‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 3)Chapitre 57 sur 204 · I. Celle histoire des dieux de TOrietit et · texte numérisé non relu

I. Celle histoire des dieux de TOrietit et

Best tmcée sur un voile sacré, der-

ïl la vérité a gravé les fastes de la

cet emblème, qui n'était pour les

f^le signe de.la beauté productive,

«Toirété, pour les anciens habitanls

le, de la Perse et de l'Egvpte, le sym-

;4e la terre sortant du milieu des flots

II, sur sa surface vivifiée par les

An dieu de la lumière, tous les ger-

te fécondité et tous les traits de la

partaile. Celte époque, où la mer a

de couvrir nos îles et nos continents,

ïild'aulanlplus être rappelée à Timagi-

I, d»ns one langue mjlhologi<]ue, {)ar

int de rOcéan dont noas tâchons de

tt^VImage, que des dépouilles très-re-

ùssabits d'un grand nombre d'indi-

__^ is deresjtèce de la Dorade gisent à dif-

Ifcenles profondeurs au milieu des couches

^Itta jjlobf,oùies courants et les antres diffé-

1î•lB^îiaJ^lalions des ondes les ont accumu-

araolqueles eaui ne se retirassent do

ces couches maintenant plus exhaus-

quelesriva:es marins, et où elK^s se

^nui eut, \iour ainsi dire, déposées, comme

•ttlaïil ^p mèdAs propres à constater l'im-

ÎDrtant évéïçraenl de la dernière formation es coolioentseldesiies. Celte espèce était dune coofempora/fic de l'apparition des montBgnts et des phiemi élevés au-dessus de I» sarûte de l'Océaw ; elle existait môme ffjnglemps ami, puisque des débris de plu- «eiirs des indmdus qu'elle renfermait font partie des courhes de

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ces plateaux et de roontagne5.II faut donc la compter parmi ^wres qoi babilaienl l'antique Océan, lors- Çnau moins une grande portion de l'Europe, et même de l'Afrique et de l'Asie, Irait que le fond de cette mer dont les ♦ les

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'S courants et les tempêtes élabo- A les grandes inégalités de la surface y^k'JMg^obe. Elle appartient donc à des ■™[f* Je temps bien plus reculées que ffm^ki catastrophes qui ont successi- '"•l agité et bouleversé les continents, que les eaux de la mer se sont éloi- </e leurs sommets ; elle est donc bien igée que res{)èce humaine ; et, ce qui bien plus remarquable, elle a traversé et 'çragfs de destruction qui ont laissé sur Mie de si funestes empreintes, et les s de réparation et de reproduction ont rempli les intervalles de ces contons horribles, sans éprouver aucune le altération, sans perdre les principaux qui la distinguent : les fragments de ideque l'on rencontre dans l'intérieur montagnes, sont entièrement semblaà ceux que Ton voit dans des alluplus récentes, ot même aux parties ilo^aes des individus qui vivent dans ce ^ lûeni auprès de nos rivages. Des milliers '«ûnées n'ont pu agir que superûcielle- ^nl sur l'espèce que nous examinons ; elle dl, pour ainsi dire, d'une jeunesse éter- ^^*le; et pendant que le temps moissonne ^^ myriades les Individus qu'elle a coui-

pris ou qu'elle renferme, pendant qu'ils tombent dans la mort comme les feuilles sèches sur la surface de la terre vers la fin de l'automne, elle reste à l'abri de la destruction, et brave la puissance des siècles, comme un tf^moin de cette itierveilleuse force de la nature, qui partout môle l'image consolante de la durée aux dégradations du dé[)érissement, et élève les signes brillanls de l'immortalité sur les bords du néant.

« Cette antiquité de l'espèce de la Dorade doit, au reste, d'autant moins étonner, qu'on aurait dû la deviner par une observation un

Êeu attentive de ses habitudes actuelles. Ile vit dans tou^ les climats. Toutes les e.iux lui conviennent : les flolfi des rivières, les ondes de la mer, les lies, les viviers, l'eau douce, Tcau salée, l'eau troublo et épaisse, l'eau claire et légère, entretiennent son existence et conservent ses pronritHés, sans les moditier, au moins profondément. La diversité de température paraît n'altérer non plus,' ni ses qualités, ni ses formes: elle supporte le froid du voisinage des glTices flottantes, dc^s rivages neigeux et congelés, et de la croûte endurcie de la mer du Nord ; elle n'y succombe pas, du moins, lorsau'il n'est pas excessif. Klle résiste à la chaleur des mers des tropiques ; et se plaît au milieu des eaux thermales de la Barbarie.

Celte analogie avec les eaux thermales ne pourrait- elle pas être considérée d'ailleurs comme un reste de celte convenance de l'organisation, des besoins et des habitudes avec des (luides plus échauffés q\ie l'eau dos fleuves ou des mers de nos jours, qui a dû exister dans les espèces contemporaines des siècles oii nos continents étaient encore cachi's sous les eaux, au moins si nous devons penser avec les Leibnitz, les Bufîon et les Laplace, que la température générale de noire planète, et par conséquent celle des mers de notre globe, était beaucoup plus élevée avant le commencement de l'ère de ^existen^e de nos continents, que dans les siècles qui viennent de s'écouler?

« Quoi qu'il en soit de celte dernière conjeclure, faisons remarquer que parmi ces dépouilles de Dorades, qui attestent en même temps et plusieurs des révolutions qui ont changé la face de la terre, et l'ancienneté de l'espèce dont nous écrivons l'histoire, les fragments les plus nombreux et les mieux conservés appartiennent à ces portions des animaux, dont la conformation toujours la môme prouve le mieux la durée des principaux caractères de l'espèce, parce que de la constance de leur manière d'être on doit conclure la permanence de la manière do vivre de l'animal, et de ses autres principales habitudes, toujours liées avec les formes extérieures et les orgau« s intérieurs les plus im|)ortanls. Ces restes d'anciennes Dorades qui habitaient l'Océan il y a des milliers d'années, sont des portions de niûchoiie, ou des mâchoires entières , garnies de leurs dents incisives et de leurs rangées nombreuses de dents molaires, tour comparer avec Soin ces antiques

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