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heure, pour éprouver combien le biceps et le brachial antérieur sont raccourcis et rigides. 3^ 11 ne faut pas oublier que les nerfs s*épuisept plus promptement que )<es muscles; qu'en raison dj Ja différence des masses, ils peuvent cesser de répondre aux stimulants sans que les muscles aient été déchargés dans toutes leurs ûbrilles et complètement déchargés. b° Enfin, il faut se souvenir également que Texnansion générale est tout aussi communicable aux muscles qu'à toute autre partie du corps. On pourrait môme se demander si les névrartères ne sont
f)as la source de la tension nerveuse, de 'expansion des muscles, et si la polarité n'a point lieu entre les nerfs cérébraux et les névrartères; mais les insectes ne paraissent point avoir, dans leurs muscles, de vaisseaux, ni peut-être de nerfs comparables aux névrartères des Vertébrés, et les nombreuses trachées dont ces organes sont chez eux largement pourvus ne sauraient les remplacer, ce semble , sous ce double rapport (1). Le sang oui baigne tous les tissus serait-il porteur d'une influence comparable à celle des névrartères? Ce serait tomber dans des hypothèses trop difficiles à justifier que de s'arrêter à cette idée , bien qu'elle ait été considérée comme vraisemblable d'après quelaues expériences (Matteuci).
« Développement de la cinquième proposition. Malgré la disproportion des mas^^es, on conr^oit qu un courant très-énergique, envoyé par l'encéphale à travers les nerfs , puisse produire, dans les muscles, des effets trèspuissants. On conçoit encore que l'équilibre se maintienne , aue le muscle reste immobile quoique è l'etal de tension dynamique, si l'encéphale n'augmente pas cette tension au point d'amener la décharge; c'est ce qui a lieu dans les paralysies par altération du tronc nerveux ou des centres encéphaliques. Ces muscles paralysés n'en sont pas moins à l'état d'expansion; ils n'en sont pas moins contractiles sous l'influence d'un irritant direct, de l'électricité, ni moins susceptibles de la rigidité cadavérique que tous les autres (Nvsten) : il faut donc autre chose pour que rélasticité des muscles cesse d'être balancée par l'expansion, comme nous le voyons dans certaines maladies, le tétanos, la catalepsie, les contractures spasmodiques de l'hystérie. Laennec dit avoir constaté par l'auscultation, dans la première de ces affections, l'absence de la trépidation sonore, indice de cette succession de petites contractions qui constituent la plupart de nos mouvements soutenus; donc il n'y a plus laque cessation ou diminution de l'expansion dans les muscles (2j, rigidité eadavérique pour ainsi dire.
(i) c Questum aëtndier. Je trouve, au mésoihorax de la courtiUière, un flanglion accessoire exclusivement destiné aux tracuées. Le système des brides épinières (Lyounet) serait-il dans le même cas? C^est Topinion de Newport. >
(2) f Le froid en est une des causes déterminantes les plus communes, surtout dans les pays chauds el cbei les enfants jeunes; mais il n'en est pas la cause prochaine, i
Nous n*avons pas la prétention d'en deTio^, la cause directe, pas plus que d'entrer davi des détails hypothétiques sur l'action de « noix vomique et autres poisons; mais doi^ ferons remarquer que la volonté peut pr»^ duire des effets fort analogues, peut-être tout semblables, non chez Thomme et lesani^ maux à sang chaud (1), comme le voalai'i Barthez, mais chez les Reptiles, le Caméléai surtout, et plus encore chez les Insectes, lei Arachnides, qui peuvent conserver, des hpoK res, des journées entières, une position éri-' demment contraire aux effets directs de û pesanteur; bien qu'il soit juste de dire que la légèreté de beaucoup de ces animaux rend ce phénomène moins étonnant.
« Les mouvements spontanés et régulien, très-favorables à la quatrième proposiliou de notre théorie, ne le sont pas moins à la cinquième. Ici plus d'influx accidentel; au contraire, phénomènes réguliers et périodiques (battements du cœur, mouvements périslaltiques de l'œsophage, etc.); ici, en effet, opposition polaire entre 'es nerfs el la libre musculaire, tension graduellement croissante, et enfin , décharge et neutralisntiofl après un certain degré. Si, dans un membre paralysé, la tension ne peut d'elle-même dépasser les limites de l'équilibre, c'est queles nerfs cérébraux isolés n'ont pas autant de cette centrante qui se retrouve dans tous les nerfs splanchniques.
« En terminant ce chapitre , nous oessurions mieux justifier la puissance quems accordons ici à des mouvements d'agents impondérables, qu'en citant cette ptes«ie l'illustre Cuvier : « C'est par l'afflux elliwtraite d'un fluide impondérable que se font les plus violents mouvements connus suri» terre. » Au reste, unp théorie n'est quun moyen de grouper rationnellement les faits, de les interpréter les uns par les autres, d en faciliter l'étude, l'intelligence et le souvenir, peut-être aussi de conduire à la découferte de faits nouveaux; j'ai cru trouver, dans celle que je viens de développer, ces avantages a un degré suflîsant pour l'adopter, sans y attacher aucun autre genre d'importance (2). »
COHACIN. Voy. Chromis.
CORBEAU, PoissoN-CoRBEia. Foy. Scan.
CORDYLE, Cordylus. — Quel était le sens de ce mot chez les anciens? Arislote dit que le Cordyle est un animal amphibie qui habite les marais ; il nage avec ses pieds et sa ^aeue qu'il a semblable au Clanis, autant qu il es^ possible de comparer le petit au grand : cesi le seul qui, ayant des ouïes pour avaler ei rejeter l'eau, va cependant à terre y prendre sa nourriture, et a quatre pieds, com"}^ étant destiné à marcher sur la terre. Malheureusement l'on ne connaît pas plus précisément le Clanis que le Cordyle d Ansio-
(1) € Les Paresseux seraienl peut-être déuamoi dans ce cas.
(2) Le vrai est que le phénomène de/« conw^ tîoii musculaire atiend encore une expuc^tM'Of favea de tous les physiologistes de bonne loi*
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Wa tos la lanre des Salamandres ou des InUns. Néanmoins Lesage a consacré TattrikoUoQ que Linnée a faite du mot Gord.> le à vie mte de Sauriens qui a pour caractères fmrUlMe pyramidale, quadrangulaire»
Mqtte aussi haute que large à sa base, «uatepar un museau obtus, mousse à sa |iiite; \es narines rondes, libres sur les ifeis du museau; les jeux munis de deux ^ IMIÂètes, dont Tinféneure plus grande ; le Tîsibleàrextérieur; la langue molle, ise, épaisse et lobuleuse, peu extenà peine incisée à sa pointe; les dents ■■Éreiiei, coniques, simples, implantées nr les mâchoires seulement ; point de colfier; les caisses munies d*une rangée de pores; mais ee qui les distingue surtout des iB!im SmrieDS, c'est que la tête est munie ée ina^ plaques polygones; leur corps eoufect d'éôiUes carrées , carénées , disposées en teriicilles, ou imbriquées en annetui sur le dos et sur le ventre, interromps» pir un pli enfoncé sur les côtés du oorp8,e(la(peueannelée de grandes écailles éoùi les ciîènes se prolongent en |>oinies libres plus ou moins sensibles, ce qui a fait douuerdaittcesderDiers teRS-;TS aux Cordyles Veuom'ée Z«Mintf, des mots grecs zona^ cauUtra «t mto, queue. Les écailles des XMmbresiûDltoi^is imbriquées, alternes, ^ leurferoeMnoproche, par l'inclinaison de Téedlle, de h msposition rhomboïdale. I<es Cordfhs mt à peu près de la taille de 00$ Maras des murailles ; leurs proportions ^M pfWfoe les mêmes; leurs habitudes MoCpetteQQimes; on sait pourtant qu'ils se ^^rriâseoi d'iosecles, et qu'ils sont d'ail- Vorsloui à iait innocents. On en distingue JMus|e8rf espèces qui, toutes, viennent de JÀmqoe méridionale et du cap de Bonne- ^^é^; ce sont, entre autres : .
^ Couru eais {C. griêeus)^ connu aussi *^ le iiom de Cordyle commun ou yuI- ^* Les écailles du dos sont égales à celles }]^ pour la grandeur ; il est d'une ^l^^^ffise, uniforme en dessus, passant .^''^^Nois à une teinte rougeAtre ; blanc, f^^ ou TmiAtre en dessous , qomme "^ les autres individus de la même famille. I^CoiOTiB HOIR (C. niger). D'un noir
t'^^^^ODesur le dos, ainsi que son nom l'inj'OftOTU i EAIB DORSÂLB JAUNE {C. dOT-
fjl^hrsemé en dessus de grandes taches
rjf'^^'tties séparées sur le racbis par une
VeJoDgitodinale jaunAtre qui lui a fait
•ywr le Qôm qu'il porte.
I^lenàps ^ robservation décideront si,
fi^iiUBeon l'a dit, ces trois espèces qui ont
^ peu près les mêmes proportions, appar-
(leooeot à la même espièce, et si les varia-
^ de coloration que l'on a signalées ne
%odeDt pas, ainsi qu'on l'a présumé, des
ctets des progrès de l'Age ou de leur con-*
^atioD plus ou moins parfaite.
U COADTLB À PBTITBS BCAILLBS SUR LB DOS
C- mcroUpidotui) i est une espèce d'une ^Ue un peu plus forte, d'une couleur gri- ^ en dessus, avec de grandes taches al-
DlCnOHN. DB Zooi.ooiB. IL
longées, mai circonscrites, noires, réunies
f>lus ou moins entre elles, et laissant parbis dans leurs intervalles des sortes d'ocelles de teintes plus claires; les écailles du dos sont, comme le nom de cette espèce l'indique, plus petites que chez les autres Cordyles.
COREGONUS. Voy. Lavaret.
CORNETS du nez. Voy. Odorat.
CORPS THYROÏDE. Voy. Sécrétion.
CORYPHÈNE HYPPURUS, ou grande Co- RYPHÀNB DB LA MÉDiTERRANÉB, genre de poissons de l'ordre des Acanthoptérygiens , famille des Scombéroïdes.
De tous les poissons qui habitent la haute mer, aucun ne parait ayoir reçu de parure plus ma^ifique que les Corypnènes. Revêtus d'écaillés grandes et polies, réfléchissant avec vivacité les rayons du soleil, brillant des couleurs les plus variées, couverts d'or,
{)our ainsi dire, et resplendissant de tous les eux du diamant et des pierres orientales les phis précieuse « ils «joutent d'autant plus , ces Corypbènes privilégia, à la iieauté du spectacle de l'Océan, lorsque , sous un ciel sans nuages, de légers zéphyrs commandent seuls aux ondes, qu'ils nagent fréquemment à la surface des eaux , qu'on les yoit, en quelque sorte, sur le sommet des vagues , que leurs mouvements très-agiles et trèsrépétés multiplient sans cesse les aspects sous lesquels on les considère, ainsi que les reflets éclatants qui les décorent, et que, voraces et audacieux, ils entourent en grandes troupes les vaisseaux qu'ils rencontrent , et s'en approchent d'assez près pour ne rien dérober à l'œil du spectateur de la variété ni de la richesse des nuances qu'ils étalent. C'est pour indiquer cette prééminence des Gorvpnènes dans l'éclat et dans la diversité de leurs couleurs, ainsi que dans la vélocité de leur course et la rapidité de leurs évolutions, et pour faire allusion d'ailleurs à la hauteur à laquelle ils se plaisent à nager , que, suivant plusieurs écrivains, ils ont reçu le nom générique qu'ils portent, et qui vient de deux mots grecs, dont l'un, xo/BVfii, veut dire sommet ^ et l'autre , ifi», signitie je nage. On a également prétendu que la dénomination de Coryphène^ employée dès le temps des anciens naturalistes, désignait une des formes les plus remarquables des poissons dont nous parlons , c'est-à-dire la position de leur nageoire dorsale , qui commence très-près du haut de la tête. Quelque opinion que 1 onadopteàcet égard, on ne peutpas douter que le nom particulier A'Hyppurue^ ou de Q^Ame de Cheval , donné à l'une des plus belles espèces de Corypbène , ne vienne de la conformation de cette inème nageoire dorsale^ dont les rayons très-nombreux ont
Ïuelques rapports avec les crins du Cheval, et Hyppurus, qui est l'objet de cet article, parvient quelquefois jusqu'à la longueur d'un mètre et demi. Son corps est comprimé aussi bien que sa tète; l'ouverture de sa bouche très-grande; sa langue est courte; ses lèvres sont épaisses; ses mAclioireSt garnies de auatre dents aiguës et recour*
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bées en arrière. Un opercule composé d'une seule pièce, couvre une large ouverture branchiale; la liene latérale est fléchie vers la poitrine, et droite ensuite jusqu'à la nageoire «audale, qui est fovrchue ; les écailles sont minces, mais fortement attachées.
A rindication des formes ajoutons l'exposition des nuances , pour achever de donner une idée de ce superbe Corjphène.
Lorsqu'il est vivant, dans l'eau, et en mouvement, il brille sur le dos d'une couleur d'or très-éclatante, mêlée à une belle teinte de bleu ou de vert de mer, que relèvent des taches dorées et le jaune doré de la ligne latérale. Le dessous du corps est argenté. Les nageoires pectorales et Inoracines présentent un jaune très-vif, à la splendeur duquel ajoute la teinte brune de leur t)ase ; la nageoire caudale, qui offre la même nuance dejaune, est d'ailleurs bordée de vert ; cellede l'anus est dorée, et une dorure des plus riches fait remarquer les nombreux rayons de la nageoire dorsale , au milieu de la membrane d'un bleu céleste qui les réunit.
C'est ce magnifiqueassortimentdecouleurs d'or et d'azur qui trahit de loin le Corjrphène HyppuruSi Iw^sque, cédant à sa voracité naturelle, il poursuit sans relâche les Trigles et les Exocets, dont il aime à se nourrir, contraint ces poissons volants à s'élancer hors de l'eau, les suit d'un regard assuré, pendant aue ces animaux effrayés parcourent dans Vair leur demi-cercle , et les reçoit, pour ainsi dire , dans sa gueule, à l'instant où, fatigués d'agiter leurs nageoires pecCoralesy et ne pouvant plus soutenir dans Tatmosphère leur corps trop pesant, ils retombent au milieu de leur fluide natal , sans pouvoir y trouver un asile.
Non-seulement les Hyppurus cherchent ainsi à satisfaire le besoifi impérieux de la faim qui les presse , au milieu des bandes nombreuses de poissons moins grands el plus féibles qu'eux; mais encore, peu diffi^ elles dans le choix de leurs aliments , ils voguent en grandes troupes autour des vaisseaux, -les accompagnât avec constance, et saisissent avec tant d'avidité tout ce que les passagers jettent dans la mer, gu'on a trouvé dans l'estomac d'un de ces poissons jusqu'à quatre clous de fer , dont un avait plus de quinze centimètres de longueur.
On profite d'autant plus de leur gloutonnerie pour les prendre, que leur chair est ferme et très-agréable au goût. Pendant le temps de leur frai , c'est-a-dire dans le printemps et dans l'automne, on les pêche avec des filets auprès des rivages, vers lesquels ils vont déposer et féconder leurs œufs , et dans les autres saisons où ils prirent la haute mer; on se sert dt5 lignes de fbnd, aue la voracité de ces Goryphènes rértd très - dangereuses pour ces animaux. Ce qui fait d'ailleurs que leur recherche est facile et avantageuse, c'est qu'ils sonten très- gçand nombre dans les parties de la mer quileur conviennent, parce qu Indépendamment de leur fécondité , ils croissent si vite, qu'on les voit grandir d'une ma-
nière très-prompte dans les nasses oft oal renferme après les avoir pris en vie.
Ils vivent dans presque toutes les me chaudes et même tempérées. On les (roui non-seulementdanslegrand Océan équatom improprement appelé mer Pacifiqut , m encore dans une grande portion de TOcéi Atlantiaue, et jusque dans la Méditerraoi
Les CBHTBOLOpass {Centrolophui^ Licép ont le palais dénué de dents, et on intenu sans rayons entre l'occiput et le commeoce ment de la dorsale. On en confiait iusqu présent cinq espèces. La première est le Cd TROLOPHB POMPiLB ( Cefitrolophui pompilm CuY. Coryphœnapompilui^ Linné). Son cuqj est obloug et comprimé, la crête du eréoee^ légèrement tranchante , et presque en lign droite. Gimque mêchoire est garnie à m rangée de petites dents fines, pointues, di^ posées comme des cils ; mais la langue e\ tout le palais sont entièrement lisses ; tout le corps de ce poisson est couvert d'inoouh brables petites écaille^ rondes; il est d'un.' couleur bleue très-foncée ou noirâtre, glacét de vefdAti:e. près la tète ; de nombreuses taches argenteesr oblongues, sont semées $v les côtés, qui sont entièrement peinttilés ^^ noirAtre. Tout ce que Tou sait des habitudes de ce poisson , c'est qu'il sa ttootre sur ks
Sirages de la mer en avril *et eo sapteafa» n en fait peu de cas, attmduqueiacfaair n'est pas très-délicate. C'est probaUeeiefit sur les cAtes méridionales de la Héditemnée qu'il fait son habitation oràism^B^i très-rare sur celles de frowenoê^éeUth ^edoc, selon Rondelet. Risso AMie^l^ femelle pond en automne, et queTcaï^ des individus de cette espèce enioates»son dans les endroits vaseux.
COTES. Voy. Squblbttb.
COTTUS. Fof . Chabot.
COPLEURS (des) bt de LBDBSCBAHSfsm DANS LBS ANIMAUX. — Dtffértnca des toltn- Uons. On sait assez que les Couleurs»»
tranchées quelquefois, si agréablemcnl iwlangées dans d'autres circonstances, lieinefli h la peau même, ou è son pigment soos^ dermique dans l«s animaux invertébrés, a»«» ces Rhizostomes, ces Actinies, ces Phjsah», qui nous offrent, à la fois, la transpareBcHjJ crisUl et la vive coloration des 黫ax; Çj» ces insectes à reflets métalliques verts, Wei* rougeâtres, sur ces co€|uilles seablaUesi nos plus bdles porcelaines.
C'est encore daas le pigment cutu^i « dans des écailles, productions *"^^^^ la peau, que, chez les poissons eilesBepiu» siègent également ces teintes édalaajes qwj dans leur fraîcheur, cappellt^t las méiaux» les pierres prédeuses« , ,^^
Les oiseaux ne doivent généraleiJeDl Y'J
couleurs qu'à celle de leurs P'*"*» J^i^ met è part les pieds et le bec, et ces |Hu»j» ont quelquefois encore un brilw» dïc lique (les Colibris, le Paon, etc.), Q".^ JJJ! croire produit par une sorte de ^^^"^/^ rel appliqué sur une matière ^P^Li\r^ que et terne, comme Réaumur l •J^YrtPipour la dorure des chrysalides, tiOBi i«r
cou
POISSONS , ETC
COU
4mid« lisant, transpareût et jaunAtre, recoutT^^i^ pigment d*un blanc mat. Mais la stapailies plumes, malgré la vivacité de ^(^rs iëoles et la diversité presque infinie j^ leurs nuances, n'ont pas ce brillant, et se ^"tychenl ainsi des poils des Mammifères, iVoQ en excepte ceux de la Chryso-
le, ont communément peu d'éclat. Ce
vlMinèmeque parmi les Passereaux et les fijhpettfs qu*on trouve des couleurs trèsffi«,leiaune,le rouge, le bleu, le vert, qui aàlMnDese voient guère que sur des por- Bon de peauinue, comme la crête du Coq et tet oroncules du Dindon , du roi des VautMn,let)Met les pieds de diverses espèces âe Canard, de Perdrix, etc., le nez, les ioues et les fesses du Mandril.
(^ beaacoap d'oiseaux et surtout chez
les laiMûaères, on peut rapporter toutes les
teintes àlrois Couleurs principales, le blanc^
le noir et le roux; en effet, on les trouve
mAme, mais diversement combinées, chez
les aniniaax sauvages, dont les nuances sont
n^oé/ileoient aoiformes et constantes (1) :
Je méfange du noir et du blanc donne le gris ;
ceid do gris avec le roux donne le fauve;
Mw te noir le roux donne le brun. Quant
t«\ immaux domestiques, il n'est pas rare
de tes voir pr4set\ter ces trois Couleurs, soit
rassemblées par taàes sur le même individu,
soit isolées sur des sajels différents.
Qiuml Tune d'elles est universellement répandue et irès-prédominante, elle constitae ditts /'espèce une variété soit acciden- Hle, mdÎTiduelle, soit constante : de là le métanimef Vaibinîtme et le rufisme (mot nouveau (jue la nécessité nous force de créer) qui s'observent jusque dans l'espèce humaine. Noos n'insisterons pas sur ce qui weeme les Mammifères ; il sufllt de rappewtesRBufs. les Moutons, les Chèvres, les ™ts, les Chiens, les Chats, les La^rins, les <J»b«ie«, les Eléphants (2). Chez l'homme ^«^tt'oyoDs déjà, dans la race européenne, p trois ftaajices, représentées par les bruns, wWoaiset les roux.
fo 'fcmiefs portent souvent à l'extrême «eifwtères de leur nuance, soit dans les ^^ du visage, des avant-bras, etc., soit J*^^ la eooleur des cheveux et des poils en P»*il, soit enfin dans celle de l'iris qui, JJ.^«U aussi pourtant, a la Couleur bleue, T^^f^tï commencement de décoloration, rjiiéme que l'excessive blancheur de la J*"- Sous ce rapport les roux se rappro- •^1 des albinos.
•••Hiinigme et le mélanisme peuvent être rj^fdés rorome le degré extrême des deux r^^ tariétés, et à ce degré même ils s'ob- ^^ aasM chez divers animaux; on a par-
Çj^y t'es airinaux domestiques redevepns sauvages, |T^4Ms,GlDeQi, Porcs, Ânes, repirenneot une co- L ^ ttoiibriiie (Boulin). Les Chevaux sont bruns, ^VacigHg, les Fores noirs, les Chiens fauves. ,3> l«i £iq|HiMil« eonumiiis gom noirâtres; on 2^t k prix superstitieux qu^on ^aataclie dans TA- 1^ ^ b Coiteur des Eléphants blancs ; et au conj^^ <» néprite les roux, qui ne sont pourtant '^^♦pltKaminiuos
fois occasion de voir des Passereaux, des Merles, des Perdrix, et plus souvent des Poules, des Paons, des Pigeons tout à fait blancs et dont les yeux rouçes indiquent une complète décoloration de Ta choroïde et do riris. On connaît aussi les variétés albines des Souris, Lapins, Chevaux, Chats, Cerfs,etc. , comme on observe assez fréquemment des hommes à cheveux blancs ou jaunes, è peau blafarde, et dont l'iris est rosé, la pupille rouge.
Le mélanisme ou la coloration noire se voit accidentellement sur quelques animaux sauvages du genre Felis, des Daims, des Rats (Isid. Geoffroy) : on a même trouvé une Chenille atropos colorée d'un beau noir semé de piBtites tacnes blanches. Dans l'espèce humame , il devient si commun dans certaines circonstances, chez le nègre, l'américain, etc., qu'il ne peut plus être considéré comme accidentel, individuel, mais se joint avec d'autres caractères pour constituer un ensemble héréditaire , qui a fait admettre des espèces nombreuses par les uns, des vari(^tés seulement par les autres, dans la famille humaine.
Causes des colorations. !• Une des circonstances qui frap[)e davantage l'imagination fixée sur cette immense diversité dans la dis|)osition des couleurs, c'est l'irréguhirité, le caprice qui semble avoir préside^ à leur distribution sur un même animal.
Beaucoup de particularités échappent, à cet égard, à nos interprétations; quelques-unes sont, jusqu'à un certain point, explicables, et nous en donnerons ici quelques exemples. Dans un certain nombre de cas, on ne peut méconnaître, dans la disposition des bandes colorées ou des séries trarisversales de taches, une répélition extérieure de la segmentation intérieure, comme le font aussi certains plissements de la pedu. Les bandes annulaires de la queue des Fe/û, dn corps de quelques Serpents, Cécilies, Lézards et
Soissons, sont dans ce cas. La raie longituinale du dos, si commune dans la classe des vertébrés, ne signale-t-elle pas la position de l'arbre central du système nerveux? D'autres traces colorées sont dues à des mouvements qui changent la disposition des poils, de façon qu'on les aperçoit mèmechezdes animaux h teinte uniforme : telles sont les lignes longitudinales sur la nuque du Chat. Ces colorations partielles sont donc souvent des manifestations d'aclivité locale; mais c'est surtout sous des influences plus générales que nous retrouverons les Couleurs comme jouant éminemment un tel r6le.
2" La vivacité des Couleurs manifeste, en général, plus d'énergie et souvent une éner-
Sie toute spéciale, comme le prouvent l'inuence du sexe, de l'âge, du tempérament et celle du climat.
La nature a très-généralement mieux favorisé les mâles que les femelles , ainsi que ie montrent surtout les Insectes eC les oiseaux ; et ce qui prouve que cette différence est due à Texcès d'énergie que les mâles montrent aussi dans leur audace et leur vi-
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!;ueur, c'est qu'on ne les voil prendre tout e brillant de leur parure que (]uand . l'âge les a rendus propres à la production de leurs pareils» et qu arrivés à la caducité, ils perdent ces ornements passagers, et se décolorent jusqu'à la blancheur (canitie). Bien souvent même ces riches vêtements ne sont revêtus par eux qu'au temps des amours; la saison suivante les remplace par des couleurs plus ternes, et le m&le devient souvent alors tout semblable à la femelle. Il l'était également avantla puberté; mais quelquofoisalors aussi Tun et lautre sexe portait, sur son pelage, des marques particulières et qui s'effacent peu à peu ; c'est ce qu'on nomme la livrée 2 telles sont les taches noirâtres du jeune Lionceau qui rappellent celles de plusieurs autres Felis; l<s disques blancs disséminés sur le dos au Faon du Cerf et de l'Axis, qui ressemblent à ceux du Daim ; les bandes longitudinales du Marcassin, du jeune Tapir; les quatre raies jaunes du Lézard vert, qui subsistent en partie chez la femelle, etc.
Le tempérament lymphatique, la constitution faible, molle et lAcne des animaux et des hommes albinos, sont des faits bien connus, et Ton sait que les blonds qui s'en rapprochent participent de ce tempérament, de même que les roux; tandis que les bruns, soit hommes, soit animaux, sont plus vifs, plus robustes, et ont pour prédominance le tempérament sanguin ou le bilieux.
Mais, si cette inQuence du tempérament sur la coloration des individus est évidente, celle du climat sur les masses ne l'est pas moins, soit en raison des degrés différents d'activité que les divers climats excitent dans Téconomie animale , soit plus encore peui-étre en raison d'une influence directe de l'atmosphère sur le pigment cutané et oculaire. Nul doute, en effet, que la lumière et la chaleur ne jouissent à cet égard d'une grande puissance. Si l'œil contient ordinairement une si grande proportion de pigment, n'est-ce pas parce qu il est perpétuellement, et plus que tout autre organe, pénétré par la lumière? N'est-ce point à un excès de lumière et de chaleur que presque tous les animaux de la zone torride. Insectes, oiseaux , Reptiles et poissons , doivent leurs éblouissantes Couleurs? Les Insectes de Sibérie peuvent être aussi brillants que ceux des régions équaloiiales (Lacordaire), sans contrevenir à cette règle, car ils n'apparaissent que durant les très -longues journées de l'été boréal.
De même que les fruits sont colorés du côté du soleil, pAles du côté opposé, que les fleurs ne prennent leur éclat qu'après un complet épanouissement, que la moelle, les racines sont toinours blanches, que les tiges s'étiolent dans l'obscurité et verdissent à la lumière : de même les animaux qui vivent dans d'épaisses ténèbres sont fréquemment blancs ou peu colorés : exem(de , les vers intestinaux, beaucoup de poissons, les Lombrics et Néréides, le Protée. Ne voyons-nous pas, chez les oiseaux, la même plume vivement nuancée dans la portion habituelle
ment découverte , pflle et terne dans celle qui reste cachée? De môme, poissons, Reptiles, oiseaux et Mammifères ont, à (pielques exceptions près (Loutre, Taupe, etc.), h ventre et la gorge décolorés, le dos, lete- 9us de la têle et l'extérieur des membres foncés, au contraire; et notez qoelàaaig les poils, les plumes acquièrent pins de ion* gueur, de force et de nombre que sons le ventre , qui est souvent presaue nu : mefii* festation évidente de l'activité sécrétoireque la lumière excite à la peau.
Observons encore que le froid , et sans doute la longueur des nuits en hiver, dans les contrées septentrionales, produiseot une sorte d'albmisme passager (Lierre variable , Hermine , Lagopède, Ortolan de neige) , ou durable (Ours blanc, Harfoog); tandis que le mélanisme individuel (1) oe s'observe que dans les pays chauds (Isidore Geoffroy).
Enfin, nous remarquons tous les joorsqoe les gens de la campagne et les pècbeors, surtout dans les parties méridionales de l'Europe, ont le visage, le cou, les jambes les mains et les avant-bras basané^ tfia contraire, la poitrine, le ventre, les disses, c'est-^à-dire toutes les parties babitaeileiBeot couvertes, beaucoup plus blanches, eaj joignant même les paupières supérieures, [iresque toujours relevées.
On sera, d'après ces réflexions, probablement assez porté à admettre que la colofttion des nègres est due à la méoe am. On voit le mélanisme se fxoom&t^ nuances graduées, du Nord aaMidi,daiis l'espèce humaine; et si ronolii«Aftcp^»
transmission , par hérédité, de II Couleor noire, chez le nègre, prouve qu'elle oetieDl pas à des influences externes, noosrépoodrons que des effets si profondemeot »
cinés, par une immémoriale continuiliA^
tion sur des générations successives, .
prendre caractère de qualité conslilûWfr nelle. Ne yoyons-nous pas la teinte brooe se transmettre du père aux enfants, p^ dans la race blanche ; et chez les anioia^ domestiq^ues, ne voyons-nous pasau«'i''r binisme inc^implet se transmettre bérédiUirement dans des localités où nulle causetstre que la transmission héréditaire w potf^ rait l'entretenir? Les Chevaux demi-sau'^ de la Camargue naissent de couleur baie « blanchissent en grandissant.
Au reste, nous ne prétendons pis dis(^ ici la question des races huinaioeSi oa^ seulement faire sentir que les caractères t^ dési sur la Couleur, et notamment for oa simples quances, ne doivent êtredooD<f^ comme • caractères accessoires, et ({Ia^^ sur les formes du visage, du corps. *^ membres qu'il faut surtout insister, vt cet» manière, on pourra réduire de beaucoup «
(1) A U vérité, raUMBiaine individiMl peot »^ server aussi dans les pars l«i phis clitQ»f>n (Humboldt), et c'est meine soos la xaoe torr»J Guinée, au Darien, qu'on a remarqoé la pl^.f^ pro»{poriion d'albinos humaâns, excefHioM^'^^ truisent pas la règle.
cou
POISSONS , ETC
eou
^j^jhrt de» espèces ou variétés essentielles
jKîh^ement multipliées par Desmoulins,
agl^fonUDl, d*aprës ses principes, ne les
S^«^?^ suffisamment multipliées en-
.^Nenwtfs de cotoraiians. Nous avons ^■Hoiiemment quelques mots des chan- Spbb qae la saison apporte dans les Cou- * — 4e divers animaux ; c'est , dans ces j de cas, par une mue^ c'est-à-dire par iJMnïrilampnt de poils OU de plumes,
geelte opération s'euectue. Une mue de hrme, et même d'enveloppes plus soli- I lira chez les Reptiles , les Crustacés, ueftes; et, dans ces renouvel letiaents ■If nifent des Couleurs ternies, on peut «air encore une mahffestation d'activité Ailintplas réelle qu'ils se lient d'ordinaire mteraecroissement de la taille.
I e^t des changements beaucoup plus prom{)ts.el qu'on a pu attribuer h la volonté et mAoe à des intentions raisonnées de la part de PiDimal, celle, par exemple, d'échapper an danger en prenant la Couleur des obj^ eTTironnants. Ce qui pourrait servir dîneuse à cette opinion , c'est le parti bien évident que tirent du moins, k cet effet, de Itnr c(Âaral\(m beaucoup d'animaux. Diverses ^sfkm de Chenilles, de Mantes, de niasmes,deny\lîes, de Locustes, de Pucerons, de Hicrommates , de Thomises , de GreoouîÔeseldeJWnettes, sont de couleur ▼erte, ar se dissimulent aisément sous les teuîBes, où eOes se tapissent immobiles, çujod uo danger imminent ne leur laisse ps la (eflips de se mieux cacher. Parmi les Insectes habituellement verts, il est des individos dW feinte grise, qui les assimile davioUgeirécorcedes arbres, tel le Phasme géud et la Hante religieuse ; c'est la Coumm «riioaire des Chenilles arpenteuses,
S ie raidissent en forme de rameau dessé- ; de certaines Épéïres, qui se collent sur Vtt grosse branche dont elles simulent une fktteité. Une foule d'autres animaux profitai de lear teinte brune pour se confondre f^ b (erre environnante sur laquelle ils ''^ ou dont les trous leur servent de i^ita; exemple, la Grenouille rousse, le ^od commun. Les Thomises, Araignées i^f fertes, blanches, rosées, habitent *DhM)tiersIes fleurs composées, les ombelles. Toolfibis, la plupart de ces animaux ne mo- ^1 point la couleur qu'ils ont reçue de ■oiture; mais si de pareilles modifications ^soot pas volontaires, elles sont du moins 'Wes cnez quelques-uns de ceux que nous ^ons de nommer, et cbet plusieurs autres. •W ne ferons que rappeler les change- ■'''ils dans la coloration de la face et de di- '^'îes autres parties du corps, à l'occasion ^^ passions de l'flme , dans notre espèce : ^'nubles mmiftêtatiom , ces changementa\ '^'■l aussi une signification bien connue 5*nd ils ont lieu dans les caroncules érec- % du Dindon et d'autres oiseaux. Ici le
il) En elet, selon lui. Il y aurait plàs de diflë- ^ entre un anglais et un lulien qu'entre deux * **'' de singes.
mécanisme de ces variations est simple ; une injection sançuine dans les capillaires en fait seule les frais. La turgescence, la tension vitale donnent d'ailleurs plus d'édat aux teintes naturelles; aussi voit-on les Couleurs se ternir, chez un très-grand nombre d'animaux, au moment de la mort. Dusès a bien positivement constaté ce fait pour le Rouget de la Méditerranée (MiUlus bùrbatus) ; mais il n'a pas répété I expérience des anciens
fourmetsdeRoroe, qui, dit-on, se plaisaient le voir mourir dans l'eau chaude, fiondelet dit avoir observé comme eux les nuances successives qu'oAHre, dans sa teinte pourprée, le Rouget expirant.
Voici des cnadgements d'une autre nature. « Une Rainette commune (Hylaarborea)^ que je trouvai, dit Dusès, dans un trou, au pied d*un arbre, était d un noir très-foncé, et sans mélange dans toutes les parties ordinairement vertes. Mise dans une botte de carton, elle en est sortie, au bout d'une demi-heure, colorée en jaune serin. Une Grenouille prise dans un vieux tonneau plein d'eau, était d'un noir tirant sur le vert ; nous la trouvâmes fauve, un quart-d'heure après, dans le foulard Isabelle où nous l'avions enveloppée. Et ces animaux ne reprirent point leur teinte foncée après avoir été de nouveau plongés dans l'eau; ce n'était donc pas la dessiccation qui l'avait' éclaircie, et il n'y avait pas eu non pins de mue durant un si court intervalle; m l'un ni Tautre, mais surtout le deuxième, n'auraient pu en faire dîsparattre les traces. Mais ces cnangements, observés d'ailleurs par d'autres naturalistes, sont bien plus remarquables encore dans le Caméléon. » • .
Depuis la plus haute antiquité, ce Reptile a fixé, sous ce rapport, l'attention du vnl-gaire et des savants; longtemps on a cru qu'il recevait des eocps voisios- sa Couleur, ou qu'il la prenait volontairement pour mieux échapper aux regards. La plus simple observation suffit pour démentir cette supposition. Le Caméléon est le plus souvent d'un vert jaunâtre , fréquemment orné de taches ocellées et de bandes transversales jaunes d'or ou orangées sur le corps, et de bandes rayonnantes jaunes eu grises sur les paupières. Durant le sommeil, la couleur générale est blanchâtre; au soleil, elle devient au contraire d*un gris violet foncé ou livide , qui va presque jusqu'au noir. Quelquefois des taches roses ou violacées se montrent sur un fond blanc ou jaunâtre : on bien ce fond devient de Couleur lilas dans une grande partie des flancs et du ventre ; d'autres fois un noir parfait se dissémine par plaques irrégulières. Dans un- état de calme et de température moyenne , la couleur est assez fréquemment d*un gris sale.
ff Nous avons observé surtout, dit Dugès, que ces changements de Couleur étaient tout aussi marques à la tète, aux pattes, à la
SUeue, qu au tronc ; ce qui suffirait pour iurmer l'opinion de Cuvieret autres ; savoir: que «.leur poumon les rend nlus ou moins « transparents, contraint plus ou moins
COU
REPTILES
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« le sang h refluer vers la peau, colore « même ce fluide plus ou moins vivement, « selon qu*il se remplit ou qu'il se vide « d'air. » Cette théorie est bopne pour expliquer les nuances rosées, violacées, dont il a été question ci-dessus, mais pas davantage. Nous nous sommes bien assurés que la teinte rougeAtre ne se montrait nettement que dans les étroits interstices des écailles ou granules dont est hérissé tout le corps du Caméléon ; que, par conséquent, on pouvait aisément et raisonnablement les attribuer à Tabondance du sang dans le réseau vasculaire de la peau, et peut-être dans le poumon, qui la soulève alors et en écarte un peu les granules. Ce réseau vasculaire, nous Favons trouvé très-marqué; il Test aussi chez beaucoup d'autres Reptiles , les Serpents, les Batraciens même. Mais, pour les autres couleurs, c'est bien certainement dans la substance même des granules, quelles qu'en soient les dimensions (car il j en a d'assez gros et de très-fins dans leurs intervalles), que leur production s'opère : or, il fout en convenir, nous ne possédons maintenant encore des probabilités, ou pour mieux dire de la certitude, que pour ce qui concerne le noir, le blanc et leurs combinaisons soit entre elles (gris), soit avec le rouge (livide, violacé). Le vert pourrait bien résulter du mélange d'un gris bleuâtre avec le jaune ; mais le jaune d'où vient-il ? S'il est la couleur naturelle du pigment, comment fait-il place au blanc? Disparait-il par un mécanisme analogue à celui que nous allons décrire pour le noir? Contentons-nous, pour le moment, de ce que nous savons de cette dernière Couleur, et que nous a appris Milne Edwards.
« Ce savant zoologiste a reconnu dans la peau du Caméléon, sous son épiderme corné, une couche blanche ou iaun&tre, traversée par des follicules allongés et remplis d'une matière très-foncée en Couleur. On les voit parfaitement à l'aide d'une forte loupe, et nous les avons trouvés colorés en noir , tantôt apparents seulement à la face interne du derme, tantôt à sa surface externe, quelauefois à toutes deux ensemble. Nous avons été frappé de la ressemblance qu'ils offraieitt avec les innombrables bulbes pileux, également colorés en noir, qui traversent toute ré{)aisseur de la peau chez la Taupe, et nous croyons à l'analogie qu'appelle cette ressemblance. Quant au mécanisme des variations de Couleur, il nous parait, comme à notre savant ami, que le retrait ou l'exhibition extérieure du pigment contenu dans ces utricules cylindroides en est la cause essentielle, sauf les difficultés énoncées cidessus. Ces mouvements alternatifs sont-ils volontaires ? Sont-ils même sous l'influence d'une contraction musculaire? Il ne nous semble pas qu'il en soit ainsi : c'est une contraction toute de tissus, j'ai presque dit d élasticité, comme celle que le froid produit è la peau de l'homme. De là vient la blancheur du Caméléon pendant le sommeil ; de là encore les fiAiénomènes observés par
Miluc Edwards sur l'animal mort, dont les taches colorées disparurent sous TinflueDoe du froid et des menstrues propres à coaga- 1er l'albumine.
« Le Changeant d'Egypte, le Marbré de h G.uiane, l'Iguane à bandes, présentent da changements analogues à ceux du CaaiéK'OQ, et qu'il faut expliquer sans doute par k même mécanisme.
« Les Mollusques céphalopodes offrent ao phénomène d'un autre genre, et qui peut donner plus de force h la théorie d'Edwards en ce gui concerne le Caméléon. La peau des Seiches, des Calmars, des Poulpes, est, dans beaucoup d'endroits, colorée par une matière disséminée en points irès-déliés. Examiné à la loupe sur l'animal vivant chacun de ces points, nommés cbromopbores par San-Giovani, se présente comme une petite bourse sphérique, imbibée d'un piment pourpre, jaune, brun, ou bleuâtre; mais ce qui est surtout remarquable, c*e^ qu'on le voit alternativement s ouvrir, s'élargir, s'étaler pour ainsi dire, puis se resserrer et disparaître (Car us, Wagner, etc.). De là résulte une sorte de scintillation, des variations de teintes souvent très-vives, et qu wi dit avoir été observées même sur Tiris de l'oeil (San-Giovani.j Certes, Tanalogie est grande entre ces follicules (qui, du reste, rappellent aussi ceux de la peau humaine) et les bourses cylindroides du Caméléon. Le mouvement oscillatoire des organes chromophores est également ici soumis plutôt à une irritabilité pure et simple, qu'à une contractioa volontaire ; car il se continue encore asse2 longtemps après la mort, sur un lambeau de peau détaché, et sous l'action du plus Itor contact, du souffle, de l'exposition à la iumière. Durant la vie, la moindre excitariào nerveuse, l'aspect du danger, ete-, su&arf pour le déterminer avec bien plusden»»cité encore et de manière à devenir lawment sensible à l'œil nu, représenUuV m ondulations, des marbrures, des tachcs^^* gitives. Ces variations sont nulles dans Veut de repos ; nous n'avons pu les apercevoir chez le Poulpe commun, même en le tirant hors de l'eau.
« Nous terminerons en rappelant qu'il ae faut point confondre les cnangements de Couleur qui viennent de nous occuper, avec les variations purement physiques que nous présentent les plumes de plusieurs oiseaux, de nos Pigeons par exemple, les soies des Aphrodites, la peau de beaucoup d^Annéiides. Ces nuances chatoyantes tiennent à là structure même de ces productions, ou à la disposition moléculaire de leurs surfaces: aussi, mises dans l'eau, les plumes de Pig^)Q perdent-elles leurs couleurs changeantes (de BlainviUe) ; et nous avons en particulier reconnu que l'irisation, produite par la peau des Lombrics et autres Annélides , est en* tièrement due à la finesse, à la transparence et en même temps à la grande densité de leur épidurme, qui agit comme les tttma minces de verre ou de talc sur les rayons In* mineux. »
m cou POISSONS, ETC.
COCLECVRE, Coluber, — Le mot français
if^iedtt nom latÎD, et celui-ci paraît fondé
^ irîtebitude que ces sortes d'Ophidiens
. ^l tKH&nmDément de rechercher rombre,
\^Mft wiim$ ; aussi est-ce à cette origine
^WK Couleuvre que fait allusion l'auteur
^M fers connu :
COU
Sf^UlilMo(lt cotmkiT iub graminU umbra, Baptiste de Mantoae.
^application du mot Couleuvre est pres-
Smsi douteuse dans les écrits des anntMirs que son étjmologie ; chez la ftafwt, ilsemole synonyme de Serpent en lipécal. U se retrouve employé à peu près «b iDèue manière cheif les auteurs de la rtDiissuKe. Les naturalistes systématiques ratreipireot son application aux Ophidiens «lonttecpiie est revêtue endossons de la- Biri\a disposées sur deux séries parallèles. Flustird on sépara de ces Couleuvres celles cJ'entie elles qui ont la mAcboire supérieure fKmrm de erochets venimeux ; puis celles «Joi}( lei dents, ou les écailles du dos et de Il (été préKDtent certaines dispositions spécules. Aujooîd'bui le nom de Couleuvre se trouve réserté aux 0[>hidiens, ou Serpents à tète otaliire, déprimée, distincte du tronc VtrimcfA «sel marqué, revêtue en dessus de ^aq^nespot^^Ms qui s'étendent jusque sur l»Buq!ie,p(mmie en dessous d'un repli rentrant de 11 peae, susceptible de s'amplifier imïmeie k déglutition ; à narines ovahins, simples, placées sur les côtés du museau oblus ei arrondi ; aux yeux de grandeur «ojenne, dépourvus cle paupières, à pupiHe arrondie, à bouche grande, dilatable en arrièfe,à mâchoires diductibles en avant ; • corps cylindrique allongé , suivi d'une <Ioe«e conique, longue et grêle, terminée par wp dé écoraé; simple, revêtue en dessous « une double série de lamelles, et, ce qui est *fl[to«t caractéristique, k éi^illes rhomboï- »w*i égales SOT le dos, et k dents petites, ^***r^ises, simples, -égales, dirigées vers ^ gosier, régulièrement décroissantes d'a- '•^w arrière, insérées sur l'os maxillaire *Wear, Tos palatin, l'os ptérygoïdien et '^ Œaiiliaire inférieur , de telle sorte Vil existe en haat de chaque côté deux ^l^ de dents continues dans l'intervalle ^eUes se trouve reçue la rangée simple J^bês ; quelquelm il arrive qne tes der- ^^ dents maxillaires supérieures sont r** développées que celles qui les précèj^lf i peu près comme chez les Hétéro- ^?^; mais lei ces dents n'offrent point de Jy^ sur leur courbure, et les glandules qui ^^ correspondent n'ont pas de caractère J'VéreDt de celui desçlandes salivaires sim* '^. L'os intermaxiliaire en est privé.
qJms Couleuvres proprement dites, ou Ho- J^-^P^idesisodoDtes, habitent les bois cou- ^tU et les prairies qui les avoisinent ; ^elqnes-unea préfèrent le voisinage der ^^i paisibles dam tesqttelles elles poorsui- ^^t parfois leur proie ; d'autres fréquentent ^^ooiUaire les lieux saiblonneux, secs et ari- ^^; «Des se creusent des terriers peu pro-
fonds au pied des arbres, sur le bord des haies et des chemins garnis de buissons ; mais elles grimpent rarement sur le tronc des arbres, et jamais on ne les voit s'élever sur leurs branches. Leur nourriture est à peu près comme pour tous les Ophidiens, tirée d'insectes, de petits mollusques terrestres, de petits batraciens ; les plus grosses . Couleuvres avalent même des oiseaux et des Rongeurs de petite taille. Les Couleuvres boivent à la manière des Lézards par un mouvement d'aspiration; mais c'est à tort que l'on a prétendu que les Couleuvres aimaient le lait au point d'aller traire les vaches^pendant la nuit; leurs lèvres cornées ne peuvent permettre de succion, et la disposition de leurs dents blesserait trop l'animal pour qu'il se laissât faire, et ne leur permettrait pas de lâcher le pis de la vache qu'elles auraient saisi. Les Couleuvres s'accouplent comme les autres Ophidiens; la durée de leur gestation paraît varier beaucoup par l'effet des circonstances environnantes ; on la dit de deux, trois, six semaines; elle peut se prolonger beaucoup audelà ; elles pondent des œufs ellipsoïdes nombreux, à enveloppe coriace, qui souvent s'agglutinent les uns aux autres à mesure qu'ils sortent du vestibule; la femelle les abandonne à l'éclosion spontanée dans le sable, les feuilles sèches, dans l'herbe coupée pour la pâture des bestiaux ou dans les fumiers, à 1 action modérée du soleil ou de la chaleur développée par une fermentation lente. L'on dit que dans certaines circonstances les Couleuvres donnent des petits vivants. Le développement des Couleuvres est assez Jent, au moins dans l'état de ca[)ttvité où on a pu l'observer ; elles n'atteignent pas en général une taille considérable; les plus grandes espèces ne dépassent guère cinq pieds de longueur. La durée de leur existence n'est pas précisément connue; c'est erreur de croire, avec nos villageois, qu'elle est bornée à deux ans. Les Couleuvres vivent isolées, les sexes ne se rapprochent que pour l'accouplement. Ce sont en général des animaux timides ; leurs principaux moyens de défense sont la fuite et la projection d'excréments demi - liquides , à odeur alliacée très -pénétrante ; rarement elles mordent, si ce n'est pour avaler leur poie. Leur morsure n'est pas venimeuse, et ta frayeur que ces animaux inspirent généralement n'est pas fondée : c'est ce que savent très-bien nos farceurs et nos bateleurs qui se jouent avec des Couleuvres pour captiver les regards étonnés du public ignorant ; c'est aussi ce que savent très-bien les habitants de plusieurs de nos cantons qui chassent les douleuvres et les mangent sous le nom (ÏAngu%lle$ de haie$.
Les Couleuvres sont répandues partout, surtout dans les contrées cnaudes et tempérées; les régions boréales voisines deépêles sont les seules où ces serpents ne se soient pas propagés. La famille des Couleuvres, restreinte aux Homopbolidesisodontes, est encore extrêmement nombreuse en espèces.