la circulation s'y fait avec plus d'uniformité, nlus de lenteur et moins de force (jue dans les artères, et l'opération de la saignée le prouve tous les jours. Haies, ayant adapté son tube à l'une des veines jugulaires d'un Chien, vit le sang s'élever à six pouces seulement, tandis que la carotide le poussait presque iusqu'à cinq pieds anglais. La faiblesse et la laxité de leurs tuniques ne permettaient guère de croire à une force de contractilité suffisante, même pour être le moyen principal de cette circulation, toute paresseuse qu'elle est. Les arguments apportés en faveur de l'opinion contraire sont faciles à réfuter, puisqu'ils se tirent surtout de cette idée que le cœur ne saurait agir sur le sang qu'elles renferment. Nous avons vu qu'il agissait, aussi bien que l'élasticité des artères, sur les capillaires ; il peut donc encore propager son action jusque dans les veines, parla continuité des colonnes de liquides, toutes divisées qu'elles sont. Ne sait-on nas, en effet, que, dans l'opération de la phlébotomie, le sang cesse de couler quand 1 artère est comprimée, quoique les veines soient bien loin d'être désemplies; qu'une syncope, qui suspend les mouvements du cœur ou les affaiblit beaucoup, produit le môme effet? Aussi les ex- Fériences de Magendie ( compression de aorte, etc.), toutes probantes qu'elles sont, étaient-elles à peu près inutiles. Comprimez sur le milieu cie son trajet une veine pleine de sang, à l'avant-bras, par exemple, elle ne s'efface pas ; donc sa contractilité, si elle existe, est bien faible et n'est pas la cause du mouvement progressif du sang dans son inlérieur : relevez le inembro perpendiculairement, et la veine se vide. Cette influence de la pesanteur, déjà mentionnée ci-dessus, se fait encore remarquer dans la formation
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des varices, et prouve la faiblesse des tuniques veineuses.
On a prétendu que ces vaisseaux possé« datent des fibres charnues : de Blainville n'en a pas trouvé dans les veines de l'Eléphant ; Sénac n'en a vu que dans les veines caves du Bœuf, là où elles ne peuvent donner aucune impulsion à la masse contenue dans le système veineux : c*est là seulement aussi que Haller a constaté Tirritabilité des veines ; ailleurs elles sont si peu capables de contraction, quoi qu'en ait dit Verschuir, que le galvanisme n'agit sur elles que pour les dilater (Wedemeyer). Flourens a déclaré que les veines des Grenouilles étaient contractiles; j'ai tout récemment observé, dit Dugès, que cela n'est point réel, du moins pour la veine cave inférieure; que, si on la comprime aussi loin que possible de son insertion dans roreilletie, ellenesevide pourtant en aucune manière après qu'on a ouvert l'abdomen.
L'impulsion du cœur et des artères est sans doute rort atténuée par les irrégularités des courants capillaires, les expansions ou dilatations qui s'y passent, et par l'amplitude plus grande du système veineux que du système artériel; aussi, cette impulsion ne manquet-elle pas d'auxiliaires.
1* Les valvules ou plis semi-lunaires, qui garnissent l'intérieur des veines et en ferment la lumière en se redressant du côté opposé au cœur, ne peuvent favoriser l'impulsion dont il vient n'être parlé, ni diminuer pour elle l'influence de la pesanteur; mais en empêchant toute rétrocession du sang qui les a dépassées, elles font tourner, au profit de l'avancement du sang, toute pression latérale, et en coupant la colonne du liquide circulant, elles ravorisent toute aspiration du côté des troncs principaux.
2" Les pressions produites par l'exercice musculaire accélèrent si bien la circulation veineuse, que le cœur en est activé luiinême, et les poumons surchargés f palpitations, anhélation ). En effet, la marche lente du sang dans les veines ne se met habituellement en harmonie avec la marche rapide qu'il suit dans les artères, qu'à la faveur de leur amplitude bien plus considérable, puisque pour une seule artère il y a généralement deux veines satellites, sans compter le surplus des veines superficielles sans artères correspondantes : donc, si la rapidité augmente dans les veines comprimées par les muscles en action, il est inévitable que le cœur, les artères et les poumons soient surchargés. La pression du sang, mesurée à l'aide de l'hémodynamomètre, est plus forte» selon Poiseuille, dans les veines profondes, soutenues par les muscles, que dans les veines superficielles. Les parois abdominales concourent de la même manière, d'après le même physiologiste, à faciliter la circulation Teineuse ; car les veines mésentériques se Sonflent quand l'abdomen est ouvert.
3* Barry a bien démontré, exagéré peutêtre, les effets de l'inspiration sur le sang veineux, attiré ainsi dans le thorax. L'expi-
REPTILES, COB 47j
ration, au contraire, l'empêche d'y entrer, le refoule peut-être même dans les veines Ce dernier point semble prouvé par la roit
{;eur de la face , le gonflement du cou dam es efforts et dans chaque expiration pu l'augmentation notable au soulèvement trtériel du cerveau mis à découvert ( Lamure, Richerand ) ; enfin, r*ar le pouls veineux
3ui s'observe aussi dans quelques embarras u poumon lors de chaque expiration. Ces effets sont d'autant plus marqués, que tins-
Ïnration et l'expiration agissent aussi sur es artères ; la première y retarde le cours du sang, comme la prouvé Poiseuille, et coouDe Dugès l'a depuis longtemps démontré, eD supprimant totalement les battements du pouls au poignet par un effort violent et soutenu d inspiration rendue inutile par k clôture de la glotte, c'est-à-dire en faisant le vide dans le thorax. Quant aux effets accélérateurs de l'expiration produite par la pression des gros troncs artériels contenus dans le thorax. Haies les avait notés comme Magendie et Poiseuille; les grands mouvements respiratoires faisaient monter beaucoup plus haut la colonne de sang ou de mercure dans leur tube. Donc, dans le premier cas, mm de sang doit affluer dans les veines, dafaotage dans le second.
CISTODE. Voy. Emydb.
CLASSIFICATIONS diverses des poissons.
Voy. ICHTHTOLOGIB.
CLAVICULE. Voy. Squelette.
CLEMYDE. Voy. Entob.
CLEOPATRE, son genre de moriéiscQti.
Voy. Aspis.
CLOTHO. Voy. VipArb.
CLUPEA, Voy. Habbï^g.
COBITE FOSSILE, Cuv.,Jirt«^nieH^
Lacép. — Genre de poissons de la hmk des Cyprinoïdes, ordre des Malacoptérygiens abdominaux. — Ce poisson habite dans le^ étangs, on ne le voit du moins dans les lacs et dans les rivières, que lorsque le fond en est vaseux. Il perd dimcilement la vie. H ne périt pas sous la glace, pour peu au'il reste de l'eau fluide au-dessous de celle qui ^^ gelée. Il ne meurt pas nou plus lorsqu'il se trouve dans un marais que l'art ou la nature dessèchent, pourvu qiril y resté queM« portion d'eau, quelque bourbeuse qu^''^ puisse être : il se cache alors dans les trou^ qu'il creuse au milieu de la fange. On le rencontre souvent dans les cavités de la tem' humide qui faisait le fond d'un marais ou d'un étang dont on vient de faire écouler l'eau. C'est ce qui a fait croire à quclqu^ auteurs qu'il s'engendrait dans la terre, ^ qu'il n'allait dans les rivières ou les lacs QUfi lorsque les inondations l'atteignaient o^ son asile et l'entraînaient ensuite. Maj^f" lieu de cette fable, qui a été un peu accrea'' tée, et qui lui a fait donner le nom de ^^^• sile, il aurait fallu dire que, d'après tous c^ faits, il paraissait que le Misgurne dont uous parlons est beaucoup moins sensible*^ presque tous les autres poissons, aux e^ lunestes des gaz qui se forment a""^?^^ de la glace, ou que produisent les marais qu^
COfi
POISSONS , ETC
CCEU
Milieu d*eau courante ou tranquille, ne préseoleut qu'une sorte de boue délayée et dtmmidité fétide.
GepeodaDt, cet Abdominal semble ressentir trb-Tivement les impressions que peuvent bire éprouver aux. habitants des eaux les vicissitudes de ratDQosphère, et particulièrement les grandes variations que montre, dans certains temps, rélectricité de Tair et de la tme. On a remarqué que lorsque Torage meoace, ce Blisguroe quitte le fond des étangs pour venir à leur surface, et s'y agite, cûorne tourmenté par une gène fatigante ou par une sorte de vive inquiétude. Cette habitude Ta fait garder avec soin dans des \is& par plusieurs observateurs. On )'a placé dans un vaisseau rempli d'eau de {luie ou de rivière, et garni, dans le bas, d'une couche de terre grasse. On a eu le soin de àax^er la terre et feau tous les trois ou quatre jours pendant Tété, et tous les sept jours pendant Thiver. On l'a mis, pendant les froids, dans une chambre chaude, auprès de fa feoéire. Ou l'a gardé ainsi pendant plus (fuD an. On Va vu rester tranquille pendant le calme, sur la terre humectée, mais se reumer fertement pendant la tempête, même ^\B^-qualr6 heures avant que l'orage n'ét\avài, motileT, descendre, remonter, parcourir Yioléneur du vase en différents sens, et en troubler le fluide. C'est d'après cette observation qu'il â été comparé à un baromitre et gu'U a été nommé baromètre vivant.
Jfpanienihlà longueur d'un pied ou un pied et demi, et quelquefois il a montré celle lie trois ou quatre pieds. Ayant beaucoup de apports, par sa coniormation extérieure, avec la Murëoe anguille, il n'est pas surprenant qu'A puisse facilement, comme cette dernière, s'insinuer dans la terre molle et y pratiquer des cavités proportionnées à son Tolume ; et c'est ce goi fait qu'il se retire dans la fange ou dans la vase, non-seulement lonque le dessèchement des étangs ne lui pwmet pas de demeurer au-dessus de leur foodpnvé d'eau presque en entier, mais ent?iB iorsqpi'il veut éviter une action trop n>e du froid qui paraît l'incommoder. Cette prtcaution qu'il prend, de se renfermer sous |w lorsque la température est moins "«ude. Ta l'ait appeler Thermomitre vivant^ coamie les mouvements qu'il se donne lorsque le temps est orageux. Tout fait désigner par le nom de Baromitre vivant ou animé.
Le Idisgurne fossile sort de son habitation souterraine lorsque le printemps est de retour, U va alors déposer ses œufs ou sa faite sur les herbages de son marais.
Il se nourrit de vers, d'insectes, de trèspetits poissons et de résidus de substances organisées, qu'il trouve dans la vase. U multiplie beaucoup, et néanmoins, il a bien des ennemis à craindre. Les Grenouilles l'at- ^quent avec succès, lorsqu'il est encore ieuoe; les Ecrevisses le saisissent avec leurs pattes, et le pressent assez fortement |H)ur lui donner la mort ; les Persèques, les Brocbels, le dévorent; les pêcheurs le poursuiTent. ils le prennent rarement à l'hame-
çon, auquel il ne se détermine pas facilement a mordre ; mais ils le pèchent avec des nasses
{garnies d'herbes, avec des filets, et particuièreraent avec la truble (1). Voy. Loghb.
COEUR.— C'est l'organe moteur du sang et le principal a^entde la circulation. Le Cœur est situé au-dessus du diaphragme, au bas et en devant de la poitrine ; d'ailleurs il est facile d'apprécier sa situation à l'extérieur uniçiuement d'après ses mouvements, ses bruits et ses palpitations. Il est composé de quatre cavités, deux à gauche, et deux à plus minces parois à droite. Ces dernières sont remplies d'un sang noir qu'elles envoient aux poumons, qui le rougissent et le respirent; les cavités gauches sont pleines du sang redevenu rouge en traversant les poumons. Les cavités droites reçoivent le sang noir ou veineux qui revient de tous les organes par les veines caves ; les cavités gauches lancent avec ranidité dans Taorte et ses innombrables ramincations le sang rouge ou artériel qu'ont déshydrogéné et decarbonisé les poumons par l'intervention de l'oxygène. A gauche comme à droite, il y a une oreillette gui reçoit le sang rouge ou noir, et un ventricule qui lui donne l'impulsion ou vers tous les organes (le gauche), ou seulement vers les poumons (le droit). Le Cœur, ainsi que l'a prouvé Legallois , discontinue de se mouvoir dès que la moelle épinière est détruite. C'est un des premiers organes qu'on voie agir chez le fœtus ; il est de même un des derniers à mourir. On a vu le Cœur battre dans un embryon de trente jours. — Le cœur ne se dilate jamais activement. On a pris pour un indice de dilatation le gonflement qui provient de la contraction même. — Le poids moyen du Cœur, d'après le docteur anglais Glendinning, est de 9 onces chez l'homme adulte , et de 8 onces chez la femme. Mais, tandis que le poids du Cœur va toujours en augmentant chez l'homme à mesure qu'il vieillit, le Cœur de la femme perd peu à peu de son poids à partir de l'époque où elle cesse d'avoir en elle du sang disponible pour deux êtres.
L'activité du Cœur est incompréhensible et presque incroyable : à 60 battements par minute, terme moyen, on a, par heure, 3,600 battements; mais comme chacune des quatre cavités du Cœur se dilate et se contracte à son tour, ce qui fait deux mouvements distincts Dour chacune de ces parties, il faut multiplier par 8 le nombre des battements,
gour avoir la totalité des mouvements du œur ; on obtiendra ainsi pour résultat 28,800 mouvements distincts de cet organe par heutBf et en 2k heures, 691,200 mouvements !... Les battemens qui se remarquent dans les artères et que l'on connaît sous le nom de poulSf ne sont que l'effet des mouvements du Cœur, c'est-à-dire l'effet de la pression du sangsur'les parois internes des artères toutes Tes fois que le cœur entre en contraction, chaque portion du fluide poussant de-
(1) La truble ou le iruble est un tuet en forme do poehe.
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Tant elle la portion qui la précède. L'état du pouls indique donc celui du cœur, quant au mouvement imprimé au sang; et la rapidité de la marche de ce fluide ne peut élre augmentée ou diminuée dans leCœur, sans Fôtre aussi dans les artères. Le pouls n*est pas appréciable partout ; il faut, pour le dislin-
Î;uer, compnmer une artère d un certain voume entre le doigt et un os, en choisissant de préférence un vaisseau situé f)rès de la peau.
Le mouvement du sang est infiniment plus rapide dans les artères que dans les veines; mais comme le nombre de ces derniers vaisseaux est plus considérable que celui des artères, il y a compensation de mouvement poar le retour du sang.
Le sang paraît se former et circuler d'abord indépendamment de Faction du Cœur.
En examinant l'embrjon du Poulet au microscope, on voit les globules sanguins paraître dans la profonoeur des parties, cheminer lentement, en se frayant pour ainsi dire d'eux-mêmes un passage dans l'économie, et quand il n'y a pas encore de contractions du Cœur, pour arriver entin jus(ju*à cet organe, qui se contracte d'abord à vide, et qui, dès ce moment, ne doit plus cesser de battre jusqu'à la mort de l'animal.
On trouve dans le Cœur du Bœuf un os oblong qui suit la courbure de l'entrée du ventricule gauche, et un autre os plus petit, mais à peu près de la môme forme que le premier, à l'entrée du mômfe ventricule. Le grand os peut avoir, dans un sujet de grandeur médiocre, 5 centimètres et demi de longueur, 1 centimètre de hauteur et 3 millimètres d'épaisseur. Le second a seulement 12 millimètres de longueur, ou environ. On ignore l'usage de ces os, qui se trouvent également chez plusieurs autres ruminants, notamment chez le Cerf. Comme la valvule roitrale présente parfois, chez l'homme luimême, des i)laques osseuses, on peut supposer que les os en question proviennent simplement de l'ossification de quelques parties de cette valvule.
D'après les observations de M. F. Dubois, le pouls d'une louve agitée donnait, par minute, i^k pulsations, et quand elle fut redevenue calme, 96. Le pouls de la Lionne, 55; celui d'un Lion de7 a 8 ans, 40; cehii de la Panthère, 60; celui du Tapir, 44. Le Cheval a environ 4(ï pulsations par minute ; l'Ane, 60 ; le Chien, 90; un jeune Chat, 130.
Comme les contractions du Cœur sont à peu près une fois plus rapides chez la Souris que chez l'homme adulte, il se trouvera qu'en 24 heures, le Cœur d'une Souris, ce frêle organe dont la grosseur n'égale pas celle d'un pois, aura exécuté environ 1,382,400 mouvements I... Quelle admirable machine hydraulique I mais que son auteur est bien plus admirable encore !...
Le Cœur des oiseaux donne généralement plus de pulsations que celui des Mammilêres. Celui de la Poule bat 140 fois par minute ; celui d'un Pigeon, 136; celui d'une* Oie, 110, etc.
Le Cœur des Reptiles est formé de deux
oreillettes et d'un seul ventricule, divisé quelquefoisen plusieurs loges aui communiquent entre elles. Une partie du sans est dooe poussée dans les poumons par Ta contraction du ventricule, pendant que le reste du fluide est porté dans l'aorte par cette même contraction.
Chez les poissons, le Cœur ne se compose que d'une oreillette et d'un ventricule» qui ont pour objet, l'une de recevoir le sang veineux, l'autre de le porter dans les branchies, organes de la respiration de ces animaux. Ce sang, après l'acte de la respiration, se rend dans un tronc artériel situé sous l'épine dorsale, et qui, faisant fonclion de ventricule gauche, l'envoie par tout le corps, d'où il revient au cœur par les veines.
Les Mollusques céphalopodes, tels que le Poulpe, la Sèche, etc., ont trois cœurs distincts, deux pulmonaires et un intermédiaire ou aortique, mais aucun de ces trois cœurs n'a d'oreillette. Les Mollusques gastéropodes, tels que l'Aplysie, le Limaçon, la Limace, etc., ont un système de circulation inverse à celui des poissons, c'est-à-dire que ces Mollusques n'ont également au cœur qu'un ventricule et une oreillette, mais destinés à recevoir le sang du poumon pour le distribuer au corps. Voy, Circulation.
COFFRE. Voy. Ostracion.
COLIN. Fow. Merlan,
COLLE DE POISSON. Voy, Estcrgeou.
COLONNE VERTEBRALE. Foy. Sçce-
LRTTE
CONDROPTERYGIENS. Voy. Ckimsi-
NEUX.
CONGRE. V^y. Anguille, CONQUE. Voy. Oreille.
CONTRACTILITE. Voy. Nerfs.
CONTRACTION MUSCULAIRE. -M^w
anaiomiques, — Partout où il ya des nerfs distincts, il y a dés muscles libres j cependaui les Planaires ont déjà un suçoir composa. sinon de fibres, au moins de fibrilles coutractiles, et Carus décrit des fibres musculaires dans la tige des Pennatules. Spii, Ehrenber^ ont vu des muscles, le premier dans les Actinies, le deuxième dans les Méduses ; raais ils y ont vu aussi des ganglions et des nerfs, et ceci devient plus positif encore pour le? Radiaires échinotlérmes de Cuvier, Oursins, Ast(^ries, Holothuries. S'il restait des doutes à leur égard, il n'en saurait plus exister le moindre quant aux Elminlhes non pareucliymateux, aux Mollusques, aux Articulés, aux Vertébrés.
Ce qui peut laisser des incertitudes qunnl à plusieurs animaux des classes inférieur» , c'est que la structure des muscles n'e*»l P'^ partout peut-être exactement la niêui», oi nous en pouvons juger ainsi d'après req i ' nousdémontrcfil quelques organes t^uiiin?»^' ment contractiles des animaux supérieur^ La contractilité de Tiris, des muscles de tinés aux osselets de l'ouïe, étrier et m rteau, ne nous paraît pas pouvoir être révoquée en doute : or, dans ces sortes d'organes, on ne trouve point (si ce n'est peuK^i'^ chez l'homme pour les muscîes des osselets)
CON
POISSONS , ETC
CON
de 6bre musculaire proprement dite ; on n*y tm\ tfM des /IftrtVfei, e^est-à-dire des filamf Dts eilrêmement 6ns, parallèles, et tantôt Hssei, tantôt semblables h un chapelet de çU)ba)f5 plus ou moins allongés, parfois tuèffld plutôt plissés en travers, tant est grand If npjirochement de leurs particules réu- DJ^fD nne seule série longitudinale. Les (ibiilk^ se montrent également dissociées •Iaus tes trousseaux musculaires des Holo* thuriM (Wagner), dans ceui des Elminthes tltts!ié(Datoides,dans ceux même des Annelides, au moins des Lombrics ; les fascicules ruistitués par leur assemblage sont plus ou moins larges et sans enve1opi>es, sans cloi- ^s particulières. Dans Tintestin, Testomac, k oQur même des Reptiles et des Mammifère, tts fÂr'MtSy quoique déjà réunies en y^m. sont moins régulièrement, moins netiHKTA Umitées que dans les muscles pro* pr«aeiitdils ; la même disposition s*est mon« ir^éaos PEcrevisse, le Crabe commun.
Usisle plus soufent, dans les plus petits
losedes, aussi bien que dans les plus grands
»ru4)rés,les fibrilles susdites sont réunies
'*r) libres bien circonscrites, cylindroidales
oa prismatiques, semblant le plus souvent
can^lies «q travers, soit à cause de la dis-
\K»\ûof\ d^ lobules constituant chacune
des ûbn\W«, soH par l'effet d'un plissement
réel de leur entelope commune. Ces fibres
et lear eomposilion fibrillaire ont été bien
(t>enue$ par Jfujs, Prochaska et tous les ob-
stnateun qui ont examiné les choses avec
^'0. Oopeut, sur des fibres concrétées dans
/ aicool et extraites de la Chenille du Cossus
iigmperda, séparer par écrasement les tibril-
^, et reconnaître dans celles-ci le chapelet,
qui a fait penser à Milne Edwards et autres
qa'eflis sont composées de globules agglu-
'ioés, el oui répondraient par leur volume
lu graoule central de cba(]ue globule du
un^, dont ils ne sembleraient être que le
l-roduii fl). Toutes les fibres n'ont pasabso-
ï'irawi le même volume; les plus fortes
iftproclieDt de la grosseur d'un cheveu,
n^isccbest sans aucun rapport avec la taille
'/'' /animal ; il n'y a, dit de Blainville, nulle
'if/T^reace à cet égard entre là Musaraigne
H rBêpbant.
La réunion des fibres en faisceaux paral- ^«"5 constitue le muscle : des gaines celluieuies enveloppent celui-ci el ceux-là. On *ait combien les muscles varient en forme, c|i dimensions, et quant à leurs moyens Rattache; beaucoup cependant se terminent [■ar un tendon^ soit corné comme chea les * rusiac^s et les Insectes (épidèmes d'Au- ''^in), soit osseux comme chez les oiseaux •Ji certaines régions, soitalbuginé(Chaussier) uscléreui (Laurent).
Gerdy a soigneusement apprécié les rapi^rts apparents des tendons avec les fibres oiosculaires. « Le seul résultat général que ^ genre d'observation nous ait fourni, dit
M) Proebaska estime qa*un globule du sang en- ^r a le^l à huit foii le dtamètre des fibrilles musoikïm.
Dugès, c'est que les fibres d'un taisceau ou d'un petit muscle, destinées à agir ensemble, ont une longueur égale, quelle que soit l'obliquité de leurs insertions. Nous avons cherché à acquérir queloues lumières sur l'agencement qui fixe la nbrc musculaire à la tendineuse, et nous n'avons pu voir au microscope qu'une continuité de substance, au moins pour la gaine des fibres, et une fusion plus intime, avec un changement d'organisation, et sans doute décomposition chimique ; les fibrilles du tendon sont bien plus serrées, comme feutrées, réticulées, quoique toujours longitudinales.
« Des injections heureuses nous ont plusieurs fois montré que les capillaires artériels les plus fins sont aussi parallèles aux fibres qu ils sécrètent ou nourrissent. Quant aux nerfs, leurs leniers filaments suivent souvent, au contraire, une marche transversale, et coupent quelquefois à angle droit la direction de ces fibres ; mais il s'en faut de beaucoup qu'on trouve partout la régularité et le rapprochement des filets que Prévost et Dumas ont admis comme bases de leur ingénieuse théorie. Lauth a constaté, comme nous, cette irrégularité dans la distributioa des nerfs. Wagner a fait la même remarque» et de plus il lui a paru que les filaments nerveux se terminaient en se confondant avec la substance musculaire, y»
Faits physiologiques. — C'est dans le tissu musculaire surtout que se manifeste cette contraction dont l'énergie a tellement frappé les physiologistes, que plusieurs lui ont donné un nom à part : irritabilité de Haller, mjrolilé ou myotilité de Chaussier, musculation de Gerdy. Il est connu qu'une des principales conditions, pour qu'elle s'exécute, est la liaison des nerfs avec les muscles : l'irritation des premiers, soit par un agent direct» soit par l'influx de la volonté, excite la Contraction ; mais il ne faudrait pas croire pour cela que la cause prochaine ou l'essence du phénomène siégeât dans le nerf; car, comme l'observe Tiedemann, les nerfs ne peuvent donner ce qu'ils n'ont pas; et d'ailleurs, l'excitation directe du muscio, par une piqûre, une commotion galvanique, le fait contracter, même encorequelque temps nprès la mort de l'animal.
Une autre condition plus accessoire encore, d'3prè3 ce qui vient a'ôlre dit, c'est l'abord du 'sang artériel ; condition dont les variations sont d'ailleurs eflet et npn cause de la
Contraction.
Le battement des artères devient beaucoup plus fort dans un membre dont les muscles sont contractés : cela peut tenir à l'augmentation générale de 1 innervation dans ce membre, et plutôt encore à la difficulté avec laquelle le sang passe momentanément dans ses canaux comprimes entre les muscles.
Ceux-ci, en se raccourcissant, deviennent eifectivement plus saillants et plus durs ; ils chassent le sang contenu dans leurs veines et hâtent la circulation dans ses vaisseaux bien plus inertes que les artères, 11 résulte de tout cela du moins une accélération de 1^
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REPTILES
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circulation bien manifestée par les effets généraux d'un exercice violent, et marquée locAlemeut, à la longue, par une suraboodance de nutrition dans les muscles plus fréquemcnt exercéS) par une couleur plus muge, une densité plus grande. Ceci nous est démontré par la différence des chairs entre les oiseaux de basse-cour et les oiseaux sauvages, le Lapin el le Lièvre, et métne, dans nos volailles et autres Gallinacés, entre les muscles des membres abdominaux toujours en activité, el ceux des ailes qui restent dans un repus presque constant.
Le gonHemeot des muscles contractés est accompagné ordinairement d'une Irémnlation un peu bruyante, etqui s'apprécie mieux à l'oreille appliquée sur eux qu'à ta vue : cette trémulation paraît due à la répétition rapide des antes de la Contraction, soit dans les mêmes fibres, soit successivement dans des fibres différentes ; car, à l'état simple, - la Contraction est instantanée, ei si elle avait lieu dans toutes les fibres d'un muscle à la fois, l'effet produit serait incomparablement plus fort qu'il ne l'est d'ordinaire. Cela arrive quelquefois, et de là ces effets surprenants de la part de sujets même médiocrement robustes, qui, dans un mouvement de fureur, dans un moment de danger, ont rompu des liens, renversé des obstacles dont la force humaine ne paraissait pas devoir triompher; de là encore des ruptures d'os, de tendons, des ruptures de muscles même dans un point, sans doute, où il n'y avait
fies de Contraction, tandis qu'elle était vioeate ailleurs. En pareil cas, la force se mul~ tiplie par la vitesse, et c'est encore un des moyens par lesquels une éducation spéciale arrive à donner aux muscles toute l'énergie dont ils sont capables, et à produire des effets prodigieux quand surtout les individus ont été dressés dès l'enfance à ces sortes d'exercices.
ordinaireineDt à la fois. Voilk coouneDt ^ Hirondelles, les Frégates, twaucoup dlueil tes Diptères passent, pouf ainsi dire,leurQ dans les airs ; les courts iDtervdles de rel^ chement durant l'action dus antagooista suliisent au repos de leurs muscles. Tog cf^la est aussi oroporlionnel à la vîtes» dé plo^ée ; on le sait bien pour le Cheval; li Chien, avec son trot é^al, est capable di longs voyages ; les Lézaras si agiles, si n pides dans leur course, sont bientét épuisé; on les prend sans force après une poursuiH de quelques minutes, si quelque trou n'eS venu leur offrir son asile; la Mouche cooi' nmne, dont les pattes deviennent iorisibiei dans la marche, tant leur mouvemeDlfslri' pide, entrecoupe s<i progression de fréquenii repos. Poussé à l'extrême, cet épuisenKiii devient général ; il exige le sommeil, c'b^ à-dire le repos universel, et en vaÈae Itmjii il excite vivement la circulation, produillg fièvre, comme il avait déjà produit [adoubr et une subinflammatiuD locale: porté plus loin même encore, il peut causer une ÎMt de typhus et rendre le sang incoagulable,
Ces phénomènes semblent prouver qoe l'épuisement et la réparation siégeai mm dans la Qbre musculaire même que dui) les oerts qui l'accom paient, et qu'il 7 a en même temps excitation des vaisseaai capillaires. Les centres nerveux et circuliloirei ne sont que consécutivement atteclis; ilsn le sont que quand on outre les effets Imiui qui sont les plus ordiuaires; miiii'Ji'^'' résulte pas moins cet échini&seami.qiie les nerfs du muscle et ses vaissHU ufi'* laires semblent affectés en sens iDiH»,let premiers s'épuisanl, les seconds t'irtilmt par l'effet de l'exercice. Ceci prooTe enlm eux un antagonisme qui peut servir! ta^ fîrmer la théorie que nous vouloos faire uniquement ressortir des faits. Quand un maibre est séparé du corps, ou quand oq acoupi ses nerfs, s'il se montre suscejiiilile « Contractions, s'il se fatigue par l'eicilaliim. si ses muscles, après avoir cessé df '^""^
Le raccourcissement possible d'un muscle contracté est estimé par Haller & la moitié au plus de sa longueur première ; les An- , -^ -
nélides, les Uoilusques, et chez l'homme dre aux irritants, reprennent par le repM même les intestins, 1 estomac, l'utérus, prou- cette faculté, certes les centres nerveux aj . vent assez que cette estimation est beaucoup trop faibiR, si on veut la généraliser. Ce raccourcissement est-il dû à une diminution de "■ ' iQement du muscle ilionî Question résens par Glisson et [ui prouve qu'il faut le fondée sur un afluides coercibles, de
ion, un peu de temps éparatinu des prinlette rôparati
cette faculté, certes les centres l.. . sont plus pour rien; mais le muscle oiJMS phénomènes s'observent, fût-il mémn m a fait séparé du corps, il ne serait pas pour cela dépourvu des nerfs qui le péDèlreal, H l'on ne serait pas en droit de dénier I» {**" position que nous venons d'établir.
Un dernier lait important à noter dam le phénomènes directement observables de i> Contraction, c'est la rigidité «KtanfriJ*- Personne n'ignore que le froid qui condea» tous nos tissus, moins par son action pQ/* sique que par la torpeur vitale qu'il vam fait contracter involontairement (es musd»
.>..,v, .wt""" <"" fait contracter involontairemei
a été court ; elle est de l'homme ; qu'il produit le tremblemeni,
it réclame un repos l'engourdissement, recoquille les doiglSi"^
1 été soutenu et vio- chit les membres et le tronc : il produit uw
varient, du reste, rigidité plus marquée encore cnei 1^ ""[
labitude a encore ici maux à sang froid el les animau*, o'^
I forcedes muscles y oants; roide de froid est une expression^
lup, et ceci prouve le vulgaire applique judicieusenieni *T'
fibres u'agi&sflQt pu les animaux. Toute autre cause d affuDi^
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HMAvii^o, tout ce qui fait cesser Texpansioik ^^1 produit des effets analogues : il o'esiifAC pas étounant que la mort amène aitsaliToideur. Les muscles se contractent ilocsitectanl de force qu*on a peine à vaincre irâr risistance, à redresser les membres O^elàs, ï flédiir ceux qui sont étendus. Chez des dK)lériques , on a vu cette contraction upémiiosi, après la mort, des mouvements mû oot effrayé les assistants ; et Ton a pu, a*3utiÂis,ot^erver, même à travers la peau, d€s.oseiliatioDsQbril)aires dans les muscles snuffidels (Dubreuil et Rech ).
Dus b animaux à sang chaud, c*est quand le «tdavre est refroidi que la rigidité se montre; mais ce qui prouve qu'il n'y a pas \k 'seulemeot effet du rroid, c'est que, d'après 1& itiBirqae de Ny sten, elle commence par 1^ (jQQfletroDc, qui pourtant se refroidiss^DlBMii&syiteqQe les membres. D'ailleurs, «^^leieDODtre aussi chez les animaux à sang fk-^id, cbei les Invertébrés même : Nysten l'a ^icsQslitée sur les Grenouilles, les Lézards, l^s poissons, où elle se développe plus tard, <<m(-ii,qae chez les oiseauxy malgré la faci- Im^ aiee laquelle les Reptiles, même durant l ^ Tîe, suWeDt les variations de température ^febiMMbéiiqae; elle a lieu chez les Mollus- ^ues,itôCruSUeès,les Lombrics, les Insectes, dooi la tempéraUire est égale ou presque égale à celle de Tair; on Ta remarquée dans les EjÛKs, les P/anaires, animaux probableoMot eo éapilibre avec la chaleur de JMDjilesl TTafde dire qu'elle est considé- .r-able chez les Vers intestinaux qui sortent «d'un lieu dont la chaleur était bien plus con- .ssidéfable ordinairement que celle de l'air. CTest doflc à la cessation de la circulation , «Je J'eipaosioD en général, qu'il faut attri- " «Wf il rigidilé cadavérique; le refroidisse- »eal 11 j entre que pour une part.
Celle rigidité tient évidemment à la môme luse qui contracte les muscles durant la "^e:eirelle est très-forte après le tétanos ll^jsleo), après le choléra, dentelle retrace, ^Jecadavrey les crampes qui avaient lieu ^pdiflt la vie ( Dubrueil et Rech ). Dès ^^ilk s'est complètement développée, les «Dosdes cessent de se contracter sous l'in- Aeocedes stimulants ( Nysten ), parce qu*ils ^cai, en effet, dans un état de Contraction 7M)anente. Après une durée variable, quel- ^oseibts mëoie de six à sept jours ( Nysten ), eile cesse dès que les phénomènes de la putréfietioD commencent : aussi est-elle d autant plus courte que l'air est plus chaud, la polre&ction plus prompte : c'est en raison éecetle circonstance qu'elle est si fugitive ef si courte chez les sujets morts de maladies ^ite$ putrides, avec dissolution des humeurs^ «aooagulabilité du sang, le scorbut, le typhus; iJ en est de même pour les animaux iQés par la foudre, ou morts d'asphyxie par gaz délétères, ou de fatigue, de douleur; Uiidis qu'elle est très-forte et très-longue chez les suppliciés, les animaux égorgés ou iH>jés, surtout quand ils sont lortement
Musclés.
Ceci nous conduit à faire un rapproche-
ment bien positif entre la rigidité cadavérique et la coagulation du sang (1), qui coïncidant ensemble doivent dépendre aes mêmes conditions; comme la fluidité de cette humeur et l'extensibilité, la mollesse des muscles , dépendent également d'un même ordre de causes, celles de l'expansion. Aristote, Hunter, ont été plus loin encore en comparant la coagulation du sang à la Contraction musculaire.
Raisonner ainsi, eu suivant les faits pied à pied, n'est-ce pas être forcément conduit à conclure que la Contraction musculaire ne consiste que dans l'annihilation momentanée de l'expansion ? Ainsi se trouve solidement et nettement posée la base de la théorie que nous allons développer.
Théories. — Disons un mot d'abord de celle de Prévost et Dumas, qui a pu contribuer à faire naître l'idée de celle que nous allons exposer. Selon ces habiles physiologistes, les fibres charnues sont coupées à angle droit par des filets nerveux parallèles et partis du même tronc; dans ces filets, l'agent nerveux, analogue à l'électrique, marche parcourants
fyaralliles; ils doivent donc s'attirer mutuel ement d'après les lois posées par Ampère : en s'attirant, ils entraînent chacun la portion des fibres qu'ils touchent, plissent celles-ci en zigzaç et raccourcissent ainsi le muscle. Cette ingénieuse théorie, que des expériences physiques et microscopiques avaient rendue vraisemblable, ne peut tenir contre les observations et les réflexions suivantes : 1"* elle n'explique point la tonicité ni la rigidité cadavérique; 2" elle suppose, entre la fibre musculaire et le filament nerveux, une adhérence intime que rien ne démontre et que tout dément au contraire; 3* elle attribue à l'attraction mutuelle de quelques filaments une force énorme et tout à fait disroporlionnée à une aussi faible cause ; il audrait, pour ou'il y eût proportion entre la cause et l'effet, que chaque nerf d'un muscle fût aussi gros que le muscle même; &"* une piqûre sur un muscle ne devrait pas le faire contracter en entier, mais tout au plus y produire une ride transversale; 5* le plissement en zigzag est loin d'ôlre nécessaire et constant dans la contraction d'un muscle : Raspail, Lauth et Dugès s'en sont assurés; 6* enfln, la disposition anatomique sur laquelle repose tout cet édifice n'est réelle que pour un petit nombre de muscles, ainsi que nous l'avons dit plus haut.
« La contractilité musculaire n'est, selon nous, dit Dugès, autre chose qu'élasticité. Elle se trouve ainsi identifiée avec la tonicité ou contractilité de tous les autres tissus.
En voici la formule distribuée en propositions, dont nous donnerons ensuite la démonstration détaillée avec les preuves à l'appui.
(1) Le saag des cholériques s'épaissit dorant la vie, de roéme que leurs muscles se contracteat spasmodiqueroeoi. Geue coagulalion a lieu après la mort, même chez les animaux à sang froid; (a fibrine %*j dispose en filaments dans la Lamproie (Valendenne), et dans TAptysie (Govier).