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isseetiTores; que paraai les Ours il r/*^4^osaDgent des racines et des fruits, ^y^ que les autres ne vivent que de ; que la même opposition se voit de iysate parmi les Rongeurs; que les iBi et les FreuXy les Tortues et les ^JQMres los Mantes et les Fhasmes, les cjifcpi et les Courtiliières, les Dytisques A-W^ Hydrophiles > les MoUusaues gasté- «Mies terrestres (Hélix) et les marins Sens] si Toisins incoatestablement» sont ^jgtM de OMBurs tout opposées. Certaines ^-IliBis sont carnivores, d*autres exclumi phytophages ; et, parmi les Lisi bien connues pour herbivores, on quHl s*en trouve uue espèce, la Licendfée, qui ne mange que des sub- M animales (Laurent).
la es fd cooceme Thomme, son aptitude ooittvofsest surtout singulièrement aidée pf» ks (fféparatioDS qu'il donne aux matières aUmeataires et qui les dénaturent si oofltpiéiciDeal : la coction, les différentes espèces de termentalion, le battage, lésas- «ouonoecD^ts et les mélanges lui rendent petitrètre sapportaUe et salubre telle nour* riUire qû^ sids ces conditions, serait con* l«w% k SI LSlure. Peut-être aussi na lurel- Wnenl laiihM lui est-elle essentielle et oécessairtfOommele pense Magendie; bien qu*oo puisse mire qu'elle n'est chez lui qu^aaeSMdelhbïiMe et un résultat de la râsocii/ee^deriodustrie. Que de gens ne rifetu^ à iieo peu de chose près, que de l**io!OQ 06 peut raisonner ici d'après les effets obsen^ chez des Chiens nourris de *^M*eoa degélaline, olimeots si peuconfeniçs à leurs goûts, aux aptitudes que l'aftïlojpe doit leur foire supposer. Ce qui sembterait, au reste, prouver que l'homme est pfwitiîeiDeDl plutôt frugivore, c'est que les Mimsai qui s'en rapprochent le plus sont ^^ cette catégorie ; c'est que lui-môme , »»^iréiat sauvage, soit à l'étal civilisé, **ij? beaucoup de végétaux crus et très-peu ^F^ do tout de viande sans cuisson ou p^WioD quelconque, et il est à peu près v^atûfflal qui fasse ainsi subira ses ali- ^^des fflodiGcations pi^éalables ; car ou ?JJirait mettre au môme rang la légère l^^lion qu'ils éprouvent dans les abaj^ des Singes, du Hamster, dans le sac du j^fcan, oi l'action des venins qui tuent la nj^ des Vipères et des Crotales, ni la ma- JjHioo d'un animal volumineux parla consijî^on qu'exerce sur lui le Boa qui en brise pjT^i les os et l'allonge de manière à l'avaler ^^ aisément ensuite ; rien ne preuve, en ^ii que ces opérations augmentent la dir^ibilité des substances avalées, et il est l'^Ofacilcde leur reconnatire un tout autre l^^« Quant au Crocodile qui laisse, dit-on, ^"T^tiDlersa proie, il u'est guère possible de ^^u* là autre chose qu'une habitude sem- ^^e k celle des Renards, Loups, Chiens, ^Mqoi cachent le superflu de leurs aliments, |[ h% oublient quelquefois dans le trou où Y les oui enterrés. A peine voit-on quelque "*vjse de comparable a nos habiCudes dans
celle qu'a le Raton de tremperdansFeautous ses aliments, ce que font aussi quelques Chevaux : il serait bien plus difficile de dire dans auellevue un certain nombre de Quadrupè* es battent et troublent avec leurs pieds l'eau dont ils vont s'abreuver.
Art. II. — Dbs actes prâp aratoires.
Je rassemble sous ce titre plusieurs opérations fort importantes, mais toutes mécani* ques, et qui ne font que préparer l'acte essentiel, celui de l'altération chimique des matières alimentaires : ce sont la préhension, la mastication, l'insalivation et la déglutition. La préhension comprend aussi la porrection, c'est-à-dire l'action de porter les aliments à la bouche quand ils ne sont pas saisis directement par elle. Cet acte est suivi de celui de la dégustation.
§ !•'. Préhension des aliments.
C'est ici surtout que nous entrerons dans quelques détails sur les formes et organisations de la bouche, propres à mieux s'appliquer à la nature des substances nutritives ; mais, comme c'est surtout leur consistance qui exige les plus remarquables modifica* tions, c'est sous ce pointde vueque nous éta* blirons ici nos deux divisions principales.
Préhension des aliments solides. — L'homme et le Singe se servent de leurs mains pour saisir et porter leurs aliments à la bouche, ou du moins pour les tenir à portée de leurs dents : beaucoup de rongeurs peuvent en faire autant, soit d'une seule main (Capromys), soit en les réunissant toutes deux (Ecureuil) ; tandis que le Chien, le Chut, ne peuvent que fixer ainsi contre le sol les chairs qu'ils veulent déchirer, les os qu'ils veulent ronger plus aisément. Cette prérogative n'est nullement intellectuelle ; elle est toute de conformation, toute d'instinct animal, et Ton en a la preuve complète quand on la voit exécutée par les Crabes au m')yen de leurs pinces, par les Jdantes, les Plr)ièrcs à l'aide de leurs pattes ravisseuses» par les Perroquets, les Chouettes avec un des pieds postérieurs ou pieds proprement dits; tandis que ce sont, chez d'autres ani* maux, des membres aussi, mais des membres voisins de la bouche ou en dépendant directement, qui remplissent cet office, comme la trompe de l'Eléphant, peut-être celle du Tapir, les pieds des Mollusques céphalopodes, les tentacules des Hydres et des Polypes, les palpes des Arachnides et notamment du Scorpion, dont les mandibules mêmes sont d ailleurs en forme de pince» aussi bien que dans la plupart des autres Arachnides; quelquefois même celles-ci sont très-prolracliies et aptes à saisir, comme dans les Camases. Les lèvres sont les vrais organes de préhension chez les Solipèdes, les Ruminants; la Girafe se sert surtout de la lèvre supérieurequ'elleallongeetrecourbe considérablement pour saisir les rameaux et les feuilles, et le Rhinocéros paraftêtre dans le môme cas. <}uand les lèvres sont courtes ou nulles, ce sont les dents qui pincent et
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REPTILES
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saisissent, grattent, ramassent les matières alimentaires; ou bien c'est le bord des mâchoires qni en tient lieu comme le bec des oiseaux. Remarquons, en passant, que le bec ne s*ouyre pas seulement, comme la gueule des Mammifères, par rabaissement de la mâchoire inférieure, mais qu'il y a aussi élévation de la supérieure qui est ordinairement mobile sur le crâne, en raison, 1° de Télasticité des os frontaux antérieurs ou d'une articulation mobile de ces os sur le frontal principal (Perroquets) ; 2" du glissement des ptérygoïdiens sur le sphénoïiJe (1), l'os carré, poussant en avant ces os lorsqu il s'abaisse avec la mâchoire inférieure, est la cause du soulèvement de la supérieure. Ce mouvement, volontaire et indépendant de ceux de la tête en totalité, est très-visible chez les Perroquets et les oiseaux de proie, surtout dans le jeune âge.
La substance saisie est ordinairement rejetée en arrière jusque dans la bouche, et même quelquefois le gosier, par des mouvements brusques de la tête dans le sens antéro-postérieur. Certains oiseaux pêcheurs jettent en l'air le poisson qu'ils ont transversalement saisi, pour nouvoir le reprendre plus commodément et l'avaler la tête la première. Un bec long et mince, tel que celui du Courlis, de l'Avocelte, de la Bécasse, de la Huppe, sert souvent à fouiller la vase : le bec élargi de la Spatule du Canard, celui du Flamant en forme de cuiller, servent à ramasser cette vase qui se tamise ensuite entre les crénelures du oec, et y laisse seulement les vermisseaux ç[u'elle renferme. Les crénelures dont il est ici question et qui appartiennent à un assez grand nombre d oiseaux, surtorut des Palmipèdes, ont pour effet principal de reteni4r une proie humide et glissante: les dents recourbées en arrière, fixes et aiguës des Reptiles n'ont souvent aussi pas d'autre usjige, étant, comme celles des Serpents (abstraction faite des crochets venimeux^, des Salamandres et d'un grand nombre ae poissons, trop faibles pour déchirer ou écraser; ceci est évident, en particulier pour les Grenouilles qui n'en ont q\Vh la mâchoire supérieure et point à l'inférieure.
Pour mieux saisir les objets de leur convoitise, et suppléer à l'absence des membres ou des appendices dont il a été question plus haut, pour suppléer quelquefois à un défaut d'agilité, ou bien pour atteindre leurs victimes dans d'étroites et profondes retraites, certains animaux sont pourvus d'or- .gnnes susceptibles d'un allongement variable. Quelques poissons ont, comme l'Estui^eon, les lèvres susceptibles de se déployer subi-
(i) Ptérygoidietiê, de irxtpvS, aile, el tSoç, ressem-^ élance; nom donné à deux apophyses situées sur la face gulUirale de Tos sphénoïde, une de chaque cô!é de la ligne médiane. Elles se dirigent perpendiculairement en bas, et sont composées chacune de deux hroes appelées ailes.
SphéttoUU^ de r^iîv, coio, et cl^or, ressemblance; < os impair enclavé au milieu des os de la base du crâne et concourant à former les cavités nasales, les orbites, les fosses zygoinaliques el la paroi de la cavité gutUnalc.
tement, mais à une médiocre distance : | Larves de Libellules ont la bouche coun
fmr un masque protractile, composé d èvre inférieure dont les deux articles ployés sous la tête lui servent de mane des palpes transformés en tenailles; ce que, porté brusquement en avant par tension de son manche, ouvre ses tenail et saisit à distance les Insectes aquaii qui viennent imprudemment se reposera vant la Larve immobile.
Chez un bien plus çrand nombre d'ië maux, c'est la langue qui joue le mèmetik mais par différents mécanismes. L'hyoîdef^ long et mobile des Serpents et des Uwê leur permet de faire fréquemment sorikti darder leur langue. Nous avons dit aiJim qu'on avait cru à tort que c'était poureogliff ou accrocher des Insectes, car cette Umt est assez sèche ; elle est molle, et les harklures qu'on a cru y voir ne sont que de$|* pilles i c'est plutôt comme organe do toucher que les Serpents, en particulier, la ribrent è une distance assez remarquable poar effrayer le vulgaire. Un même mécaDisiv, la propulsion d'un long hyoïde, sert aussi projeter une langue plus réellemeol rbqueuse et barbelée chez les Pies. I^ansiif^ traction de cet hyoïde, les branches tbyradiennes (2), qui sont longues et grêles, se recourbent en arrière de la base delà (été et de l'occiput, passent même sur le refiei, el ont leur extrémité libre logée dans ooegooN tière, de chaque côté du front, à h «cwe^u bec. Une langue vermiformedeiïdui'e également d'une salive visqueuse» ©ms^'^^ bnrbeluros, est aussi dardée dans àeswosités profondes, dans des trous de Foarmis» par le Tamanoir, TOryctérope, lePangolio, rEchidné;elle paraît pouvoir s'adapler plus aisément à ces sinuosités, car elle est Bm rigide, presque toute charnue, composée* fibres circulaires qui la rétrécissent ellfr longent, et de fibres longitudinales qui « raccourcissent et rinfléchissenteoloussej»
au gré de l'animal (Cuvier et Davemoy).w Caméléon offre une conforroaliou analogo*; la langue, presque aussi longue Q^^^^^f *^ nimal, est un tuyau musculeux, dont one bonne partie rentre dans Tautre en U ri"lournanl, raccourcissant et plissant le m* qui s'enfile sur une avance de Thyoïde, daw rétat de repos : au contraire, dès que ut^ mal voit un Insecte à sa portée, il o»^^'^ tement la gueule, et la langue, «1*"°?^^ c^ la conlracîion de ses fibres 0iusjî^***7'J. dégaine, se déboîte pour ainsi dire, se plisse et s'allonge avec rapidité; de sorieg son bout épaissi, charnu, bilabié, hm^ d'une humeur gluante, vient frapper cobhdc
(I) De la voyelle grecque T (opsiM^f^fj % ressemblance ; p.H\i os, de fornne paj^^flllh à la partie aiilérieure el moyenne du cou, ^
neure ou larynx. Fius large que •."-;;,-„, iwcfonné de deux lames quadrilatères qu^P»^*^^^ lion, produisenl un angle saillani en a\ani gle est appelé •'Vmme'rf'.4(/««*.
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POISSONS, ETC
f èdair et engluer la mouche la plus alerte «raot qu'elle ait pu songer à la fuite. Nous g^tsDS» à\i Bugès» maintes fois observé» ^^^BttftDuTeraoy» cette projection, et nous ^jO} reconnu que l'animal n'en obtenait des J5^5i comjîlets qu*à la faveur de celle in- J^^rtwéUé du mouvement; car, quand il est T^Mhli, qu'il fait lentement agir ses muscles,. IL^êne arrive-t-il à faire saillir la langue au tJskto mâchoires; il lui manque ce coup fflû peut seul lancer au loin son bout plus -g, et l'on s'aperçoit mâme parfois que \ impolsioD brusquée, il cherche en vaift . t h produire par des secousses insuflisantes êè son hjoïde fortement porté en avant. Il iTfilàrieDdeparril à l'insufllation queDu- ■èril & cro pouvoir seule rendre raison des ■htoMnèoes, oi à l'expiration supposée par nnvAl On a supposé que c'était dans un bot senUible que les Stènes, sous-gonre des SCijèjliiB, pouvaient darder leur languette à ttneéisUnce égale à la longueur de leur eorp5(Carcel) ; ou peut croire aussi que quelffMM QNge de ce genre est attaché à la strucfn re siegolièf e de la langue des Patelles, si longue qu'elle dépasse cinq à six fois la lon- ^^KBeur du corps dans lequel elle est roulée en ^^tde,îrtle,cylindroïde, et armée de petites ««u\sctec\mes;mais on ne sait rien de positif ^ cet te^.
Les Bcpliles de l'ancien genre Rana, de Xiooé, olm/presque tous une disposition JM)o 00015 remarquable de la langue : comme ^eik du CilûéléoQ, elle est rendue prenante / "^arawsécrétion de cryptes qui en garnisse -eal la surfice, mais elle est aplatie; sa rar ioe est attecbée dans la partie la plus avanr-ée de Ja bouche, derrière la symphyse (i) ^amton; sa pointe est tournée en arrière, tibùce, (fui chez les autres animaux toucke le palais, est ici inférieure au contraire. A portée d'un Insecte, d'un Ver, la Grelooille oa le Crapaud ouvrent subitement la ^cile, contractent instantanément leurs gé*- ■^^•ïdiens (2), Jetlent comme un fouet wiuigue hors de la bouche, à la distance ^fhs d'un pouce et demi dans les grands ™ndas, et la retirent non moins rapide- JJ^fll à l'aide des muscles thyro-hyoïdiens. ^iDdme que celle du Caméléon, sans cette ^'^ue impulsion, la langue des Batraciens j^%es n'atteindrait point à son but, et c'est fi^Mlre parce qu'elles en sont moins capa- ^, que les Rainettes joignent au mouve- ^^^i de la langue celui de tout le corps, j^^qd elles fondent d'un saut sur la Mouche '^ elles ont visée de loin, ^^nûn, les Perroquets h trompe paraissent f^foir saisir avec leur langue, terminée en ^t^ule, quelques débris d'aliments solides.
ll)De9u«, ttvu, et ^vttv, aditérer. On appelle f^^rement iymphyse Tensenible des moyens par f^^ods sont assurés les rapports mutuels des os en-
^ eux.
partie moyenne l^ttyiegéni ou genien à la partie antérieure et tu* 1^ 'îiwrc du corps de los liyoide..
Préhension des liquides ou naiM^t on. —Nous avons parlé plus haut des boissons, et reconnu que, s il est beaucoup d'animaux qui ne vivent que de liquide, il n'en est presque pas qui ne soient.forcés de joindre l'eau aux solides dont ils se nourrissent. Un mot, sur la manière d(M)t les boissons sont prises par ces derniers, doit précéder ce qui concerne la préhension exclusive des aliments . liquides.
L'homme et peut-être l'Oranç sont les seuls anioaaux qui portent les boissons à leur bouche avec la main ; l'Ëlépliant, comme on sait, les y porte avec sa trompe préalablement remplie par aspiration. La langue sert bien souvent à lécher l'humidité ou l'eau en gouttelettes, la rosée; presque tous les Mammifères et beaucoupdeReptiles,Lézards, Serpents, Caméléons même, s'en servent ainsi; chez les animaux carnivores, certains rongeurs, etc.> elle sert à laper, c'est-à-dire à
{'eter l'eau dans la bouche en se courbant >rusquement en arrière. Les Ruminants, les Solipèdes hument l'eau en y trempant leurs lèvres, et c'est ainsi que boivent, dans l'occasion, c'est-à-dire quand ils trouvent beaucoup d'eau et ont une grande soif, les Couleuvres, les Tortues, le Caméléon. Ainsi boivent aussi quelques oiseaux, tels que les Pigeons, les oiseaux de proie; tandis gue la plupart puisent l'eau dans leur bec inférieur comme dans une cuiller, et la font tomber dans le gosier en renversant la tôteen arrière. Quelques-uns des premiers ont la singulière habitude de ne boire qu'en l'absence de tout témoin, craignant, sans doute, quelque surprise durant cette opération, qui nécessite une inclinaison prolongée de la tète et une immersion totale du bee et la clôture des paupières, tels le Jeon-le-bîa ne (Fa/co goUli^ eus L. ), le Grand-duc ( Baffon ).
L'aclion de pomper des sucs alimentaires peut s'opérer par divers modes et à l'aide d'instruments variés, l' Une bouche ordinaire dont les lèvres s'appliçuent sur la surface d'où doit sortir le liquide, et dans laquelle la langue joue le rôle de piston eo se retirant en arrière, peut opérer la succion qu'il ne faut pas conibndie avec l'aspiration, l'actioa de hujner par la bouche ou par le nez ( reniflement ], au moyen du vide opéré dans le thorax. C est par le premier de ces mécanismes que le Furet suce le sang des Lapins blessés par ses canines aiguës, que le Vampire suce le sang des animaux domestiques et des hommes endormis, après avoir ouvert, sans doute à l'aide de ses dents, les vaisseaux capillaires de la peau (1). C'est aussi la manière dont tous les Mammifères nouveau-nés tètent le lait de leur mère, et l'on conçoit aisément que ce jeu de pompe peut s'opérer aussi bien sous l'eau qu à l'air libre, que les jeunes Cétacés ne diCfèrent point par conséquent des autres Mammifères sous ce rap* port, quoiqu'un célèbre et savant zoologisto
(!) D'Azzara fut quatre fois blessé par les Phyllostouies durant son sommeil. Il y avait plaie, et Teffusion de sang continuait après la retraite de Tar ni mal.
607 DiG REPTILES.
ail mis un moment la chose en doute : la respiration n'a rien à faire dans ce mécanisme» cl le plus simple essai prouvera à chacun qu'on peut sucer sans respirer et même durant 1 expiration.
2* La hngue des Colibris a offert, sur un individu conservé dans l'alcool, une disposition qui à elle seule sulHrait pour prouver que s us mangent des Insectes, comme nous 1 avons dit précédemment, ils sucent aussi le miel des fleurs que Sloane a trouvé d'ailleurs dans leur estomac. Cette langue, Irèsprolractile et portée sur un hyoïde recourbé tout semblable à celui des Pies, se termine par deux lamelles allongées et aiguës. Ces deux moitiés réunies représentent une gouttière ouverte en dessus, a parois très-minces, et à bords armés de dentelures ou barbules très-fines, assez molles et dirigées en arrière. Ces parois sont transparentes, membraneuses et de consistance demi-cornée : quand on presse sur la gorge, l'alcool se meut dans ce demi-canal qui doit conduire aisément vers le gosier tout liquide recueilli par son extrémité»
DM}
S 2. De la mastication orale.
J'ajoute cette épithète à la trituration première des aliments, parce que, dans quelques animaux, une au^re mastication peut s'opérer ailleurs, dans l'estomac en particulier.
Même en mettant de côté les animaux suceurs, la mastication n'est pas une opération générale à beaucoup près : un aliment solide est effectivement avalé souvent en masse, comme le montrent communément les oiseaux, dont les aliments sont en général tout découpés en pièces de peu de volume ( insectes, graines]. Les Hydres, les Méduses, les Lombrics, les Hirudinées dites Néphélis et Aulostomes par Savigny et Moquin ; rEsturgeon, le Crapaud, les Fourmiliers, animaux privés de dents ou d'autres armes oHenstves du côté de la bouche, avalent immédiatement la proie qu'ils ont pu saisir. Beaucoup de ceiix même qui ont de telles armes ne s'en servent point pour mâcher, mais pour tuer leur prise, la retenir et cjuelquefois l'écraser simplement; les fanons de (a Baleine, les dents des Grenouilles, des Salamandres, des Serpents, de la plupart des poissons, le bec des Mollusques céphalopodes, celui des oiseaux, les mâchoires du Rotifère ( Ehrenberg ), celles de beaucoup d'Insectes carnassiers n'ont guère d'autres usages; et si le Caméléon semble mâcher les insectes qu'il a saisis, de même que d'autres L*ézards Je font seulement nour une proie un peu volumineuse, ce n est pas là une vraie trituration, pas même une aivision des matières alimentaires : leurs dents palatines peuvent encore moins produire cet effet, puis qu'elles n'ont point d'opposant h la paroi inférieure de la bouche. Il y a bien, chez les Aranéides, une sorte de mastication ou I Iulôt de malaxation des animaux dont elles font exprimer les sucs, mais ce n'est |)oinl encore là une division des aliments
solides, telle que la suppose le mot qui de iitre à ce paragraphe.
Trois actes distincts constituent It yi mastication, et sont représentés, cbez la^ part des Mammifères, par trois sortes' dents. Nous n'en donnerons ici qu'une i^ générale : i* les incisives ^ antérieures,! néiformes, opèrent en se croisant comme i lames de ciseaux, la section des matières mentaires; 2° les canines^ conoïdes ou formes, situées vers les angles latéi rieurs des mâchoires, percent , dédureol narfois incisent comme une lame de coula 3* les molaires ou mâchelières, to^iours térales et postérieures, grosses, i^m plus ou moins plaies ou à pointes nombre? ses^ sont destinées à écraser, broyer, tritnr les aliments.
Cette dernière opération est éviderooeit la plus essentielle: les deux autres ne son que préparatoires^ parfois nulles, nuis parfois aussi seules existantes. Daoscedernier cas la mastication est très-imparfaile : ainsi, le bec des Tortues, de quelques oiseaux, la dent uniaue de quelôuesHoliosques gastéropodes, les mandibules des CW nilles, des Teignes, des Cossus et aulm Larves lignivores, des Termes» etc., etc., m font que couper les aliments en parcelles, tantôt en rapprochant l'un de l'autre dm biseaux durs et qui se croisent, soitdebaat en bas (Vertébrés et Mollusques), soilbori' zootalement (Insectes, Crustacés), Mot m appuyant un seul biseau conijB m surftce dure et oblique. Le Re ^uin, elJU(resS(/ii«* les dont les dents sont tranchantes et pirtuis crénelées sur les bords, maisdissé^^ sur une large surface; les Crocodiles, \«s Dauphins qui ont une seule rangée de denU pointues à chaque mâchoire; le Cachalot qui n'en a qu'en bas» peuvent déchirer leur victime, en arracher les lambeaux par ^ brusques et puissants mouvemeoU, plulùt que la couper et la triturer.
Au contraire, il n'y a que trituration dans l'Hœmopis, Sangsue à mâchoires crénelées mais mousses, et qui écrase au passage les yers qu'elle avale (Moquin) ; dans les Raiesi dont la bouche est toute garnie de dents en
gavés, et qui n'ont guère à écraser que des rustacés; dans TEléphant, dont la v«ï« bouche peut aisément recevoir des nw^ volumineuses de feuilles et de graminétf arrachées par la trompe, sans au'il soil nécessaire d'une division préalable pour que leurs larges molaires puissent les broyer plus aisément. Les Tatous, rOrjclérope»a« bien plus petite taille, n'admettent dans le|ff bouche que des corps peu voluaiineu*» «*j insectes de^petltes dimensions; ils P^Jf^^ donc aisément se passer d'incisives ei^^îj" nines. Il en est de môme de divers aufr» animaux, de la Carpe et des autres Cypnn ; dont les molaires occupent le phar/nx» M^ au palais et aux os dits pharyngiens; ««» Oursins, dont les cinq dents ne sont, au co" traire, précédées d'aucune véritable càv^ buccale. L'appareil très-curieux q»"."*Jl*.!) action ces dernières (lanterne de viogp^^i
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POISSONS, ETC
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^^^ minulieusemenl d'crit par les anato- Bîsics» el surlout par Cuvier; leur arran^e- ^nnt encercle, lourmobihlé qui permet des ii^menis isolés et des mouvements endoivenl leur donner de grands avan-
^M trouvons les trois modes, ou au ffMosdeux, dans les animaux suivants :
iTï* Marcel de Serres a fort bien analysé, M les dentelures et les tubercules des Hbules des Insectes, celles qui servent iOMtper,i)ercer, déchirer ralimeut, et celles, ((Mrs situées plus en arrière et en forme Ulon, qui servent à le broyer; exemples, i Siulerelles, les Libellules, les Mantes; at(c celto ()arlicularité, que les tubercules éts espèces carnassières, comme les Libelliitt, soDt encore hérissés de pointes, de iBfaueque chez les Carnassiers quadrupèdes. Lc^aord offre cette disposition de la manière U plus marquée; le bord inférieur de ifl ui4Dthbuie est tranchant, et revêtu d*un Iiiseiu corné, évidemment surajouté au tèt coiDuje ane véritable dent ; au-dessus est un eJuicetaent dans lequel se meut l'extrémité da palpe mandibulaire pour pousser les alimealsob lebesoin le requiert; et, plus haut «ûcore, est an gros tubercule plat, uniquelûKUl uïM^vt ï la trituration.
Sr U y a èis^leffleut , chez les Diodous , un bord traocluflt d une*^ surface triturante à leurs grosses (/ Qts lamellées (Cuvier); les Chimères, kpkqnQS dentaires de structure Sbnuse^ sonldaus le même cas ; les Sargues cm pêtnieuni de larges incisives pareilles à celles de j'hoiume, et des dents hémisphériques, ou eu cdlK)chon, sur le reste des mâchoires. Arec de semblables molaires, les Pagres et \^ Daurades n*ont que des dents
évolues sur le devant. Mais arrivons aux ^tùmilères,
3* La division des chairs exige plutôt des
^ïWéralions tibrillaires que des sections
^ts ou des écrasements. De là vient que
Jjjitt le^ dents, chez les Carnivores, sont
F^iOQ moins hérissées de pointes, qui sont
^'toul très-aiguës et très-multipliees sur
^Aïolaires des Insectivores. Le Chat, le
.^^,ont les incisives festonnées et petites;
^^ canines sont longues, recourbées, plus
JJ'nioins tranchantes en arrière pour opérer
? grandes plaies, de grandes divisions,
^^m que pour mâcher; les molaires sont
?'^^ies de saillies conoïdes un peu tran-
^ ^ntes, anguleuses et comprimées du moins,
^ ^e croisant comme des cisailles , au lieu
^ s'appliquer Tune sur Tautre quand ta
~^Ucbe se ferme. Les pointes sont aiguës
^ *ts dents peu nombreuses et d'une force
^•^iocredans le genre Fc/w; aussi le Tigre
r^ge-t-il avec une sorte de délicatesse,
^ petites bouchées, et abandonne-l-il le
^^elelte de sa victime» Les Chiens, les
^>ènes, au contraire, broient les os spon-
•\^w, ayant, à cet effet, les mâchoires gar-
J^^ de dents très-épaisses et la grande car
en a deux à chaque côté de mâchoire chez les Chiens : c'est ce qui leur permet de mâcher de l'herbe en l'enfonçant vers l'arrière de leur gueule (Cuvier).
Les Rongeurs sont ceux dont les incisives sont surtout coupantes par excellence; leur biseau, produit par une usure oblique de la dent, se termine par un tranchant dur et affilé, de manière à opérer sans peine la section ou la corrosion de matières très-résistantes, des bois en particulier : aussi, quand ils s'en servent pour mordre, font-ils des blessures aussi nettes que nos couteaux métalliques. D'après l'égale usure des supérieures et des inférieures du côté opposé à l'émail, c'est-à-dire en arrière, il est évident que ces doubles ciseaux se croisent alternativement devant et derrière Tune l'autre , et non toujours dans le même sens. Les molaires frottent les unes sur les autres, transversalement chez les Lapins , d'avant en arrière dans les Ecureuils, parce que les deux arcades dentaires ont la même largeur dans ceux-ci, l'inférieure étant dans ceux-là plus étroite que la supérieure. Le Lapin a, pour la même raison, la face articulaire du cohdjie de la mâchoire arrondie en avant : elle est étroite et très-allongée dans l'Ecureuil.
Les Ruminants broient de même les aliments par des mouvements latéraux; aussi leur condyle a-t-il une surface large, presque circulaire et presque plate ; tandis^que, chez les Carnassiers, ce condyle est fort comprimé d'avant en arrière, allongé transversalement et engagé dans la cavité giénoïde, de manière à ne permettre à la mâchoire cjue des mouvements d'élévation et d'abaissement, du moins chez les Chats, le Blaireau, et surtout • le Putois, dont la mâchoire s'embotte tellement avec le crâne Qu'elle ne l'abandonno même pas sur le squelette dépouillé de tous ses ligaments. Les muscles correspondants à ces divers mouvements doivent nécessairement avoir une force proportionnée à leur utilité, à la fréquence de leur mise en exercice; en conséquence, les élévateurs, c'est-àdire les tempoifaux et les masséters, sont les plus puissants chez les Carnassiers ; et de là vient la saillie de leurs crêtes crâniennes, la largeur de leur bosse temporale, l'ampleur, la courbure en dehors et en haut de leur ar^ cade zygomatique. Pour les Herbivores, il faut [dus de force et d'espace aux ptérygoïdiens;de là la hauteur de l'apophyse ptéry-
f;oïde , la profondeur de ta fosse de ce nom, a courbure considérable de la branche de la mâchoire inférieure, qui est presque horizontale chez les Carnivores (1). Les Herbi-
(I) CeUe différence est une des plus constantes qu'où puisse assigner entre les animaux carnivores et les herbivores ou les granivores, lliooiiuc, les Smgcs, les Ruminants, les Scdipèdes ei les Pachydermes. Les Rongeurs oni toujours une portion de , Tos maxillaire inlérieur soudée à angle droit, pour i veaM>nter son ariicuhiiion beaucoup au-dessus de Tarcade dentaire ; le condyle est, au contraire, tout ^ au plus au niveau de ceUe arcadechez les Carnassiers,
?ssière munie d'un talon; elle est suivie ^
. ^ne tuberculeuse fort grande chez l'Hyène, ' même les insectivores décidée : celte règle me pamil ^Udisqu'clle est petite chez les Chats : il y sans exception noialle. H n'en serait pas ainsi-de U
lŒPTILES,
DIG
vorcs ruminants ont aussi des incisives tranchantes pour faucher les herbes, njais ils n'en ont qu'à la mâchoire inférieure ; un coussinet Obreux leur sert de point d'appui à la supérieure : les Solipèdes ont, au contraire, des incisives en haut et en bas ; mais elles s'usent carrément, et deviennent plutôt prenantes que tranchantes : aussi estait de remarque vulgaire que les chevaux arrachent les herbes, tandis que les bœufs et les moutons les coupent, et font ainsi moins de tort aux prairies. Chez l'homme, il y a section, déchirement et broiement, et ce dernier mouvement s'opère surtout par pression, par (''crasement , avec quelques légers glissements latéraux et même antéro-postérieurs, A ces mouvements des mâchoires s'adjoignent, chez les Mammifères, ceux des joues et de la langue» qui poussent la matière h moudre entre Ifes arcades dentaires, des lèvres qui l'empêchent de tomber au dehors et la soutiennent quand elle a besoin d*étre coupée par les incisives. A cet elfel, toujes ces parties sont assez souvent munies de saillies coniques et pointues , de papilles consistantes, sortes de dents accessoires ot rudimentaires dont l'ofBce est toutefois prin^ cipalement relatif à la déglutition qui va nous occuper tout à l'heure, et qui d'ailleurs n'existent ni chez l'homme , ni chez bien d'autres quadrupèdes. Dans la bouche des InsectesetdesCru.slacés, lesmaxilles,lelabîe, la lèvre et les palj)es, les pieds-mâchoires, jouent évidemment le même rôle que les joues et les lèvres chez les Mammifères.
§ 3. De la salivation.
Usages généraux de la salive. — Nul doute que, comme liquide en grande partie formé d'eau, cette humeur n'ait pour principal effet de dissoudre les matières solubles, de délayer, de réduire en bouillie les matières solides triturées, d'en faciliter ainsi la mixtion, de favoriser la gustation et la déglutition. Quand on voit une Mouche dégager un liquida brunâtre sur le fragment de sucre qu'elle presse vainement entre les lèvres de l'empâtement qui termine son rostre, on ne peut dénier ce genre d'utilité au liquide salivaire; ce qui prouve encore cette utilité, pour ainsi dire mécanique, c'est de voir que la salive est nulle chez les animaux aquatiques, comme tous les Crustacés, les poissons, le Crocodile, les oiseaux palmipèdes, les cétacés, tt qu'elle est fort peu abondante chez les Granivores.
Mais il y a très - probablement "quelque chose de plus dans l'action de la salive sur les aliments. Une matière spéciale, pou abondante il est vrai, s'y retrouve généralement, matière azotée et par conséquent éminemment fermenlesciblo : c'est le ptyalin de
grandeur oes canines, oe la saillie des crêlcs crâ.i)icuiie&; car, si les Singes se i-approchenl de Ihomnie sous ces deux rapports dans le jeune âge, ils se rapprochenlétonnamnienl des Carnassiers les plus féroces dans leur eut adulte : icmoin le Pongo de Ba^ i?via.
Berzéllus. Cette matière, queSchullza parée, pour l'aspect, à de la pâle de r. nous paraît être enferment propre à a riser les mouvements chimiques donl pâte alimentaire doit plus tard deTenir siège. Elfectivement, la salive raéléeaoi du poivre-tava détermine promptemenl fermentation qui en fait une boisson « vrante, en çrand usage chez les insulai de la mer du Nord; on a d'ailleurs obsa^ ( Spallanzani et autres) que la salive se* ble, à une température modérée, hâler h putréfaction des substances organiques qo'oJ y plonge, tandis que le suc gastrique la i3 tarde ou l'empêche. Si les Singes, le Hau»ter, conservent des aliments dansJeursafa. joues, et le Pélican dans sa large \^t sous-maxillaire, ce n'est jamais que poorm temps peu considérable ; ils s'y allérercirl comme le font les parcelles qui restent da. le creux des dents cariées, et qui doom; à l'haleine de quelques personnes peu s^i- Çneuses une o«ieur désagréable qu'il k faut pas confondre avec celle de latrans(iration pulmonaire. La salive diffè:e d«!f chimiquement beaucoup du suc gaslriq»; si elle devient acido, ce n'est qu'en casilt maladie,dans la gasf rite par exempIe(l)onrf , tandis qu'elle est on neutre, mais tmleiam ^calescente (Schullz), ou alcaline (Donné j VHaX sain. Remarquons que, si celle lieilinité^ est ammoniacale et susceyiftte de ^ reproduire après sotnration, cotomhssare Schuitz, c'est une preuve bmpùsitifede C6;te aptitude è la formenlali» donl nous venons déparier. Celte considétilion nous explique pourquoi, dans la classe tettimmifères, on trouve des glandes plus volumineuses et une plus abondante production de liquide chez ceux qui vivent de substances plus réfractaires à la décorapositioi, les Herbivores (Cuvier, Méckel, Tieaemann;, les Ruminants et les Solipèdes en partiralier. Une seule parotide en a fourni sur ua Cheval cinquante*cinq onces sepl^f»
24 heures (Schuitz); elle était un peu acide, sans doute h cause de rirritatioo produite par U blessure destinée à la recueillir, el cette circonstance en avait aussi peot-étrt activé un peu la sécrétion. Haller, d'après des faits du même genre que celui de Milscherlich (fistulej, estime à douze onces II totalité de la salive que sécrètent les glandes d'un homme sain, dans le même espaça de temps.
Usages spéciaux — Nous avons va f^^ demment une salive très-visqueuse enduirt une langue prolractile et servira la préheih sion des aliments; nous avons dit, p'*** récemment encore , que certaines salites, indubitablement pourvues d'un certain de gréd'âcreté, agissaient sur la sensibililéde* tissus dans les blessures desquels elles étaient introduites, et y produisaient une fluxion utile aux vues du parasite qui litjjecto avant de sucer : c'est ce que proureou V la douleur ou la cuisson , le prurit du moins, qui accomjiagnent les piqûres des Réduves, des Punaises, des Nèpes, des W«)*
DSG
POISSONS, ETC
DIG
eflcs, dos Puces môme, auxquelles Rana pu reconnaîlre des glandes salivaires ; roageur, le gonflemenl, la déraan- A, qui subsistent souvent encore pen- \ittsieurs jours après la piqûre; 3" le ^^Mûllement le goufleoient, la soudure y^ ttimpft et des bourgeons piqués par loferons, l'animal piqué est petit, cette inoculapeui détenir mortelle pour lui ; les ,!SoU)necles, Penlatomes, etc. , tuent les insectes dont ils font leur proie, prompteroent pour que Ton puisse WÊfpstt que la mort a été produite par la jSb0Q des humeurs vitales : c'est ainsi mm le Pentatome bleu vient à bout des Bteb^i aussi gros que lui, qui ravagent ins vicies (Dunal).
Vii*y asans doute de différence que dans
le écoè d^intensité entre ce que nous ve-
DOiis deroir et ce aue nous oQrent les Arai-
guëes, les Larves ae Djlisques, et les My-
fî^podes, dont les crochets sont percés
d'auu ûQTerlure à laquelle aboutit certai-
nt^ metïl^ du moins pour les Araignées, le
catfMl d*uDe glande ou vésicule à parois
taostulaires, et qui sécrète une matière ve-
\\Y«icuse: rtomme n'en peut éprouver qu'un
\^ dimûamroalion , de cuisson, mais de
pcliu tnimaui succombent à l'injection de
cette saliieeiDDoisonnée.
D est difficile de voir dans cet organe «écréleur iutre chose qu'une çlande saliriiVe, et rideniiié est plus manifeste encore peut-être chez les Serpents venimeux. Les dissections de Tjson, de Méad, de Meckel, *ur les Crotales ou les Vipères, et celles surtout de fiuremoj sur un grand nombre de Serpents venimeux, dont Dugès a cons- **« /ei résultats sur le Naia à lunettes,
firent que la çlande à venin, qu'entoure oa> le crotaphite (1), n'est qu'une expan- *■* «le Ja glande labiale supérieure dont *J?*'^os parlé ci-dessus; son canal ex- ?y nent s'ouvrir entre deux plis ou - ?*^ de ia membrane muqueuse de Ja 'i5!r * '^uels servent de gaîne è la dent "S^ou double qui dot h Ja fois faire la ^?^reet y insinuer le poison. Cette dent r'îgue, courbe, conique et pointue» ouau-devanl de sa liase par un trou qui ^l^roir l'humeur vénéneuse, se conti- ^vec un canal qui s'ouvre de nouveau donner issue a cette humeur par une voisine de sa pointe et située sur son ^^nvcxe. On sait que cette dent, nom- ^vec un peu d'exagération peut-être l^j^< à sa courbure, crochet venimeux^ est {^^^ à l'os maxillaire, mais que cet os ^ et subglobuleux est mobile, qu'il basen avant et en arrière, poussé par les 'rvgoidiens que meuvent des muscles mis ; qu'il redresse l'arme redoutable oclinant dans le premier sens, qu'il la leieiong du palais, en se retirant dans ^^»od, de SOI te que l'animal ne peut se lui-même en fermant la bouche,
frû'^'
'^«f«;, tempe.
malgré la longueur de ces crochels doîU il frappe sa victime plutôt qu'il ne la mord ; ce gui justifie, mieux encore que leur propriété mortifère, ^e nom de telum par lequel on la désigne en latin.
Nous ne rappellerons point ici le résultat des expériences de Rédi, de Fontana et de beaucoup d'autres, pour prouver l'activité de ce poison, surtout de celui des Crotales et Trigonocéphales dont les crochets sont plus volumineux encore; nous ne dirons rien ici de la différence des effets produits par les uns ou les autres, ni des diverses théories par lesquelles on a voulu les expliquer. Nous nous contenterons aussi de mentionner l'importance que Duvemoy a judicieusement accordée aux dents postérieures de quelques Serpents qu'on aurait pu croire innocents, mais qui ne diffèrent de ceux dont il vient d'être parlé que par la Ion-
f;ueur considérable de leur os maxillaire et e g;rand nombre de dents qu'il porte* Nous Gnirons en examinant, en deux mots, cette question: si les venins ne sont destinés qu*à tuer ou engourdir la proie , ou bien s'ils ont aussi des usages relatifs à la digestion , s'ils falicitent la dissolution des chairs comme Tout cru quelques naturalistes, se fondant en grande partie , sans doute , sur ce que le venin ne produit point de mauvais effets sur l'estomac, puisqu'il peut être avalé sans danger à des doses assez fortes. Mais cette opinion tombe devant les faits; la digestion des Vipères et des Couleuvres n'offre aucune différence notable, et les animaux à venin s'en servent plus encore pour la défense que pour l'attaque. Le Scorpion ne nique que les gros insectes dont il redoute la vigueur , et nous voyons qu'en général ce puissant secours semblé suppléer k l'agilité ou à la force. Les Vipères n'ont ni la rapidité dans la course, ni la puissance musculaire du plus grand nombre des Couleuvres non venimeuses; les Crotales sont aussi feu agiles (Bosc), et il y a loin de leur force celle dos Pythons et des Boas , également privés de venin ; enfin , sans attacher une grande importance à tous ces raisonnements, nous observerons encore que les grandes Mygales d'Amérique n'ont que très-peu de venin I proportion gardée à leur grande taille , si on les compare h nos Araignées ordinaires ; la glande venimeuse de la Mygale aviculaire n'est guère plus du double de celle d'une Clubione, dont le poids total fait seulement la trente-sixième partie du sien.
A ces usages snéciaux d'une salive modifiée, nous en joindronsencorequelquésautres d'une moindre importance physiologique :
!• la soie que filent les Chenilles, le Bomby ce du mûrier, par exemple, quoique de même nature que celle des filières anales de l'Araignée, n'en est pas moins une salive nii? difiée en matière slutineuse et susceptible do solidification par le dessèchement; les longs boyaux qui la sécrètent s'ouvrent k la régît)n linguale immédiatement au-dessous de la bouche ; 2" c'est encore sans doute, une salive»*
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bien que ce puisse ôtre une matière venue de Teslomac, que certains insectes dégorgen t, pour gâcher et pétrir le sable, les petites pierres et la table (Pélopée, Tbiponglon, Mé- GAGHTLB, Ox&e), OU bien les débris de bois et d'écorce (Guêpes) dont ils bâtissent des cellules, des nids pour leur progéniture; et c'est aussi avec leur salive que les jeunes Insectes sortis de leur chrysalide, dans ces prisons dont les murs sont quelquefois durs comme le caillou, savent les ramollir, les détremper pour les rendre plus attaquables à leurs mandibules, qui sans cela travailleraient vainement à leur O'ivrir un passage.
i h. De la déglutition.
L*acte par lequel les aliments sontconduits du dehors à l'estomac, avalés, en un mot, commence î» proprement parleraussitôt après la préhension; et pour tous les animaux où la mastication n'a point lieu, ces deux actes mômes se confondent. La déglutition est d'autant plus simple et plus uniforme dans son mécanisme, que la bouche l'est davantage chez les Lombrics par exemple; et, en général, on peut en formuler les actes par ces mots : dilatation pour recevoir, con'raction pour pousser plus avant, s'opérant d'une manière successive d/ins la bouche, le pharynx et l'œsophage. Mais il faut, pour en bien connaître les particularités, l'étudier en détail dans chacun de ces points différents, et apprécier les différences qu'apportent à leurs fonctions des conformations diverses.
Les mâchoires, qui, pour les oiseaux, les Mammifères et beaucoup de Reptiles, n'ont, dans la déglutition, d'autre jeu que celui de leur rapprochement pour diminuer la cavité de la bouche, ont un rôle bien plus compliqué.
1* Chez les Invertébrés où, soit par ellesmêmes, soit par les palpes qu'elles portent, elles peuvent agir alternativement ou simultanément pour pousser les aliments vers l'intérieur, Jes Insectes obtiennent cet avantage de la flexibilité de leurs maxilles, généralement composées de six pièces indépendamment de leur palpe, et les Crustacés le doivent surtout au nombre considérable des appendices qui environnent la bouche, puisque les mandibules même portent un palpe, et que, outre leurs maxilles et leurs appendices labiaux (deuxième mâchoire), ils ont encore les six pieds dériques ou cervicaux (pieds-mâchoires) employés au service de la manducalion.
2" L'action des mâchoires n'est pas moins marquée dans la déglutition des Serpents hétérodeVmes. Chez les Couleuvres, les Vipères, les Crotales, les Boas, etc., les os ptérygoïdiens, tout à fait séparés du sphénoïde, sont suspendus à un tympanique très-mobile, et servent de support principal au pala* tiu et au maxillaire supérieur, tous deux garnis de dents, et qui ne sont eux-mêmes que suspendus aux os antérieurs de la face: au même tympanique s'attache la mâchoire inférieure, dont chaque moitié n'est liée à l'autre que par des hgamenis fort lâches et
fort extensibles. 11 résulte de làquetoui les parties osseuses de la bouche peuTi s'écarter à une grande distance; de sorte;, le Serpent pourra avaler, non sans effort» est vrai, une proie quatre à cinq fois p^ volumineuse que ne l'est sa propre tête repos. De cette mobilité, nlilisée par muscles forts et nombreux qu*il serait long d'énumérer ici, résulte encore (^ fet, que les différentes parties de Tap^ maxillaire peuvent se mouvoir séparétn^ et non-seulement pour s'écarter ou se np* procher, soit de haut en bas, soiteolnrmi mais encore pour s'avancer ou se reculera gré de l'animal. Cela posé, voyons ce «jai se.
{)asse quand, ouvrant largement b gueule éndue jusque vers l'occiput, uneWairre Saisit par la tète la Souris qu'elle apr^ablÂement étouffée dans les replis de son ^ tlexible, et qu'elle a ensuite humecléefii« salive abondante et visqueuse. Poussés i avant par l'impulsion donnée à Tos tympanique et aux ptérygoïdiens, lemaiilliiRrt le palatin du côté droit et le maiillaifeiufifrieur du même côté s'avancent snTli/ira/V, s'y appliquent, y enfoncent \mpi^ dents crochues et dirigées enfiniittli tirent dans ce sens en la poussa&u^^ gosier, et la maintiennent ensuite fiie^tin^i^ que les mêmes parties du côté gauche sV vanconl à leur tour pour opérer un uoo'ai progrès. Ainsi tirent-ils alternaliTemeDl'w appareils de Tun et de l'autre côté; ainsi,F« à peu, font-ils pénétrer vioîerameot «nl.'f eux, et dans un gosier singulièremeiit li}* table, des corps qui jamais n'aumientseiî^f! pouvoir y passer. Le cou est alors lelW distendu, que les écailles, loin de slstiin* quer comme de coutume, sont tootess^ rées, éloignées les unes des autres, et bi^f se montre horriblement déformée :bb^i* fois que l'objet est entré plus avanl,*^'^ choires se rapprochent dans tous te «»t se raffermissent, la peau se ressem,*»
après cette déglutition laborieuse Jatèienvient presque instantanément à ses dii^ sions ordinaires; l'animal reprend sêl*jsionomie, et ne manifeste qu un peu de»* tigue. C'est à l'aide de cette énorme di^ sion , et non en raison de leur graiw^ réelle, que des Boas et des Pythons, r^^ monstrueux quand ils dépassent trente pi^ de longueur, peuvent 'Bvaler des inft^'"^ de l'espèce humaine, des Cerfs, des w^ et même, dit-on, de jeunes Buffles, jf^'** biement malaxés contre un tronc d'arw*' dans les rej^is de leur corps vigoorej^j Les lèvres, les joues, qui apparliei^ peu près exclusivement aux ^^^^^.
favorisent la déglutition comme la vt^' tion, en resserrant la bouche, en pe'^^" sur la langue les matières brovées et \f^^ pochant de s'échapper au dehors .attsa»
déglutition ne commence-t-elle gu^ 2" dans le gosier chez les autres animaoïjj"» comme nous Tavons déjà dit, y jettent br^ quemenl l'aliment sans mastication préal«tMt Les poissons ont quelquefois derrière i^ dents antérieures un repli valrulairc t
MG
POISSOMS; ETC.
DIG
Gia
yt i Tabsence des lèvres et à Timper-
10 de la langue» dont les fonctions sont
ea partie relatives à la déglutition ,
jeûous Talions voir.
hijpK, chez rhomme, ramasse la pulpe
«Uire dans les diverses anfractuosités
bouche, la soulève sur sa bce supé-
, et, s*appliquaot au palais de ,1a
à la base» la |x)usse dans le pharynx
eofoûce encore en portant en arrière
sème base. Dans un grand nombre de
iières, et surtout chez les Herbivores»
jion, le Lapin, la moitié postérieure
Ji langue ofiTre un renflement considé-
qui remplit la cavité du voile du palais
\ ainsi la pâte nutritive à glisser en
; chez beaucoup aussi cette portion
htessée de papilles cornées, souvent en
Mes de griffes, toujours dirigées en ar-
iUrt el bforisaDt ainsi la progression des «ineoUTers le gosier. Ces papilles sont ai-
Csdansles Carnassiers» grosses, coniques»
s les Ruminants, laciniées chez beaucoup d^aiseaui : ces derniers ont, en outre, la fMpr généralenent en fer de flèche, c*est-àékïït armie en arrière de deux angles sail- UaIs elaigosbien propres à empêcher Tali- ^u«av de repasser au gosier dans le bec» et qm eu g^nenl etteclivemeol beaucoup Texpolsion quand eUee>t devenue par hasard né<^£saire. ûs papilles rigides des joues chez les BuduaiuIs, celles du palais et du pOttflMr des oahoes postérieures chez les oisdiui, \%s dents palatines des Batraciens et des Sauriens facilitent également la dé-
SuUtieo, e( la langue possède quelquefois » saillies bien plus eflicaces que celles ^hMDous feooDS oe parler. Ainsi» le Myxine tkaiêm a sur la langue quatre séries de tels en crochets ; celles des Mollusques «iphilopodes, de la Calyplrœa sinensis (Deskms), du Sigaret» de la Phasianelle» et sur* *lildes Patelles (Cuvier), sont couvertes àtifutAx qui doivent aider beaucoup à la dé-
ÎtitK)0, mais qui ont aussi d'autres usages. >D a acquis la certitude pour celle de ^fà/tmn\e, qui, selon Délie Chiaje, s'en ^"pour triturer ses aliments ; et nous avons , tut entendre que ces langues, si longues ^les doivent se replier en spirale pour "^oirse loger dans le corps des Patelles, ^s doute quelque usage extérieur qui P jj^as été encore apprécié.
tï^ûryiu:. — Si Ion compare les organes L j^ manducation et de la déglutition chez " Vûvertébrés avec ceux des Vertébrés, on ^ forcé de conclure que, à part ce qui "S^rne les Insectes suceurs et les Acariens, ' ^^^^^^che chez les premiers n'existe pas ^^mecafité» mais comme ensemble dor- Pj^^fcs plus ou moins serrés en faisceau ; car ^ ^mkhoires et les mandibules sont de vé- ^^)ies membres libres et que rien n'enve- W^. Celte cavité n'est môme réelle» chez '^ wepliles et les oiseaux, que quand elle **^^cktteparle rapprochement des mâchoi- ^ : toute cavité qui est en arrière de cet •^^^^njbiage plus ou moins librement ou- ^^ ^ peut être considérée coujiuc apparie-
DicTioi^5. DE Zoologie, il.
nant au pharynx; encore faut-il pour cela
au'elle soit distinguée» par ses dimensions» u canal qui vient ensuite et qu'on appelle œsophage; car bien souvent la limite étant nulle, on pourrait dire que le pharynx n'existe pas : aussi, de même que pour la bouche, n'est-ce qu'à l'état le plus complexe que nous allons en étudier ici l'action.
Chez les poissons» le pharynx est large et en partie circonscrit par le bord interne des arcs bronchiaux ; il a donc des usages respiratoires étrangers à noire sujet actuel : quant à la déglutition» il la favorise par les nombreuses denticules dont sont ordinairement couverts ces arcs mêmes, par celles qui hérissent souvent une langue rudimentaire et par des dents plus véritables encore, qui sont incrustées sur les os pharyngiens à l'entrée de l'œsophage. Tantôt c'est une sorte de carde à pointes fines ; tantôt, comme aux Cyprins , ce sont des plaques consistantes et propres à opérer un broiement» une sorte de mastication pharyngienne.
Les oiseaux ont souvent autour de la glotte des denticules ou papihes demi-cornées, dirigées en arrière et propres à faciliter la descente des aliments. La glotte se ferme alors hermétiquement de môme que dans les Reptiles» et quelquefois elle oifre un rudiment d'épiglotie (Geai, Flammant, Crocodile, Iguane, Scinque, d'après Cuvier); sur la base de la langue des Crocodiles s'élève de plus une valve formée par une production de l'hyoïde qui ferme le devant du pharynx, et permet à l'animal de saisir sa
Eroie sous l'eau sans être suffoqué (Humoldt).
Chez les Mapamifères, le pharvnx a des muscles ou plans charnus à différentes directions, ce qui indique une nécessité de mouvements variés» mais tous destinés pourtant à chasser dans l'œsophage le bol alimentaire déjà poussé par la langue hors de la bouche proprement dite; le voile du palais, qui a servi de point d'appui à la base de la langue dans ce premier mouvement, sert encore de voûte au pharynx dans le deuxième, et empêche les aliments d'entrer dans les arrière-narines, oîi ils ne passent que par surprise : d*un autre côté» la glotte se resserre, Tépiglotte s'abaisse sur elle et la couvre» pressée par la pâte alimentaire, de façon à empêcher toute pénétration dans le larynx.
Toutefois, il est des cas oii la glotte peut rester ouverte et la respiration continuer
{lendant la déglutition» nar exemple chez 'Eléphant, dont le voile au palais environne une épiglotte très-allongée, laissant au milieu le passage libre» pour l'air » du larynx aux fosses nasales, et sur les côtés» deux ngoles où peuvent couler les liquides pour descendre dans l'œsophage, lorsquTÎ soufileetinjecte dans le gosier l'eau donlsa trompe s'était précédemment chargée. Au reste» leCheval» le Bœuf» le Chameau, le Cochon (1)» pourraient
(!) Le Cochon a le larynx entierenieot coiffé et embrassé par une irèi-laigi* épiglolle, mais fcscar-
«9 DIG
peut-être en faire autaot; car leur voile palatin descend aussi fort bas et jusqu'à P.épiglotte (DuTernoy). Plus facilemeal encore,les cétacés peuvent respirer, tout eu avalant leur nourriture, la bouche cachée sous l'eau, parce que leur laryni conoïde s'enfonce dans un voile du palais tubuleux, ouvert dans les arrière-narines, dont l'orilice supérieur, l'évent, reste au-dessus de la surface des mers, tandis que les aliments passent sur les deux eûtes de cette luette va'tpnifornie.
L'œiophage varie singulièrement en largeur, en dilatabilité; ici, pour aiDsi dire capillaire; quelquefois en partie corné et destiné seulement au passage de matières fluides (Araignées); ailleurs, court, large et plissé selon sa longueur, pour itdmettre des corpsdurs et volumineux (poissons, Reptiles); quelquefois encore, garni de plis transverses, destinés sans doute aussi à lampliation du i^iial (Tigre, Lion, et autres Carnassiers); on snit qu'il est énorme duns le Requin, le Cachalot, très-étroit dans la Baleine,.à laquelle il ue permet que l'injection de petits Mollusques qu'elle engouffre, il est vrai, par milliers.
Des follicules muqueux rendent le glisse* ment plus facile dans son intérieur; des fibres charnues longitudinales et extérieures raccourcissent le trajet, retiennent les parties qui se distendent, préviennent les ruptures; tandis que les libres circulaires, plus profondes, resserrent circulairement le conduit successivement do haut en bas, de fa- Îon k pousser vers l'estomac son contenu, elle est du moins leur disposition dans l'horame et beaucoup d'autres animaux; mais chez un grand nombre aussi, les deux couche» sont formées de fibres obliques, croisées en double spirale; l'effet de leur contraction ne diffère point de la combinaison de celles des deux ordres ci-dessus mentionnés. Le Cheval a de plus , selon Magendie, la portion inférieure de ce canal plulAt élastique que contractile, et à cela serait due la dimculté bien connue qu'il éprouve à vomir; peul*ètre aussi 1^ diapnragme empècbe-t-il quelquefois celte rétrocession pathologique, en contractant spasmodiquemeni l'ouverture par laquelle il livre passage au canal conducteur des aliments (Duverno;').
Art. IlL — Des iCTBS diossufs.
ttBPlILES, ttlG tu
dans l'estomac et celtes dont l'intésliii «s{ le siège : la pdte alimentaire se transfoncid en cbjme dans le premier; se divisant da le second en chyle et en fècts. |
1 1". Digestion gastrique ou ekymiftdin.
Rappelons, en deux mots, que le lub« i& gestif est constitué par deux membriH essentielles : 1* une mugueuie, garmeM cryptes sécrétant des mucosités, de plis i|i| en augmentent la surface et en faciliienl li déploiement, do villosités, sorte dejHiiilla molles dont nous aurons plus loi» i i[^ cier le rAle ; 2* une muscutairt, doal h plans hbreux principaux, parfois entremAii des faisceaux obliques, sont généraleMl formés de fibres longitudinales pour le [lu extérieur, de circulaires pour le plitip fond. Quant à la séreuse péritoaéale qu rtvêt extérieurement l'iniestin, elle n'ai ici qu'accessoire, et les replis périlonéaui, qnt traversent les vaisseaux elles nerfs inlrsiinaux, n'ont pas des usages phfsiologiijiif' assez délermmés pour arrêter beâueûij|iBC tre attention : disons seulement qu'ili ^ viennent surtout les, cntortillemeiiU, Is nouûres et les invaginations du tubii' gestif, qyi sont effectivemetit si rares ditf 1 espèce humaine, et davantage encore djns lès animaux nlôme dont l'inlestia i k r'"' de longueur. Quant à la tunique cellulen» qui unit la musculaire à la muquepse, nuigré l'importance que lui donniienl J« t"ciens aoalomistes en la quiWîMlifrw^ veuse, malgré celle qu'un «ml du F' distingués fui a récemment awirife.«v' considérant comme le squelette det'istH'S auxquels elle donnerait la forme *""^ sistance (Gruveilhier), nous devODS Imeï* ger totalement dans les coosidéntioaslW* lionnetl(?s qui sont de notre ressort.
L'estomac, dont nous devons éludierlB fonctions dans ce paragraphe, est ud ren»ment du tube digestif, qui reçoit lip*'*"* laxée, triturée par la bouche, et 1"' Jj'!|| bir de nouvelles élaborations. Ce rerattin* ■ ne manque guère que chez»lesCypriw,f* sons réputés herbivores, et pourvus de'Wf intestins; il est presque nul chez Iw"^ lards de Grenouille, qui sont dans le m» cas. L'estomac est assez étroit aussi dimw Tortues qui vivent communément de ii»
tances végétales, et il n'a qu'une ""i°"!3. plusdeux poches dans les céUcés hen»'"* fUmanlin, Dugong, Stellère) ; au cooli*"^
Nous comprenons, sous ce titre, les opé- les cétacés carnivores (Deup*""' ':* (forment l'aliment, l'altèrent, ne, etc.), ont trois, quatre et même ciW| et I ecomposent, de façon a tomacs.y comprisle commeDcemeplou'^, livement en dv ux portions, dénura. De même les poissons qm"'^, u ; emenl nutritive, l'autre su- chair ont un estomac large et P""'''^^. Talions se sous-di visent en Squale pèlerin y montre plusieurs «i' icipaui, celles qui se passent le Crocodile a deux poches gastriflt"*' ^^ animaux aquatiques nous o"™, ^^jj.
disposition inverse de celle que '**■" a. fères ont fait admettre j"squ'i"'=°f°7„S nérale, savoir : que I "tomae e« • fjj quand 11 est destiné i digérer des mii|^j animales , composé ou très-vaï" '*'"
l'allongeni en arriére, foronot enira qui .s'élévc 'jusque ver^ le liaut la concavilé. iiiènie de cette épi- ■ point par conséquent gêner le
îî
MC
iûit r^^^ ^^^ Tégétanx. Est-ce à Tabsence j^ ^g'5âliTe, chet les premiers, qu'il faut fHf^er cette différence. Rien il empêche f . ^oir du moins nne des conditions qui Mui«ût rendre raison du fait; ce serait une ^MQfe de plus de l'importance pbysiologi- Ae celte humeur.
^ propos des estomacs simples , que dire
leOe remarque de Cuvier, bue les Frugi-
^ l'ont iransTersal, e< les Carnivores lon-
! Nous pensons que cela peut tenir
tirme srelte et allongée de ceux-ci, au
I ample et large de ceux-là, chez les-
a est d'ailleurs plus large, aussi bien
chez les InsectiTores qui 1 ont générale-
sub-globuleux (Duveruoy). Mais, du
, que de Tariations indépendantes du
entre le Cheval qui Ta simple et mé-
, FEléphaDt. le Rhinocéros, le Lapin
et le Urre, les Singes qui sont dans le même
cas, et les Ruminants qui ont, pour ainsi
^irt, quatre estomacs différents, dont nous
féfODSjdus loin connaître la disposition et le
iDéeanisme, l*Bippopotame qui en a trois, le
Cocfaoo deux, aussi bien que les Rats et le
pios grand nembre des Rongeurs ; enfin les
b«faly)p\\)l^ues (Entellé, etc.), qui, d'après
l>u^ç*ni03 e\ Owen, ont un estomac bour-
soofiifc coiome un cœcum et muUiloculaire,
de tBème que \^ celui des Kanguroos !
Que oondofe de ces contradictions appa-
TBOtest QuH ne (hxi pas s*en tenir à Texa-
mea dm <euJ organe , d'une seule condi-
tioa» nm qu'il faut tenir compte de Ten-
sembk ei des circonstances accessoires ou
extéri6(ir«i;car leCbeval, TEléphant, etc.,
ont uoe compensation à la petitesse de Tes-
toaiac im la grandeur de Tintestin , de
même (fie le Têtard des Batraciens, et plus
totore, saoi doute , dans la force oigestive
de leur suc gastrique , ou d'autres qualités
MQ appréciées encore de leur estomac. La
«rao n'est pas tout, la structure apparente
v'tit pu la seule à considérer, et la struc-
teeadéeou moléculaire, lorsqu'on arrive
• «rf&ourrir par le microsco()e, ne rend pas
■(^'ssDiDsamment raison de tQus les phé^
,,^èDes Titaux, pas plus que de ceux qui
\]^*^eot aai agents impondérables en gé-
^s ûts préliminaires, étudions analy ti«- ^<defli et les phénomènes qui se passent restomac, et surtout les principes dont ^éppodent ; nous éclairerons ainsi, par Z bits, des théories plus ou moins oos« f^ 2^, et nous réduirons chacune à sa valeur y^'le.
^^Mwatiàief d'innervation. — L'importance u^iofluenee nervenseldflnspa Digestion est ^^Na démontrée par la constante distribu- !l^ de nerfs spéciaux , simples ou multi^ [^^B, ktout le canal iTftestioat, et plus spé- ?^emeDt h l'estomac : ce sont les nerfs déjà T;3;;^rés par Lyonnet pour La Chenille du saule, ^*^^:^t8 d*après divers Inseetes par Cuvior, et ^l Présentés par Audouin et M. Edwards, Autres les Crustacés, sous le nom de ^^, ^^ réeurreats, et plus généralement eu-
tKHSSONS, ETC. DIG 612
core étudiés sous le titre de nerfs stomalogastriques par Brandt ; ce sont, chez les Vertébrés, les ramifices des nerfs ganglionnaires, dont l'ensemble porte le nom de grand sympathique; et, pour Testomac en particulier, lé neiT de la hnitiAme paire, nerf vague ou pneumo-^astrique.
On sait peu de chose sur TinOuence du premier , parce qu'on n'a pu faire d'expériences valables ou Ton n'intéressAt les filets 3ui, des ganglions les plus voisins, se renent au tune digestif; le deuxième, au contraire, accessible au cou et dans la poitrine, a été soumis à de nombreuses expérimentations, et il en est résulté beaucoup d'incertitudes.Ainsi, plusieurs hommes distingués auraient reconnu anorexie (1) etapepsie (2) com^ plètes , soit en coupant (es neris au bas du cou, et ouvrant la trachée pour prévenir la suffocation ; soit en les coupant même audessous de la naissance du nerf laryngé inférieur (Barfivi , de Blainville, Dupuytren, Dupuy, etc.). Selon les uns, ce serait en raison seulement de la cessation de l'action nerveuse agissant chimiquement au point de pouvoir être remplacée par un courant galvanique (Wilson Philip); selon d'autres, ce serait seulement en arrêtant la sécrétion deahumeurs gastriques (Dumas, Brodie, Dupuy, Tiedemann). D'autres encore, et ceux-ci ont pour eux des expériences bien probantes, croient que la lésion des nerfs de la huitième paire ne fait que paralyser la fibre musculaire de l'estomac, et empêche le mélanee du suc çastrique avec les aliments, de sone qu'une irritation physique ou mécanique du nerf ou de la tunique charnue suflit pour suppléer k cette impuissance (Milne-Edw»d8, Vavasseur, Breschet). Mais d'autres observateurs non moins croyables assurent que ni l'appétit, ni la sécrétion gastrique, ni la chymification, ni même la chvlifieation, n'ont été altérés par la section ou fa ligature des nerfs susdits, pas plus du moins qu'ils n'auraient pu l'être par toute opération douloureuse, et que bien souvent même son influence a été absolument nulle (Broughton, Magendie, Lauret, Lassaigne, et Dupuy par résipiscence). Il nous parait que, dans l'apprécia-i tion de ces derniers faits , on n'a pas tenu assez de compte d'une des conditions générales de l'innervation , qui peut bien avoir dans le nerf pneumo-gastrique une applica-r tion moins rigoureuse que dans le grand sympathique, mais plus valable pourtant que dans tout autre nerf encéphalique : c'est la faculté d'agir, jusqu'à un certain point, comme centres nerveux, de réparer leurs pertes, de vivr$ indépendants; prérogative toiqours proportionnée , pour l'intensité* à une conductrioité moins facile, et elle l'est certainement moins ici que dans un nerf des sens ou des muscles. Cette manière d'envi*sager la question et d'expliquer les expé-
(i) De a priv., eioptfyç appétit, absence iP&ppétU^ qu il ne faut pas coDiondre avec le dégoût.
(2) De a piv., ité^cc, coeiion, Dige$tion^ propre* meut mauvatu Di§e$twn,
3 DIG KEPI
ences est mieui d'accord avec l'iinpornce bien connue de l'intervention de i^ent nerveux dans toutes les fonctions mcipales, fit avec le volume et la constance :s troncs nervcas qui viennent de nous «uper.
Ph^ominei chimico-vitaux. — Nous veins de voir que plusieurs physiologistes aient attribué à l'agent ncrveui une grande iluence sur la chyinirieatioQ , mais, d'après s théories bien diiTérenles, et dont pluiurs rentrent dans celles dont il va âlre lestiofl ci-après. Wilson Philip seul a eu dée que cet agent décomposait moléculaiment Is matière alimentaire, en l'attalant comme l'agent électrique; et dans les emières eipériences de Brescliet, Edv^ards Vavasseiir, tout en contestant au physio- $iste anglais que le contact réciproque des uts du nerf coupé, ou bien que le relafilisment de la continuité au moyen d'un fil ^tallique, eussent l'avantage réel de mainlir la continuité du courant nerveux; tout aOirmant qu'il n'y avait li qu'excitation icanique du bout inférieur, nos eompaoles admettaient implicitement sa théorie namique de la cbymification , que, par de uvelles expériences, les deux premiers de ! observateurs ont ensuite réfutée, comme us l'avons dit plus haut, et qui ne con- 've conséquemment plus aucun adhérent table. C'est du cAté de la dissolution chique, à l'aide d'une sorte de menstrue, de ictif particulier, que se sont portés les es- :ts , et il est facile de prouver , en effet, e les autres modes auxquels divers écriins ont donné la préférence ne doivent e considérés que r^imme accessoires, us traiterons plus loin de ce qui con- -ne la trituration gastrique, moyen évimmenl insufBsaot pour opérer une peritation chimique; ici nous dirons un mot la coction, de la fermentation, de la ma- ■ation , et nous nous arrêterons plus lonement sur la dissolution spécifique.
[<a chaleur aide assurément à la cbymifl- JOD comme à toutes les réactions chimies, et de lè vient que les animaux à sang lud digèrent plus promptement que ceux ang froid, et que ces derniers sont d'auit moins expeditifs que la température lérieure est plus basse ; mais un aliment it n'est pas un aliment digéré, taur la fermentation , elle nous parait ille; nous avons déjà donné à entendre e la salive en était le principal ferment, (demaanla regarde comme pouvant azoter masse alimentaire; c'est presque formuler Ire opinion. Toutefois, nous ne voyons dans te fermentation qu'une modification pré- 'atoire et non définitive, comme dans l'opiin de Montègre et de Sdiultz, qui ne trou- )t dans le suc gastrique qu une salive difiée par fermentation. Schuitz pense 9 la fermentation ou l'oxydation est la lie vraie théorie de la digestion; ce n'est I i la salive qu'il l'attribue, mais bien aux nents mêmes, et la salive sert, au conire, h la réfréner, en neutralisant l'aces-
cence spontanée de ces matières. 11 no» paraît que , d'après cela, l'absence de \it live ne devrait pas permettre udu Digesln régulière chez tant d'aDimaui que m avons vus manquer des glandes deslinte^j sa sécrétion , et nous ne voyons pis mquoi les aliments ne seraient pas di^ tout d'abord dans Is panse des Ruoiioiii^ Aussi la salive ne nous paralt-eile Hfi qu'auxiliaire et facile à suppléer quiDli)^; vertus dissolvantes, quant à la mi^nm qu'elle peut opérer, et même à Is feroifilstion.qu'elle peut décider dans les tmlitieorganiques. L'eau des boissons joue l!^^ ment le premier r6le, et quant au amm. les mucosités de la bouche, dt^ l'isoik' et de l'estomac, peuvent le remplir, pour^ surtout que leur sécrétion ait quelque tk^ de spécial. C'est ce qui parait eijiliijietl] destination du ventricule succeoluné î" oiseaux, dilatation de l'œsophage silsée^ bas que celle qui constitue le jatKii, d q-. est garnie d'une couche épaisse defruMilicules muqueux. Le jabot lui-œtojMrait fournir quelquefois une paral'fiii'li'frr, puisque, au dire de llunter, cheitetigniDi dont les œufs viennent d'éclore,»i»Pss s'épaississent et sécrètent une malitt! Wtescente dont ils nourrissent leurs Drti^'> mais le jabot est ordinairement ptusliD^ leux; il manque à beaucoup d'oisnui.i»
dis que le ventricule succenlurié«iui>f« jamais dans cette classe. On en irou'iD^ l'apparence chez quelques Mammif^'f Castor et le Muscardin, Passons maiotfUtJ i ce qui concerne la dissolution pnfRK* dite.
L'estomac proprement dit, sécr^f^ le plus grand nombre de physioli^JUiso liquide dissolvant propre à AèDiivs'--'aliments et à les changer en une pllti*' gène, grisâtre, acide et qu'on DoniiDt<i;Dt; c'est du moins ce qui résulte d'eif*»*^ multipliées faites par Réaumur, Sptli)ia>'' Tiedemaon etGmciiD, LeuretetLassa^'* autres sur les animaux vertébrés. ■ S* avons nous-méme, dit Dugès, irou'éd(i<^ ramollis et demi-dissous avec des ^ déjà pour ainsi dire liquéfiées, cbezdesUl' tiles (Couleuvres) et des poissons;»'' avons trouvé dans l'estomac d'une laF^
3ui ronge le crin, des tronçons de «Ufi"' uction animale en partie solides eaccre'^ en partie dif&uents; il en était de i|i^^ des débris de barbes de plumes dans '!^ mac des Kicins écrasés sous le micro^W' Nous avons vu, dans l'estomac des J^'''' et celui des Clepsines, à travers li *' transparence des tissus, le sang avaldpi<°' graduellement sa couleur rouge, si-' changer lentement en une matiefe W»" gène et grisâtre; les Vermisseaui in'S!»' des Hydres subissaient, d'une manière w^ moins facile à constater, une ailératioutuui' semblable et plus remarquable tncOK '^ raison de leur consistance naturelle. W^ une simple macération ou tioe di**'''^!
aqueuse ne produiraient pas de seœbW' ' clfels. » Les expérimentateurs cilfc i''"*"^
It5
DIG
POISSONS, ETC
DIG
ont vu aussi les os se dissoudre dans l'eslûoDic des Chiens el des oiseaux de proie ; Ik ont TU se dissoudre, se digérer des matières molles enfermées dans des tubes ou 4» sphères métalliques percées de trous et ifigérées de force, et se dissoudre de la cir* ooofèrence au centre; ils ont reconnu (Spaliuuani) qu'une proie volumineuse se dissolml, pour la portion contenue dans Testo- 1^, et non pour celle qui restait dans l'œ- <..«i|hage; preuve parlante que ce n'est ni * , m fenneotalion spontanée, ni par l'action 4e la saUfe, que la dissolution se fait. Il en ,ist qui, vomissant à volonté (Montègre, Gosse), ont pu suivre les progrès de la distûlotiOQ, et Von a pu quelquefois la constater aussi dans des cas rares où une ûstule una large faisait communique*' l'estomac avec rextérieur par une voie plus courte et plus dkede que la normale. La force dissol- Tanie du suc gastrique s'est montrée encore •près k mort en attaquant Testomac même ; c est du moins ainsi que Hunter a d'abord eif>Kqué cesper/bra^toiM spontanées à bords iDinoes et mucilagineux, qu'on a trouvées dans des cadavres de suppliciés ou d'autres hommes morts de maladies étrangères à VesUMBAc; non-seulement l'estomac, mais lafeme ïœsophaçB, le diaphragme et les au- ^^P«rtics vwsiDes et baignées par la matière bfunâlre el onctueuse que l'estomac WflfenMi/,pirtîcipaient à la corrosion. Plus récemment celle théorie a reçu la sanction, ^ de /'oôscrration, et de l'expérience faite e/ Tahée sur des animaux domestiques, des Lapios surtout, par Carswell.
Mais ce cpi est plus probant peut-être en
wvew de 1 action spéciale du suc çastriquo,
c est Jachjmification artificielle qu on a sou-
îcflt obtenue, en faisant baigner a une douce
coaJeor les substances alimentaires dans le
5WC gastrique obtenu soit par le vomisse-
®«ol Tolonlaire (1), soit par le moyen d'é-
poops attachées à des lils, et qu'on faisait
*^de force aux animaux mis en expé-
"jwe; ce Jiauide s'est montré assez géné-
rtteaent acide, et nous avons déjà dit que
«/ueiques expérimentateurs avaient cru cette
àchiiié produite par la fermentation , el non
fp Wrente à sa nature. Il faut convenir que
'3l>seoce d'un appareil sécréteur pour une
humeur aussi importante que le suppose la
^Worie de la dissolution primitive, est une
oljection fort spécieuse. Le suc gastrique,
ce dissolvant universel et puissant, n'aurait
pis même un appareil proaucteur aussi re-
oiarquable que la salive, les larmes. Peut-
*(re est-ce justement parce qu'il doit être
(iû dissolvant général, qu'il n'a point d'autre
t|)pareil sécréteur que les villosités de la
Q^embrane interne de Testomac (Leuret et
UssaigDe)t ou bien les follicules de la mem-
(1| En mettant les doigts dans la gorge (Spallanlaot), 00 en avalant de 1 air jusqu'à distension fortée de restomac (Gosse, Moniègre) : cette dernière Qoértikm consiste à exécuter, avec la poitrine et le «iphname, des mouvements dinspiraiion un peu loru, tout en fermant la glotte ; Pair pânètre alors vrcc bruit dans Teesophage.
brane muqueuse; peut-être doit-il varier selon les aliments introduits dans le viscère, et une glande se serait-elle moins prêtée à ces variations qu'un système plus simple.
Ces variations nous paraissent ressortir tant des investigations chimiques que de certaines probabilités rationnelles. Certains observateurs, Spallanzani, Tiedemann et Gmelin, Prout, Leuret et Lassaigne, y ont trouvé de l'acide muriatique, soit libre, soit combiné à de l'ammoniaque qu'on pourrait croire accidentellement développé (ij par un commencement de putréfaction, fait qui explique parfaitement les propriétés conservatrices et anti-putrides qu'on a remarquées dans cette humeur. D'autres chimistes y ont reconnu l'acide phosphorique (Macquart et Vauquelin); d'autres, l'acide lactique (Chevreul, Leuret et Lassaigne), identique peutêtre avec l'acide acétique, dont d autres y ont aussi constaté la présence (Tiedemann et Gmelin). Remarquons d'abord que plusieiu*s de ces acides ne sont pas de ceux que la fermentation spontanée développe, et qu'ainsi une théorie de la chymification serait au moins trop exclusive si elle s'en tenait à ce seul mode : concluons aussi que ceux qui de leurs observations personnelles ont déduit l'identité, l'uniformité constante du suc gastrique, et ont cherché à expli-
3uer néanmoins l'universalité de ses facultés issolvantes, se sont mis dans une position difficile et en contradiction avec les faits; qu'il parait déjà plus rationnel d'admettre avec Chaussier, Gosse et Dumas, que l'estomac est sollicité à la sécrétion d'un suc gastrique différent par la présence de telle ou telle substance alimentaire.
Ceci devient plus probable encore, quand on observe que, de l'aveu même des physiologistes exclusifs dont il a été parlé tout à l'heure, la nature du suc gastrique n'est pas la même dans les différetits estomacs des Ruminants. Tiedemann et Gmelin ont reconnu qu'il était alcalin dans la panse et le bonnet, acide dans le feuillet et la caillette. Ces observations ont été récemment répétées (Prévost et Le Royer), et l'avaient été antérieurement, du moins' en partie (Bru^natelli, etc.). On a trouvé aussi le suc gastrique alcalin dans le jabot des Insectes (Reugger).
On peut donc s'arrêter aux coigectures suivantes : l** que, même dans les estomacs simples, la sécrétion n'est point partout semblable , que Vantrum pylori , par exemple, sécrète un autre suc gastrique que le grand cul-de-sac ; 2" que, pour différents aliments,
(1) Spaliatizani ne paraissait pas croire accidentelle cette combinaison. Si l'on s*en rapporte à J. W. Arnold, le muriate d^ammoniaque dissout le mucus, rhuîle, la graisse et même fai fibrine. DV près les observations d*Eberle. de Mûller, les acides nydrochlorique et acétique très-étendus empruntent aux membranes de Testomac u<ie qualité dissolvante qulls n*ont pas seuls ; et aujourd'hui Schwann admet dans les sucs digestifs un principe particulier qu'il nommo pepsine ^ et qui dissout, selon lui, les matières qui résistent à Tactlon de la salive el des acides libres.
«7 IHG HEP1
tel Ou lel genre de sécrétion dominera ou se fera exclusivement, fait appuyé encore sur ce que Tiedemann et Gmelin ont trouvé de l'acidilé dans la panse et le bonnet du Veau de lait, au lieu de l'alcalinlle qu'on y remarque chez l'adulte après l'ingestion des sobslances herbacées, et que Tes mêmes espérimenlaleurs'Ont trouve encore l'acescence dans une Brebis nourrie d'avoine, observation également failepar Leuret et Lassaigne; 3* que, a forliori, chez des animaux aitTérents, le suc gastrique doit différer; et c'est ce qu'ont prouvé plusieurs des expériences de Réaumur et de Sftallanxani; ils ont vu que le suc gastrique des oiseaax carnivores ne dissolvait point les substances végétâtes, et réciproquement. Quelqnes exceptions produites par l'accoutumance ne renversent pas cette régie, et tout ce que nous avons dit de la spécialité des aliments pourrait élre reprocfuit id en faveur de la diversité des sucs gastriques : certes, ce n'est pas le même dissolvant qui peut attaqirer le crin, le itoit, la laine, l'épiderme, t'écaiHe et les substances cornées en général, dont se nourrissent di- »erses Teignes ; ni le lard, le suif, que mangent les Dermesles, tes Souris ; m le bois mort, le papier <fUe rongent diverses larves de Coléoptères ou ces Coléonlères mêmes ; ni le liège que mangent les Cloportes dans nos caves, ou la cire qui sert 8 la nourriture dune larve de Lépidoptère ; ou même las sues huileux, résineux (1), gommeux, sucrés, les produits gélatineux, albuminenx, fibrineui, etc., qui composent l'aliment d'espèces didférenies d'aiiimfiux, et qui, bien que susceptibles de dissolution ou de sus- P.enEioii dans l'eau ou dans les acides, n'en ont (Mt uioiM besoin de subir une élaboratien, une iransformatlon ; or, cette iransfor-
ILES. UG (g
Une dernière circonstance qui $<>nÉi bien prouver cette harmonie «pJciile, i^ que le suc gastrique n'agit qu'après li Kt4 sur les parois de l'estomac même qui \'tii crété. Trembley avait fort bien obserré^a l'Hydre qui engloutit quelqu'un de ses Imh avec sa proie ne l'altère point | »i ce p prouve davantage encore la spécialité, c'it: que l'Actinie, qui est avalée pariminJiti
filus grand di-la même espèce, résiste i« orces digestives, et est revoniie saioe > sauve (bicqiiemare), tandis que loui «utn animal serait digéré après avoir prinifitment perdu la viedans cetleprisOD dissolTufe Cette dernière circonstance, qu'on [M généraliser, semblerait indiqaerque l«at gastrique jouit d'une spi^citlcité tériW», non-seulement quant à son action sur aliment comme aliment, mais encore sarli if dv. la victime. Conslitueniil-il une s<irlr<l venin innocent ponr l'individu Ptiwurlcm autre individu de l'espèce, comoMileiM, à ce qu'on croft, de celui des SetpfW' Cette opinion ne paratt point dértisonn)!^ quand on rénéchit que les venin; le< iJi! actifs no sont qu'une salive sphiiiqiira>^ modifiée : voici les faits A l'flpNui, Qn'vt Naïdo soit saisie par une Hvore, t\lt m reste point immobile et paralrs^ tnUe*'^ tentacules, comme on l'a dit faute dte "bservation attentive; au contraire, rtif .*'»- Çile, se tord et parvient quelçwM i échapper à son ennemi : mais, ii» fo^a'^ lée, elle esl morte; et certei,!* « "f^ point & des armes mécaniques <)v'ai V"' attribuer Voeeiiion. L'estomao rrtmf 4« Herbivores « montré celle propriftfw'"* fère dans les expériences rccenIMiltFI"*' rens : Des animaux à sang fmid, i "«^^^ par conséquent, une Grenouille, un Uw''*'
matiofl ne saurait reconnaître pour toutes le uu Limaçon, n'ont survécu quequelqmyf
Oléine mécanisme, puisqu'il s'agit de réduire condes à leuriutroductiondanslap"!'»'!'"'
h l'homogénéité dea substances aussi hétéro- Ruminant, ouverte 6 cet effet. Dupi*""»
gènes. Quand on voit chez les Omnivores, gros Coléoptère introduit Je force î«f "»
l'hoinHie en particulier, l'estomac démêler, écoliers dans le gosier d'une (irenouilie. l'
ns aliments d'avec les tourmenter quelques insUnls par l«""f:
18 altération, et cela vements de ses pattes épineuses; œiis'
dus, iteul-on dire que peine arrivé dans l'estomac, il *«" ■J"'"'^'
;oujour8 identique, et nile et privé de vie. Sans doute, I» i!""^^'
)t général T Si, dans le du milieu rend la privation d'air plus F?'"!"
B agissait uniquement leinent mortelle, et cette privitimt fl»if«
ivrait-d pas dissoudre d'autant plus complète que la '"'""tl!.
chaux que la gélatine comme emmaillottée dans l'estoMc w-
yés par l'animal! Et tracté, et enduite de mucosités qui i«™«";
(tance saline qu'on re- ses pores et ses stigmates; ou If"
réments, et qui leur ~'"' - ■ - ■ ^- ""
', leur sécbaresse ca-
au contraire, ont été carboné et sulfuré jChe, - -.
isaoudre dans Testa- Tiedemannet Gmelm, Leuret et wisMiP^.
éclioires peu broyan- mais quelquefois on y trouve un pw*,"' '.
t»pall«Dzani), de Ser- -'" ■ '- ■ ■ '■'-' ->«'
I paratt vrai de dire i^iâcateur n'est pas 1 en rapport avec les
n'est environnée que de ga» .""".jS râbles, d'acide carbonique, ^^tP'^Z carboné et sulfuré (Chevreui et "«««'1 :
pfihyi>'eampa,Ai Spliins Il Tinta decuriella munge ■il, dont elle ae rabrinne Ddwl).
„ , et l'inslantaiiéitédalamortn^'^ d'ailleurs en rapport avec une wuse x ment asph^iianto. Tous les esiomws," :^ vrai, ne jouiraient sans doute pas ° .^ même prérogative ; et, en effet, P^L^.
Carnivores mémo, nous en Toyon» tw»'"rf qui égorgent, étranglent, «oi'«^; ' w |iroi^ ou lui brisent le crSne à i b""^' ^^ qui du moins lui donnent, au i'»»*» '
zi^
DIG
POISSONS, ETC
DIG
cmp 4» deitl fatal ; la plupart mAme semiletQt doués d*un instinct merveilleux pour in>«^«r te point le plus vulf^rable, ou la fÊShifè 4out la lésion doit devenir plus (OMiDteiiient mortelle.
iMoménei wmsculaires. — Tout n'est frint âûmique dans la Digestion de Testo- Mc ; il faut, chez eeriains animaux, qu'elle mHiKii k Vabsence d'organes propres à la HDlicatioa : chez tous, il faut que le chyme •QilpCHissé plus loin ; pour quelaues-uns il tel» soit à l'état normil, soit à létat maladif que le contenu de l'estomac remonte au csBlraire vers la bouche : voilà donc trois actions disiinctes à examiner, et dans le&qudles U fibre musculaire joue évidemment Vt moc^ rdie. *
X \a pUiftart des oiseaux ont au bas du coa vie dilatation de l'oesophage sans cban- Çemefit noUble dans ses tuniques ; c'est le ja^oà ks graines, la chair même, quand «Uc est avalée, non en une seule masse mé* <iiocf« Rapaces nocturnes ), mais par lamâieaux ei en grande q^uaolité (tlapaccs diurnes }, léjouraent plusieurs heures, plusieurs ^Qurs peuL-èire comme dans un réservoir, vrar Hre soumises, portions par portions, à Vidm à«& autres organes digestifs : un peu pltt»baa»dMs\awHtrine, l'œsophage éprouve une oouTeliediiaiation nommée ventricule ntcfenimé (m glanduleux, ci raison du oomfef» et de h grosseur de ses follicules iDtffueui;/à,les aliments sont ramollis et Miis fiâos Bfl commencement de fermentatioû. Ils fiassent enfin dans le gésier, estomac «aixiforme et à parois assez minces, quoique auscufettses chez les oiseaux Carnivores, wis épaisses chez les Granivores et les In- ^f^ores (1), garni d'un double muscle n/ûnflé attaché à une double aponévrose, et •apK*éduoépaisépiderme,sortedecuirinor- ^wqwàûbres verticales. Bans ce gésier, H trôareat souvent de petites pierres qui ai- ^i son action triturante. Cette action est «fcftifemenl éner^^ique ; elle a pu, dit-on, /Hrfrériser des boules de cristal, émousser ^liçuiiles, des fragments de verre, aplatir 1^ mes métalliques (Spallanzani) ; à plus «rte raison pourra-i-elle moudre des graines ijà ramollies.
^'oili des faits <(ui avaient paru suffisants (qoaat à ceux qui étaient connus alors) pour bire npporiev à la trituration tous les actes ^tiis, mais qui prouvent au contraire ^^ Ci n'est qu'un supplément d'action exigé Ht les aliments les moins fermentescibles '^^élaux), et dans les cas où l'appareil mas- ^tateur externe (mAchoire) est fort imparfait
(1) il y a une sorte de gésier ehex le Pangolin, 't^muifere qui ne vit que de FourroU, elles j sont ^\ecs avec «lu sable (Duvernov). Les Tatous, les '^tttftnilicrs, rOryetérope , dont la nourriture esta {^Jî>rès pareille, ont I estomac très-musculeux, se-
*ii Duvemoy, Tiedemann etGmelin. Parmi les pois- HkM, OB peut citer les Muges comme ayant an vrai ^**tâer; ce sont des poissons qui saas doute vivent '^v ires-peiili Crustaeés marins, car ils sont presque ^>3iis dents et leur œsophage est fort rétréci (Cu-
pu tout à fait nul, demême aue nous l'avons vu quelquefois aide ou suppléé par des dents palatines, linguales, pharyngiennes et même œsophagiennes. Chez l'homme et chez les Mammifères en général, l'action musculaire de l'estomac est trop faible pour avoir une action triturante»
2* Dans les animaux à estomac membraneux, ses mouvements ne servent qu*à malaxer la pâte alimentaire, à favoriser ainsi son mélange avec le suc gastrique, à en mettre successivement toutes les portions en contact avec les parois du viscère, et enfin à les chasser dans l'intestin. Ces mouvements sont ceux qu'on nomme péristaltiques. Ce mouvement ondulatoire a été observé nonseulement dans l'estomac et les intestins d'animaux de diverses classes, mais encore, et même d'une manière plus constante au moins , chez les Mammifères dans le tiers inférieur de l'œsophage, oCi il consiste en alternatives de contraction et de relâchement. Hagendie, qui l'a le premier observé, assure qu'il continue encore après la section de la huitième paire de nerfs.
3° Le mouvement anti - péristaltique est celui par lequel l'ondulation se fait en sens inverse du précédent, et renvoie vers la bouche le contenu de l'estomac. Cette mar* che rétrograde est toujours morbide cliez rhomme; elle est normale chez un assez grand nombre d'animaux dans des circonstances particulières : dans le premier cas, c'est ce qu'on nomme vomissemerUj dans le deuxième c'est la régurgitection, et on l'appelle rumination, quand le produit de ce regorgtjnient doit êlre avalé de nouveau après une mastication nouvelle Magendie^ en substituant une vessie remlie de liquide à l'estomac d'un Chien dans es veines duquel il infusait une solution de tartre stibié, a prouvé que l'acte du vomtsfctnent eSt dû, en majeure partie, aux contractions des muscles abdominaux. A cet effet, la vessie était mise en communication avec l'œsophage par un tube convenablement fixé, et les parois abdominales incisées pour introduire cet appareil dans le ventre, étaient convenablement recousues. Les conclusions de ce savant physiologiste, confirmées par Piedagnel, avaient été attaquées, comme trop exclusives encore, par Bourdon,
3ui vent qu'on accorde davantage à l'action e l'estomac, se fondant sur des faits pathologiques et sur ce que, dans les expénences la vessie ne se vide le plus souvent que d'une manière incomplète. On ne peut aisconvenir, en effet, de Taction du viscère dans ce mouvement d'expulsion ; mais il paraît insuffisant pour le produire à lui seul, puisque, le ventre étant ouvert, le vomissement ne peut avoir lieu ou bien n'a lieu qu'en parfie ( Maingaut) \ encore cet effet est-il attribué alors par certains expérimentateurs (Legallois, Béclard ), aux contractions de l'œsophage cl non à celles de reslomac. :. Les ruptures que l'on rencontre quelquefois * à l'estomac da Cheval, à la suite de violents efforts de vomissements rendus inutiles par
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