‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 3)Chapitre 64 sur 204 · DH · texte numérisé non relu

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quemment ces aiguillons a dû contribuer encore è ce rapprochement; et comme on a pu en faire un presque semblable entre les Cartilagineux que nous examinons et les Zoophytes que l'on a nommés Oursinâf on doit considérer la famille des Diodons comme formant un des principaux liens qui réunissent et attachent ensemble la classe des Quadrupèdes à mamelles, celles des Poissons et celle des Zooohytes.

Ce genre remarquable ne renferme qu'un petit nombre d'espèces ; mais le plus grand nombre des naturalistes en ont mal saisi les caractères distinctifs; et comme d'ailleurs elles sont presque toutes très-variables dans plusieurs points de leur conformation extérieure, une grande confusion a régné dans la détermination de ces espèces, dont on a très-souvent trop étendu ou resserré le nombre; et le même désordre s'est trouvé dans l'application que plusieurs auteurs ont faite aux espèces qu'ils avaient admises, des noms donnés aux Diodons, ou des descriptions de ces animaux déjà publiées.

Les piquants mobiles dont l'Atinga peut se hérisser sont très-forts, très-longs, et creux vers leur racine, variés de blanc et de noir, et divisés à leur base en trois pointes qui s'écartent, s'étendent, et vont s'attacher au-dessous des téguments de l'animal. Ils sont revêtus d'une membrane plus ou moins déliée, qui n'est qu'une continuation de la peau du Diodon. Cette membrane s'élève autour de l'aiguillon, jusqu'au-dessus de l'extrémité de ce piquant, ou iusqu'à une distance plus ou moins grande de la pointe de ce dard, qui le plus souvent perce cette membrane et paratt à découvert.

L'Atinga est brun ou bleuâtre sur le dos, et blanc sur le ventre ; ses nageoires sont quelquefois jaunes dans le milieu de leur surface ; et ces mêmes nageoires, ainsi que toute la partie supérieure du poisson, sont semées ae petites taches lenticulaires et noires, que l'on voit fréquemment répandues aussi sur le dessous de l'Atinga.

Ce cartilagineux vit au milieu des mers de rinde et de l'Amérique, voisines des tropiques, ainsi que dans les environs du cap de Bonne-Espérance. Il s'y nourrit de petits Poissons, de Cancres et d'animaux à coquille dont il brise aisément l'enveloppe dure par le moyen de ses fortes mâchoires. Il ne s'éloigne guère des côtes; et quoiqu'il ne parvienne qu'à la longueur de quinze pouces ou d'un pied et demi, il sait si bien, lorsqu'on l'attaque, se retourner en différents sens, exécuter des mouvements rapides, s*agiler, se couvrir de ses armes, en présenter la pointe, qu'il est très-ditiicile et même dangereux de le prendre. Aussi le poursuit-on doutant moins que sa chair est dure et peu savoureuse.

C*est principalement dans les moments où l'on veut le saisir, qu'il gonfle sa partie inférieure. Il a la faculté de l'enfler comme les Tétrodons et les Ovoïdes, quoique cependant il paraisse ne pouvoir [)h$ donner à cette portion de son corps un aussi grand

degré d'extension. Il augmente ainsi soon lume pour donner plus de force à sa rési tance, ou p<>ur s'élever et nager avec pli de facilité; il se grossit et se tuméfie parti culièrement, lorsqu'après l'avuir saisi, a cherche à le tenir un moment sm\i^ par sa nageoire dorsale ; mais , queitfi cause qui le contraigne à se bours(<{ fler, il détend souvent tout d'un coup i partie inférieure, et, faisant alors sté avec rapidité par l'ouverture de sa boticlK par celle de ses branchies, ou \m sonaoat le fluide contenu dans son intériour, ii pm duit un bruissement semblable àceluiqs font entendre les Balistes, les Ostracioositf les Tétrodons.

La vessie natatoire de l'Atinga estttifgrande, ainsi que celle des Tétrodons; et. d'après la nature de la membrane qui li compose, il paratt que, préjiarée coDor celle de VAcipenser Huso, elle doDuerat une colle supérieure par sa bonté ï ce que l'on pourrait obtenir de la Y^ok aérienne d'un très-grand nombre d'autm espèces de poissons.

Lorsqu'on a mangé de l'Atinga, noo^ lement on peut éprouver desaccidenlip)- Tes, si on a laissé dans rintérieur de c*^ animal quelques restes des aliments f^> préfère, et qui peuvent être très-malsaiiK pour rhomme, mais encore, suivant Pison, la vésicule du fiel de ce cartilagioeoi coùtient un poison si actif, que si e//eo^^«*

3uand on vide l'animal, ou (p'oo l'wtflie ans le corps du poisson, eBe produit sur ceux qui mangent de rAtinM\»«ïelsles

f)lus funestes : les sens sénwttsswli »i angue devient immobile, les membres se roidissenl; et, è moins qu'on ne sciW^P* tement secouru, une sueur froide ne précWe la mort que de quelques instants.

Au reste, si la vésicule du fiel, ooqnel<i« autre portion intérieure du corps de lAUn* ga, contient un venin dangereux, il nep point faire perdre la vie, en parfeoani jusqu'au sang des personnes blessées pr^ cartilagineux, et en y arrivant par le mojw des longs piquants dont la surface du poi*1 son est hérissée, ainsi que quelques Toy* geurs l'ont redouté. Ces piquants ne sr point creux jusqu'à leur extrémité; wf vite ne présente à IVxlérieur aucun onft par lequel le poison pût être versé ]u que dans la plaie; et 1 on ne découire*

cune communication entre • *"^^"^" ^L* aiguillons et quelque vésicule jiropre à «* tenir et à répandre un suc délétère D'autres ont des piquants courts, sur trois racines divergentes, tel est ^^ DON ORBE. Ce nom désigne la ^^[f^^.

que sphérique que présente ce cartilafft^ il ressemble d'autant plus à une bouie, ' tout lorsqu'il se tumétie, que ses nagw' sont très-courtes, et que, son ""^^H .. très-peu avancé, aucune grande proéûjïD*^ n'altère la rondeur de son enscmWe.^^^ quants dont sa surface est hérissée très-forts, mais ils sont p!"« .^"^7, moins niimbreux, è proportion du toi

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POISSONS, ETC

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