‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 3)Chapitre 52 sur 204 · livre moiuwutMldes combats hasardeux · texte numérisé non relu

livre moiuwutMldes combats hasardeux

Il sarpHW, pirli longueur de son corps,

et l'ij^HHiM, cestiers rots de l'air et

deh temt ttàfoo excepte les très-gl-ands

(?M*«p*da(,coattie l'Eléphant, l'Sippopo-

taaie, ttc, H quelques Berpents démesurés,

due taqutfi la nature parait se com-

pliinlpK^figuarla netière, il serait le plus

Kwn iti MiœauK, Si, dans le fo&d des

iMrtdaoïitlubiie les bords, cette nature

j'uinHHe o'anfi ptacé 4'itnineDses cétacés.

'"MlinurqtierqN'b mesure que les ani-

^«n io« duiiaés à fendre l'oir avec rapi-

■'^f.ininbef sur la terre ou à cingler au

'^wfci Mux , ik sont doués d'une gran-

^ ?l« considérable. Les Aigles et les

'«wi «ml t)ien éloignés d égaler en

Mtar le Tigre, )e Lion et le Chameau ; à

-^ntaMoue les Quadrupèdes vivent

^ prbdes rivages, il semble que leurs

"«wsioni augmentent, comme dans l'ElÉ-

I** <t l'Hippopotame , et cependant la

hZ*** ''** animaux quadrupèdes dont te

■^ ert le plus éteodu sont moins

J^j^iu* le» Crocodiles qui ont atteint le

T^Jw degré de leur développement. On

u^ <iut la nature aurait eu de la peine à

J*«r i'ie très-grands animaux des ressorts

1^ *M wiiïsabts pour les élever au milieu

JJJKwmen» aussi léger quo l'air, et même

\j^ IM bire mat-cher sur la terre, et qu'elle

* ittoid* ua volume , pour ainsi dire gl-

f*'*'«"ius, aux êtres tirants et animés, que

^^aqu'ils ort dû fendre l'étènjont de l'eau,

•'Meilleur cédant par sa fluidité, les a

";|*t(çui par sa pesanteur. L'art de l'homme,

il??*''*" <|u'une application des Torces de la

^•*w»iaéUconlrainl de suivre la mômepro-

^^sioD; il D'à pu faire rouler sur la terre

****«niaMe8 peu considérables : il n'ena

, ETC. OtO SM

élevé dans les airs q core, et ce n'est que qu'il a pu diriger d< Mais cependant peut vivre que dam et que les grandes tent de préférence, polaires , le Crococ deur qu'A un petit habitent les même donc assez souvent son empire sur le Incapable de désirs

sent pas la férocité. S'il se nourrit de proie, .s'il dévore les autres eotmaus, s*il attaque quelquefois l'homme , ce n'est p^s , comme on l'a dit du Tigre, pour assouvir un appétit cruel, pour obéira une soif de sang que rien ne peut élancher, mais uniquement pour satisfaire des besoins d'autant plus impérieux qu'il doit entretenir une masse plus considérable. Roi dans son dor maine, comme l'Aigle et le Lion dans les leurs, il a, pour ainsi dire, leur noblesse eu même temps que leur puissance. Les Baleines, les premiers des cétacés auxquels nous venons de le comparer, ne détruisent également que pour se conserver ou se r«- • produire ; et voilà donc les quatre grands dominateurs des eaux , des rivages, des déserts et de l'air, qui réunissent a la supériorité de la force une certaine douceur dans l'instinct, et laissent à des espèces inférieures, à des tyrans subalternes, la cfuauté sans besoin.

Le mot Crûcadile vient du mot grec Kf«xi3ii}«csurrétymologie duqual les pbilolo-' gués ne sont pas d'accord. Il parallque, daus l'origine, ce mot s'appliquait aux Lézards des murailles ; les Ioniens l'éleiuiiruut aux Champsés, et, par la suite, las Grecs le donnèrent indistinctement aux Champsés du Ml cl aux Gavials du Gange. Léo auteurs du dernier siècle restreignirent le oom de Crocodile aux Cbamp^és; mais U plupart des naturalistes modernes s'accQrdeni ë réserver le nom de Crocodile ou CrocodilùnpnUr représenter toute la fumiUedtis Hepliles qui ont avec les Champsés et les Gavials des rapports intimes de formes etd'orgBuisatioD, se rapprochant eu cela de la sigaiticalioa que les Grecs donwjent au mot d'où eea ooms sont dérivés.

Les Crocodili'f m rapprochent par l«urs formes extérieuresdek Lézards, avec lesquels on les a réunis dans les classitictttonsdu dernier siècle; mais leur organisation inlérieurr' les eu sépare nettement sous un si gr;iud nombre de points, qu'on les en a distingués, et qu'on les a groupé* daus uoe classe à part à laquelle ou a dunué parfois das noms différents, seiçQ que Us cloasilicateura systématiques ont pria tel ou tel syMème organijquo de l'économie pour base de leur distribution.

Les Crocodiliens ont le léte pyramidale, fort allongée et déprimée, dcvelopiteinoitt dA surtout h l'extension des mâchoire* et 6 leur évjiscmeiit. Le lou tsl assez marqué ; le

GRO

REPTILES

GRO

tronc quadrilatère allongé est aussi sensiblement déprimé ; la queue, aussi longue au moins que le corps de l'animal, est comprimée latéralement, surmontée d'une carène double à sa base, simple dans le reste de sa longueur; les membres sont courts, les antérieurs surtout, et donnent aux Crocodiles une démarche lourde et plus gênée que ne 4*est à beaucoup près celle des Lézards. Les pieds antérieurs sont terminés parcinqdoigts courts, peu inégaux, garnis en tout ou partie de membranes palmaires et d'ongles forts et crochus, à l'exception du quatrième, ordinairement mutique.

Les narines sont grandes, placées en dessus de l'extrémité du museau, fermées par une valvule fibro-cartilagineusesemi-luuaire, mobile au gré de l'animal ; les fosses nasales Yont s'ouvrir fort en arrière de lagueule, au delà des ptérygoïdiens, ce qui permet è l'animal de respirer facilement, lors même qu'il a la gueule pleine ou disposée à saisir sa proie. Sa gueule est vaste, bornée en arrière nar un voile du palais assez marqué et qui bouche complètement l'orifice du gosier lorsque la base de la langue s'en rapproche. Celle-ci est attachée par toute sa face inférieure au plancher de la çueule, si étroitement que les auteurs anciens ont prétendu Îue le Crocodile était privé de cet organe. esmAchoires robustes se prolongent fort loin sous le crâne, et la mâchoire inférieure se continue même au delà de cette cavité. Cette dimension des m&choires permet à la

{[ueule un écartement qui ne saurait avoir leu par l'abfissement seul de la mâchoire inférieure» borné par la reptation étroite de l'animal ; aussi les anciens croyaient-ils que la mâchoire supérieure était seule mobile. Les observations des zoologistes modernes, surtout de M. Geoffroy Saint-Hilaire, ont démontré que la mâchoire supérieure est immobile isolément, mais que le Crocodile l'élève par un mouvement de totalité de la tête qui bascule alors sur la portion articulaire de la mâchoire inférieure, comme cela s'observe chez l'homme dans l'agrandissement forcé de la bouche. Les dents des Crocodiles sont nombreuses, grandes, robustes, disposées sur un seul rang le long du bord de chaque mâchoire ; leur nombre parait ne pas varier avec l'âge ; les postérieures tout au plus sont cachées par la gencive dans les premiers temps. Elles sont toutes coniques, fusiformes à l'extérieur, droites ou à peine recourbées en arrière, striées longitudmalement, avec une carène plus saillante en avant et en arrière, creuses à l'intérieur, à cavité conique incapable de se remplir; ces dents sont implantées dans des trous particuliers pratiqués dans l'épaisseur du corps des mâchoires ; l'on trouve à tout âge, au fond de ces alvéoles, un ou deux germes dentaires situés au côté interne de l'ancienne dent, prêts à se développer lorsque quelque circonstance, en faisant tomber celle que le preBÛergerme afournie, leur laissera l'espace nécessaire à leur accroissement. La reproduction des dents parait indéfinie chez ces

sortes d'animaux ; leur graûdeurréciproque, leur proportion relative ainsi que learnom* bre varient selon les groupes divers delafc. mille. Les Crocodiles n'ont point de lèvres; aussi leurs dents paraissent-elles au dehon, lors même que la çueule est dans l'étatdW clusion. Le canal intestinal des Crocodiies ainsi que ses dépendances ne présenleDt pas de particularités bien importantes.

Le Crocodile est essentiellement carnissier. Dans l'eau, le Crocodilehappe sa proie en nageant sur elle sans la saisir, non plus que les autres reptiles, avec ses pieds aoiérieurs;àterre, il l'attend ordinairement si&s bouger. On a dit que le Crocodileatliraitles passants dont il voulait faire sa proie, pareo cri plaintif semblable à celui d'un enfante» souffrance; mais les observations des ?ojageurs modernes ne confirment pas ces assertions. Les Crocodiles se mettent ordinaire ment en embuscade dans les roseaux au milieu desquels ils confondent assez bien leur robe verdâtre, restant immobiles, lagneole largement béante; cette cavité, partout t^ pissée d'une membrane muqueuse d'an jaune pâle uniforme, fermée eiaeteioeol eo arrière par le voile du palais abùssé sot \h langue a peine saillante, semble ikAcotps inerte près duquel ou sur lequel lesamm qui viennent se désaltérer aux eaux vomoes croient pouvoir passer impunément; erreur fatale aux Gazelles timides et aux Chacals mêmes, dont les regards sont si perçants. V. Geoffroy dit quelque part qu'ils restent dus cette attitude quelquefois couchés sur le flanc. Mais cette pose, sans exemple cbexies autres Reptiles, parait difficile avec les obstacles ({ue ces animaux éprouvent pour se mouvoir latéralement. On dit que le Crocodile enfouit sa proie pendant trois ou quatre jours dans des trous où il la laisse iaiwir pendant quelque temps, et la trouvais b^ soin; mais l'intelligence du CrocodikestA bornée, et laprévoyance si rare cheiteVVtiles, qu'ellejwraît peu probable cheî cmci surtout. Une circonstance qui coofiro^ pourtant cette observation, c'estque dansles ménageries, on nourrit les Crocodiles atec du cœur et du foie d'animaux, tandis qw les Reptiles ne se nourrissent que de proie vivante. On trouve quelquefois des caillot dans l'estomac des Crocodiles ; mais il^

feu vraisemblable qu'ils y aient été ingért^ dessein pour faciliter l'action de cet wgane, comme cela s'observe chez les oiseaui; c'est sans doute à cette circonstance q^ Perrault a eu égard lorsqu'il a indiqué \f' tomac du Crocodile sous le nom de 9^ Il n'en a certainement pas la disposition id^ tomique. C'étaient bien des fientes de Crotf»dile oui fournissaient, ainsi que Javéou nous l'apprend, le blanc de fard aux àx^ romaines ; et ce qui vient à l'appui de ce u»^ c'est que lohn Davy a trouvé dans l'urine <** l'Alligator, que ces animaux rendent so^ vent avec leurs excréments, outre de Vacw* urique, beaucoup de carbonate et de }^ phate de chaux.

Les Crocodiles peuvent supporter lei^ùt^

CKO

POISSONS, ETC

CRO

eVteâéfoul il aliments pendant un temps «ssn Vmg lorsque leurs fonctions se sus pendent par Vbivemation qui a lieu pour toi, bien qu'ils habitent des contrées au Botfis tempérées, parce que rabaissement de la température dans certaine saison , fsekpe l^er qu'il nous paraisse au pre^ mier abord, offre* néanmoins une différence eoDsidérable ayec son état habituel dans les attires instants de Tannée; et si la retraite et la disparition des animaux qui doivent serrir de ptture au Crocodile ne se présente pl«s ici comme cause harmonique de ce phénomène, on peut dire encore que les nMXMlalioos considérables qui ont lieu dans U naunise saison des contrées que fréqQ(»^t les Crocodiles généraient au moins ces «ùiDaux essentiellement terrestres dans Teimte de leurs fonctions, si la nature ne pounoyait, par rhiveraation, aux accidents qmpoarraient résulter pour eux en pareille cireoDstance. Hais il parait que, hors le tenps de Vhifemation et de leur engourdissement, ils ne supportent pas également bien la diète , puisque Symmaque dit que te Crocodiles conservés pour le cirque ïûwwienUu boni de quarante jours quand Wi\«\«ssïilttos manger.

Iwjwi du Crocodile sont peu volumi-

M«Xi !«« saillants, rejetés par Tévaseraent

Pjjpwjtf des mâchoires presque sur le

(^é^périewie la tête, protégés par deux

popières peu inégales et une membrane

««wtoDle. l'iris, jaunâtre, et fendu verti-

caieiDMf, est susceptible de mouvements

««« wodos pour clore la pupille presque

wweflieiit. Là vue des Crocodiles est assez

jP'^iDôme sous l'eau, bien qu'en ait

^Hérodote; les organes de l'ouïe sont ou-

W ao dehors par une fente assez large

g^ewmeot deux lèvres verticales suscepti-

w«s de s'appliquer exactement l'une contre

»«|tie;lesens de l'audition paraît assez ex-

2[5*^'es Crocodiles. On trouve sous les

7^^^ des Crocodiles deux poches glan-

^"••«ws chargées de sécréter une substance ^cée d'une odeur fortement musquée , '00 ignore encore les usages précis, l'ûe serait guère possible d'examiner ici M délail les différentes pièces qui entrent J'ûs la composition de la tête aes Croco- 2J^f bien que les discussions qui se sont «cvées au sujet de leur déterminatron leur j^ donné une certaine importance science. Nous dirons seulement que la por- "OD crAnienne proprement dite est très-peu c^sidérable en comparaison de la masse ^e de la tête ; que la surface supérieure ^ os du crâne est imprimée à l'extérieur * nigosiiés profondes qui contrastent avec ■ disposition lisse de ces surfaces sur les ^ de la tête chez les animaux des classes Mrieures; la tête s'articule avec la co- *^oe vertébrale par deux condyles ; les Wèbres offrent cette particularité que leiif **ce antérieure est concave et leur face postérieure convexe ; on en compte sept au <*u, douze au dos, quinze aux lombes, deux tu bassin, et de trente-quatre à quarante-

deux à la queue : les cinq dernières vertèbres cervicales ont, comme dans la plupart des Sauriens, des côtes rudimentaires qui expliquent le peu de mouvement latéral du cou; ces côtes rudimentaires portent déjà des vestiges d'appendices récurrents; l'on compte douze côtes dorsales, dont la première et la deuxième ne se joignent pas toujours au sternum ; les huit ou neuf suivantes ont un cartilage sternal qui s'ossifie de bonne heure et qui reste pourtant séparé de la portion osseuse de la côte proprement dite, par un intervalle qui conserve toujours sa disposition cartilagineuse; toutes ont vers la partie moyenne de leur longueur une apophyse récurrente qui, du bord postérieur de la côte, va s'appuyer sur la côte qui la suit, à peu près comme cela s'observe sur les côtes des oiseaux; au ventre on observe cinq paires de côtes stemales cartilagineuses sans côtes vertébrales correspondantes. Ces côtes flottantes servent de point d'attache aux aponévroses des muscles abdominaux. Les deux dernières vont se terminer aux côtés du pubis; le sternum se compose d'une pièce osseuse allongée, qui reçoit sur ses côtés les troisièmes, quatrièmes et cincTuièmes côtes ; en avant, cette pièce est précédée d'un disque rhomboïdal cartilagineux qui reçoit sur ses bords antérieurs les arcs-boutants de l'épaule^ et en arrière les cartilages des premières et secondes côtes; en arrière, ce sternum se divise en deux languettes cartila^'neuses qui reçoivent les trois dernières vraies côtes vertébrales et les six côtes abdominales. Au point de la bifurcation on trouve entre les deux branches un xiphoïde rudimentaire.

Le bassin, formé d'une part par les deux vertèbres correspondantes, est complété par un ilion évasé et par un ischion très-développé uni à celui du côté opposé par une symphyse étroite, allongée, au-devant de laquelle on trouve un pubis rudimentaire, grêle, allongé, qui se porte en avant pour soutenir, conjointement avec les côtes abdominales, les aponévroses des muscles de cette région. Les os des membres postérieurs se rapprochent de ceux des Sauriens pour la disposition. On compte deux phalanges au premier doigt, trois au second, 3uatre aux deux autres ; le dernier n'a pas *ongle, ainsi qu'on l'a dit déjà; le cunéiforme se prolonge ici en dehors sous forme d'apophyse qui semble un cinquième doigt rudimentaire, ou peut-être un doiçt soudé de bonne heure. L'épaule est constituée par une omoplate petite, allongée, grêle, un arc-boutant appuvé sur le sternum et désigné tantôt sous le nom de clavicule, tantôt sous celui de coracoïde, évasé comme celui des oiseaux. Cette partie du squelette répète la même loi de formation que pour le bassin ; les cavités articulaires des membres sontformées en effet chez les Crocciiles par le concours de deux os seulement, tandis que chez lesautresanimauxl'onretrouveconstamment trois os plus ou moins réunis pour effectuer ces articles, la charpente du membre anté-

GRO

REP'FVJIS,

GRO

SR

rieur u*oflh*e pas non plus cle circonstances bien notables ; le premier doigt a deux phalanges, le second trois, le troisième et le quatrième quatret le dernier trois; les trois derniers n'ont pas d'ongles. Les Crocodiles sopt peu agiles en général; les mouvements latéraux paraissent gênés par les apophyses récurrentes des c6ies; néanmoins il parait qjiie^ dans Teau, leurs mouYements^ favorisés par la patmure de leurs doigts et leur queue comprimée, sont assez vifs et ass^ aisés; aussi fi^'équentent-ils volontiers les bords des fleuves, les grands lacs, les marais et les flaques que les inon4ations laissent après elles. Leurs organes respiratoires leur permett^t par leur disposition un s^our assez prolongé sous Teau et une natation presque à fleur d'eau, leurs narinea ouvertes à Teitrémité du museau leur permettant d'enfoncer le reste du corps sous le liquide à la surface duquel ils sont obliges de venir chercher Tair atmosphérique nécessaire à leur hématose. Leurs poumons globuleux sont formés par deux sacs à l'intérieur desH|uels la membrane muqueuse vasculairê forme des replis nombreux et profonds qui rendent cette surface analogue sous quelque rapport au second esto(i(i^c des ruminante, et constituent des aréoles à cellules secondaires et tertiaires poljrgones qui multiplient les points de contact eutre fair resiuré et le sang qu'il doit modider. Un diaphragme musculeux, incomplet et. ouvert è sa partie moyenne, sépare les organes thoraciques et abdominaux en même temps qu'il facilite la respiration des CrocoUiles^ On dit qu'ils ont un grogoemept sourd peu continu, analogue à celui du Cochon; d autres naturalistes comparent leurs cris à ceux d'un enfant. Le cœur est divisé chez les Crocodiles en quatre chambres, deux oanllettes et un ventricule cloisonna complétemient h l'iatérieur, circonstance qui, peu appréciée à certaine époque, a fait indiquer le cœur des Crocodiles comme composé de trois cavités seulement Du ventricule droit, et près d^ la naissance du vaisseau afférent pulmonaire, naît un tronc vasculairê qui oientôt s'anastomose par un vaisseau artériel né d'un tronc artériel fourni par le ventricule gauche. Le vaisseau qui résulte de cette anastomose prend le nom d'aorte descendante ou postérieure, portant à l 'arrière-corps de l'animal un mélange de sang non renouvelé et de sang modifié. Les parties situées en avant reçoivent au contraire du sang purement artériel par deux carotides qui naissent d'une sorte de vestibule qui leur est commun avec l'aorte. (Voj(. le mot Circulation.) Le système nerveux ne saurait être analyse ici; nous ferons seulement remarquer que le cerveau est très-petit en comparaison de la masse générale du corps; aussi voit-on peu de sagacité dans ces animaux; tout leur instinct se borne à attendre patiemment leur proie; mais on ne les voit développer aucune industrie pour la conservation de l'individu ou de l'espèce. S'ils vivent réunis.

ce n'est pas pour travailler en commun, e( l'on doute encore qu'ils veillept, commô qo l'assure, à 4a garda des œufs et de leun petits, et rédupfltion n'obtient tout au plu! d'eux qu'une aiminution légère de leurSrocité brutale; point de jcui ni d'&eaceriei, et hors le temps de la chasse et de rea^ourdisseqient, ils restent apathiques, stupidement ét^és au soleil; tout au pljus quclqu(!î espèces se creusent-elles dans Iç sable dt' trous pour retraite ou po(,ir déposer les germes de leur progéniture.

La peau des Crocodiles est confondue sur la tête avec les os de cette partie, et reod les rugosités qui hérissent leur sur£ace;sQr le reste du corps, ou du moins sur le d^. le ventre et sur toute la queue, ellee>! parsemée de plaques osseuses pyraraidaL^ juxtaposées en quinconces, dIus siiUaates sur les parties supérieures uu corps, vtrmiculées à leur surface et rerétues duo épiderme écaiileux a/^ez épais; çell^qui constituent les c^rèn^s 4<i la queu^ sooi pins fortes» comprunées sur les c&tés, iocïnées en arrière, et plus ou moias s^âlaults selon le point où on les exaoûne; ûor«* trouve de ces mêmes plaques $ur le cou irrégulièrement disséminées, mais» tmr bre assez fixe, à ce que l'on croit, setûDle$ espèces, pour pouvoir servir de oractère propres à les distinguer. Leur vénmnhm une sorte de cuirasse, dont les auteurs oot voulu indiquer la particularité, eodài^0' les animaux dç cette iamille sQu^kmi^ Loricç^ta: sa densité est telle qa'elle triste quelquefois à ut^ balle de fus| e\ mi ^ chasse au tir de ces animau]^p«)ttsfti^<A

S eu avantageuse. La coloration de la ftaji e tous les Crocodiles est à peu pc^s n même, c'est-à-dire d'dn vert oliîllr» »

dessus, eatrecçiupé de bandes de Bûèiae teinte plus foi:icée8 <;^ui se coofoDdeal am Tâge, et une couleur jauMO sulfuréf sw l«s parties i inférieures*

On a cru pendant longtamps qua 1^^ codiks ne faisaient qu'une ponte; m»

M. de la Borde nous apprend qtiJ».<J*"**^: mérique méridionale, la femelle fait ueixet quelquefois trois pontes poignées I m ^^ 1 autre de peu de jours; chaque ponte eslw vingt à vingt-quatre œufs, et par cwiséqueii il est possible que le Crocodile ea poDOeen tout sofcaote-douzç, ce qui se ra((4>rocbedt l'assertion de Linné, qui a écr^l fluc ^ œuts du Crocodile étaient quelquefois a» nombre de ceat. U femelle dépose »«(»»

sur le sable, le long des rivages i^m^^^ quente; dans certaines contrées, cumiue m environs de Cayenne et de Suriaanuc 1«P^ pare, assez ^rès des eaux qu'elle habij^î*; petit terrain élevé, et cireux dans ^^^^r^' elle y ramasse des feuilles ft des débris oc plantes, au milieu desquels elle fait sa i^uij,

elle recouvre ses œufs avec ces »èittes kui^ les; il s'excite une sorte de fcrmeuUti^ dans ces végétaux, et c'est la chaleur qui eo provient, jointe à celle de raluiost)lièrMW Lit éclore les œufs. Le temps de la 900^ commence, aux environs de Cajeiwi«i »

GRO

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