‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 3)Chapitre 59 sur 204 · DEL · texte numérisé non relu

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*^^ de ia petitesse de sa nageoire dorsalo. ^^ de Blainville fil la description de ce ^^>tiD pendant que ceux qui en étaient \ïîo^ propriétaires s^occupaienl à le dé- Ld^kf, et, comme il n'en a point été fait ^;ik$ circonstances plus favorables, nous jli la transcrire.

i.l^eoqts de ce cétacé, dit M. do Blainitait fusiforme. La ligne dorsale était ivée et plus bombée vers l'occiput et flfieadu dos; au delà de la nageoire, islevait en carène, qui était d*autant ^fnarquée qu'elle était plus voisine de [i^ire caudale. On remarquait aussi de jne ràté de la (jueue une indice de ca~ llli,g}»isbien moms longue et bien moins Baièk;teTcntre était un peu plus arrondi ftt^Ui dos. La longueur totate était de quinze fijrds, tl la circouférence de sept pieds et d«mi , en arrière des nageoires pectorales. La \k\fù , *foez distincte par un rétrécisseuienl do reste du corps., avait deux pieds se|4 pou€*-s de long, de l'extrémité du museau • roccipuL Lé front était aussi forteci^ni boaibe à son origine nasale. L'évent, ^\i\ie k deux v»eds trois pouces de la poinle 'wsmidiuvr*»s>af ail trois pouces de largeur; il éVaW \*eu cyttr\)é,le8 cornes en avant. L'œil efail assez graud; il avait deux pouces de dianiéire loogjludi/jal, et un peu moins de >ertica/. Lourer/ure des paupières n'était cyfPtHiniaot que Je quinze li^jnes; sa supénV/yiv ètaii assez distincte. On n'a pu voir hwn-riure du tympan ni pendant la vie ni a .^-'5 la tijort. Les mûchoires, proloii^^ées en Wiiit; de bec subu^lindrique, n'étaient pas si-pirée* do reste de la tête par une sorte de pivraduai, conime dans les véritables Daui'iii,'»v La suuérieure était un peu plus <aur» • et |dus étroite que Taulre ; elle offrait tadvilaus, tout le long du palais, une rigolo yÊkràt «tans laquelle pénétrait le bord gen- ''*rti*t Tiûlérieure, taudis que le sien pé- WtajlJii» une rainure semblable de collent loortTture de la bouche éiail extrôme- ^fiiiide (deux pieds environ); il n'y •W Jttcuiie trace de dents sur le bord des •hircs, ijon plus que de rugosités au pa- ; (vul était parfaitement hsse. Les naïrr* ou membres antérieurs étaient fort proj^orliounellemenl , puisqu'elles Mieul que dix-buit pouces de longueur '*ix |K)uces de largeur; leur forme était S allongée, un peu angulaire vers le tu du boni postérieur. Leur racine était Hs pieds quatre pouces de l'extrémité loiQseau. La nageoire dorsale était égaleiïforl petite, surbaissée, triangulaire, arel recourbée à l'extrémité; elle comiit à neuf pieds onze lignes de l'extrédu museau, avait dix pouces de bord et debauieur à son sommet. La nageoire feJile était fort large; ses deux cornes, as- Ni arquées et un peu pointues, compre- 5^<ïfil entre elles uue longueur de trois

<c La couleur générale était d'un gris luisant, plus fonce en dessus, et blanchâtre en dessous; la peau, qui offrait la structure. de celle des cétacés, était lisse partout, si ce n'est sous la gorge, où M. le docteur Surriray m'a dit avoir observé quatre fentes parallèles, longues de cinq à six pouces, et de trois ou quatre lignes dans leur plus grande lar~ geur. »

Delphinorhtnque couronné, I>. coronatusj Fréminville. — C'est à M; de Fréminville, officier de marine et savant fort distingué , que Ton doit la découverte de cette espèce de Dauphin , et la seule description qu'il en ait donnée date de 1818. Voici un extrait du Mémoire qu'il communiqua à celle époque à la Société philomatique.

« L'insloire des Mammifères cétacés est une des parties les moins connues de ia zoologie; et malgré les progrès que lui ont fait faire Linné, Bonnaterne, Lacépède, etc., elle offre aux naturalistes un vaste champ, où restent encore beaucoup d'observations nouvelles à recueillir, de faits importants à constater, d'espèces inconnues à décrire.

« Mais l'étude de ces animaux présente un si grand nombre de difficultés, tant d'obstacles se réunissent [)Our s'opposer aux efforts et au zèle de l'observateur, que de longtemps encore elle ne pourra être suftisamment ap-, profondie. En effet, comment examiner et décrire avec rattenlion et les détails indispensables pour les progrès de la science, des êtres vaj;uant sai>s cesse dans l'immen-» site de rOcéan, évitant l'approche des domaines de l'espèce humaine , habitant de préférence les mers les moins fréquentées, celles surtout qu'enchaînent les plaines de glace de l'un et de l'autre pôle? Comment observer en naturaliste des animaux qui ne s'offrent aux yeux du navigateur que par hasard, ne lui offrent le plus souvent qu'une partie de leur énorme masse, et disparaissent ensuite pour jamais à ses regards?

« Aussi, SX l'on excepte les espèces extrêmement communes, telles que le Dauphin commun, le Marsouin, etc., et celles que le hasard a fait échouer quelquefois sur les côtes, tout le reste, de ce qui concerne les cétacés , n'est que confusion et qu'erreurs, les naturalistes n'ayant eu à leur égard d'autres bases de leurs travaux que les relations tronauées et souvent absurdes des pêcheurs baleiniers; et môme quand les rapports de ceux-ci ne seraient pas tout à fait sans fondement, ils sont toujours bien iosufiis.inls [)Our l'histoire naturelle, étant faits par des hommes qui n'approfondissent rien, et n'ont d'ailleurs aucune teinture de cette science. Toutes leurs connaissances, sous ce rapport, se bornent à savoir distinguer les Baleines d'avec les autres cétacés. Ils savent fort bien que les Baleines ont seules des faiK)ns, parce que cette partie est un objet de spéculatfon pour eux. Ils reconnaissent môme deux espèces de Baleines, les grosses et celles dopt le corps est allongé; tout ce' iju'il:? ont rapporlé au sujet de ces deux sortes dp Baleines a été généralement appliqué par

885 nCL REPTILES,

les zooiOgistes ï la Baleine franche, Balœna mysiicetuSf et au Gibbar, Bahma physalus.

« 11 est néanmoins certain que parmi ces deux espèces de Baleines, les pécheurs confondent beaucoup d*autres espèces distinc*tes, et dont la plupart nous sont inconnues. J*ai eu occasion de m'en convaincre par le fait suivant. Pendant l'expédition de 1806 au pôle boréal, durant laquelle j*ai été à bord de plusieurs navires baleiniers, j'ai remarqué que parmi les queues des Baleines qu'ils avaient prises, et qu'ils ne manquent pas d*attacher à l'avant comme un trophée, témoignage de leur courage et de leur adresse, il en était de formes très-différentes, et qui avaient appartenu sans doute à des espèces encore inconnues. On ne peut donc rien statuer sur les récits des pêcheurs; mais il serait à désirer que des observateurs plus judicieux fissent avec eux une ou deux campagnes; leurs travaux répandraient un jour tout nouveau, sans doute, sur l'histoire des cétacés.

« Pendant l'expédition autour du pôle boréal, de laouelle je faisais partie, je m'étais promis de faire sur ces animaux toutes les observations qui seraient en mon pouvoir ; et, malgré l'insuflisance de mes moyens, j'espérais pouvoir mieux au moins que les

r teneurs baleiniers rendre quelques services la zoologie ; mais j'avais d autres difficultés à vaincre : le bâtiment que je montais, spécialement destiné à des travaux géographiques et à des opérations militaires, ne pouvait employer à la pèche des animaux marins un temps précieux pour le succès de sa mission : ce ne fut donc qu'au hasard que je dus la rencontre des différents cétacés que j'ai été à même d'observer; et, quoioue nous en ayons quelquefois harponné plusieurs, ils furent presque toujours perdus Eour nous ; la forme défectueuse et la failesse de nos instruments de pêche, bien inférieurs sous tous les rapports à ceux des Anglais, les rendant incapahles de résister aux efforts violents que font ces animaux dès qu'ils se sentent blessés.

« La seule espèce que je puisse décrire avec certitude est un Dauphin qui paraît n'avoir pas été connu jusqu'à présent, et qui surpasse en dimensions toutes les autres espèces de ce genre.

« Sa forme générale est allongée ; sa longueur totale, la plus ordinaire , est de dix mètres; mais j'en ai vu qui pouvaient en avoir près de douze, depuis lextrémité de la mâchoire inférieure jusqu'à l'extrémité de la nageoire caudale. La circonférence est de cinq mètres un décimètre; la tête est petite relativement au volume général du corps; le front est convexe, obtus; les mâchoires sont prolongées en un bec fort pointu ; l'inférieure est la plus longue, et elle est armée de quarante -huit petites dents coniques, très-^aiguës ; on en compte seulement trente à la mâchoire supérieure.

« La nageoire dorsale, en forme de demicroissant, se trouve placée plus près de la queue que de la tète ; la caudale forme un

ML

ci*oissant entier; les deux pectonues soull» médiocre grandeur.

' « La couleur de ce Dauphin est d*un noir uniforme , tant en dessus qu'en dessonsmais ce qui le caractérise principaleoieDl, sont deux cercles jaunes concentriques û^ ces sur le front : cette particularité le distingue éminemment des espèces déjà décrites. Le plus grand cercle a neuf mé très de diamètre, l'intérieur ena àpeapré^ sept. Cette circonstance m'a déterminé \ donner à cette espèce, que je crois nourdle, le nom de Dauphin couronné, Ddpkîm coronatus.

ff Le Dauphin couronné est comniao ans

la mer Glaciale. J'ai commencé aie reocoo-

trer vers le Ik* degré de latitude oonf; mais

ce n'est qu'entre les grandes lies de^iee

qui avoisinent le Spitzberg, entre \t Ti' d

le 80' degré de latitude, qu*on le itmt m

troupes nombreuses : souvent, pentoWn

calmes qui, en été, sont fréquents dans»

parages, nous en étions eoTironoés. Cs

animaux paraissaient si (>eu défiants, qy%

venaient jeter le long du bord l'eaa ip%

lançaient par leur évent. Us lancent «de

eau avec bruit, et avec une force telle,^'e^

en est divisée aussitôt au point denrn

gue l'apparence d'une légère vapeur.!^

jet ne s élève pas à plus de deux mètres. Bs

nagent en décrivant des arcs de cecde

comme les autres espèces du même parc*

« Ce Dauphin m'a paru tellement rtooJi

autour du Spilzbei^, que je nepnisdoaltf

qu'il n'ait été vu souvent par te pé*û"

baleiniers ; il serait même possible ^'i'^

déjà été mal décrit et confondui'«cl«'^

Nesamak, figuré dans rKncyclopèSft^*»'

dique, planche 2 des cétacés, fiR^f^^^îf;*

c'est au moins la seule espèce a^ecwP»

il ait quelque rapport; mais la forme deii

tète, celle du museau et des nageoiffi»*^

bandes jaunes de la tête suffisent pQVio

distinguer.

« Le temps et les circonstances,^* m'ont pas permis de joindre à cette feg? tion aucuns détails anatomiques^ I& ^^^ sans doute très-incomplète; mais elle»** du moins pour signaler désormais cette ctpèce, et la faire reconnaître à des obstf» teurs qui, plus heureux, la termina • manière à ne plus rien laisser k désirer V; naturalistes. »

Dblphinorhtnqub db Geoffeot, B ius. — M. Geotfrov, ayant été chargé, eo de visiter à Maclrid et à Lisbonne les J actions d'Histoire naturelle apparl gouvernements d'Espagne et de Por afin de recueillir les otjgets propres à chir les collections du Muséum de découvrit ces dépouilles dans la d ces villes, et v reconnut les caractèi^ espèce nouvelle. Mais ces restes de ne présentent point par eux*mèmes les leurs naturelles de ranimai, ils sont r verts d'une couche de peinture, et, poQfj admettre comme représentant les ca de leur espèce, il faut supposer que couleurs ne sont que la fidèle imiUlioft

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