BAU
REPTILES
hàJO
SI
dépouilles avec les dents des Dorades actuëlietnent vivantes, il ne faut pas perdre ÙQ vue quiûdépendamment de six incisives arrondies et séparées les unes des autres, que Ton trouve sur le devant de chaque luAchoire de ces Spares, la mâchoire supérieure est armée ordinairement de trois rangs de molaires. Le premier de ces rangs contient dix mftchelières de chaque côté. Le second et le troisième n*en comprennent pas un aussi grand nombre ; mais celles de la troisième rangée, et particulièrement les plus éloignées du bout au museau, sont plus grandes et plus fortes que les autres. On remarque le plus souvent, dans la mâchoire inférieure, des linéaments d*un quatrième rang de molaires, ou une quatrième rangée intérieure très-bien conformée ; et en général, la quantité de rangées et de molaires parait augmenter avec la grandeur et par conséquent avec TAge du poisson. La configuration de ces mâcnelières varie aussi vraisemblablement avec les dimensions de ranimai ; mais le fond de cette configuration reste, et ces dents destinées à broyer ont le plus fréquemment une forme ovale ou demi-sphérique , plus ou moins régulière, convexe ou aplatie, et même quelquefois un peu concave, peut-être suivant le nombre et la résistance des corps durs que le Spare a été contraint d*écraser, et qui, par leur réaction, ont usé ces instruments de nutrition ou de défenses journalières. » Ce sont ces molaires fossiles, ou arrachées à une Dorade morte depuis peu de temps, mais particulièrement les fossiles les plus grandes et les plus régulières, que l'on a nommées Crapaudines ou Bufonites^ de même que les mâchelières de lAnarhique loup, et celles de quelques autres poissons, parce qu'on les a crues, comme ces dernières, des pierres produites dans la tête d'un Crapaud. On les a recherchées, achetées assez cher, enchâssées dans des métaux précieux et conservées avec soin, soit comme de petits objets d'un luxe particulier, soit comme douces de qualités médicinales utiles. On a surtout attaché un assez grand prix, au moins à certaines époques, aux molaires de Dorade que l'on trouve dans l'intérieur des couches de la terre, et qui, plus ou moins altérées dans leur couleur par leur séjour dans ces couches, offrent différentes nuances de gris , de brun , de roux, de rouge-brunâtre. On a estimé encore davantage ces mâchelières dont on ignorait la véritable nature, lorsque leurs teintes, distribuées par zones, ont montré dans leur centre une tache presque ronde et noirâtre. On a comparé cette tache foncée à une prunelle; on a vu dans ces molaires ainsi colorées une grande ressemblance avec un œil ; on leur a donné le nom dVEil de Serpent: on les a supposées des yeux de Serpents pétrifiés ; on leur a dès lors attribué des vertus plus puissantes; on les a vendues jlus cher; et, en conséquence, on les a contrefaites dans quelques endroits voisins des oarages fréquentés par les Dorades, et
particulièrement dans l'Ile de Malte, en U^ sant avec de l'acide nitreux une nurne noire au centre des molaires de Spar4)' rade non fossiles, et prises sur un Mià récemment expiré.
La grandeur de la Dorade est ordinain.
ment considérable. Si elle ne pèse eomoninément que cinq ou six kilogrammes dain: certains parages, elle en pèse jusqa'Uii dans d'autres, particulièrement auprès des rivages de laSardaigne; et le voyageur suédois Hasselquist en a vu dans rAreiupel,et notamment auprès de Smyroe, qoi iraient plus de douze décimètres de kDgaeur. Ce Spare, suivant son flge et sa gnâev, reçoit des pêcheurs de quelques c5tes ountimes, des noms différents qui seak prouT»* raient combien on s'est occupé de ce \a\^ son, et combien on a cherché à reconnaîtra et à distinguer ses diverses manières d'tift
Indépendamment du secours que ce Sfsn tire de sa vessie pour nager avec facfliiU reçoit de la force de ses muscles, et de 1& vitesse avec laquelle il agite ses nageoi/fi, une grande légèreté dans ses mouvesK^ et une grande rapidité dans ses évolutKm: aussi peut-il, dans un grand DOIDbrede(i^ constances, satisfaire la voracité qui leiti^ tingue; il le peut d'autant plus, que la pn» qu'il préfère ne lui échappe oiparlaiaite,! par la nature de Tabri dans lequel elles renferme. La Dorade aime à se DOonirSe Crustacés et d'animaux à coquiUe. é(ai les uns sont constamment attachés ilin>9 ou au tanc de sable sur lequel ils soof oé$,e( dont les autres ne se meuvent (p'nw^M lenteur assez grande. D'ailleurs, û\\e\feli8 Crustacés , ni même l'enveloppe to^»
calcaire des animaux à coquille, nepeaw les garantir de la dent de la Dorade. » mâchoires sont si fortes, qu'elles pliej'^ crochets des haims lorsque le ferene*»^ et les cassent s'ils ont été fabriqués aw* fer aigre ; elle écrase avec sas molaiw» coquilles les plus épaisses ; elle les bnsefr sez bruyamment pour que les pêcheuft* connaissent sa présence aux pelilsécaU»
ces enveloppes concassées avec Tioleûcêji afin qu'elle ne manque d'aucun œojeD^ paiser sa faim, on prétend qu'elle est » industrieuse pour découvrir, en agitait»
vement sa queue, les coquillages eni»
dans le sable ou dans la vase.
Ce goût pour les Crustacés et les»
maux a coquille détermine la Dorade J»
quenter souvent les rivages comme 1^ w» où les coquillaeeset les Crabes abond»;
les saisons : ii craini le ires-grauu |- • lorsque l'hiver est très-rigooreux, » |^JJ tire dans les eaux profondes, où il p«^' s'éloigner de la surface, au moins de i en temps, pour échapper à l'inflaence gelées très-fortes. . ^,
Les Dorades ne sont pas les ^^^^ sons qui passent la saison du froid dw ,. profondeurs de la mer, qu'ils ne Pf^*^ quitter» pour venir à la surface de l**"*'^
1^7 DAU POISSONS, ETC
ela Gbaleordu printemps a commencé ^e' faire senti r» et qui, bien loin (fy être ardis, j poursuivent leur proie, s*y agien différents sens, y conservent pres- Uwles leurs habitudes ordinaires, quoiséparés, par des couches d*eau très- , d^ Tair de l'atmosphère, et même lumière, qui ne peut du moins parveii leurs yeux qu'extrêmement afi ce graua phénomène était entièooDstaté, il donnerait Texplicatioû obsenatioos particulières, en apparence }ffms ï ce fait très-remarquable, et qui té publiées par des physiciens très-es- U montrerait peut-être que si es espèces de poissons, soumises à circoQSlaoces extraordinaires, et placées, nemide, dans de très-petits volumes i, paraissent forcées, pour conserver m, de venir de temps en temps à la ce da (laide dans lequel elles se trouploQsées, elles y sont quelquefois moins -^^ par le besoin de respirer l'air de ère, que par la nécessité d'échapdes éiDanations délétères produites le petit espace qui les renferme et les Il taotites.
On a icrii que la Dorade craignait le wnd, aussi bien que le très-grand froid. CcA&e assertioaneiiOQS paratt fondée eu au- «une minière; à moins qu'on n'ait voulu parier d'une cWeur Irès-elevée. Si en çéaéraJ aoeteiDpéfffure chaude était contraire i le Donde, ûo ne trouverait pas ce Pois- ÊOa dênsdesaen très- voisines de la ligne in des (Topiques. En effet, quoique la Donde bëbite dans la mer du Nord, et dans Umte la partie de la mer Atlantique qui sépare TiiBériqae de l'Europe, on la pêche WPidans la Méditerranée, non-seulement «iprte des côles de France, mais encore j^^ de celles de la Campagne de Rome, iples, de la Sardatgne, de la Sicile, de de la Syrie, de la Barbarie. Elle est ^ au cap de Bonne-Espérance, dans ■en Ai Japon, dans celles des Grandesef lorsque, dans quelques-unes de ces K contrées, comme, par exemple, des rochers que Ton voit sur une éleodue fies bords de la Médi terrafa Dorade passe une partie assez con- Mt du jour dans les creux et les diasiies que ces rochers peuvent lui pré- , ce n'est pus, au moins le plus souvent, éviter une chaleur trop importune proparla présence du soleil sur l'horizon, pour se livrer avec plus de calme au eil, auquel elle aime à s'abandonner nt que le jour luit encore, et qui, sui- Rondelet, est Quelquefois si profond la nuit, préférée presque toujours la Dorade pour la recherche de sa proie, pas commencé de régner, qu'on peut éprendre fadiement ce Spare, en le harnsDt, ou en le perçant avec une fourche citée à une longue perche.
J^s le temps du frai, et par conséquent ^ le printemps, les Dorades s'approchent luemeDl des rivages, mais encore de»
DAU
embouchures des rivières, dont l'eau douce
Earaît alors leur être au moins très-agréale. Elles s'engagent souvent à celte époque, ainsi que vers d'autres mois, dans les étangs ou petits lacs salés qui communiquent avec la mer : elles s'v nourrissent des coquillages qui y abondent ; elles y grandissent au point qu'un seul été suffit pour que leur poids y devienne trois fois plus considérable
au'auparavant ; elles y parviennent à des imensions telles, qu'elles pèsent neuf ou dix kilogrammes ; et en y engraissant, elles acquièrent des qualités qui les ont toujours fait rechercher beaucoup plus que celles qui vivent dans la mer proprement dite. On a préféré, surtout dans les départements méridionaux de la France, celles qui avaient Yécu dans les étangs d'Hyères, de Hartigues et de Laites, près du cap de Cette. Les anciens Romains les plus dimciles dans le choix des objets de luxe des tables, estimaient aussi les Dorades des étangs beaucoup plus que celles de la Méditerranée : voilà pourquoi ils en faisaient transporter dans les lacs intérieurs qu'ils possédaient, et particulièrement dans le fameux lac Lucrin. Columelle même, dans ses ouvrages sur l'économie rurale, conseillait de peupler les viviers de ces Spares ; ce qui prouve qu'il n'ignorait pas la facilité avec laquelle on peut accoutumer les Poissons marins à vivre dans l'eau douce et les y faire multiplier. Cette convenance des eaux des lacs non salés des rivières et des fleuves, avec Tor- ^nisation des Spares Dorades, et la supériorité de goût que leur chair contracte au milieu de ces rivières, de ces lacs et de ces viviers, n'ont pas échappé à Duhamel , et nous partageons bien vivement le désir que Bloch a exprimé en conséquence, de voir l'industrie de ceux qui aiment les entreprises utiles, se porter vers l'acclimatation ou plutôt le transport et la multipllcatiou des Dorades au milieu de ces eaux douces qui perfectionnent leurs qualités.
Au reste, lorsqu'on veut jouir de ce goût agréable de la chair des Dorades, il ne suffit pas de préférer celles de certaines mers, et particulièrement de la Méditerranée, à celles de l'Océan, comme Rondelet et d'autres écrivains l'ont recommandé, de rechercher plutôt celles des étants salés que celles qui n ont pas quitté la Méditerranée, et d'estimer, avant toutes les autres, les Dorades qui vivent dans de l'eau douce; il faut encore avoir l'attention de rejeter ceux de ces Spares qui ont été pêches dans les eaux trop bourbeuses et sales, les Dorades trop grandes, et par conséauent trop vieilles et trop dures ; et enfin aattendre, pour s'en nourrir, l'automne, qui est la saison où les propriétés de ces poissons ne sont altérées par aucune circonstance. C'est pour n'avoir pas usé de cette précaution, que l'on a souvent trouvé des Dorades difficiles à digérer, ainsi que Celse l'a écrit; et c'est au contraire parce que les anciens Romains ne la négligeaient pas, qu'ils avaient des Dorades d uu goût exquis, et d'une chair légère et très*
S79 DU. BEPriLES,
salubre : aussi en ont-ils donné de 1res- non élre armé grands prix, et un Bomain nommé Setf^e allachait-ii une sorte d'honneur à Cire sur- ' sa passion [jour
prenait, en for-' liaule mer devait [lie composée de vase ou diins le ent avec le flux; ; lorsijue la mer ni suivre le re-
dnns l'enceinte, s cufanls les soindelet dit qu'otr
il éei'ivail, un lo pour se proeu- ( de Laite, sur les it aussi de Qlcts u d'nniiéesqu'on s, pour la pOctie
verveux, du tree chair de Scoml'aniuiaux h co-
i-graude quantité er, pour pouvoir irsqu'on a voulu les manger fraîches, on les a préparées d'un très-grand nombre de manières, que Rondelet a eu l'allentiOD de décrire avec beaucoup d'eiaclilude.
La DoRAQE 1 MLSKAU KE^FLÈ {Chrysoplirts crasêirostris, Citv.) de la Médiltrnitiée, mérite d'être remarquée par la gro:9seur de suu mufle et pur la forme allongée de son corps; sa nuque e^^t aussi beaucoup plus élevée à ~ ~ ~ " m , et son œil plus grand que daus e vulgaire. Celte espèce est d'un ;é sur lo dos, à reÛets dorés Irèsreflets proviennent d'un Irait doré chaque écaille. Sur l'épaule et sur B rppprculepn voit une large tache froqt est pisi ; le devant de la tète [re, h rellets cuivrés; entre les j'eus, il existe un croissant plus arqué que celui do la Dorade vulgaire, et do la plus belle couleur d'or poli ; sur chaque tempe est une très-belle tache aussi brillante que le crois saut; le dessous de l'orbite est également d^iré, Ips nageoires paraissent grises. Ce Cbrysopliris, long dQ dix-huit pouces, s« nourrit de Crustacés et de Mollusques.
La DoR*»E A FRONT BOHBÉ {Chrysophrîs r/lobiceps, Cuv.), dillère de la commune par son cluinl'rein relevé et globuleux. Ses deuls sont grosses, nombreuses. La couleur des individus adultes paraît un gris bleuâtre sur le dos, s'alfaiblissant sur les cAtég, et passant au blanc argenté sous le ventre; il a un beau croissiini doié filtre les yeux.
DEGLUTITION. Yoy. UifiesTiON.srI lU.
DELPHIlliORHYNOÎIE. Dflphimrhyncu», genreda Cétacés de la Ij-ibu des Oelpbiniens. — Ces Dauphins paraissent arriver à une très-grande taille. Une des espèces atteint , jti.squ'.^ lreJiti3-six pieds de longueur, lisse diaiiugUL'iit d'abord par leur lé<e bombée et leur museeu étroit et fort long, qui peut ou
deolscoDiquesetcrotbits.
Le Delphinorhynque couronné se iwf abondamment dans les mers du Nonl;ic ignore quelles sont les oiers qu'habiien'ila ' deiis autres espèces de ce genre. Leirt raclère générique priDcijinl réside dînsli ; structure de la tête osseuse. j
DeLPUI\OBHÏ»QL'E UICHOPIÈBE (II. Rn I
ÎtfTus) . Cette espèce n'est cinnue qoeilepuii ' S2o. Jusqu'à cette époque elle o'viiii indiquée par aucune obscrvalioa; tvm trace, aucune partie de dépouilles d'hiIi fait soupçonner son existence; et c'tilsiit nos côles, à l'embouchun; de la SeiM,i|ii'sll(! a été découverte. Depuis, aucun Ùn'cil Venu se rattacher à son histoire. Tu itui ii," diviilu a été vu , et queiquos-uw il» mes de eut individu sont aux maiusiliIiscieDi». Quelles sont donc les réglons étubwK,uturelles h. cette espèce, j>our (judlés'ùt^ vu qu'une seule lois depuis qu'on étiidi«la productions de l'Océanî El, sitneïrtdii appartient à des mers lointaines, iiu'êk Sont les causes qui ont concouru i «Daa sur nos rivages linJîvidu qu'onyilran!!
Si, au contraire, elle apparlieni aai bhi voisines, qu'elles sont ses QH6urs,|«ï qu'elle ait pu se dérober aussi ha^aïf' nos curieuses recherches! Car il oes't^ point d'un animal de natureà écbip|ie[,F"J médiocrité de sa taille, à la vue desuTirr leurs, ni que l'on puisse confondre par » fermes et ses proportions avec Jei tt|iw dt^ii conimes : ce Dauphin doit irriwi une très-grande faille. L individu lfBl« qui nousT'afait counaitre avait mùifpW' cie longueur, et, h l'exception m l'wff'i'' couronné et du Dauphin tleoffraj,Wi' aussi rares que Iqj, aucun autre œ vu icr semble.
M. do Blainville a fait connaître te «vconstances de la découverte de ce céueu fut le 9 septembre 1825, en pleio^P Cl I animal vint échouer è l'uQjbouclKt' 'a Seine, h un demi-quartde lieue Bo-i* du Havre. Il fut aperçu se déballaatpiiu'f lemeltre à flot; mais, la marée le ui»»''^ toujours de plus en plus à sec,ilDet«'>i"l* il ètie attaqué et tué par ceux qui l'itu* découvert. Il fut transporté au Ham, «
gcndant quelques jours montré au pw"ientùt on fut contraint, par Ij m'""* odeur qu'il répandait, d'enlever ses inie** et de le dépouiller de ^ graisse ei "1^* chairs; maUieuçeusenient ce travail "«■ point dirigé par un naturaliste, et les pu" ne purent être ni observées ni détriml^ peau contenant la làte fut cependaal ^'"'^ vée; on lui rendit grossièrement sa 6* première, et c'est daus cet état qu'elle*"" à Paris, où elle fut d'abord eïioséei'»'*' riosiié publique , et enlin acquise p" '' Muséum d'histoire paturelle. M. de Blam™ , lit au IJâvre, de ce Daupbip, «ne desw't^l que nous rapporterons plus bas, «"'"i considéra coinme appartenant à la mW^' pèce que celui de Dule.
C'est G. Cuvierqui, après avoir pu oj'^'; ver les lormes de lu lôte osteiue''^'*
D^L POISSONS, ETC
^^ reconnut qu'il appartenait à une es- ^^très-différenle de celle da Dauphin de ^^ «t lui donna le nom de Microptère, à