‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 3)Chapitre 49 sur 204 · SOS · texte numérisé non relu

SOS

cou

REPTILES

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que la variabilité de leurs couleurs a fait multiplier souvent à Tintini. Dans Timpossibilité de donner ici le tableau de tous les membres de cette famille, nous indiquerons ceux d'entre eux qui ont été mieux étudiés et qui servent de type aux divisions que Ton a tenté d'établir parmi les Couleuvres, en indiquant de préférence les Couleuvres de nos contrées.

Couleuvre commune ou verte et jaune (Coluber viridiflavtiSf Lacép., Latr. etc.).

Aux articles Crotales» Naja» Trioonocé- PUALES, Vipères, etc., nous n'avons entretenu le lecteur que de Reptiles funestes, de poisons mortels, d'armes dangereuses et cachées ; nous ne nous sommes occupés que de récits effrayants et d'images sinistres. Non - seulement les contrées brûlantes de l'Asie, de l'Afrique et de l'Amérique nous 0;»t présenté un grand nombre de Serpents venimeux, mais nous avons vu ces espèces terribles braver les rigueurs des climats soplentrionaux, se répandre dans notre Europe, infester nos contrées, pénélrer jusqu'auprès de nos demeures. Environnés , pour ainsi dire, de ces ministres de la mort, nous n'avons, en quelque sorte, considéré qu'avec effroi la surface de la terre ; enveloppée dans un voile de deuil, la nature nous a paru multiplier, sur notre globe, les causes ae destruction, au lieu d'y répandre les germes de la fécondité : cette seule pensée a changé pour nous la face de tous les ohjets. Notre imagination trompée a empoisonné d'avance nos jouissances les plus pures ; la plus belle des saisons, celle où tout semble se ranimer pour s'aimer et se reproduire, n'aurait plus été pour nous que le moment du réveil d'un ennemi terrible armé contre nos jours : la verdure la plus fraîche, les fleurs les plus richement colorées, étalées avec magnificence par une main bienfaisante et conservatrice dans la campagne là plus riante, n'auraient été à nos yeux qu'un tapis perfide étendu par le génie de la destruction, sur les affreux repaires de Serpents venimeux ; et les rayons vivifiants du soleil le nlus pur ne nous auraient paru inonder I atmosphère que pour donner plus de force aux traits empoisonnés de funestes Reptiles. HAtons-nous de provenir ces effets; faisons succéder à ces tableaux lugubres des images gracieuses ; que la nature reprenne, pour ainsi dire, à nos yeux son éclat et sa |)urelé. Les Couleuvres que nous avons à décrire, ne nous présenteront ni venin mortel, ni armes funestes; elles ne nous montreront c]ue des mouvements agréables, des proportions légères, des couleurs douces ou brillantes ; à mesure que nous nous familiariserons avec elles, nous aimerons à les rencontrer dans nos bois, dans nos champs, dans nos jardins ; non-seulement elles ne troubleront pas la paix de nos demeures champêtres, ni la pureté de nos jours les plus sereins, mais elles augmenteront nos plaisirs en réjouibsant nos yeux par la beauté de leurs nuances et la vivacité de leurs évolutions : nous les verrons avec in-

térêt allier leurs mouvements à ceux d^ divers animaux qui peuplent nos campara^ se retrouver sur les arbres jusqu'au imlie| des jeux des oiseaux, et servir à aaima dans toutes ses parties le vaste et magni fique théâtre de la nature printanière.

Commençons donc par celles oue Toi rencontre en grand nombre dois les cod^ trées que nous habitons. Parmi ces Serpeots le plus souvent très-doux, et même q^jé quefois familiers, nous devons compter li verte et jaune, ou la Couleuvre commune.

Ce Serpent, dont Daubenton a parlé 1^ premier, est très-commun dans piosienn provinces de France , et surtout daai lej méridionales ; il en peuple les bois, les di^ vers endroits retirés et humides ; il panll confiné dans les pays tempérés de l'aocien continent, on ne 1 a point encore trouvé dans les contrées très-chaudes de rancieo moade. non plus qu*en Amérique; et il ne doit

1>oint habiter dans le Nord, puisque le ceèbre naturaliste suédois n'en a point fait, mention. Il est aussi innocent <me la Vipère est dangereuse ; paré de couJears plus vives que ce Reptile foneste, doué d'une grandeur plus considérable, plus sveltedans ses proportions, plus agile dans ses mottT^ ments, plus doux dans ses habitudes, n'ajaol aucunvenin à répandre, il devrait être va arer autant de plaisir que la Vipère avec effroi. Il n'a pas comme les Vibres des dents crochues et mobiles ; il ne vient pas au jour M formé, et ce n'est que quelque imvs tprès la ponte (jue les petits eclosent. mpé ((mh tes ces dissemblances, qui le distiosôflft <i^ Vipères, le srand nombre de rapports»^ rieurs qui 1 en rapprochent ont fait ctoiw

Ëendant longtempis qu'il était vemineus.

ette fausse idée a fait tourmenter cette m nocente Couleuvre; on Ta poursuivie comnw un animal dangereux, et il n'est encore qtj« peu de gens qui puissent la toacberjans crainte et même la regarder sans répugnance.

Cependant cet animal, aussi doux q«»gréable à la vue, peut être aisément distingué de tous les autres Serpents, et particulièrement des dangereuses Vipères, par i^ belles couleurs dont il est revêtu. La distribution de ces diverses couleurs «^ ^^* constante, et, pour commencer par cÇ"?^{J! la tète, dont le dessus est un peu aplati» les yeux sont bordés d'écaillés jaunâtres et presque couleur d'or, qui ajoutent à knt JJ^ cité. Les mâchoires, dont le contour est arrondi, sont garnies de grandes écailla <t^ jaune plus ou moins pâle, au nombre de ur' sept sur la mâchoire supérieure, et de ▼mç^ sur l'inférieure. Le dessus du corps, dPf u| le bout du museau jusqu'à l'extréoiitédj w queue, est noir ou d'une eouleur yeroaiïo très-foncée, sur laquelle on volt sèieoa^ d'un bout à l'autre un grand nombre de ra^ composées de petites taches jauaâtres oeijr

verses figures, les unes ^^^^^i^^tlJ^i^ en losange, etc., et un peu plusgrt™»^J^ les côlr's que vers le milieu du rfos. terr^ tre est d'une couleur jaunâtre, cbacuw «^

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^ COU POISSONS, ETC

^ttitt pteques qui ie couvreut, présente

^D {ttDl noir k ses deux bouts et y est

li0râfti*aiie très-petite ligne noire, ce qui

: fi^t de chaque côté du dessous du

- omime raDgée très-STinétriaue de points

é d» petites lignes noirâtres, placés alterna-

tiflBMOt.

Cette jolie Couleuvre {parvient ordinaire- Mit à 11 loogaeur de trois ou quatre pieds, et alors elle a deux ou trois «pouces de cireooHreoee dans l'endroit le plus gros du coips. On compte communément deux cent fil gmdes plaques sous son ventre, et cent Mpl paires de petites plaques sous sa queue, doQt h loQgoeur est égale, le plus soutenl, la quart*de la longueur totale de Tani-

me derieot même beaucoup plus grande

lorsqa^eUe panrient à un âge avancé, et elle

peol d'ifilint plas aisément échapper aux

direfsiecideots auxquels elle est exposée,

eC ptrcooirfqaent atteindre à son entier dé-

TelopfMeiDeflt,aiie, non-seulement elle peut

Ttotmv des Blessures considérables sans

eu péir, mais même vivre un très -long

temps, ainsi que les autres Reptiles, sans

prendre aacuae nourri tore.

VaiHeors \a Couleuvre verte et jaune se tMnl presque Woiours cachée, comme si les maitviâ tnitemetits qu'elle a si souvent re-

ffi^afaieBt reodoe timide ; elle cherche à iorsga'oo la découvre* et non-seulement 00 peol la saiar sans redouter un poison toc e/Je fl*est Jamais infectée , mais même sans éprOQfer d'autre résistance que Quelques efforts qu'elle lait pour échapper. Bien (lus, elle deTient docile lorsqu'elle est prise ; die subit uoe sorte de domesticité ; elle obéit aax divers mouvements qu'on veut lui Mire loiTre. On voit souvent des enfants pi^HNlre deux Serpents de cette espèce, les >^<>dMr yts la queue et les contraindre ai- ^éneat i ramper, ainsi attelés, du côté où utYMleot les conduire. Elle se laisse en- "^^lutourdes bras ou du cou, rouler tt éVfts contours de spirale, tourner et ^wx en différents sens, suspendre en "H^reotes positions, sans donner aucun si- <8e da mécontentement ; elle parait même ''^ du plaisir à jouer ainsi avec ses mat- ^ 6( comme sa douceur et son défaut de ^ ne sont pas aussi bien reconnus qu'ils T^eat l'être, pour la tranquillité de ceux VQ habitent la campagne, des charlatans se l^eol encore de ce Serpent pour amuser ^fromper le peuple, qui leur croit le pou- ^ particulier de se faire obéir au moinr^^êste par im animal que Ton ne peut quel- ^^ ref^er qu'en tremblant.

^7 a cependant certains moments, et 2^ certaines saisons de l'année, où la !^ettTre verte et jaune, sans être dangef^iie, montre ce désir de se défendre ou de rJl^ercequi lui est cher, si, naturel à tous ^ ammaux ; on a vu quelquefois ce Ser- J^ surpris par l'aspect subit de quelqu'un, *^ Dioment où il s avançait pour traverser j^^ roule, ou que, presse par la faim, il se ^^i sur une proie, se redresser avec lierté,

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rie

et faire entendre son sifflement de colère. Hais, dans ce moment môme, qu'aurait-on eu à craindre d'un animal sans venin, dont tout le pouvoir n'aurait pu venir que de l'imagination frappée de celui qui l'aurait attaque, et dont la force et les dents mêmes ne sont dangereuses que pour de petits lézards et d'autres faibles animaux qui lui servent de nourriture ?

Dans tous les endroits où le froid est rigoureux, la Couleuvre commune s'enfonce, dès la fin de l'automne, dans des trous souterrains ou dans d'autres creux, où elle s'engourdit plus ou moins complètement pendant l'hiver. Lorsque les beaux jours du printemps paraissent, ce Reptile sort de sa torpeur et se dépouille comme les autres Serpents. Revêtu ensuite d'une peau nouvelle, pénétré d'une chaleur plus vive, et ayant réparé toutes les pertes qu'il avait éprouvées par le froid et la diète , il va chercher sa compagne et faire entendre, au milieu de l'herbe fraîche, son sifflement amoureux. Leur ardeur parait trèS'Vive ; on les a vus souvent s'élancer contre ceux qui étaient venus troubler leurs amours dans la retraite qu'ils avaient choisie. Cette affection du mAle et de la femelle ne doit pas étonner dans un animal capable d'éprouver,

f)Our les personnes qui prennent soin de lui* orsqu'il est réduit a une sorte de domesticité, un attachement très-fort et qu'on a voulu même comparer à celui des animaux auxquels nous accordons le oins d'instinct ; et c*est peut-être à l'espèce de la Couleuvre verte et jaune qu'il faut rapporter le fait suivant, attesté par un naturaliste (Valmont de Bomare) très-digne de foi. Cet observateur a vu une Couleuvre, qu'il a appelée le Serpent ordinaire de ta France^ tellement affectionnée à la maîtresse qui la nourrissait, que ce Serpent se glissait souvent le long de ses bras comme pour la caresser, se cachait sous ses vêtements ou allait se reposer sur son sein. Sensible à la voix de celle qu'il paraissait chérir, il allait à elle lorsqu'elle l'appelait, il la suivait avec constance;

reconnaissait jusau'à sa manière de rire ; il se tournait vers elle lorsqu'elle marchait, comme pour attendre son ordre. Ce même naturaliste a vu un jour la maîtresse de ce doux et familier Serpent le jeter dans l'eau pendant qu'elle suivait dans un bateau le courant d*une grande rivière ; le fidèle animal, toujours attentif à la voix de sa maîtresse chérie, nagjeait en suivant le bateau 3ui la portait ; mais la marée étant remontée ans le fleuve, et les vasues contrariant les efforts du Serpent, déjà lassé par ceux qu'il avait faits pour ne pas quitter le bateau de sa maîtresse, le malheureux animal fut bientôt submergé.

CouLBuvBB A coLUBR (ColubemotriXf Lin., Latr. ; Coluber torquatus , Lacép. ). — C'est encore dans nos contrées que se trouve en très-grand nombre ce Serpent, aussi doux, aussi innocent, aussi familier que la Couleuvre verte et jaune. Ses habitudes ne diffèrent pas, à beaucoup d'égards » de celiea^

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h seoiiiher snusleuiSTéle^

de cette fflème Couleuvre. 11 paraît eep-n- leorsaliveet

danl qu'il se plali davantage dans les lieux ments, comme pour s'approrher davAiiUd

humiaes, ainsi qu'au milien des eau i, et de ceux qui la chérissenl. En Sardaigne,ld

c'est ce qui lui a fait donner par plusieurs jeunes femmes élèvent les CouleuTiw j

naturalistes les nomsde Serpent d'eau, de Ser- collier avec beaocoup d'empressement, leo!

petit nageur, à'Attguilte de haiet, etc. Il parvient quelquefois h la longueur de trois ou quatre pieds; sa tête est un peu aplatie, comme celle de la Couleuvre commune; le sommet est recouvert par neuf grandes écailles disposées sur quatre rangs, dont le premier et le second, à compter du museau, sonl composés de deux pièces; le troisième I est de trois, e( le quatrième de deox. Cette disposition la dislingue de la Vipère commune, aussi bien que la forme de son museau, qui estarronai, au lieu d'être terminé par une écaille presque verticale, comme d[ins cette même Vipèn.-. Sa gueule est trèsouverte; les deux mflrhoires présentent, au lieu de crochets mobiles, un double rang de dents crochues, mais immobiles, assez petites et tournées vers le gosier; dix-sept écailles revêtent à l'extérieur chacune de ces mâchoires, et celles qui recouvrent la mâchoire supérieure sonl blanchâtres el marquées de cinq ou six petites raies d'une couleur très-foncée. On voit sur le cou deui taches d'un jaune pâle ou blanchâtre, qui forment comme un demi-collier, d'où est venu le nom que nous conservons è ce Ser- . pent ; et ces deux taches, très-semblables, sonl d'autant plus sensibles qu'elles sont ]il;\cée<i au-devant de deux autres taches iriangulaires el très-foncées.

Le dos est recouvert d'écaillés ovales relevées par une arête, et plus grandes que celles qui garnifisent les côlés, et qui sont unies. Tout le dessus du corps est d'un gris plus

marqueté de chaque côté irrégulières et plus ou

]i aboutissent aux plaques

donnent h manger elles-mêmes, prennenlU soin de leur mettre dans la gueule la nomriture qu'elles leur ont préparée; el Ifshèbitanls de la campagne les regardent coDiine des animaux du meilleur augure, lesliissent enirer librement dans leurs maison!, et croiraieni avoir chassé la fortune elte même, s'ils avaient fait fuir ces innocenin petites bêles.

Il arrive cependant quelquefois que lont

Î[ue la Couleuvre à collier est devenue Irtiorle, et qu'au lieu d'avoir élé élevfe n domesticité, elle a vécu dans le^ cbampid dans l'élBl sauvage, eHe perd un peu Je» douceur, et que si on l'irrite en l'amtbifll, par exemple, à ses jouissances, elle loioe ses yeux, agile sa langue, se redresse airf vivacité, fait claquer set mâchoires, et son fortement avec ses dents la raainqaichmlie è la saisir.

La Couleuvre à collier dépose ses né dans des trous exposés su midi, sur letMfd des eaux nroupissantes, ou plus comniuii*' ment sur des couches de fumier. Ces imfs, qui son 1 gros ï peu près comme des mis ^ pie, sont collés ensemble par une EDïli*(» gluante en forme de grappe; elleaparliM nouveau rapport avec les Poissonsel cerlfli» quadrupèdes ovipares, tels que kiCnfeuils, les Grenouilles, etc., dont les œufs mi éi même collés ensemble et réunisdtiiwRS manières.

Les œufs de la Couleuvre \ colliw, **!">■ ses dans des fumiers, ont donné lien * "M fable îi laquelle on a cru pendflntlongteitii«; — a prétendu qu'ils avaient été pondus w i Coqs, et comme on en a va sortir*

milieu des deux rangées petits Serpenteaux, on a ajouté qoelesffi* lâches, s'étendent, depuis de Coq renfermaient tou^ors un Seqwl, [ueue, deux autres rangées que le Coq ne les couvait point, ™*" ,1"î lachespluspeti'.ss et moins lorsqu'ils étaient placés dans un «»'* ous du ventre est varié de chaud, comme parmi des végétaux en pol* de bleuâtre, mais de ma- faction, ils produisaient toujours des séries noires augmentent en penls. .

On assure qu'il est aisé de distii^Çf ™ œufs qui ont été fécondés d'avec «m r ne le sont pas, et qu'on appelle des «u» clairs, en les mettant sur I eau; les Œ"" clairs sont les seuls qui surnagent La coque est composée d'une memtinw

— v.u. uu- mince, mais compacte et d'un liss^ '*,'!1

nanie sans danger; elle ne Le pelil Serpent y est roulé sur '"''"jT our mordre; elle se défend au milieu d'une matière qui ressemb^'"lant rapidement sa aueue, blanc d'œuf de Poule. La chaleur s«i«" las plus que la Couleuvre l'almosphère, et celle des nifl''*'**'^!|,« :r arec les enfants. On la pourries, font éclore ces œufs. PeiH-flr*^" maisons, oii elle s'accou- ses contrées plus voisines de la ^^^.}°^.f jx qui la soignent, qu'au que celles o\l ils ont été "bservés, I »™ le s'entonille autour de ou soleil suffirait pour faire sortir i«P* lurs bras, de leur cou, et Serpmls de leur coque. Onaail 1"' '^|!^ ent comme pour leur té~ codiles déposent leurs œufs sur iesabWi de tendresse et de recon- les contrées brCUantes de ''*^'?1''*l.ïïtf ipproche avec douceur de sur les plages plus humides et '""'P* j,«iii qui la caressent; elle suce de l'Amérique méridionale, il* 'MP"

mdeur, h mesure qu'elles la queue, où les plaques ièrement noires. Il y à :i>( soixante-dix grandes fcntre, et cinquante-trois >laques sous la queue, collier ne renfermant au-

cou

POISSOiNS , ETC.

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au milieu dliu tas de matières végétales 4«)i^la{ermenlatioD favorise raecroissement dubios et la sortie de Toeaf.

Ci& (»t£i de Couleuvre à collier sont or- Ainiiteinent au nombre de dix-huit ou viuçt ; «usa fespèK» du Serpent à collier serait-elle dekittcoup plus nombreuse qu'elle ne Test, sUm devenait pas la proie de plusieurs CBflenis même très-faibles, dans le temps ^H est encore jeune et sans force pour •ed^^re; les Pies, les Mésanges, les Moi- VMU le dévorent, et les Grenouilles mêmes s'a &tmrrisseDt, lorsqu'elles peu vent le saisir surteboni des marais qu'elles habitent.

Il lampe sur la terre avec une très-grande

fitesse; il nage aussi, mais avec plus de

dilBcollé qaoD ne l'a cru. « L'épithète de

« «dtfrix ou nageur^ donnée au Serpent à

t cottier, ne lui appartient pas plus qu'aux

t antres aDimaux de son ordre ; il nage effec-

c UT^nieDl, mais dans les occasions forcées,

t et pir une lutte pénible, qui bientôt l'é-

« puise et le noie p. { Lettre de M. de Sept-

Footaines). Pendant que Tété règne, il vit

soareat dans les endroits humides, ainsi

que Dous Tavons dit; mais on le trouve

quelquefois dans les buissons; d'autres fois

il se ^e sur les branches sèchçs et élevées

<ks eoèues, des saules, des érables, sur les

s^lU^ des lieui bâtiments, sur tous les

endroits exposa au midi, et où le soleil

dooDe arec le plus de force, il s'y replie en

^«'ers cooiowsoa s'y allonge avec une sorte

de ro/opté, toujours cherchant les rayons

de /istre de ia lumière, toujours paraissant

sepëiiéireravec délices de sa chaleur bien-

^•uce. Mais, lorsque la fin de l'automne

»n^e, il se rapproche des lieux les moins

froids; il vient auprès des maisons et se re*-

tinenfodans des trous souterrains à quinze

w ^iogl pouces de profondeur, souvent au

pied des baies, et presque toujours dans un

^wlroit élevé auniessus des plus fortes inon-

^ns; quekiuefois il s'empare d'un trou

«îWelleoude Mulot, d'un conduit creusé

pwttoe Taupe, d'un terrier abandonné par

Mijpio, et il passe dans l'engourdissement

•snson du grand froid. Lorsqu'il est adulte,

/«fliwtttre de sa gueule, son gosier et son

«tofflac peuvent être très-dilatés, ainsi que

^ des autres Serpents, et il se nourrit

wo« Don-seulement d'herbes , de Fourmis

** <i*auires insectes, mais môme de Lézards,

"«Grenouilles et do petites Souris ; il dévore

5^ quelquefois les jeunes oiseaux, qu'il

î^prend dans leurs nids au milieu des

pissons, des haies, des branches de jeunes

ÎJ[|Te8, sur lesquels il grimpe avec facilité.

'^on-seulenaent il se suspend aux rameaux

^ le mujen des divers replis de son corps,

2«s il s'accroche avec sa tète, et comme

^teesl plus grosse que son cou, il la place

^Wiol d'appui.

aDD odeur est quelquefois assez sensible, ^oulpourles Chiens etlesautres animaux, ^t Todorat est très-fin. Il aime beaucoup

le lait; les gens de la campagne prétendent qu'il entre dans les laiteries, et qu il va boire celui qu'on y conserve. On assure même

au'on Va trouvé quelquefois replié autour es jambes des Vaches, suçant leurs mamelles avec avidité, et les épuisant de lait au point d'en faire couler du sang. Pline a rapporté ce fait, qu'à la vérité il attribuait à une autre espèce de Serpent que celle dont il est ici question.

La Couleuvre à collier se trouve'dans presque toutes les contrées de l'Europe, et il paraît qu'elle peut supporter les climats trèsfroids, puisqu'elle vit en Ecosse et en Suède.

Couleuvre Vipérine (Coluber viperinus)^ décrite aussi sous le nom de Couleuvre chersolde , de Couleuvre ocellée. Brunâtre en dessus avec une série de taches noirâtres alternes sur le dos, souvent confluentes, et formant par leur réunion un zigzag qui rappelle la coloration de la Vipère ; sur les côtés d'autres taches noires entourent plus ou moins exactement des taches jaunâtres, plus ou moins distantes; le ventre est tacheté de noir. Cette Couleuvre habite le midi de l'Europe, et n'atteint guère au-delà de trois-pieds. On a dit qu'elle se trouvait au Brésil, parce que, par une erreur singulière on en avait mis accidentellement des échantillons dans un bocal qui renfermait des Serpents de cette contrée.

Le midi de l'Europe fournit encore une espèce : c'est la Couleuvre à quatre raies (C. elaphis) le plus grand des Serpents de nos contrées; il atteint parfois 5 à 6 pieds, aussi a-t-on voulu, seulement à cause de sa taille, voir dans cet ophidien le Boa de Pline; il est de couleur fauve en dessus, avec quatre lignes brunes noirâtres, longitudinales, bien arrêtées sur le dos ; le ventre est d'un jaune de soufre. Celte espèce est sujette à quelques variations de couleur, qui ont aussi donné lieu à la création d'espèces nominales.

Le plus grand nombre des Couleuvres homopholidesisodontes a les écailles dorsales lisses; une d'entre elles a même reçu, à cause de cette particularité, le nom spécial de Couleuvre lisse; on l'a aussi appelée Couleuvre d'Autriche, C Austriacus.

Cette Couleuvre a beaucoup de rapports, ar sa conformation et par sa grandeur, avec e Serpent à collier; elle est, comme ce dernier reptile, très-commune dans plusieurs contrées de l'Europe, et particulièrement aux environs de Vienne en Autriche, où elle a été très-bien décrite et observée avec soin par Laurenli. Elle se trouve aussi dans quelques provinces septentrionales de France. Les habitants de la campagne ont souvent confondu la Lisse avec la Couleuvre à collier, ou ne l'ont regardée que comme une variété de cette dernière; et leur opinion a pu être fondée sur ce qu'on les a vues quelquefois accouplées ensemble. Elles forment cependant deux ditïérentes espèces, et il est aisé de distinguer l'une de I autre par la forme des écailles qu'elles ont sur le dos. Celles du Serpent à collier sont relevées

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