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« 1* La fibrille musculaire saine est éminement élastique^ c'est-à-dire susceptible d*un grand allongement et d'un raccourcissement énergique.
« ^ Son extensibilité est mise en jeu par l'agent vital qui la tient à l'état d'wcpafmon, manifestée par sa mollesse, son inertie presque complètes.
« 3** Quand cet agent est détruit par la mort ou neutralisé durant la Vie, l'élasticité réagit avec force; il y a Contraction^ manifestée par le raccourcissement, le gonflement, la dureté, la cohésion plus forte.
« 4' L'agent vital, comparé à l'électricité, peut de même être représenté par deux lluides, un positif, un négatif, qui, par contact ou par influence de la libre musculaire et de la nerveuse, se séparent et s'accumulent, l'un dans le premier, l'autre dans le second de ces tissus, en y produisant une expansion plus ou moins notable.
« 5° L'excitation cérébrale, ou l'irritation directe du nerf ou même du muscle, y accroît la tension dynamique^ qui force alors les barrières organiques (névrilèrae, gaines des fibres), produit la décharge, la combinaison, la neutralisation des fluides, et fait cesser l'expansion du muscle
« Développement de la première proposition. On peut comparer l'elaslicité des nbies musculaires à celle du caoutchouc , comparaison que de Blain ville avait déjà faite pour la fibrine. L'élasticité est , au reste , admise dans la fibre musculaire par Sprengel , pour expliquer la rigidité cadavérique; parGerdy pour la rétraction des muscles ; par Prévost et Dumas pour un commencement de contraction, pour l'antagonisme, etc.; par Barthez et Grimaud, pour certains cas que le premier a subordonnés à une force hypothétique dite de situation fixe , et enfin par Magendie , qui reconnaît que la tibre musculaire, en se contractant, acquiert une élasticité telle qu'elle devient susceptible de vibrer et de produire des sons (trémulaliorts j. Il n'y a qu un pas de plus à faire pour l'admettre comme cause des contractions.
« Notre savant collègue Lordat nous opposerait ceci : Un muscle paralysé par suite d'une affection cérébrale ou rachidicuue ne devrait pas perdre son élasticité, et pourtant il laisse aller le membre du côté de ses antagonistes ; la bouche est déviée , les doigts fléchis, etc. : donc il y a, dit-il, dans le muscle non paralysé , une action permanente qui n'est pas dans l'autre : donc cette action u'est point l'élasticité. A cela je réponds que bien souvent la bouche n'est tordue que quand les traits du visage sont mis en mouvement, dans la parole, le rire, etc. ; que d'ailleurs ces tractions momentanées dévient diaque fois la bouche, la retiennent plus ou moins longtemps dans cette position , et à la longue la lui conservent. Il y a dans les traits "* fece un état actif et perpétuel durant la : c'est là ce qui constitue la physioî, même quand on ne parle, quand on \ en aucune manière.
« Développement de la deuxième propoiftion. Quand on voit à quel degré le caloriqo»» ramollit les substances dites organiques, exemple le caoutchouc que nous avons dqî pris pour objet de comparaison, on conçoit aisémeni que l'imnondérable filai produise un pareil effet sur les muscles : notez mi'on ne dit pas qu'il mette les muscles en éreetion, qu'il les allonge activement; le (ait prouve qu'ils faut, pour qu'ils restent allongés, une certaine extension (l);lesdeui bouts d'un muscle coupé se rétractent, même sans contraction volontaire; les muscles dont on coupe les antagonistes entraiDentie membre de leur côté (queue du Che^al,etc.) : donc l'élasticité n'est pas anéantie, m\s seulement diminuée par l'agent vital. Rappelons ici que tout ce qui augmente l'eipansion générale, et en particulier celle des vaisseaux capillaires , relâche les musdes: ainsi agissent la fièvre, la fatigue (S|, )« chaleur extérieure ; au contraire un froid modéré les tonifie. On pourrait croire m la chaleur est la seule cause de oe nlkétment; mais nous avons assez prouvé, oar l'exemple des animaux à sang froid, deslo* vertébrés, qu'il fallait autre cliose, etqtîela chaleur n'était ici qu'adjuvante. Un froid vif roidit le corps, mais affaiblit ks contractions musculaires proprement dites: qui d* éprouvé combien est faible un membre engourdi par le froid? Le tremblemenldto d'être un signe de force.
a Développement de la troisièm pp^^ tion. Ce que nous venons de diwwe assez à entendre que la rigidité caJavètiqae ne saurait être attribuée au refroidissemenl seul , mais à la disparition lente de Vigeot vitaly qui laisse les muscles sous l'ea^'^ des lois physiques proprement dites (b-^ cité), jusqu'à ce que J'empire des lois tki^ miques (putréfaction) commence. C'est iûsa en diminuant la vitalité que le froid violeol occasionne, durant la vie, les effels^pic nous avons rappelés tout à l'heure, quil'i même jusqu'à produire des crampes (Lonbl Les crampes du choléra ne sontautres.c^ un avant-goût de la rigidité cadaYériqu«- En fait de théorie, on a appliqué à un ris particulier ce que nous présentons ici sou* un point de vue général ; pour explifl"''^ comment le galvanisme produit unecoulractiou musculaire au moment où on interrooipi le circuit , Matleuci admet aue c'est en rdi^'H de la cessation subite de lécartement i''-^' lequel le courant continu tenait le*? *■' musculaires; cela équivaut à l'expauiii'û'
(i) c J'ai fait, depuis peu, une expérience ln^ paiite d'analoffie. Au conJucteur d'yoe luacbioc^' trique j'auacoe uu long bout de cauuelille \^^^ mais non allongé, par un faible poids. L^allODgcto^'
iAgtftnlanée, réaction du ressort et brusque Qf^^ tion de la cannelille. >
(2) c Après la marche, le moUet avaii $\m^^^ de cinq l gués, el la cuisse de sept en circoofcr»^ (Marliiii). >
»Çiit objection très-spécieuse qu'on pourniuiirt i noire théorie de l'élasticilé , c'est roW.n«\on répétée par divers inicrogravbb,rttoinine passée en certitude, que la fit»: muKulaire se plisse en zigzag dans la cnnlracliyn; il n'y aurait donc pas raccourriisiHiicnl propremenl dit , ainsi que cela a limdaosuDUide canulchouc préalatileinent 4tri«du.Sous avons dit déjà que tout le nioiile n'admettait pas le plissement en q^ifelioo; voici les faits.
1 1" ilisiuil a vu au microscope les musclfjJesMlusques el des Rotiières se contracter en tigiag, Kl Lauth a fait la même o)>^rTa^Doeni,'âlTaiiisanl, sous le microsco;>e, les muscles d'animaui vertélirés.
Nvutinjosaous-inSine examiné souvent, à un lrii4url grossissement, les muscles d'aniriMui aquatiques et dont les iiieiiibres soDi tnriïfiareDls : dans les pattes de larves d'Ef'h^jnèmset de Libellules, dans celles de bfTrïJï^lamaodres, et dans quelques autres petits uiimsui, toujours nous avons TU h litire se redresser, se tendre tl se raccouruirMisinileiiODS alternatives quand le luuuiemtnl était violent; mais il y avait çlisMuienl en lijzag d'une partie des fibres du luusclu quand le mouvement était faible, iucuta^lïL l'ai iiraduit ces plissements en poussuiU'uDe vers l'autre les deux eitrémili) d'un muscle, et par conséquent je les crnii (ou) i M mécaniques ; selon moi , le pHiiemeai eu zijizag n'a lieu que dans les ûttnsiofl WDiractées, mais entraînées parle racïourtissement de celles qui se contractent ,1;. Il s'en faut beaucoup, en effet, que IcmlH se coulractent cliaque fois qu un inujfJa aijit , et t'est du nombre de celles qui mniA eu action que dépend la force de Wlfl îctiofl, en grande partie du moins, tmae nous l'avons déjà eipliqué j de là >> iluteU, le gontlement plus ou moins ïrawte un muscle, suivant la violence " MMivanl l'étendue du mouvement qu'il P™*'- Quant au raccourcissement des ««9% contractées, nous rappellerons, '"Hl^fs d'après l'inspction microscopique, lue les globules agglutinés qui les compo- Mit Don-seuloment se rapprochent, mais ^'xweVaplalissunt en se serrant l'un contre la^iire, quand le raccourcissement est ex- '<:iaie,
■3* Outrochet a cru former, dans une vuulsiou de jaune d'œuf, entre les pôles 'uiie pile galvanique, une fibie contractée UMeen zigzag;; mais cette coagulation timiqut n'a rien de commun avec les pbéwiuènes qui nous occupent ici. Une obsernlioo plus spécieuse est celle que lui a l'iumie la Contraction du pédicule chez les >urlJcelles.Ces Monadaires, portés sur une l'iniwisg/i, ont l'hatiitude de la contracter fféquemiuent, et ce avec une vivacité qui ne |ieiil se comparer qu'à celle do l'élincelle (lectrique ; mais le relâchement se fait avec
(I] 1 Duu b viuMle cuite les ligiags doivent dé- (leuJte da ncwuiueiDent dt» %»\ae% «cllulaîres des liimin et des muicleg. >
POISSONS, ETC