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ûuê latonia), d*uu blanc argeoté, anaelé de noir, à anneaux étroits et décroissant de largeur d'avant en arrière; deux bandelettes noires, étroites sur la tôte, se portant d'un œil à Tautre, et une bande plus large sur la nuque, anguleuse en avant, se lerniinant sur les côtés de la tête vers les angles de la gueule; sa longueur est de huit à dix pouces; sa grosseur dépasse à peine celle d'une plume d'Oie. On le trouve surtout au Cap de Bonne-Espérance.
L'ËLAPS DES DAMES {C. domicella, lacteusj hygeœ^ Iphisa), Voici un des plus jolis et dos plus doux Serpents; sa petitesse, ses proportions plus sveltes encore que celles de la plupart des autres espèces, srs mouvements agiles quoique modérés, ajoutent au plaisir avec lequel on considère le mélange de ses teintes. Il ne présente cependant que deux couleurs, un beau noir et un blanc assez pur; mais elles sont si agréablement contrastées ou réunies, et si animées par le luisant des écailles, que celle parure élégante et simple attire l'œil et charme d'autant plus les regards, qu'elle n'éblouit pas comme des couleurs plus riches et. plus éiilalantes. Des anneaux noirs traversent le dessus du corps et de la queue, et en interrompent la blancheur. Ces bandes transversales s'étendent Jusqu'aux plaques blanches qui revêtent le dessous du ventre ; leur largeur diminuée mesure qu'elles sont plus {)rès du dessous du corps, et la plupart vont se réunir sous le ventre à une raie noirâtre et longitudinale qui occupe le milieu des grandes plaques. Celte raie , ainsi que les bandes transversales , sont irrégulières et quelquefois un peu festonnées; mais celle irrégularité, bien loin de diminuer l'élégance de la parure do la Couleuvre des dames, en augmente la variété. Le dessus de la petite tôle de ce Serf^ent présente un mélange gracieux de noir et de blanc, où cependant le noir domine; les yeux sont très-petits, mais animés par la couleur noire qui les entoure.
Comme plusieurs autres Serpents, celui des dames est très-familier ; il ne s'enfuit
f)as, et même il n'éprouve aucune crainte orsqu'on l'approche; bien plus, il semble que , très-sensible à la fraîcheur plus ou moins çrande qu'il é^^rouve quelquefois, quoiqu'il habite des climats très-chauds, il recherche des secours qui l'en garantissent; et sa petitesse, son peu de force, l'agrément de ses couleurs, la douceur de ses mouvements, l'innocence de ses habitudes» inspirent aux Indiens un tel intérêt pour ce délicat animal, que le sexe le plus timide, bien loin d'en avoir peur, le prend dans ses mains, le soigne, le caresse. Les dames de la côte de Malabar, où il est très-commun, ainsi que dans la plupart des autres contrées des Grandes Indes, cherchent à réchauffer ce petit animal lorsqu'il paraît languir et qu'il est exposé à une trop grande fraîcheur, produite par la saison des
fluies, les orages ou d'autres accidents de atmosphère £Ues le mettent dans leur
sein, elles l'y conservent sans crainte et môme avec plaisir, et le petit Serpent, à qui tous ces soins paraissent plaire, ne leur rendant jamais que caresse pour caresse, justifie leur goût pour cet animal paisible. Elles le tournent et retournent également dans le temps des chaleurs, pour en recevoir, à leur tour, une sorte de service et être rafraîchies [)ar le contact de ses écailles, trop polies pour n'être pas fraîches.
Élaps de Marcgrave ou (JbiboQy Col, lemniscatus). Parmi fes Serpents aussi agréables à voir qu'innocents et môme familiers, celui-ci doit occui)er une place distinguée. Son museau est noirâtre, et au-dessus de sa tôte qui est blanche , on voit une ban ic noire transversale. Le dessus <iu corps est noir, mais il présente un très-grand nombre de bandes transversales blanches, dont les largeurs sont inégales et combinées avec symétrie : de trois en trois bandes, il v en a une quatre fois aussi large que les deux qui la précèdent, à compter du museau; et de toute cette disposition, il résulte un mélange de blanc et de noir d'autant plus agréable , que les écailles du dos étant très-unies, rendent plus vives les couleurs de la Galonnée. Ces mêmes écailles du dos sont rhomboïdales; la tête n'est pas plus grosse aue le corps, son sommet est garni de neur grandes limes placées sur quatre rangs. La Galonnée a deux cent-cinquante grandes plaques, et trente-cinq paires de petites.
Il paraît que cette Couleuvre ne parvrienl qu'à une longueur très-peu considérable, et tout au plus d'un ou deux pieds. Elle habile en Asie, et comme elle est très-douce, on la voit sans peine dans les maisons, où elle peut plaire par l'agilité de ses mouvements, ainsi que par l'assortiment de ses couleurs, et où elle doit détruire beaucoup dlnsectes toujours très-incommodes dans le» pays chauds.
L'Elap» Corail ou Coral à anneaux simples. Cette espèce, à peu près de la taille du précédent, est d'un rouge de cinabre, interrompu de distance en dislance par (Ses anneaux noirs, précédés et suivis chacun d'un anneau blanc verdAtre.
L'Asie fournit une espèce particulière d'Elaps, savoir :
L'Elaps a chevrons (E.furcatus, Col, intestinaliSf trimaculatus ) , avec une tacne noire en V sur le museau, deux taches en chevrons sur les yeux, et sur le dos deux larges bandes longitudinales noir d'ébène, séparées Tune de l'autre par une nçne blanche, étroite, imprimée sur le racmsî. des taches noires quadrilatères, di-^^posées svmétriquement sur les côtés de rabdoraen, s anastomosent par fois avec celles du cote opposé pour former des bandes transversales qui relèvent l'éclat de la couleur blancue iaunâtre du fond. C'est surtout à Jav? ^y l'on rencontre celte espèce, qni atleini'* longueur d'un pied et la grosseur du peP doigt.