‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 3)Chapitre 60 sur 204 · DEN · texte numérisé non relu

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^lles qa*iTait I*animal ae son vivant. On ^1^1 combien est étroite la base sur laquelle flrt^^ celle espace de Dauphin» dont on ne ^Jottlt d*ailleurs Torigioe sous aucun rap- *«Ufl;ctpoDdant ces restes gardent un caracjQie que leur préparation» pour les conseri\ pu altérer : c*est la forme de la tète oooibredes dents ; et ces caractères, ne ni Tindividu qui les présente à auespèce connue» fondent les caractères espèce nouvelle.

I MLPHINDS. Foy. Dauphin.

VSXh. — Les Dents sont des corps d'une àfgûà extrèffle, qui sont implantés dans le Sri de chaque mAcboirc» de man ère à agir kl Qfis contre les autres. Ils ressemblent hHKoa{> à des os ; mais ils en diffèi^ent sous

t rapport très-impoKant ; car les os sont \Arlies qui vivent et se nourrissent sans cesse, tandis que les Dents ne vivent pas ; elles neMDt pas le siège d*ua mouvement nubilii, elles matériaux dont elles sont composa oe se renouvellent pas. £n cela,,elles lessembleot aux. cheveux» aux ongles et DAoïe \ tous les produits sécrétés par des jdandes» tels que la salive» la bile ou Vurine. Seulement» au lieu d'être toujours liquides Okimme ceui-ci, elles ne tardent pas à se VfiâiiWr» el acquièrent une dureté trèsgrande.

El en effet, les Dents sont formées par des organes sécrfleufs renfermés dans Tinlériear des oJc/ioires. Ce sont de petits sacs ioeiDl)raiieai (capiule ou matrice de laDent)^ au foitd desquels se trouve un petit noyau pulpeux, appelé gcrtM^ et dans lesquels tituueiii se raujiHer des filets nerveux et un pïod uouibre de vaisseaux sanguins. Le «dbe ou germe laisse transsuder une humeur gélatineuse, qui remplit la capsule, et u <e dà)o$e bientôt à la partie'supérieure do. tt surrace quelques grains xie substance ferreuse» qui grossissent par l'exsudalioa vue QouTella quantité de matière» ot se 2«»»eDl en're eux de façon à envelopper 9 fiojaa pulpeux dont ils proviennent. MPffloppe solide» résultant de cette es- Pb de cristallisation, se moule exactement ^fc germe, et» comme c'est elle qui doit J^Mituer la Dent, on vojl que la forme de kS^ corps dépend de celle du genre lui^ ^rVme. X mesure que cet organe sécréteur " exsuder une nouvelle quantité de mapierreuse» celle-ci s'accole à celle pré- ^ tnment formée, et constitue une nouvelle 'V^'^e, située au-ndessous des précédentes. ?^cDt grossit ainsi par Paddition de coutej^ successives et concentriques» et le Sf'^ se trouve enfin resserré dans un canL^i occupe le milieu de ce corps» et qui l'jT^inue \ mesure que de nouvelles matières j!*^(erposeat entre cet organe et la substance ? la DcDl. Lorsque le germe n'adhère au r^4 de la capsule que par un eul point» la ï^t^t ne peut se terminer que spar un seul 2^ ou racine ; mais, lorsque cet organe ^nère par plusieurs points, la matière pier- ^^ise skrétée par lui pénètre entre les Wuncules, envelO|>pe les dessous du noyau»

DicTioNiv. DE Zoologie. IL

et, en se prolongeant, forme autant de tubes ou de racines qu'il y a de points d'ad^ hérence.

C'est de la sorte que le corps de la Dent se forme et se développe; mais, à mesure que la matière pierreuse se dépose ainsi par lames dans son intérieur, sa surface s'incruste d'une autre substance encore plus dure, qui est formée par la capsule et qui porte le nom d'émail^ tandis qu'on appellu ivoire la partie centrale sécrétée par lo germe. Yers la partie supérieure du sac membraneux qui enveloppe le germe, ou remarque une multitude de très-petites vésicules» qui sont disposées avec beaucoup d'ordre, et qui sécrètent une liqueur particulière, laquelle s'é()anche par gouttelettes sur la Dent, s'y épasisit et forme l'espèce de vernis dont il vient d'être question.

Dans l'homme et dans les animaux carnivores, les Dents ne sont formées que de ces deux substances, l'ivoire et l'émail ; mais chez les Mammifères herbivores, quelquesuns de ces corps présentent une troisième substance, qui recouvre l'émail et que l'on nomme pour cette raison corticale : elle est sécrétée par la capsule et ressemble beau-» coup à l'ivoire.

L ivoire des Dents se compose de gélatine mêlée à du phosphate de chaux (dans la proportion d'environ soixante pour cent chez l'homme adulte)» et contenant aussi une petite quantité de carbonate de chaux (dix pour cent parties d'ivoire). L'émail ne con* tient qu'environ vingt pour cent de matière animale et huit de carbonate de chaux (dix pour cent parties d'ivoire). L'émail ne contient qu'environ vingt pour cent de matière animale et huit île carbonate de chaux ; soixante-douze centièmes sont formés par du phosphate de chaux. D'après, quelques chimistes, on y trouverait aussi du uuate de chaux ; mais l'existence de cette matière ne parait pas être constante, et, dans tous les cas, elle ne se trouve qu'en quantités extrê* mément petites. Du reste» ce qui distingue surtout 1 émail de l'ivoire» est son tissu compacte et fibreux» sa couleur et sa dureté»

S|ui est si grande, que c^tte substance fait eu au briquet à la manière dq caillou.

A mesure que la Dent grandit par raddi*» tion de nouvelles couches, soit d'ivoire» soit d'émail, elle se^rapproche du bord do la mâchoire, puis la 'traverse, sort de la gen* cive iloni ce bord est ^rni» et fait saillie en dehors ; mais la partie inférieure de la Dent, qui s'est formée en dernier lieu, reste dans la mâchoire et sert à l'y fixer. On donne le nom d'alvéoles aux cavités osseuses' dans lesquelles les Dents sont ainsi implantées» et celui de racines à la partie do la dent qui y demeure enfermée. On appelle couronne de la Dent la partie qui fait saillie en dehors, et collet le point de réunion de La couronne avec la racine. -

Les racines dilfèrent aussi de la couronne des Dients par l'absence d'émail, dont celle-ci est au contraire recouverte» et la cause de celte diirércnco réside évidemment dans la

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