‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 3)Chapitre 63 sur 204 · DI · texte numérisé non relu

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la contracture élastique de la partie inférieure de son œsophage (1), prouvent pourtant en faveur de la théorie qui altribue, sinon tout, au moins beaucoup à Testomac.

Le vomissement anormal D*est point rare chez le Chai, le Chien, qui ont avalé des substances indigestes et irritantes, soit par leur forme (arêtes de poisson), soit par leur nature réftactaire aux rorces digestives (feuilles de grameo ). On dit aussi qu^ le Cabliau peut non-seulement vomir à volonté, mais même renverser son estomac pour le laver dnns les eaux marines ; ce fait fort douteux peut avoir été accrédité par une erreur du môme genre, celle qui attribue à certains poissons le pouvoir de rejeter ainsi leur estomac pour le laver dans les eaux marines lorsqu'un hameçon y a pénétré avec un appât goulûment avalé; il est à croire qu'alors ce viscère ne fait que céder, en se renversant, aux tractions exercées sur lui par la ligne et auxquelles le poisson ajoute encore par ses efforts pour s'éloigner. One expulsion non moins involontaire est celle de l'intestin des Holothuries, chassé parleur bouche plus ou moins lacérée, quand elles se contractent violemment sous l'irritation du contact de la main du pécheur. Les Scyllares sont dans le mé(ne cas, au dire de Duvernoy, qui en a trouvé huit sur dix dans cet état; enfin, les Echinorrhynques en font quelquefois autant.

Quant à la régurgitation normale, nous en avons des exemples dans les oiseaux de proie qui, avalant les Souris, les oiseaux entiers ou par lambeaux considérables, en rejettent quelques heures après les plumes, les poils, les principaux os roulés en peloton ; aussi en trouve-t-on un çrand nombre dans les lieux de leur retraite habituelle, les fentes de rocher, les vieux édifices. Ceux d'entre eux qui dévorant des animaux de pi us grande taille, les Vautours, l'Aigle môme, arrachent les plumes les plus grandes de leur prise et en abandonnent toute la peau et le suuelette, déchiquetant, rongeant pour ainsi dire les chairs renfermées entre Tune et l'autre (Kolb(% Spallanzani).

Mais une régurgitation plus normale encore, plus essenliellement fonctionnelle du moins, c'est celle du miel que les Abeilles ont conservé dans leur jabot, et qui y a subi une concentration, sinon une élaboration spéciale ; car c'est plus loin que la digestion s opère, et l'on ne trouve guère que du pollen dans le duodénum. D'autres Insectes dégorgent aussi le contenu de leur estomac, mais dans des vues toutes différentes: ainsi, beaucoup de Chenilles rendent par la bouche» lorsqu'on les saisit, une humeur verte qui n'est que du ch vme ou du suc des feuilles déjà dissoutes dont elles font leur nour-

(l)Levoroissenient n^est pas moins difOcile chez les Ruminanis; Flourens Tatiribue ^ ce que c'est la caillette seule qui éprouve Tinfluence de Téinéiique ei qui se soulève avec des efforts sympathiques lors d*aiie irritation directe. Ces expériences sont favorables à la théorie qui place daus Teslomac môme la source des phénomènes du vomissement.

riture ; elles cherchent ainsi à s'éloigMc; dégoûter l'ennemi. II en est de même i plusieurs Orthoptères, les Sauterelles,!} quets et Grillons. La matière brune ou ta qu'ils vomissent se retrouve dans les a cums larges et multiples qui avoisioentla gésier: neut-étre n'aamettent-ils que la u tie la plus fluide ou déjà fluidifiée des be bes, et sont-ils destinés à l'élaborer a«« qu'elle passe dans le reste de l'inteslio.Qh qu'il en soi^ cette séparation des maHin alimentaires dans certaines pocbesàparli la régurgitation dont ces poches paraiss^n être le point de départ, font un passage toif naturel de la régurgitation simple à la n» fuUion.

Un ordre entier de Mammifères a reçin nom qui rappelle que cette action leoreft commune à tous, et qu'elle est exdosmi leur groupe. En effet, on la soupçonne plo* tdt qu'on ne l'admet chez lesParesseui,^ rien ne justifie l'ancienne idée, rajeunie jv Camper, que le Lièvre est dans le mése cas. Une organisation intérieure spédalf est indispensable à l'exécutioa de cetici^ physiolo^que : quatre cavités gaslriijttf bien distinctes, ou du moins, trois prioat»* les, y jouent chacun un rôle paraculm.

1* Une grande poche membraneuse, sorte dt jabot pi us ou moins lobé, hérissée iolérieurement de papilles ou villosités plateseisfiumiformes, la pame^ reçoit les aliments gro5« sièrement triturés, les ramollit parinaoération et sans doute par un commcmenlde fermentation dans la salive. U*««"^i*P* pendice de la panse, est «arni wtorement de replis cannelés et demelésw«Mû^ ensemble des mailles polygones, lell«V^ en voit chez des poissons privés de Wwtre organe sécréteur de la mucosité inl«w»nale, et qui peut en conséquence reprts« ter peut-être le ventricule succenlune»

oiseaui, en ce qu'il ajoute aui ^^^^^^ ferment de plus et les ramollit d«^*"x; aussi le trouve-t-on ordinairement iBJott». sinon rempli de liquides (Flourens) (l).«^ benton et autres l'ont cru destiné à mm les pelotes alimentaires qui doivent rcm«r ter dans l'œsophage, en pénétrant da^ " demi-^anal contractile qui en «s^^»^" ,^ tion et qui s'ouvre par une large lenw ^"; raie dans la panse et le bonnet à '«i^^ mais Flourens, qui a étudié depuis lous^^^ phénomènes avec beaucoup de ^}^' ^ que ce sont les bords du dettii-c^^ai ^ qui saisissent, pour ainsi dire, "^^ ?,Çv et le bonnet une pelote beaucoup R"' r tite que la cavité de ce dernier ; par *» traction qui le ferme et le racçourçu,^ mi-canal arrondit, réduit en bol aP" j, saisie, et la force à remonter iusqu«^ bouche. Là, elle est soumise a une uw-^ tion nouvelle, dont on voit ^^us 1*5* Jj^j ,0 animaux sérieusement occupes peu

(1) TIedemann

dire**?

pense qu'il peol K^fjJpjriieH ment et sans rominalion dans le '«'î'",V-,hi 40^ plus fluidifiée ^es aliments qui n «>«* *" seule -iirasticatioii.

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0 complet. On peut voir» chez certains, l^^îre par exemple, les boules alimen- ^ remonter le long du cou avec une ^«vitesse. Divisés, insalivés de nou- 41^ presque iiqué6és, les aliments redestdans Toesophage, en traversent la I fendue, sans forcer, comme la prefois, par leur dureté et leur volume, \)(Kdsk s'écarter; ils ne tombent donc dans la panse et le bonnet, mais dans "(et où ce demi-canal se termine. Le , ainsi nommé à cause de la largeur àocmbre des replis parallèles qu'on y élaî>ore la matière par de nouveaux mépn raisondes nombreux follicules dont «urbee est garnie; puis la pousse dans ra/(caf, sac conique , allongé, intérieuttnu plissé, où la chymiBcation s'achève. ChenioDS maintenant à nous rendre rai- ' «mdeces phénomènes un peu complexes, rie ko convenance et de leurs causes. Les •limeots souvent secs et ligneux dont les Rnùaints se nourrissent, se broient diffici tonKOt, incomplètement ; la mastication s'en •père avec bien plus de perfection quand ils Mt été ramollis et ont fermenté dans les deux premiers estomacs : cette fermentation lie uunil Mre révoquée en doute ; car, de même qae ibAs l'estomac de l'homme, l'acidificalioQ du chpe est quelquefois portée âu delà des liiDUes convenables et donne des égmtn, de même chez les Ruminants la iermeotofron peut aller au point de dégager des gaz si abondants qu'ils distendent émmément la panse, et peuvent causer l'as- ]^rne ou nécessiter une ponction. Tiedemno eC Gmelin ont trouvé dans cet estomac <k l'hydrogène sulfuré dans les digestions ofdmaires. Le même gaz, joint à Thydrogène «dwié et à lacide carbonique, a été recoQDQ dans les cas de météorisation par Freœj H Lemeyron. Voilà donc le but connu, Titilité démontrée; mais quelles sont les cnscs du phénomène ? Au premier rang •ïdoote, (le même que pour les régurgi- ^liNtt dont nous avons parlé précédemment, ■fcil pjcer l'action de la volonté ou du ■*isae l'instinct. Quant aux motifs orga- ■Moes et accidentels qui déterminent l'ins- .^ou la volonté dans le cas qui nous oc- ■l^'Pe. ce sont, d'une part, la petitesse de l'ouij^urepar laquelle l'œsophage se termine Jf j?3 le feuillet, comparée à la grandeur de gA^Dte par laquelle il s'ouvre latéralement P^s la panse et le bonnet ; et, d'autre part, Jj^osibilité de la première de ces oïlvertu- ^> qui, de même que celle du pylore des .^res animaux, se convulsé au contact de ?^^^rtances trop crues, c'est-à-dire trop gros- '!^ Yfs, trop peu modifiées encore. Cette sen- ^ilité, dont on a peut-être abusé dans la r<ïs\ologie de l'homme, en lui supposant ^^ préférences et presque des caprices par ^P merveilleux, n'est pas aussi arbitraire- D^«nt supposée ici qu'on pourrait le croire; '*9Di(o[Qie même peut en rendre raison : en ^'^Ja membrane muqueuse est mince et '^"e dans le demi-canal œsophagien qui ^^uit au feuillet, tandis que sur ses bords

elle est ()lu$ épaisse (Duvernoy) et probablement moins sensible. Cette memorane est bien moins sensible encore dans l'intérieur des trois premiers estomacs, où elle est revêtue d*un épiderme dur et doublé d'un corps muqueux fort épais (Flourens) ; disposition qui en émousse nécessairement beaucoup la sensibilité et à laquelle la caillette seule fait exception.

§ 2. Digestion duodéno'iléale ou ehylification.

Jetons d'abord un coup d'œil sur les diverses parties qui entrent dans la constitution de Vappareit chyli/icateur^ et sur leurs fonctions particulières isolément étudiées; nous arriverons ainsi, avec plus de moyens d'explication, à la théorie de la ehylification considérée dans son ensemble.

V intestin grêle^ où s'opère cette partie de la digestion, est, chez les vertébrés, cette portion du tube digestif que limitent le pylore d'une part, le cœcum de l'autre. Dans ces deux points se trouve un rétrécissement contractile mal à propos nommé valvule , mais qui n'en a pas moins pour usage de s'opposer à la rétrocession des matières qui ont iranchi l'ouverture ; tel nous paraît 1 usage même du pylore, autant pour le moins que celui qu'on assigne à cette partie de I estomac, savoir: de n'en laisser sortir que des matières chymifiées. La division en intestins grêles et Rros est la seule rationnelle dans les Vertébrés ; les autres subdivisions sont arbitraires, et ne sont guère bien applicables qu'à l'anatomie humaine. Le duodénum, qui constitue la première portion de l'intestin grêle, mériterait seul d'être considéré à part, en raison de Tinsertion des canaux biliaires et pancréatiques qu'il reçoit.

En général, on peut dire que l'intestin grêle (y compris le duodénum) constitue la plus grande longueur du tube digestif; il n'est donc pas ici hors de propos de dire un mot de cette longueur considérée même dans l'ensemble, quant à ses significations physiologiques. C'est une remarque devenue presque vulsaire que celle de la prédominance de longueur chez les Herbivores, comparée aux Carnivores. Comparez l'intestin roulé en spirale dont les nombreux contours distendent le ventre globuleux du Tôtart herbivore (dix fois la longueur du tronc) à celui si court de la Grenouille insectivore (deux fois la longueur du tronc), et vous aurez de celte règle l'exemple le

[»lus frappant possible ; mettez en parallèle es courts intestins de la m^eure partie des poissons et des Reptiles avec ceux si longs de la Carpe, des Tortues et des Chélonés, vous vous confirmerez dans la certitude; opposez le Bœuf au Lévrier, et vous verrez que rénorme ventre du premier, l'abdomen exigu du second, ne peuvent contenir des viscères de la même capacité. Effectivement, ce n'est pas seulement de la longueur qu*il faut tenir compte, mais aussi de l'ampleur, ca)* les Chenil les ont le tube digestif fort court , pas plus long que le corps, mais il en xem-

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plit presaue toute l*épaisseur; il est énormément large eu égard à sa brièveté : au contraire , le Papillon a les intestins plus longs, contournés en circonvolutions, mais beaucoup plus grêles et en réalité infiniment moindres : aussi se nourrit-il de miel, substance bien plus nutritive sous un moindre volume que les feuilles dévorées par la chenille. Il en est de môme de la larve de TAbeille, dont Tintestin large et tout d'une venue reçoit une pâtée qui nécessite bien plus d'activité digestive que le miel .dont se nourrit, en partie du moins, l'adulte. Le cheval a un énorme cœcum qui semble destiné à suppléer à l'exéguité et à la simplicité de son estomac; le premier est au deuxième comme 18 esta 5 (Meckel) ; mais aussi letube digestif n'a que huit ou dix fois la lo))gueur du corps, tandis que celui du Bélier la multiplie par 27. La Taupe, les cétacés, ont les intestins fort longs quoique carnivores, mais ils sont aussi fort étroits , et, chose assez remarquable! il en est de môme des oiseaux piscivores.

Voii'à comment on peut faire rentrer dans la règle un certain nombre d'exceptions apparentes. Si l'Hyène a les intestins plus longs que beaucoup d'autres carnivores, on

f^eut expliquer par là sa prédilection pour es os, substances dont il n'est pas aussi facile d'extraire les principes nutritifs que des chairs. On pourrait aire la même chose pour les Fourmiliers, l'Echidné.

Si la structure des intestins peut ainsi inQuencer les goûts et déterminer le régime, il semblerait vice versa aue le régime peut aussi inQuer sur l'état aes intestins; car on a remaraué que, chez le Chat sauvage, ils sont plus courts que dans le Chat domestique oui mélange bien davantage sa nourriture fDaubenton) ; mais cela tient plutôt peut-être encere à la quantité qu'à la qualité des aliments. Les jeûnes aue subissent en hiver les animaux herbivores sauvages expliquent sans doute pourquoi le Buiïle aies intestins moins longs que le Taureau, le Lapin sauvage que le Lapin domesti(jue. La nécessité d'avaler une grande quantité de matières alimentaires, comme cause mécanique et comme cause finale, nous rend raison de l'extrême longueur des intestins, et surtout du duodénum, chez les insectes qui se nourrissent des excréments d'autres animaux, c'est-à-dire.de substances déjà dépouillées en grande partie de leurs principes nutritifs : aussi celui du Copris tunaris forme-t-il d'étonnantes circonvolutions (L. Dufour); on s'expliquerait moins aisément la brièveté aui s'observe chez le Muscardin, les Edentes et les Paresseux en particulier.

Les organes sécréteurs des Vertébrés^ que nous étudierons d'abord à part, se rapportent à trois produits principaux : le mucus, le suc pancréatique et la bile.

Le mucus joue certainement un rôle important dans la Digestion duodénale, à tel j>oiiît(ju'il semble pouvoir reuiplacv'r, sinon la bile, du ujoins 1 humeur pancréatique, au

témoignage même de Cuvier, qui remt que le pancréas est petit ou nul là où il] un grand développement de l'appareil »â teur du mucus^ comme dans l'AnguilleJ Cyprins; et nous verrons que le paod même se décompose , chez certains J maux, en organes sécréteurs de mucosiS du moins en apparence. Cependaol, m le même anatomiste, les unes et les ad de ces parties manqueraient à queij poissons, mais qui tous ont un foie toiui^ neux, comme le Bagre, le So^ho, pbiei^ Coffres, etc.

La mucosité, chez les Mammifères ^ évidemment sécrétée par des follicules |^ ou moins serrés et volumineux, dm ij duodénum , le gros intestin (glandes il| Brunner) petits et serrés en groupes oau minés à la convexité de T'iDtesliD ^ (glandes de Peyerj ; mais , indépendamfiKfl de ces sources principales, une séoràioo | certainement lieu à la surface géoéraledeii muqueuse qui, dans l'homme méine, olfrt une multitude de pores visibles à la but Ces petits trous, d après une cotomunim verbale de Windischmann, ont été reownus par Mûller, qui les regarde dui)jlliit^ ment comme absorbants ; Dugès oe peosr )as ainsi et se fonde : 1' sur la préseDût*k a mucosité partout et dans bien deseodroiis où il n'y a pas de follicules àppèmis; 2' sur ce que ces follicules mêmes ne sooi que des enfoncements de la mefflimé moqueuse, et qu'on les voit rm^lèiéi, àos beaucoup d'animaux, par des p\vsform*ai des cellules par leur anastofuose tétiSoriûe, comme dans le bonnet des Rufflinv^^i^^^ testin des Cyprins, de l'Anguille, elCM ou bi<n découpés en languettes, enl«mèr«i formant des villosilés fohacées (oiseaui. poissons, Reptiles). Que ces viliosités aiii aussi des usages relatifs è l'absorption» nott

n'allons pas à rencontre ; mais 1»*J, !^f ^ usages ne contredit pas l'autre, et dailW il s'agit ici plulôtde plis quede villosiléspn)prement dites. En etfet, chez rhoaitfle cd particulier, là où le mucus est plus essentiel et plus abondamment sécrété, w •"»• queuse offre des plis transversaux ?^"^^ et larges, semi-lunaires ou même circulaire ce sont les valvules conniventes. Ces puH moins prononcés dans les animaux P^ demment mentionnés, sont au contrajrei gitudinaux pour la plupart; J^ûs le gi^ intestin seulement ils affectent puwi « disposition transversale; Dïaisdansie <J dénum des Chondroptérygiens, pu diw portion d'intestin qui le suit ^^^f^^^^ ment (Duvernoy), les valvules codo^J^ j, sont représentées par un long et j*^ j'ii* contourné en vis comme la colunieiie coquille turbinée, et par cons^gtiem w

vite de l'intestin se trouve à la j^^yi^.. trécie et considérablement allongée en lo^

d'hélice. Cette valvule a ju^quà ci^"^^ tours dans le Squale pèlerm, e''^*;,| ^ grande encore dans l'Esturgeon ; «^^^^^^

enroulée , iavolvée sur son P'^^male comme un rouleau de papier, dans le i

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^^a, la Lamproie (Duvernoy) et même ' i^le glauque (Aapp).

^iifliriir pcmcréeUique y de même que le dont il vient a être question et par , elle est quelquefois lotalemeol sup- ,, parait remplir dans l'intestin des lions \ilas analogues encore à celles que live n^mplit dans la bouche et Testomac, celles de la bile ; car s'ils semblent supen certains cas par cette dernière, j«uous l'avons dit il n'y a qu'un ins- ,^eQ plus souvent par leur abondance tparaissent remplacer la salive, lorsqu'elle flulle ou peu copieuse, comme chez les uons» les oiseaux* Le mucus et l'humeur [rréatique sont donc essentiellement des ikeuts destinés à entretenir le travail . dij^ncité par la matière salivaire; cette ■'.JMopnité parait dépendre surlout de I9 . A naoïte quantilé d*albumine que contient rboioeur pancréatique , aveo quelque peu d« mè^èrt caséeuse ou caséiforme , d'après les eipàieiices de tiedemann et Gmelin, sur le Chieu, le Cheval et la Brebis, imitées de ctiJes que de Graaf a faites sur le premier de ces animaux. Les mêmes résultats A peu çrèsontété obtenus par Majj^er sur \t Chai, et par Magondie sur le Chien. Du resta, ce liqpilde \;araU être suiel à varier; /e plus sottTenl salé et alcalin, il a été trouvé ^ussi acesceûl par plusieurs des observateurs précédmmani nommés , eï Leuret et l^s^ùJipe disent n'y avoir trouvé (jue des irsces d'aîbtmine et des sels en petite proportion, ce qoi le rendrait à peu près mutile à la Digestion. Les uns et les autres Hnieot ce()endanl recueilli par des méthodes analogues, c'est-à-dire en introduisant uiitube dans le canal pancréatique, soit par *on orifice duodénal, soit par une ouverture wtiBcielle, et recevant le produit dans une ^ wleou mieux une bouteille de caoutchouc, ^' |tt»\ableiûent comprimée pour y faire le ^ » S**^* P^ aussi receuillir directement ceî- i «idiCbaldans une dilatation vésiculaire •' Jf '"'"fc'lc'^ent existe à son canal (Gr<iaf, ^^ J*W» de même que chez le Phoque (Tie-

■^jj,

qui semble vanir à Tappui de l'opinion

sus énoncée, (juant au rôle du suc pan-

ijue dans la digestion, celui d'un fer-

t [l], c'est la grosseur plus considérable

1^00 organe sécréteur chez les animaux

ifores que chez les carnivores, inoins

même dans le Chat sauvage que dans

bat domestique, dont les aliments habi

* s, souvent cuits et mêlés de substances

Claies, sont évidemment moins fermen-

. bibles.

X^u reste, l'analogie de produit et d'usage *^ble être bien établie encore entre les

l '^ } Tiedemann et Gmelîii disent qu*il petit servir

''^fiftrele cbyle pins assimilable en Tanimalisant,

^ Ricberaod appuie encore sur celle vue en le 2^^<éseBlaoi comme propre a azoler le cbyle cbei ^ aoimaai. herbivores, mais alors il deviendrait v^^^aiicmeul inutile aux carnivores. A quoi bon, '^^^tkiurs, azoler le cbyle, si c*est aux dépens du

" âToù le pancréas lire ses matériaux 7

glandes salivaires et le pancréas, par leur complète ressemblance en structure, chez la plupart des vertébrés. Comme elles, il. est formé de grains glanduleux fournissant chacun un petit canal, et de la réunion successive de ces petits canaux en rameaux et en branches résultent un, deux ou trois troncs (oiseaux) qui s'ouvrent dans le duodénum, où ils versent leur contenu, soit par des contractions pérista'tiques, comme Magendie l'assure, soit par l'eflfet des pressions environnantes dans les mouvements respiratoires, comme l'ont vu plusieurs auteurs, ou seulement sous l'inluence du vis a tergo. Chez les poissons, le pancréas commence à changer d'apparence; celui desSauales. peu volumineux, a encore l'aspect glanduleux, mais déj^, dans l'Esturgeon, la substance est divisée en locules assez larges et dont Hntérieur est rempli d'une humeur visqueuse; le Polyodon laisse reconnaître, dans ces locules, des cavités cœcales parallèlement accolées et ramiûées; dans les Scombres, l'Espadon, le bout de ces appendices est seul libre, flottant et ramifié ; la totalité de chacun de ces petits cœcums est libre chez une foule d'autres poissons, et c'est ce qu'on ap-

felle les appendices pyloriques qui, chez les nsectes, paraissent représentés par les vil- Iqsités extérieures du duodénum. Ces appendices offrent intérieurement, dans les poissons, le môme aspect souvent réticulé que le reste du canal intestinal, et il n*y en a pas chez la Carpe, dont le réseau larnelliforme est très-prononcé dans toute la longueur du tube digestif; il y a bien plus ; on trouvo parfois des aliments dans ces appendices, et ils s'y digèrent, selon Meckel : toutes circonstances bien propres à prouver cette identité d'usages, par laquelle nous avons commencé cet article, entre l'humeur pancréatique et le mucus intestinal.

La bile est une humeur générnlemenl amère et colorée en jaune, en verdâtrc, en brun, contenant des principes assez variés, du moins dans les animaux supérieurs (ij, qui seuls ont donné lieu à des travaux chimiques, mais toujours alcalescents. Outre la soude et les sels alcalins, on y trouve des matières crasses (cholestérines) et résineuses, qui "ont fait considérer comme un savon naturel, et la font même utiliser à ce titre dans l'industrie humaine ; et pourtant ïiedemann et Gmelin soutiennent qu'elle est sans action sur les corps gras. Son amertume

f)araît être due à une substance particulière, e picromel, peut-être elle-même composée do résine et de sucre (Gmelin, Braconnot). La bile des animaux carnivores, du Chien par exemple, dilTère peu, selon les chimistes, de celle des herbivores} cependant colle du Bœuf et de l'Eléphant laisse déposer plus abondamment la matière colorante jaune, au

Eoint qu'elle peut même obstruer les canaux iliaires et former des calculs dans la vési-

(1) Il n'y aurait pas moins de vingt-trois priRcipes différents dans celle du Bœuf, selon Tiedemaun et Gmelin.

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cule du fiel durant la vie, matière que Thénard, il est vrai, attribue à une décomposition du mucus. Il y aurait aussi moins de résine chez le Chien que chez le Bœuf, selon Gmelin ; la bile du Porc serait plus grasse et moins chargée de picromel, selon Thénard, et celle des oiseaux se montrerait plus albumineuse, moins alcaline que celle des Mammifères, et sans sucre : au contraire, celle de quelques poissons (Raie, Saumon) contiendrait beaucoup de sucre et peu de matière amère et de matière grasse ; d'autres poissons, d'après ce célèbre chimiste et d'après Gmelin, auraient au contraire une bile chargée de matière amère, de matière grasse et quelquefois d'albumine. Il n'est pas possible, jusqu'à présent, de mettre ces différences de composition en rapport avec des différences de fonctions, non plus que d'en tirer des conséquences sur le rôle que joue la bile dans la digestion : voici seulement ce qu'on en a dit d'une manière générale.

On l'a crue essentiellement destinée à saturer Tacidité du chyme et à précipiter le chvle (Wemer, Autenrielh, Cuvier), ou bien à' former de l'albumine par une combinaison du môme genre (Prout); mais Tiedemann et Gmelin assurent que l'albumine abondait tout autant dans le chyme ajprès qu'avant la ligature du canal biliaire; ils soutiennent encore que ce qu'on a pris pour du chyle, dans le duodénum, n'est que du mucus, et que l'on en trouve dans cet intestin chez les Chiens dont le canal cholédoque (1) est lié ou coupé, comme chez ceux qui l'ont entier. En conséquence, ils croient que la bile ne sert qu'à stimuler rintes.tin, à en augmenter les sécrétions et les contractions, en un mot, à agir comme un purgatif naturel, à diminuer aussi la putrescibilité du chyme, mais principalement à opérer la dépuration du sang eH lui enlevant des principes excrémentitiels dont plusieurs se trouvent effectivement en nature dans les excréments, surtout la matière colorante et la résine. Ces assertions ne manquent pas de quelque fondement, et la constipation, l'ictère général, la mauvaise odeur plus prononcée des matières fécales, qui suivent la rétention de la bile par suite d'un état maladif ou d'une expérience faite à dessein, appuient cette manière de voir ; mais de ce que la bile est excrémentitielle et exerce une utile stimulation sur le canal intestinal, il ne suit pas qu'elle ne serve en rien à la chylification. Les expériences même des savants dont nous parlons peuvent être invoquées contre leurs propres assertions; ils ont vu, comme Brodie, que « les vaisseaux lymphatiques de l'intestin grôle contenaient un liquide blanchâtre chez le Chien, dont le canal cholédoijue n'avait pas été lié, tandis que, chez celui qui avait subi l'opération, on y rencontra un liquide transparent et non blanc. » Brodie en concluait que ce n'était pas du chyle; eux nient cette conséquence, sous prétexte que la couleur blanche n'est pas caractéristique du chyle môme

(1) De xoH bile, et So^of, ^tit contient^ qui reçoit.

chez le Chien; mais alors en quoi diffère-t* il de la lymphie ? Des Chiens ont vécu, disent-ils, longtemps après la ligature du canal cholédoaue, ce qui prouve que le chyle, fluide réparateur, se formait encore ; mais eux-mêmes ont constaté, comme Brodie, que cette lisature devient bientôt nulle dans ses effets ; elle coupe le canal, et une substance plastiaue forme autour de la solution de continuité un nouveau canal qui remplace le premier dans ses fonctions ; eux-mêmes aussi ont observé un effet analogue après la ligature du canal pancréatique. Donc, la bile n'a pas sans doute l'exclusive importance que lui reconnaissent quelques physiologistes, mais elle aide puissamment à la chylification, de concert avec les humeurs dont il a été précédemment question. Jetons maintenant un coup d'œil sur le rôle particulier de chacune des pièces de l'appareil de la sécrétion biliaire des Vertébrés.

!• Tous les Vertébrés, à part la Lamproie, le Myxine glutineux (Retzius), les Heptatrèmes (Millier), ont un organe qu'on ne retrouve plus dans les sous-règnes suivants : c'est la rate. Le volume de la rate est généralement proportionnel à celui du foie : elle est plus grande, par conséquent, comme ce dernier, dans les Carnivores que dans les Herbivores; comme lui, plus que lui-même, elle est imprégnée de sang. Les cellules, dont elle est remplie, communiquent avec do grosses veines qui y laissent épancher le sang, et ce liquide y prend plus de consistance (Andral, Cruveilhier, Duvernoy). On s'accorde, en conséquence, à regarder cet organe comme un viscère préparatoire, modifiant le sang qui y est abondamment épanché, et l'envoyant, déjà élaboré, au foie qui doit en extraire la bile. C'est surtout durant la digestion qu'elle semble se débarrasser du sang qui y est en stagnation pendant la vacuité de 1 estomac : on assure du moins l'avoir trouvée communément gonflée dans ce dernier cas, très-réduire dans le cas contraire, en raison de l'élasticité considérable du feutrage fibreux qui s'entremêle à sa substance caverneuse.

Les expériences de Leuret et Lassaigne tendraient, au contraire, à établir que la rate ne se gonfle et ne devient foncée en couleur que durant la chylification, tandis qu'on la trouverait peu volumineuse et d'un rouge plus clMir pendant l'abstinence ; mais ces exDériences sont trop peu nombreuses pour infirmer les faits généralement admis ; et d'ailleurs, bien que leur théorie soit peu satisfaisante, ces observateurs tombent d accord avec la plupart des physiologistes, quant aux usages du sang contenu dans la rate.

Chaussier n'a voulu voir dans la rate (][u'undiverticule ou réservoir du sang dont 1 estomac a besoin pour fournir le suc gastrique ; cette opinion nous parait peu digne de la sagacité de son auteur ; car la dilatation de 1 estomac, son orgasme dans la di- (;estion, suffisent assurément pour y appeler a quantité de sang nécessaire sans qu'il

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POISSONS, ETC

i bc^^^ ^*^^ résenroir rempli à l'avance ; il i^i^tJlité de ce réservoir consiste dans tt Aat'<H^tion préalable, c'est pour le foie A m^e la rate travaille, et non pour Tesqui n'en reçoit aucune veine. Vouait ne voir, dans la déplétion de la qu'on pur effet de dérivation, c'est ^aufoieplus qu'à Festomac qu'il fau- |b rapporter, et par la veine-porte qu'il --=' en concevoir l'exécution. Cette véprouvée de la manière la plus posiles conséquences de la ligature de porte, opération qui, selon Leuret ligne, engorge la rate au point de r peut-être son volume, et qui supselon Malpighi, la sécrétion de la

CMto opinion, que la rate prépare le sang fcUonner la bile, serait plus compléti«sUfiée et ne laisserait même plus doQte, si le sang de la veine-porte, dC «d pirticulier celui de la veine splénique, avaient des qualités spéciales, si l'on y trouvai! om teinte plus noire, une saveur plus ïiOMére^ une plos grande proportion de ma- Liâtres huileuses que dans tout autre sang X ^\neui, amsi que l'ont déclaré Fourcroy , lA«dLe\,StMi,elplus anciennement Glissou et Fanlom;mais ces assertions ont été repoussées par un nombre non moins considérable dmemteaTS tout aussi capables iWafœus, Uinej, Stenon, Diemerbroèch, ^cfM), qé n'j ont vu aucune spécialité. Tledemaon elGmelin,peut-ôlre influencés par 'eur opiaion sur le peu d'importance de ta bUe, et pour ne pas faire concourir à sa ronuatioû un viscère de plus, ont donné h la rate une autre destination ; c'est une sorte lie pugijon lymphatique, un organe de i^mpfaose propre a favoriser l'hématose du chvie eoJui donnant de la fibrine et de la «uAière colorante; et, dans le fait, il en part,' ■tew^-OQ, de nombreux et volumineux "^y^^gi absorbants remplis de sérosité ygrftre, ce qui ne contredit en rien les *^Awocés précédemment.

,J''*blàUon de cet organe sur des Chiens Sfj^ jeté beaucoup de jour sur ses fonc- P*s, et doit porter à penser, en consé- '^ce, qu'elles sont réellement accessoires, ratoires. Malpighi attribuait à cette lion faite sur un Chien, une augmen- '^ de vivacité ; Dupuytren a trouvé qu'il Milait en résulter une voracité plus grande, ^^^lon ce que rapporte Breschet, une augr^tation de volume dans les glandes lym- '^iques.

i**' Le foie ne saurait prêter aux mêmes dou- S^j» puisqu'il donne naissance aux canaux JJ*|t^ires, et pourtant on peut bien lui ac- PXler quelque chose de plus aue le titre r^rgaoe sécréteur de la bile ; u sert sans *Vaie aussi à J'hématose comme dépurateur, |P^^me auxiliaire des organes respiratoires. ? "^^ut bien qu'il en soit ainsi chez le fœtus ^%it la bile ne sert point à la digestion, chez f^^uel une grande partie du sang traverse r ioie,etdont la respiration est si imparité comme nous le verrons ailleurs. On

[)eut encore observer avec Tiedemann, que es Reptiles, les poissons, les Mollusques, dont la respiration est aussi fort restreinte, ont un foie proportionnellement très-volumineux. La grande vascularité de cet organe, cette particularité qu'il reçoit du sang veineux en abondance pour le renvoyer, après élaboration, au cœur dont il est toujours voisin, autorisent cette conjecture, et ce n'est pas sans raison qu'on a dit qu'il recevait plus de sang, et qu'il avait un volume plus considérable aue ne le comportait la nécessité d'une sécrétion telle que celle dont il est chargé.

Toutefois ici il est impossible de rien préciser, si l'on s'en rapporte au dire des physiologistes ; car Valcarenghi, Haller, estiment la production de la bile chez l'homme à une once par heure ; Blanchi, au contraire, n'en compte que une ou deux onces en 24 heures ; de Graaf en a obtenu six gros en 8 heures sur un Chien ; Leuret et Lassaigne évaluent à deux onces celle que fournit le canal biliaire d*un Cheval dans l'espace d'un quart d'heure. Cette quantité au reste doit varier beaucoup, et l'on s'accorde à penser qu'elle est bien plus grande durant la Digestion qu'en tout autre moment ; alors nonseulement les canaux biliaires se contractent, mais encore la vésicule du fiel se resserre et se vide. Ces contractions ont été constatées sur les oiseaux par Magendie, par Tiedemann et son collaborateur, qui l'ont vue aussi sur le Chien, le Chat, la Brebis ; observation également faite par Leuret et Lassaigne sur le Cheval. Cette remarque est assez essentielle, en ce que la dissection ne laisse pas voir sensiblement de fibres charnues dans la vésicule du fiel,

3" Cette vésicule naanque totalement h quelques animaux, ce qui doit faire penser qu'elle n'est point d'une haute inaportance ; on remarquera pourtant, avec Duvernoy, qu'elle ne manque guère que dans les herbivores (Eléphant, Tapir, Daman, Rhinocéros, Solipèdes, Cerf, Chameau, Stellère, Cétacés, Perroquet, Coucou, Pintade , Gelinotte, Pigeon, Autruche). On la voit exister ou manquer chez des animaux bien voisins; elle existe chez le Porc-Epic et non chez l'Eréthison et le Coendou, chez TUnau et non chez l'Aï. On peut la considérer comme un renflement du canal hépatique ou d'un des canaux hépatiques, quand il y en a plusieurs qui marchent isolément vers l'intestin (plusieurs oiseaux), mais renflement très-allongé pour rordinaire,constituant un sac dont l'ouverture prolongée en canal (cystique) reçoit la bile par une rétrogression qui n'a lieuque hors le temps de la Digestion. Pendant la digestion, en effet, la vésicule se vide comme le canal cholédoque, suite de l'hépatique et du cystique réunis. La valvule en pas de vis de son col, connue d'ancienne date, ne fait pas, comme on l'a dit récemment, l'oflîce d'une vis d'Archimède, car elle ne tourne point ; mais

f)eut-être oppose-t-elle moins d'obstfifcles & 'entrée qu'à la sortie du liquide.

On a supposé que la bile pouvait arriver

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plus directement dans la fésicule, et l'existeoce des canaux hépato-cystiques, niée par la plupart des anatpmistes modernes, a été de nouveau admise, pour le Bœuf et la Brebis, par le célèbre Carus.

Quoi qu'il en soit à cet égard, une autre question se présente : La vésicule est-elle un simple réservoir, est-elle un organe modifîcateur ? Leuret et Lassaigne assurent que la bile hépatique ne diffère pas chimique-* ment fie la cystiaue (1), d'après leurs recherches sur le Cnien ; mais il est indubitable qu'il y a du moins à peu près constamment une différence dans l'intensité de la couleur et dans la consistance. Dans la plupart des Vertébrés la bile est verte dans la vésicule, ou bien d'un jaune verdâtre tirant sur le brun ; on Ta dit même bleue dans le Serpent à sonnettes ; elle est jaunâtre en général dans les canaux du foie ; on la trouve même blanche dans le foie de la Lotte, dont la vésicule est d'un vert trèsfoncé (Duvernoy).La bile se concentre donc, et peut-être elle éprouve une sorte de digestion dans la vésicule, dont les parois.sont aréolées, réticulées de plis disposi's en mailles comme dans l'intestin même de beaucoup de poissons, et plus en grand, dans le bonnet des Mammifères ruminants. Ses qiialités particulières doivent donc devenir plus prononcées, et quand on observe que cette poche ne manque à aucun carnivore, si ce n'est aux cétacés, on est porté à lui aciîorderàunhaut degré, comme Tiedemann et Gmeli'i, la propriété anli-seplique plutôt que des qualités dissolvantes.

Il nous reste encore un mot à dire sur les conséquences physiologiques qu'on a tirées du lieu où se fait l'insertion du canal cholédoque dans le duodénum. On a cru oue plus cette insertion se rapproctfait de 1 estomac, plus Tanimal était carnassier. Cuvier réfute cette assertion, s'appuyant surtout sur ce que les Rongeurs sont les aniînaux où ce rapprochement est le plus considérable, et que Téloignement est trèsgrand dans les oiseaux mêu^e carnassiers ; Duvernoy pense cependant que ce rapprochement peut fournir la mesure de la voracité entre des animaux appartenant à la même classe, comme si la stimulation causée par la bile excitait plus puissamment l'estomac ouand elle coule à son voisinage, et reproduisait ainsi plus souvent et plus vivement le sentiment de la faim. Remarquons à ce sujet que la voracité n'est pas moindre chez les Herbivores que chez les Carnivores ; que les premiers mangent communément davantage et supportent moins bien l'abstinence ; qu'il est conséquemment assez difticile d'établir sur ce sujet des règles un peu positives.

Après avoir ainsi étudié, partie par partie, et les organes chylificateurs et leurs actions particulières, donnons maintenant, en forme de résumé, quelques mots sur les faits prin-

(1) De wvtxç, véiicule, qui appariieni à la véiicuie biUëire.

cipaux et la théorie de la ehvlification ou chylose.

Le chyme acide sort de l'estomac, entre dans le duodénum et l'intestin grêle, dont il excite puissamment et les contractions et les sécrétions; le mucus y surabonde, les orifrces des canaux pancréatique et cholédoque se dilatent (Leuret et Lassaigne;, et tout cela mélangé au chyme le colore en jaune, le délaye, en fait disparaître l'acidité. C'est alors qu'on y aperçoit ces Qocons blancs, signalés par Mageudie comme étant du chyle précipité par suite de la combinaison des éléments susdits, mais qui ne seraient que de la mucosité sortie des follicules deBrunner» selon Tiedemann et Gmelin, qui les ont trouvés coagulables par les mêmes réactifs que le mucus. D*un autre côté, Leuret et Lassaigne assurent bien avoir reconnu le chyle dans la pâte que renferme le duodénum t mais c'est sous forme de globules visibles seulement au microscope : 11 en existerait déjà dans le chyme gastrique, et on pourrait le former dans dés Digestions artificielles, selon les mêmes observateurs. Aussi pensent-ils, et ils ne sont pas les seuls, que déjà l'absorption de cette humeur nourricière commence dans Testomac. Pendant la même opération la rate diminue de volume, au dire de la raajeur<î partie des observateurs, et à cela se bornent les faits sensibles dont nous avons à donner, aussi en résumé, la théorie»

La rate chasse vers le foie, par la veine* porte, le sang épaissi qui avait stagné dans ses cellules ; ce sang y est attiré par la grande activité sécrétoire qui s'établit dans ce dernier organe, par le vide qui se fait dans ses canaux en raison de l'écoulement de la bile, le tout par suite de la stimulation exercée par le chyme sur l'oriflce du canal cholédoque, et qui en excite les contractions. Cotte bile neutralise l'acidité du chyme, et probablement eu sépare le chyle préalablement dissous et combiné avec le reste; elle empêche toutefois la fermentation de passer à rétat putride ; elle la modère du moins, et peutêtre même achève-t-elle la dissolution de certains aliments réfraetaires au suc gastrique : c'est en particulier ce qui paraît résulter de certaines expériences deLeuret etLassaigne. La fermentation est au contraire renouvelée, entretenue par le mucus et le suc pancréatique, et de là viennent les gaz que, même dans l'intestin grêle, on voit se dégager de la pâte alimentaire (Schuyt, Majjendie). En même temps les contractions de l'intestin pressent cette pâte, en expriment vers la surface les [jarties les plus fluides et destinées à l'absorption, et poussent de plus en plus loin le résidu de plus en plus dépouille de ses principes alîbiles, jusqu'à ce qu'il arrive dans le ^ros intestin où il nous reste à en suivre la progression. Auparavant examinons une question importante et que les physiologistes ont rattachée ordinairement et bien mal à propos à la nutrition.

Nous verrons plus loin que divers organes contiennent des principes que les aliments semblent n'avoir pu leur fouroir, mais qui

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t'OlSSONS^ ETC.

^^^niTeDt dans le sang et dans le chyJe, nt 1^ eompositioD» quant aux substances qu'ils tiennent en dissolution, parait Dénie ; c'est donc dans Tacte de la Ui- ^ , de la chylôse en particulier, que l^trouTer la def de ce problème. Ces litigieux sont surtout Tazote, la \ le phosphore et le fer. Coutanceau, et quelques autres se sont évertués stt qu'ils devaient avoir été formés h corps même des animaux, dans leurs thjiDes ou leurs vaisseaux. Nous vede (aire entendre que ce serait plutôt In organes de*la Digestion ; mais ia dif^ a'eft resterait pas moins entière, et il convenir qu'elle ne peut être résolue qa*à Taide de quelques suppode nos connaissances chimiques.

VlAàAU, le phosphore dont la combinai- ^oil de si grandes masses dans le » é» animaux vertébrés, et donne au letle sa solidité chez les Herbivores se chez les Carnivores, se retrouvent Mm dans quelques substances végétales, les ^nioes brioeuses par exemple, mais en fort

Cite quantité, et j^ur les hçrbes, les feuil- , ou M peut queles j supposer ; mais reiii&rv\uez(\uede Irès-faibles âuantiiés sufllsent en Tusoii de Texcessive lenteur du travail de VassimilateQ et de la désassimilation dans les os. Oopeut faire la même réflexion quant au cêrboMte de chaux déposé dans les ^pilhs des «Mollusques, pour la jplupart «i>///eorseariroonées d'eau, qui contiennent <v se/ en dissolution. La diUiculté serait un peu plus grande peut-être pour le fer contenu <l«a$ le chyie et le sang, humeur perpétuel- Itmeot renouvelée ; mais on sait qu il y est en quantités minimes. Il n'y a pas d'ailleurs celic source d'introduction à 1 intérieur du corps pour des produits minéraux ; la respif»ttin nous lait continuellement ingurgiter y molutude d'atomes pulvérulents, dont Ï^WM jusqu'à présent n'a tenu compte, H qai peuvent bien entrer ici en considéra- "W. (to cite souvent l'expérience de Vau- ^fbû qui, dans les excréments d'une poule *< /» coque de ses œufs, trouva plus de \ "2"''^ que dans les graines dont on l'avait ; JJfï'me; mais l'expérience n'ayant duré que (ie jours n'est nullement concluante :

te cbaux devait être en partie un produit sécrétions gastro-intestinales et urinai- ; elle ne provenait donc pas toute des aliots, mais aussi des matières préalable- Dt contenues dans le tube digestif, et du qui était chargé de phosphate de chaux ^^nl l'expérience, et. qui pouvait en em- ^ FVinter encore au squelette. Quant à l'azote, ' P^uianceau lui-même convient qu'il en est 1^^ avec ia salive et les aliments, et la res- ^ dation pula?ouaire ou cutanée suffit ample- ?^nt aux besoins de l'économie sous ce rap- ^^4rt : d'ailleurs, les aliments végétaux même !^ renferment notablement, et tout récemment Boussingault a cherché à démontrer ^ %e les fourrages ont des qualités d'autant jMlua nutritives, qu'ils contiennent une plus rte proportion d'azote. Cette observation

concorderait avec les expériences de Magendie qui a vu périr, en moins de trois semai* nés, les chiens qu'il nourrissait exclusivement de matières non azotées (sucre, beurre, gomme), expériences, du reste, peu probantes en elles-mêmes, à cause du peu de convenance de ce régime avec la nature de ces animaux carnivores et de l'uniformité même des aliments donnés, qui suffit, selon W. Edwards, pour amoindrir et annihiler leurs propriétés nourrissantes.

£n résumé donc, il n'est pas rationnel ou du moins suffisamment nécessaire d'admettre que l'acte de la Digestion ou celui de la nutrition créent ou composent, de toutes pièces, des principes que la chimie moderne regarde comme élémentaires, et l'on a également réfuté les conséquences semblables tirées d'expériences insuffisantes tentées sur des végétaux, ou d'observations inexactes faites sur divers animaux. Les plantes peuvent vivre d'eau pure, pourvu que l'air ambiant leur fournisse l'acide carbonique nécessaire, et les sels qu'elles renferment ne sont point autres que ceux que leur fournissent le sol ou Tair qui les entoure ; dans des sables marins elles contiennent de la soude, dans un humus ordinaire de la potasse, dans de vieilles murailles du nilre : et au contraire, isolées [larfailement, elles ne contiennent d'autres sels que ceux qu'on aurait trouvés dans leurs graines (Lassaigne). Quant aux poissons conservés longues années dans l'eau pure, ils y trouvent en dissolution, et à la surface, sufusamment d'azote pour qu'on ne s'étonne pas de les en trouver pourvus, et sans doute, à la manière des végétaux, ils peuvent aussi décomposer de l'acide carbonique atmosphérique, et doivent d'ailleurs en exhaler moins que les autres animaux. Ajoutez à cela quelques détritus de matières organiques, c'en est assez pour entretenir une vie qui dépense si peu et une conservation simple et sans accroissement notable.

DIODON ATINGA, Lin., Lacép. (Diod.

punciatus. Cuv. ). Ce nom vient de deux mois grecs qui signifient que ces poissons, de l'ordre des Plectognates, famille des Gymno<lontes, n'ont que deux dents. — Les Diodons ont de très-grands rapports, dans leur conformation et dans Jours habitudes, avec les Tétrodons et les Ovoïdes ; mais ils en difl'èrent par la forme de leurs mâchoires, osseuses, dont chacune ne présente qu'une pièce; et de le vient le nom qu'on leur a donné, et qui désigne qu'ils n'ont que deux dents, l'une en haut, et l'autre en bas. Ils en diffèrent encore par la nature de leurs piquants beaucoup plus longs , beaucoup plus gros, beaucoup plus forts que ceux des Tétrodons les mieux armés. Ces piquants sont d'ailleurs très-mobiles, et répandus sur toute ia surface de la plupart des Diodons. Cette dissémination, ce nombre, cette mobilité, cette grandeur, ont fait regarder, avec raison, les ^Diodons comme les analogues des Porcs-Rpics et des Hérissons, dans la classe des poissons. La diversité de couleurs que montrent fré«

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