‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 3)Chapitre 61 sur 204 · DES · texte numérisé non relu

DES

REPTILES

DIG

position do la partie de la capsule, qui sécrète ce Ternis pierreux ; elle est en rapport (!vec la partie supérieure delà Dent, mais ne descenci pas jusqu'au pédoncule du bulbe où se forment les racines.

Les Dents présentent différentes formes, et leurs usages varient suivant la nalure de ces différences : les unes se terminent par une lame mince et tranchante, aussi, serventelles h couper les substances introduites entre les mâchoires, et ont- elles reçu le nom de Dents incisives. D'autres sont coniques et c!iez beaucoup d'anintaux s'avancent bien ftu delà des Dents voisines; elles ne peuvent pas servir h couper les aliments comme les Dents incisives, mais h s'y implanter et à les décliirer. On les appelle Denis canines, Enlîn, d'autres se terminent par une surface large cl inégale, et présentent les conditions \\s plus favorables pour écraser et bro^^er les aliments; ce sont les Denis molaires ou mûchdih'es.

La disposition dos Denis vari»\ suivant que ces ôlres doivent se nourrir de substances animales ou végélnlos, de chair molle ou de petits animaux cachés sous une peau coriace ou cornée comme les Insectes, u hcrl>es tendres ou de bois plus où moins durs; par la seule inspection de ces organes on peut arriver 5 connaître avec beaucoup de certitude le régime, les mœurs et même la structure générale de la plupart des Mammifères.

La bouche de Thomme est armée des trois -espèces de Dents que nous venons de signaler, et la manière dont elles sont implantées dans les mâchoires varie aussi bien que la forme de leur couronne. Les Dents incisives dont le jeu doit tendre à les enfoncer dans leurs alvéoles plutôt que de l*^s en arracher, n'ont qu'une seule racine assez courte. Les Dents canines se prolongent dans Tinlérieur des mâchoires bien plus profondément que les incisives, et les Denis molaires qui doivent supporter les plus grands efforts, présentent deux ou trors racines divergentes qui augmentent la solidité de leur insertion.

A répoque de la naissance, le d.Holoppemenl des uents est peu avancé; il est bien rare qu'aucun de ces corps ait encore percé la gencive, et ce n'est communément que de Tâge de six mois à un an que leur évolution commence. Les Dents qui se forment alors sont destinées è tomber au bout d'un petit nombre d'années, et à faire place à d'autres. On les appelle Dents de lait, ou de la première dentition ^ et on en compte vingt, savoir : à chaque mâchoire, quatre incisives qui occupent le devant de la bouche, ileux canines situées une de chaque côté, immédiatement après les incisives, et quatre molaires placées au fond de la bouche, deux de chaque côté.

Vers l'âge de sept ans, ces Dents commencent à tomber et a être remplacées par une autre série de Dents, qui se sont formées dans des capsules situées plus profondément que celles dont les premières sont sorties; aussi leurs racines sont-elles bien plus longes et leur insertion plus solide.

Les Dents de la seconde dentition sou! plos noml)reuses que celles de la prcnaière;li série complète se compose de trente-deux de ces corps, savoir : pour chaque rpAchoire, quatre incisives, deux canines el dix molaires, dont les deux premières de chaque c64é n'ont que deux racines et soit appelées petites molaires, tandis que les trois situées de chaque côlé au fond de la bouche sont pourvues de trois racines et appelées grossesmolaires, ^

Dans fa vieillesse extrême, ces Deols forobent comme les Dents de lait tombent dans lVnfanc% mais elles ne sont pas remolacées el les alvéoles s'oblitèrent.

DENTS DE POISSON^. Voy. Powsojrs.

DENTÉS. Voy. Spare.

DÉVELOPPEMENT de rembryon. Tof.

Fonctions.

DEVIN. Vot/, Boa

DIAPHItAGMIi:. Voy, Hespiratio!!.

DIGESTION. — L'intus-susc^ption des iBments en masse, leur élaboration dans ooe cavité particulière, Tévacualion aussi en masse de leur résidu, voilà ce qui caradérise celle fonction. Elle n'existe doDcp» chez les végétaux qui n'absorbent lessilh stances nutritives que molécule à molécde, et manrjuG nécessairement aussi chez les Monadaires, sans bouche apparente ni refîtes h notre avis (Volvoces, etc.), et narcoosé* quent sans estomac proprement dit et sms ouverture de défécation. Il n'est doDc pas exact de donner cette fonction cofflme Im plus caractéristique de ranimalité, à/'eiêiopie de quelques écri vainc; c'est ÂasbsfDsibilité et la locomobilité qu'il halplulM chercher la séparation entre les aniia&Qici les végétaux , comme l'avait si bien senti l'immortel Linné.

Il est bien vrai seulement gue fimmefi» majorité des animaux avale, digère et rffttP le superflu. Les exceptions que nous pourrons signaler encore à celte règle , ne ««A %du moins relatives qu'à des dispositions temporaires; ainsi, chez les chrysalides delà plupart des Insectes, tous los actes de la Digestion sont nuls et impossibles; les nymphes des Névroptères, des Hémiptères eldcs Orthoptères continuent seules à manier comme à se mouvoir. Quelques Ins^^i l'élat parfait sont privés d'organes de mafiducation; totalement destinés à la reproduction de l'esnèce , ils ne peuvent entretenir leur vie inaividuelle par aucune aliroealation, d'oii son peu de durée; tel est le cas des Éphémères, de certains Bombyx et Cossus, des OEstres môme, dit-on. Mais tousc» animaux, à leur étal de larve, avaient desfai^ tudes bien diftérentes, el montraient aucootraire me grande voracité.

Les Vertébrés ont surtout les annexes (fes organes digestifs portés è un haut point de perfection organique; le foie est charnu, secondé par une rate parenchymateuse; les glandes salivaires sont grenues, de consistance serrée ; le pancréas apparaît en fomw de nombreux cœcums chez beaucoup de poissons, puis de glandes conglomérées chex

^^ les aulrcs Vertébrés. La préhension des ^.-.^laalsse perfectionne, la mastication s'o-

ient de haut eo bas, et non d'un côté à

, comme chez les Astacaires; Tobso-

restomac simple ou complexe, un

tio grêle et un |^ intestin terminé par

se retrouTent à peu près chez tous

«lifflaui de ce sous-règne.

^fftlel*'. — DSS ACTES ET DES PHÉ190MÈNES PtiUMIHiIBSS DE LA DiOBSTION.

11". Du hnoin et du désir des aliments,

là bim. qui a pour objet les aliments soiides, la soif, qui est l*appétence des li^juides, et de Teau surtout, sont des sensations dues iTépuisement, c'est-à-dire à la diminudoo des molécules soit solides soit liquides de J^erganiscDe, et principalement sans doute des bomeors circulantes.

Cest dans la gorge et la bouche aue la fo^a particulièrement son siège; et c est la sécheresse, réchauffement de ces cavités» la fiscosité de la salive» qui la caractérisent. Portée trop loin, Tabstinence des liquides donne Viea à la chaleur, à la sécheresse universée de la peau, à la fièvre, à des accideats inikmiaaleires (1) et nerveux (rage), gnves «1 Béna nûctels chez les animaux supérieurs, Thomas , les Mammifères , les oiseaux; an (fépérissement , à Tamaigrissefoealf êa (tessécfaement graduel, à la lai^ (aeur et k lamortpour les Reptiles et divers iQvertébrés. Je ne i)arle pas des poissons dans lésais le besoin d'humidité se lie enwe i d autres conditions , celle en particu- Her de J exercice de la respiration, qui cesse

iMi foe les branchies viennent à se desséeker.

Oe fflème, la faim ne réside pas toute dans

'^ttûac, bien que ce soit là qu'elle se ma-

*wle surtouL 11 est peu probable que la

gyilkm au'on y éprouve dépende de Tac-

^ tep iorte des vaisseaux ou des bou*

* ^ atoofbantes ; c'est leur supposer une

^^^ «I une activité bien douteuses,

• ^ae peut guère s'appujer que sur un

j^^les perforations spontanées de les-

g'g après la mort, pour attribuer le sen-

g?^i de la faim à l'action du suc gastrique

'H parois des viscères; mais des acides

St'l'.

s dans l'estomac a jeun ne donnent pas

^^Q sentiment do la faim, ce serait plutôt le y?*^re. On ne peut nier qu'il n'y ait dans jj^Hnae affamé une constriction muscuu^ qui peut aller jusqu'à la crampe; mais Jr^ >a même jusqu'à la nausée , toujours ^^pftgoée de dégoût. Un vomitif, qui force ^^Qiac à se contracter, cause un sentif^t tout opposé à celui de la faim. On sait ^ ^ serrant la région épigastrique, on sus- ^^4, jusqu'à un certain point, cette sensauon-^ et ceci prouve, de plus, que ce n'est

IV^Ceti alors seulement, et comme antiphlogis- ^^, peviHftire aassi en rendant le sang plus séreux , V^ de feiiies saignées tempèrent la soif, si Ton • •ûnpporie aui expériences de Dumas.

POISSONS, ETC. niG &1I0

S oint au contact , aux frottements mutuels es parois des viscères qu'il faut l'attribuer, puisque ce contact l'apaise au contraire.

Nous en concluons que la sensation /o« cale de la faim reconnaît pour cause principale un état nerveuœ particulier, une sorte de torpeur dépendante de l'absence d'un excitant normal, et constituant le besoin. Cela est si vrai, que le sucre en bien petite quantité, comparativement à celle des aliments qui composent un repas ordinaire,' {)eut faire disparaître la faim et causer môme e dégoût; que la chose arrive si l'estomac renferme des matières saburrales (1), àfis matières vénéneuses ou indigestes , c'est-à-dire insolubles, même en petite quantité; que l'opium à petites doses produira le même effet ( Dumas ).

L'inappétence , qui se montre si com^ munément dans les maladies générales, prouve clairement que la faim n'a dans l'estomac qu'un sié^c local . et partiel ; que là seulement est la manifestation, non le besoin tout enti:*r; la sollicitation est générale, mais elle semble se concentrer en un point pour faciliter l'accomplissement des actes qu'elle réclame. En effet, quant aux actes raisonnes ou du moins encéphaliques, ils s'expliquent assez bien, pour ce qui est de leur cause déterminante, par les relations établies entre l'estomac et l'encéphale au moyen de la huitième paire chez les Vertébrés, du nerf récurrent chez les Invertébrés ; et quant aux actes aveugles ou non raisonnés, d'une part, on constate assez aisément les liens sympathiques qui unissent resto-» mac avec les organes du goût et de l'odorat, par les nausées qui suivent une saveur déplaisante, une odeur antipathique, et voilà qui expliquera comment ces sens peuvent aider au choix prescrit parla faim; d'autre part, en ce qui concerne les actes de préhension, do déglutition, ne voyons-nous pas aussi le gosier, la langue, la lèvre inférieure et la. mâchoire se convulser dans le vomissement, ce mouvement être provoqué par la titillation de la luette? Quoi d'étonnant, en couse-

auence, que des organes ainsi associés se étermineut si facilement à agir quand un d'entre eux leur fait appel ? N'est-ce pas là l'utilité réelle de la localisation de ce besoin général î L'inquiétude, l'agitation, constituent les

Eremiers effets de la faim portée au delà des. ornes de l'appétit, et bientôt s'y joignent des phénomènes locaux et généraux qui vont croissant et diversifiant jusqu'à la mort : tels sont des tiraillements, des douleurs à l'estomac, une grande soif, une langueur universelle, Tamaigrissement, et par moments une sorte de fureur, ou bien dèllniiivementla rage proprement dite ou hydro-

(1) On appelle ainsi des matières viciées que Pou suppose reiciaies et amassées dans Teslonuc ù la suiie des mauvaises Digestions et que Ton a considérées tantôt comme un produit altéré de Fcicrélion muqueuse de cet organe ou de la sécrétion biliaire, tantôt comme un résidu de substances aliroeniaiit:» mai digérées.

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RilPTiLES ,

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phobie. C'est surtout parmi les Cnmivores qu'on observe ce dernier effet : les Chiens, les Loups, les Chats paraissent presque seuls susceptibles de son développement spontané; et c'est, à ce gu'il semble, plutôt à la soif chez les premiers, à la faim chez les autres, qu'on doit l'attribuer; la rage attaqiie, en effet, rarement les Loups en été et les Chiens en hiver. Nous dirons ailleurs comment les liquides circulatoires sont modifiés par une abstinence forcée; lenonsnous-en ici à quelques considérations sur l'aptitude différente qu'ont à la supporter diverses espèces d'animaux.

L'homme offre, à cet égard, bien des variations relatives surtout aux mœurs, aux habitudes, aux climats; la faim se supporte roieux dans les pavs chauds que dans les contrées froides, dans l'âge adulte et la vieillesse que dans T^nfance; les femmes y résistent mieux que les hommes, et l'oisiveté, le repos, permettent de prolonger l'abstinence : aussi les exemples d'abstinences oui ont duré plusieurs mois^ outre qu'ils étaient sous ladépendance d'un élat morbide particulier, ont été généralement observés chez des femmes qui passaient ce temps au lit, et le plus souvent plongées dans un assoupissement presque continuel. Dans l'état ordinaire, la faim a pu être supportée quelquefois jusqu'à trois semaines sans causer la mort; mais quelques boissons avaient certainement contribué à reculer le terme fatal.

Dans des expériences faites à ce sujet par Collard de Martigny, il a vu des Chiens vivre, sans manger et sans boire, trois semaines et même plus d'un mois; le marasme et la décoloration des tissus étaient universels, le sang peu coisulable et en petite quantité, l'estomac et les intestins resserrés mais sans inflammation à l'intérieur. Des Lapins n*ont vécu au plus que douze jours; ce qui prouve, comme on le pense généralement, que les Herbivores succom-bent plutôt h J'inanilioo que les Carnivores^ ceci se comprend très-bien quand on réfléchit que les premiers sont accoutumés à manger bien davantage que les seconds. On pense aussi que les animaux sauvages supportent mieux la diète que les animaux domestiques, sans doute à cause des privations fréquentes auxquelles ils ont dû s habituer. Il est toutefois des exceptions; car le Chameau, animal herbivore et domestique, se montre fort sobre comme chacun sait; tandis que la Taupe, sauvage et Carnivore, montre une extrême voracité , comme l'a observé Flourens, et qu'elle meurt de faim si on la laisse un jour sans nourriture, ou môme si on ue lui fail faire qu'un seul repas dans la journée.

Ces exceptions ne détruisent pas la rè^le, et l'observation la confirme pour les oiseaux. Les Granivores ne supportent pas en général deux jours d'abstinence, tandis que les oiseaux de proie destinés à la chasse, et 4u'on chercnait à affaiblir de toutes les manières pour les rendre dociles, ne commen-

çaient souvent qu'après trois jonrs à rcf?. voir la nourriture qui leur était offerte. Un Duc, dont Spallanzani voulait se serrir mr se3 expériences sur la Digestion, mourut d* faim au bout de six jours ei demi; niBaf. buzard avait soutenu une abstinence de spiii jours (Aldrovande); le Vautour à «igrelles peut la su|)porter quatorze jours; lesEf. fraies enfermées en cage meurent yolooliiremem de faim au bout de dix h onzejwrs (Butfon); enfln, un petit Aigte(Fa/foeiQrv. laim) vivait encore après un jeune cemplcH de cinq senuiines (Buflon).

Nous ne parlons pas ici de l'aisliBeofc hibernale des animaux dormeurs , pimi lesquels il fiut comprendre (ousIesRepiiîes; mais, indépendamment de cette tinioastance, on sait i]ue ces derniers mm\ supportent longtemps la faira ; et rona,ta à lort, attribué celle aptitude à ta lentmife leur Digestion. Si celle fonction s'opère tèlentcaient quand la température de ïé^ froido,il n'en est filus ainsi dar.sles cMm de l'été; les Couleuvres, les LéznrdsDcWyent alors leur Digestion en un, deni, \m jours au |)lus, comme le prouvent loursé jectioDs.Si, dans nos climats, lus Boas (p'w montre au public ncetlent entre leurs rqe^ déplus longs inlervalJes, c'est que la lempérature est toujours inférieure à celle de leur patrie, et c'est aussi è cela qu'fôldw, en grande partie sans doute, leur apparente douceur. Quant aux Reptiles de oospa.r?. malgré la rapidité de leur Digestion dffrâ/iî Télé, ils vivent des semaines, des0)Js,«n5 aucune alimentation ; ils unissent te]«e^t par maigrir excessivement, mais ilsMÛo^ nent aucun signe de grande «gitatoî, <i? grand malaise; c'est plutôt, cbeim,Q'^e langueur graduellement accrue quicaici^ rise les cITets du manque de nourrilwf.^ terme de cette abstinence semble |«fc illimité, pourvu que l'humidité oeBiri^* pas, chez les Reptiles Batraciens, stutoci» l'on ne révoque pas en doute les Kstoifts des Crapauds enfermés dans les moraiite' dans des troncs d'arbre. Les Chélonieo$su(^ portent aussi facilement de très-longs jeûn^ on garde des Tortues grecques des anDte entières sans nourriture , et une graiw Tortue marine séjourna, sans manger, i^ dant cinq à six mois» entre les conia^ d'un navire, d'après ce qu'on a raconté.

Tout le monae sait que les poissons TÎteii aussi de longues années dans lestasesw la curiosité les conserve, pourvu qa*o» ^ nouvelle l'eau qui les entoure, assez souwj pour empêcher qu'elle ne se corroffleft" est bien vrai que, pour les aiiimaui^ tiques, on peut croire que l'eau le«(^ nit quelques principes nutritifs ; anssiso»^ ils les seuls qui vivent vérilablemeoit**'" manger, un temps considérable et prf^™ ^ une durée de vie ordinaire.

J 2*. Z>u choix des aliments.

Si l'on peut, en ce qui concerne l'JomŒ* seul, épiloguer avec plus ou moins de^j^ sciiiblance sur cette phrase embroiu^*^

Die

^^ilfoente, que l^aliment est uo quant ^^0^^ ffluUiplo quant aux espèces, il {Lp«( pas ainsi quand on parle d*animaux ^Serais. La soébiatité des aliments qui ^^^ieoneot à cnaaue espèce est teliement ^^wcée, qu*il n en saurait être tiré des identiques; chaque plante a ses (1), duHiue aoimat ses parasites, et subsliDce réputée vénéneuse pour tel est salutaire à tel autre ; beaucoup Bi insectivores «valent 1^ Canthac;iiCheoiUe do Teuptiarbe boii a videle hit icre et purgatif de ce genre de Mries. Aoguste de Saint-Hiiaire a fait inipotstrement , sur lui-même et sur ses

S suons de voyage , Texpérience des s véoéocuses du miel récolté sur oer- (birs, quoique les Hyménoptères qui Ail t*^^ ( Lecbegoaoa } n'y trouvent ft'ai ahaent saiubre. Mais, sans courir a(icés(tes«iGeptioos extraordinaires, la di-^ vision <Jes &ils dans l'exposition desquels iwtts ailoQs entrer suiBrait, à elle- seule, jioar piouTer ce que nous avons avancéil/os biQi; certes, les aliments tirés dii r^^ne flUiiéral, du règne végétal et du r^ne ani* n»! m sasnient être considérés comme vara\s ev rèloctibles à un seul et môme

AlÎMMltmitiéraïa. — A ne considérer que

les sut^stanees solides que fournit le rè^^ne

juûflui, ii esl certain que les animaux lui

em§i€UùtHA peu de matières nulritives, et

94W Ms p/aa/w semblent chargées d'élaborer

/mur eux, el de leur rendra assimilables ces

iffimeoses lualériaux dont ils ne sauraient

tirer oo profit direct. 11 y a plus, un assez

grand Bombrede substances métalliques ou

*»4MJes peurenl être considérées comme

jiflireiseileinent vénéneuses, tels l'arsenic,

« meiwjre; tandis que les poisons végé*

^i ont des etTels Irès-variobles sur des

<=^)>^ dilKrentes.

Usids servent, en général, d'assaisonné*

2j*tplutôtqued'aliment, el pourtant la sou*

«^iadyai, qui entrent dans la structure des

^tfiaes ou la comjpositiondes humeurs, peu-

'«3<aassi pintenir directement des substan-

J^i'tfféréts; ce sont donc alors des aliments

J^>|<lsHiJ0Q de simples condiments propres à

v^erlegoûttàaugmenlerrappétit.Sans doute

^tst cette utilité positivequi devient iostincti-

^^^Qtla cause de l'appétencequebeaucoup

L^ioiaux, aussi bien que l'homme, montrent

v^le £cl marin (chlorure de sodium) ei

^pétre (azotate de potasse et de chaux)..

J^H ae £Hit pas prendre oeUe asserilon trop ri- ^i]^^(iiiaeiaenl à la leitre ; s*U en esi qai ne peuvent ] JU^ qoe sur une seuJe espèce de pbnte, comme I AL^^ ^^ ^ vi^ne, la Cocbenille sur le nopal, .^rodesar la grande cliélidoine, un grand nom- J^ ^Teitl varier da?anlngc leur alinicniaiion ; le *^!ïsoic peut, au besoin, se neurrir de lailne, de |2][^nère; la Chenille alropos mange la feuille de f^^^^mà (k terre al de diverses espèces de jasmin, ** ^i cdte de Teophorbe manger du pain à la suiie ^"^ long jeûne. Plusieurs Chenilles épineuses se ^^[^'HsMai presque iudifieremmeul d'orties ou de ^^•'^totti, etc., etc.

POISSONS, ETC

DIG

Les Herbivores sont ceux qui s'en monlront les plus friands, parce que leurs aliments en contiennent généralement beaucoup moins ; de le vient qu'ils lèchent et rongent les murailles, les pierres salées, etc.

Les oxydes et sels mélangés sous forme de sable, de terre, ne sont ordinairement avalés que par suite d'appélils dépravés par la maladie ou l'habitude, ou bien, chez certaines peuplades (otomaques), par la disette de tout autre aliment plus nutritif. Toutefois, il est certaines argiles qui renferment d*assez fortes proportions de matières végétales c i animales incomplètement désorganisées ^ on s*est aussi beaucoup préoccupé, dans ces derniers temps, des farines fossilesj dans lesquelles on a aperçu une inûnité de têts microscopiques provenant d*Eritomostracés fossilisés qui peuvent bien n*avoir pas perdu* toute leuf matière animale, comme ils s*en sr)nt, au contraire, évidenunont dépouillés, dans les silex, etc., où £hrenl)erg, Turpia en ont également observé. Mais le terreau» Thumus des jardins et des chemins renferment bien plus évidemment des débris non entièrement décomposés de plantes et autres matières organiques qui sont encore assimilables. On assure que ta Salamandre terrestre eo^ avale; mais ce qu*on a trouvé dans son estomac n*était probablement que la matière auparavant contenue dans lui' testin des Lombrics qu'elle avait digérés. Pour ceux-ci, pour les Naïdes la chose nu saurait être douteuse *, Thumus est avalé eu substance, pétri dans un gésier, délayé, raffiné et dépouillé sans doute de toute substance soluble durant son cours à travers lu tube intestinal, qui le rejette e:a cordons pulpeux. Les Si pondes, les Arénicoles se remplissent également d*un sable marin réfractaire en lui-même à Taction de. leurs organes, mais imprégné des molécules jadis organisées qui se déposent au fond <les eaux.

Enfin, lospierres calcaires pourraient aussi passer pour fournir une nourriturtj suffi'sante à certains Mollusques, si Ton s*en rap** portait à la dénomination de Lithophages qui leur a été donnée en commun ; mais,

Quoique les Pholades, les Modioles et les ithodomes se creusent des cavités dans le roc, rien ne prouve que ce soit pour s'ea nourrir. 11 est bien probable qu'il nV a dans cette opération qu'une dissolution chimique toute extérieure, et qui n'a rien de commun avec la Digestion ; c est donc h l'article des sécrétions que la nueslion devra être plus amplement examinée.

Mais, parmi les matières minérales^ s'en trouve particulièrement une, qui constitue un des aliments le plus universellement nécessaires, i'. ou, sans laquelle nulle organisatioQ ne saurait exister. Qu'iJ v ait des animaux qui ne boivent pas l'eau, a proprement parler, ce ne peut être qu'autant qu ils l'absorbent par tous les pores, comme les animaux aquatiques en général, ou ceux uui ne vivent que dfans la terre humide, les Lombrics, les Crapauds, les Salamandres ter-

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REPTILES

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restres, les Tritons même hors la saison des amours et tous les Insectes souterrains, ou bien encore dans le cas où leurs alimenls en ccntiennent des proportions considérables, comme pour les animaux suceurs, pour ceux qui mangent des végétaux frais, des racines,, les Lapins, les Cobayes. Beaucoup d'animaux Souterrains boivent même tfès- volontiers dans l'occasion, comme les Serpents, lès Lézards, la Tortue, la Taupe, quoique peutêtre, à la rigueur, ils puissent s'en passer. L'eau d'ailleurs devient le seul véhicule des substances alimentaires, qui peuvent parvenir à beaucoup d'anin>aux fixes, aux Mollusijues bivalves, aux Ascidies, aux Cirrhij)èJes,auxPulypes, auxquels, il est vrai^ello npporte quelquefois une proie plus solide

aue les molécules dissociées quVlle tient orinairement en suspension. D'ailleurs, rien lie prouve qu'elle ne soit pas elle-même susceptible de décomposition, et que les poisson«5 qui vivent si bien, sans accroisse* ment h la vérité, d'eau pure et d'air, n'en emploient pas les matériaux h la réparation de leurs portes ; car ils en font d'évidentes, soit en excréments proprement dits, soit en matières de sécrétions cxcrémentitielles.

AUmenh végétaux. — On désigne sous le nom commun d^Herbivores les animaux qui se nourrisseiit de substances tirées du règne végétal. Sans former dans la classification des animaux une coupe unique et homogène, ils olî'rent cependant des caractères ou des qualités communes, qui méritent quelque attention. Munis assez souvent d'armes défensives, de cornes, de défenses, ils ne trouvent guère dans leurs membres que des moyens de locomotion ou de sustentation ; les dents, les mandibules sont tranchantes et triturantes, mais non pointues ; le bec, si c'est un oiseau, n'est point crochu pour l'ordinaire; aussi ces animaux sont-ils le plus souvent timides, fugitifs, doux et sociables; leur estomac est vaste, parfois multiple, musculeux; leurs intestins très-longs et très-amples, garnis de larges diverticules ou cœcums.

Sûrs de trouver leur pâture h poste fixe, ils n'avaient, en général, besoin ni de cette vue nocturne si commune chf^z les Carnassiers, ni d'un odorat aussi parfait ; toutefois la vue et l'odorat leur servent merveilleusement encore, au moins de près, pour distinguer les aliments salubrcs de ceux qui leur seraient nuisibles. Le goût n'y intervient que secondairement, surtout pour ceux qui se nourrissent de substances sèches, de graines par exemple. Quant à l'instinct qui les porte au choix de telle ou telle plante préférablement à d'autres, c'est toujours par le " moyen des sens qu'il est mis en jeu ; mais au fond c'est une impulsion des centres nerveux, qui tient à l'harmonie des organes entre eux, et avec les ohjets extérieurs en rapport avec leur structure, et par conséquent propres à leur procurer des sensations agrér.bles.

11 n'est peut-être aucune espèce de plantes, au'^uue partie des végétaux qui ne servent

h la nourriture de quelque aoîmal. Les con. ferves sont, pour les Hydrophiles et auiiw Insectes aquatioues, ce que sont à n« bestiaux, à nos bêtes de somme, à loasfe Ruminants, àTËIéphaDt, au Kbinocérosje!

tiges entières des graminées. Les algues marir>es nourrissent les Tbrtues, les Cétacés herbivores, qu Iques poissons, qoelqoes Hollusaues gastéropodes aussi, sans deote. Les lichens les plus arides sont redKfchés de certains Insectes, comme la Chenille du manteau (Geoflfroy), et coostjtoeel l'aliment d'hiver des Rennes soos iiione

Slaciale. Les champigiians smlrongésp»

es kirves de Diptères, par des (jmj^f qui en ont emfirunté leurs notas {Bouro- PHiLES, MvcÉTOBms, MYCÉToraïus, Vici- TOPHAGES, MYcéTOCHABBs). El parmi ks^ cotylédones, nous l'avons déjà dit, celte qui paraîtraient les plus réfractaires,oapirlew qualités résineuses comme lepin, oa|iir leur ôcroté comme les euphorbes, la cbidoine, ou nar iBur dureté comme 1« arbres en général, sont néanmoins peuplées de nombreux hôtes qui y trouvent souTŒt i la fois nourriture et abri.

Les feuilles, comme parties plustote plus succulentes et plus exposées tfaiDws aux atteintes extérieures, sulDsent au pi» grand nombre des HerWvores : l'Ai etlTnau se repaissent exclusivenaenl de «lie des grands végétaux sur lesquels ils pria»-

f>ent : certains Ruminants, et entre m^ a Girafe, la Chèvre, les cueillentai««*w> aux buissons : d'autres les brouleoliteff*» et ainsi font les Rongeurs du geflw Jipro; une immense multitude de Cl)ei»i'««i « Coléoptères, d*Orlhf)plères, tous les ïw^ ques gastéropodes pulmonés en fontiwr seul ahment; ordinairement ils lesdéwi!»

en totalité, aussi bien que les jeunes poi*» qui les supportent ; mais il en est quii*^ taquent que le parenchyme, laissant W' derme à de moms délicats (Chenilles »• neuses).

Les écorces sont, à l'état frais, rongées^ les Chevaux à défaut d'autre n'^»'^^' Tétat sec, elles sont, au^si bien Q*î\*^ "^ rongées, perforées par les Bostriches, » Vrilleltes, les Cérambyx, les 1-uca^f^ Nasicornes ou leurs larves ; à Tétit Wj» les larves des Cossus s'y creusent des w ries, et en dévorent la substance, et les i rets en font autant des bois plongés soas^ eaux marines. Le bois fait û"5^'»*!?L, écorces, la nourriture principale du t^

Quant aux racines, leur pos^^*^^,^?ïg raine ne les met pas è Tàbri des rec»^ des larves de Hanneton, de p'**^^^^^ nilîes rases ; elles sont rechercnjes ^ plusieurs Mammifères à grouin, 1^ clions, les Sangliers, etc. .^j^

Enfm, les fruits sont attaqués p«f r[ foule d animaux, soit qu'ils s'en ^^^^fZ exclusivement, soit qu'ils ne ftssem t;^ iouir accidentellement de leur ^veuf^fo leurs sucs : les fruits pulpeux et ^u^^^^. j maturité sont, en conséquence, ^^K.^^^. \ toutes sortes d'attaques, auisi que ne u?

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POISSONS, ETC

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pis les horticulteurs ; ?erls, ils servent ire fréquerameDt de séjour et d'aliiueut ■ées Chenilles vermiformes Ittslruils secs, les graines sont plus cxclu^ itle partage des espèces déterminées; bleDOQi de Frugivores^ei mémo, avec de étroites restrictions encore, le nom de es, qui leur a été donné. Les Fourdont les magasins étages ne sont rien qu'imaginaires, les Charançons, la du blé et quelques autres Insectes larves, mérileot de participer à dèaomiiuilion collective; uo certain 'itfmbn de Mammifères, surtout dans les Ifl^flgeurs, la plu(>art des Singes et tous nos •iBartivores domestiques sont dans le môme n»; plusieurs, rEcurcuil, le Loir, le Hamémt surtout, font d'abondantes (ho visions tf^Tir. Hais e est parmi les oiseau i qu*on Ir^Te kplus de Granivores, et nous verroos piss loia que ce n*est pas seulement e» ni£oo de leur bec dur, propre <h fendre, à écnser, qui leur donne la facili'.é de dép<oaiiJer les graines de leurs enveloppes* OMIS eoeorede leur estomac musculeux qui i«5S broie, coaime font les machines à Taide U^esqueUes nous donnons à ces substances \«urs^w'\èrcs préparations. Les Gallinacés, \es ^ssereaui et les Grimpeurs à bec €rochiiiM>us en kMirniruiont aisément des exemptes Dombreui et remarquables; nous noiis coDleoietocs de citer le bec court, poiota rt fortement courbé des Perroquets, ce/iii du (iroirBec épais et conique, celui «/« *pc-Cfoïsé, dont les mâchoires recour bétscroiseot comme des lames de ciseaux, et Goupeot ou arrachent aisément les écailles Ugneuses des cônes du pin, et celui du fcuMl, dont le palais porte une saillie os- <«we, propre à écraser K s graines.

S est, au contraire, un grand nomlwe

a flertirores oui ne recherchent dans les

^^^ui que leurs parties les moins con-

w**>ûltt, puis<|u'ils ne leur demandent que

««ilioeols liquides. La [ lupart soit nom-

■^ à juste iiirej Insectes suceurs; il est

•Wi,efi effet, quelques Broyeurs, qui vont

jWef ia sève qui coule des ulcères des ar-

*^» comme les Lucanes, les Cétoines, ou

f^» comme ces dernières, entament môme

•*fruits pour en boire le jus, ou bien en-

•*5 s'enfoncent entre les pétales des fleurs

P^ eo chercher le miel, ainsi que le font

'■['Oui les Trichies; mais les vrais Suceurs

. ^ pourvus de diverses sortes d'inslru-

l*^U oiquanls ou non, dont nous donne-

;"fj^ plus loin une idée; les uns vivent de la

1^^ (Cigales, Pucerons, PsYLLES, Gallinskc-

?*> Larves d^Uyiiénoptères gallicoles);

f^^res sucent le produit sirufieux du nec-

r"^ des fleurs (Papillons, Abeilles, Coli-

fjjjfc). Cette jwrticularité nous parait bien

r^^oiiie pour ces petits oiseaux, d'après la

?^ formation de leur langue, bien que Ra-

êiù^* cité par Bomard, et Cuvier lui-même

^^^^ trouvé des Insectes dans leur estomac,

^ervalion répétée par Dugès.

/^nôiloiicfi aninmles. — Au contraire des

''\\édeDls, les animaux Carnivores sont

pourvus d'armes oUensivcs, de griffes aiguës , de dents ou mandibules armées de pointes, de becs crochus (1) et propres à déchirer. Ils ont généralement les mâchoires mues par des muscles puissants, et pav conséquent la tèle forte, les tempes et les joues élargies, les arcades zygomatiques (-1) très-courtes, les crêtes occipitales et tem-

f)Orales très-prononcées. L'estomac est mem- )raueux, simple et médiocre, les intestins courts et grêles la plupart du temps : de là leur ventre resserré , comparativement h celui des Herbivores, si vaste et si renflé. Les Carnivores ont, en général, de la souplesse, de l'agilité et beaucoup de force eu é^ard à leur taille; leur vue est bonne et bien souvent assez sensible pour percer les ténèbres nocturnes; leur ouïe est One, et leur odorat, leur goût, très-développés, do même que les organes accessoires de ce^ sens, comme les |)alpes chez les Insectes ; k tel f)oint même que les Coléoptères les plus carnassiers en ont six au lieu de quatre. Cette constitution, qui augmente leur courage et leur énergie, leur donne aussi pluç de féroîilé; aussi, à part quelques exceptions, le Chien par exemple, se montrent-ils moins sociables et moins dociles que les Herbivores.

Quelques-uns pourtant se réunissent eu troupe pour chasser (Chiens sauvages.

Gloutons, etc.), mais la plupai't poursuivent isolément leur proie soit à terre en la suivant à la vue ou à la piste comme le Chien courant, les Carabes, les Cicindèles, les Salliques; soit dans les airs comme la plupart des oiseaux de proie et des Insectir vores,.la Chauve-Souris, Jes Libellules , les Guênes;soitdansles eaux, comme le Requin, le Brochet et tant d'autres poissons, les Djctisques, les Notonectes, rArgyronète,etc. Un grand nombre aussi attendent leurs victimes h l'aifût, soit simplement cachés à

Eortée de leur passage fortuit, comme le ion, la Panthère, l'Ours blanc, le Martin pêcheur, le Pygargue, le Caméléon, le Boa, le Crocodile, la Mante relieieuse, les larves de Libellules ; soit aidés d'un piège propre à arrêter les imprudents, comme la toile de tant d'ArauéiJes, la fosse du Fourmilion, ou bien h les allécher seulement, comme la Baudroie.

Enûn , beaucoup vont surprendre leur

Kruie au gîte comme le Furet, la Fouine, le enard, les Couleuvres qui recherchent les œufs ou les oiseaux même, ou poursuivent les Lapins dans leurs terriers; tels sont encore les Fourmiliers, l'Echydné, l'Oryctérope, les Pics, la Taupe, la Courlilièro qui dénichent les Fourmis ou les Insectes

(1) Il faut faire cxccplion pour cerlains animaux qui avalent leur proie loui eiiiicrc, les CrapauJs, les Pipas, les Chélydcs, les Hirondelles, les Engoulevents, etc.

(%) Les Arcades temporales ou zygomatiques sont formées par Punion de Tapophyse de Tos niolaiie avec Tapophyst^ zygomaiique du tempoial. Ucf&yw/xci.. qui signifie loiil lorps transversal servant à enjoindre deux aulres.

DIG

REPTILES

DIG

cncliés sous récorce, ou les Lombrics enfoui» dans la terre.

Dans celte innombrable catégorie on pourrait établir des divisions très-multiples , 3udnt au choix des substances animales estinées à l'alimentation. Généralement , ce sont les Herbivores qui servent de pâture aux Carnivores, mais cette règle n'est pas à beaucoup près sans exception, et les individus d'une môme espèce ne s'épargnent pas toujours l'un l'autre, malgré les déclamations despoëtes. On peut donc poser comme beaucoup plus générale celte règle, que le plus fort elle plus agile dévorent le plus faible et Je moins alerte; mais beaucoup de Carnivores aussi, par conformation ou par goût, sont limités dans leur choix : le Tigre et le Lion ne vivent que de Mammifères ; et l'Aigle de Mammifères et d'oiseaux; le Pygargue, le Cormoran, de poissons; le Crabier, le Fourmilier, ont tiré leur nom des objets de leur préférence. Un grand nombre se réduit aux Insectes, aux Vers de terre ; de làle nom d'/nêeclivores lié avec l'existence de dents armées de pointes nonïbreuses et très-aiguës, de becs allongés et pointus,commeche2Ya Taupe, les Chauves-Souris, les Lézards, le Rossignol, etc. La plupart de ces animaux et surtout les Insectivores (1) ne saisissent aucune proie immobile; la Grenouille, le Crapaud, le Caméléon, ne touchent pointa un Insecte sans mouvement ; au contraire, la plupart des Mammifères et des oiseaux carnassiers mangent la viande dépecée qu'on leur donne; plusieurs même ne la rebutent pas quoique déià putride (Chiew , Loup, Chacal, Hyène, CTorbeau, Vautour) ; les Crocodiles l'enfouissent môme, dit-on, pour îeur laisser subir un commencement de pulréftiction. Les charognes attirent des myriades dlnsectes (Nécrophores , Boucliers, Staphtlins, Mouches a tiande. Bleue, CésAR, etc.); et il n'y a pas jusqu'aux restes secs des cadavres qui n'aient aussi leurs destructeurs : les Ricins rongent déjà les Iilumes des oiseaux durant la vie; des Tei- (gnes les attaquent aussi bien que les poils, le crin, la corne et l'écaillé même à l'état sec; les Dermestes, diverses Mites rongent et pulvérisent les peaux et les chairs desséchées, de sorte qu'il n'est pas étonnant de voir que les cadavres des animaux sauvages laissent si peu de trace de leur existence.

Mais les animaux vivants fournissent des éléments nutritifs d'une autre sorte encore à une nombreuse catégorie de Parasites, ce sont leurs humeurs. Ici, de .même que pour les végétaux, il en est qui absorbent seulement des liquides exhalés aux surfaces sur lesquelles ils sont appliquées : les Vers intestinaux, les Larves d^OËstres vivent du mucus intestinal , gastrique , nasal ; les Douves, de la bile qui les entoure dans le foie; divers Elminthes (Pilaire, Distome) habitent les humeurs de l'œil et s'en nour-

(1) Celle particularité lient peut-élre à la trop (piande reasemblaDce d*un insecte desséclié avec uii insecte vivant, mais en repos.

rissent; plusieurs QEslres à Tétai de bi le Dragonneau, la Sarcopte, excitent i le tissu cellulaire ou sous l'épiderme suppuration qui les alimente; les Hydat se contentent de l'humidité des^pai chymes dont elles sont entourées. D*au(r et c'est le plus grand nombre, sucent le qu'ils vont trouver au mojen de h trompes , ou qu'ils font couler par k morsures; tantôt ne faisant qu'en empnir à leur victime des quantités insensibles " CES, IxoDES, Cousins), et tantôt Téput jusqu'à la mort (FtJiiET, etc.); ou laréaui même par la compression, la mataxatioo son corps à une siccité presque co^ (Araignées, Scorpioks, Founmuoifs).

Substances diverses, — Les physioteg'Bte appellent Omnivores les animaux (fui peu vent presque indifféremment adopter tel o tel genre de nourriture : le Chien, lesOirj le Cochon, les Rats sont dans ce ca5,bM que leur denture se rapporte enltèremeotl celle des Carnivores dans les premiers, d» Herbivores dans les autres. Celle des ChieRj et des Ours surtout, est, il est v?ai,inoiffl essentiellement carnassière, plus Iritafaoi que celle des Chats; et les molaires d^ Rats ressemblent assez à celles des Insefti^ vores. Au reste, certains Singes sont aussi frugivores et insectivores; il es esl de même de beaucoup de Passereaui, de Gallinacés et de Palmipèdes , de la Carpe qm mange des Vers et du pain, et des Tortoes terrestres , qu'on peut égalemeirf Boomr ainsi. Si cette question a été àfoH controversée pour l'homme, on voil(\«celaD»

rien d'étonnant , puisque les hffivles m si peu tranchées. Bien que sa dentow «ttt évidemment plus éloignée de celw m Carnivores décidés quelle celle des Fwçivores, ce n'est pas une raison po»r/]2 qu'il soit nalurellemenl de ce derwff groupe; en effet, son estomac simple « membraneux le reporterait plutôt dans w premier; et d'ailleurs, là ffi^me ou les ttjbitudes et la conformation semberwew devoir imposer des conditions deiciu&w dans la nourriture, l'expérience a pjw^ que l'éducation pouvait assez mm aller à rencontre. Ainsi, Spallanzwi a «^ coulumé, sans grand'peine, ^J^ ^^^ manger de la viande, et un Aigleà «igej^ du pain; le premier même en otou |" . refuser les graines qu'on lui ^'^ Chats domestiques mangent «o"^^L^ bien le pain et même la salade; les twemj les Renards se délectent des rai540«;«;; assure que les Vaches d*ls»?n^®/"iiis5 ries, partiellement du moins, J? 1?L,^ sec ; on raconte, enfin, diverses ^^^^^.^ Chevaux, Vaches et Moulons devenus wûivores (Heller). çu eu

Nous remarquerons encore V"®.'" V terminant ce sujet, que les dislio«u^" ^ dées sur le genre d^alimentalion sodj.^ d'être en parfaite harmonie avec w ^^^ naturelle des animaux, puisque ^ -^^^ Ihèque et les Roussettes sonl JW j, malgré leur affinité avec les d»»^^^

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